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SILA . Tour d’horizon des écrivains présents

Le Onze du Salon

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le 28.10.17 | 12h00 Réagissez


ALI BADER (Irak)

Né en 1977 à Baghdad, Ali Bader est un romancier, essayiste, poète, dramaturge et scénariste irakien. Auteur de plusieurs romans à succès, il publie Papa Sartre en 2001 (qui sera réédité sept fois). Cette parodie satirique de l’imitation de la culture occidentale lui vaudra de nombreux prix dans le monde arabe. Il a également publié Du tumulte, des femmes et un écrivain inconnu en 2005, Les Plans de minuit en 2006, un recueil de récits de voyages pour lequel il obtient le prix Ibn Batouta. On lui doit aussi de nombreux recueils de poésie, comme Crimes de velours et de crème en 2002, Le Livre du désert en 2005, Le Livre d’un homme érotique en 2009 ou encore Le Livre d’un exilé heureux en 2012. Le théâtre et le cinéma ne sont pas en reste dans l’œuvre d’Ali Bader. On lui doit les pièces théâtrales Le Monde des femmes célibataires (2004) et Dans la taverne des émigrés (2009) et les scénarios des films Sous la cendre (2006) et L’Histoire de la littérature irakienne (2007). Cet écrivain brille par une écriture moderne et un style rafraîchissant. Son œuvre, primée à plusieurs reprises, compte sur la scène de la littérature arabe contemporaine. Parmi ses publications récentes, citons Le Musicien des nuages et Vies et Mort de Kamal Medhat.
Jeudi 26 octobre. 16h.

AHMED ALI EZZINE (Liban)

Né en 1955, Ahmed Ali Ezzine est un écrivain et journaliste libanais. Il s’est d’abord fait connaître par ses articles dans la presse libanaise et arabe avant de passer à la création de programmes pour la télévision. Il est surtout l’auteur d’une belle œuvre romanesque qui explore la mémoire rurale et les récits des anciens. Ezzine aborde également les souffrances engendrées par les guerres qui meurtrissent le monde arabe. Ses héros peuvent ainsi avoir des origines palestiniennes ou irakiennes, à l’image d’Abdeljalil Ghazal, personnage récurrent dans une trilogie qui porte son nom. Parmi ses romans citons Attoyoun, Maabar annadam, Sahbat attayr... Son écriture romanesque à plusieurs voix est souvent fragmentée et enchevêtrée, comme peuvent l’être les fils de la mémoire. Dans son dernier roman intitulé Al Arrafa, l’écrivain revient à sa ville de prédilection, Beyrouth. Il y explore la mémoire collective de la période tourmentée traversée par le Liban durant les années 80 et 90. Ahmed Ali Ezzine a également travaillé pour le théâtre, non seulement comme auteur, mais également comme comédien. Sa pièce Rou’ya a été présentée au siège de l’Unesco.
Vendredi 27 octobre. 11 h.

LINA HAWYAN AL-HASSAN (Syrie)

Née en 1975, Lina Hawyan Al-Hassan est une romancière et journaliste syrienne actuellement établie au Liban. Diplômée en philosophie de l’université de Damas en 2001, elle a travaillé en tant que journaliste dans les pages culturelles du journal syrien Al-Thawra à partir de 2003. Elle a, de plus, publié neuf ouvrages entre fiction et réflexion : romans, poésies, essais sur le désert syrien... Elle a pris part en 2010 à la «nadwa» organisée par le Prix international de la fiction arabe. Il s’agit d’un atelier d’écriture organisé par ce prestigieux prix littéraire en direction des écrivains émergents. Fille du désert syrien, Lina Haywan Al-Hassan explore les lieux, la société et l’imaginaire bédouins. La ruralité est un thème incontournable dans ses premières œuvres, à l’image de Banat Naâch, Sultanat Arraml. Elle a choisi par la suite de s’ouvrir sur la thématique de la vie urbaine avec Nazik Khanim et Almas wa nisa’. Ce roman sorti en 2014 a été sélectionné dans la short-list du Booker Prize arabe en 2015. Dans ce roman, Haywan Al-Hassan aborde le vécu de Syriens établis à Paris et Sao Paulo. Elle interroge ainsi le rôle de la diaspora entre attachement au pays natal et adaptation à la société d’accueil.
Vendredi 27 octobre. 17h.

ANOUAR BENMALEK (Algérie)

Né en 1956 à Casablanca, Anouar Benmalek est un romancier algérien à l’œuvre riche et originale. Mathématicien de formation, il enseigne cette discipline à l’université en France. Il a également exercé le métier de journaliste, notamment dans l’hebdomadaire Algérie-Actualité. Il a publié ses premières œuvres durant les années 80. Commençant par la poésie, il s’est orienté vers l’écriture romanesque en passant par l’essai. Traduits en plusieurs langues et régulièrement primés, ses romans tels que Les Amants désunis (1998), L’Enfant du peuple ancien (2000), Ô Maria (2006) ou Le Rapt (2009) mènent une profonde interrogation qui lie la grande histoire et l’actualité brûlante aux vécus des hommes. Avec une œuvre personnelle et ouverte sur le monde, Anouar Benmalek défend le droit à la diversité et la liberté de penser, dénonçant tout ce qui peut s’y opposer. Son dernier roman intitulé Fils du Shéol a paru en 2015 chez Calmann-Levy et aux éditions Casbah. Depuis le séjour des morts, le Shéol, le personnage du jeune Karl est condamné à regarder évoluer les siens et à tenter d’éviter la catastrophe. Le roman revient sur deux génocides à la recherche des «origines du mal».
Samedi 28 octobre. 16 h.

TIERNO MONÉNÉMBO (Guinée)

Né le 21 juillet 1947 en Guinée, Tierno Monénémbo s’est exilé en 1969 et a vécu successivement au Sénégal et en Côte-d’Ivoire, avant de gagner la France, en 1973, pour poursuivre ses études. Après avoir présenté sa thèse de doctorat de biochimie à Lyon, il est nommé Docteur ès sciences. Il a par la suite enseigné au Maroc, en Algérie et en France. Auteur d’une belle œuvre romanesque, ses textes traitent souvent de l’impuissance des intellectuels en Afrique et des difficultés de vie des Africains en exil en France. En 2008, il reçoit le prix Renaudot pour son roman Le Roi de Kahel. Parmi ses romans : L’Aîné des orphelins, Les coqs cubains chantent à minuit ou encore Le Terroriste noir qui revient sur le parcours d’Addi Bâ, Peul de Guinée, héros de la Résistance française fusillé par les nazis en 1943. Son dernier roman intitulé Bled est sorti en 2016. Après un détour par Cuba et en attendant de revenir en Guinée, Tierno Monénémbo s’arrête en Algérie où il a vécu au début des années 80. Il y raconte le calvaire d’une femme abandonnée dans une société machiste. En juin dernier, l’écrivain a reçu le Grand Prix de la francophonie décerné par l’Académie française.
Dimanche 29 octobre. 17h.

WAHID TAOUILA (Egypte)

Né en 1960, Wahid Taouila est un romancier et nouvelliste égyptien. Son œuvre rencontre un succès certain auprès du public égyptien et bien au-delà. Natif de Kafr El-Cheikh, région agricole située au cœur du delta du Nil, Taouila a appris l’art de raconter par les récits et légendes qui ont bercé son enfance. S’il revendique cet héritage de l’oralité, Taouila est loin de se confiner à la nostalgie de sa région natale et affiche également ses influences littéraires universelles. Etabli durant une longue période en Tunisie, l’écrivain élargit son propos au Maghreb et au monde arabe tout en restant dans la vérité de l’expérience humaine. Son roman Bab ellayl raconte par exemple le vécu de militants palestiniens et de migrants venus de différents pays arabes évoluant dans un célèbre café de Tunis aux fréquentations interlopes. Le tout sur fond de soulèvements populaires en Tunisie. Parmi ses œuvres, nous pouvons également citer Alâab el hawa, Ahmar khafif, Khalf annihaya biqalil... Taouila se distingue par la modernité de son écriture qui tranche avec la linéarité du récit. Ses textes sont irrigués d’humour et relèvent d’un grand travail sur la langue.
Lundi 30 octobre. 11 h.

RAZAN IBRAHIM (Jordanie)

Critique littéraire jordanienne, Razan Ibrahim enseigne la langue et la littérature arabes à l’université d’Alberta (Jordanie). Elle a obtenu son doctorat en critique de la littérature moderne en 2001 de la part de l’université jordanienne. On lui doit plusieurs essais critiques : Discours de la Nahda et du progrès dans le roman arabe contemporain, Réception arabe de la modernité et de la post-modernité. Elle a également publié en 2012 deux ouvrages sur le roman historique et la poétique d’Al Khansa, grande poétesse de la période antéislamique. Razan Ibrahim publie par ailleurs de nombreux articles dans les revues universitaires mais aussi dans les pages culturelles de la presse. Son intense activité de critique littéraire lui a valu le Prix du Docteur Nasreddine El-Assad décerné en 2016 pour une étude dédiée à l’imaginaire dans les œuvres du romancier algérien Waciny Laredj. Aujourd’hui, Razan Ibrahim est une figure de premier plan de la nouvelle critique littéraire arabe, et ses contributions apportent un regard pertinent, autant sur les œuvres classiques que contemporaines, en établissant des relations précises avec le contexte historique et socio-politique d’écriture et de diffusion de ces œuvres.
Lundi 30 octobre. 16h.

RABIA DJELTI (Algérie)

Née à Alger en 1964, Rabia Djelti est poétesse, romancière, universitaire et traductrice. Détentrice d’un doctorat d’Etat en littérature, elle est maître de conférences à l’université d’Alger, faculté des lettres. Elle a publié de nombreux recueils de poèmes dont Murmures du secret et Pierre perplexe aux éditions Dar Annahda, Liban, en 2009. Elle a par ailleurs publié des romans : Adhourwa (Extase), Nadi Assanawbar (Club des Pins) et Archoune Mouachchak (Baldaquin éblouissant).

Elle a reçu le prix de la création littéraire arabe pour l’ensemble de son œuvre, à Abu Dhabi, en 2002. Rabia Djelti mène une expérience poétique depuis plusieurs décennies et se distingue ainsi parmi les poètes de la génération des années 1970 par la continuité de sa production littéraire. Récemment, la poétesse dévoile de plus en plus ses talents de romancière avec des publications, à l’image de Aazib hay al mourdjane (Le Célibataire du quartier Al Mordjane) ou Hanine mina ennaânaâ (Nostalgie de menthe)... Rabia Djelti est une des voix féminines importantes de la littérature algérienne, qui porte un regard original et audacieux sur son pays et sur l’époque actuelle.
Jeudi 2 novembre. 14h.

AHLEM MOSTEGHANEMI (Algérie)

Ahlem Mosteghanemi est née à Tunis où son père était exilé. Après l’indépendance, elle retourne en Algérie. Elle commence très tôt à écrire de la poésie en langue arabe, sous l’impulsion de son père francophone. Très jeune, elle présente également des émissions culturelles à la radio. Après des études universitaires en littérature à Alger, elle s’établit à Paris où elle obtient son doctorat de sociologie sous la direction de Jacques Berque.

En 1993, elle part au Liban où elle publie Dhakirat el djassad, premier roman qui signe le début d’un succès non démenti depuis. Ce roman lui a valu le prix Naguib Mahfouz en 1998. Mosteghanemi a poursuivi cette veine romanesque dans un style hautement poétique et courageux sur le plan politique. On lui doit notamment Passant d’un lit, Le Chaos du sens, L’Art d’oublier (Nissyan. com) et Le noir te va si bien... Ses œuvres, enseignées dans plusieurs universités dans le monde, expriment également un combat contre la corruption, les injustices, les régimes totalitaires, l’intégrisme, les nouvelles formes de colonisation et le dénigrement du droit des femmes. Le 16 décembre 2016 à Paris, Ahlem Mosteghanemi est nommée artiste de l’Unesco pour la paix par Irina Bokova, directrice de l’organisation.
Vendredi 3 novembre. 16h.

HASSAN BADAWI (Palestine)

Né à Naplouse, en Cisjordanie, en 1965, Hassan Badawi est un essayiste, journaliste et activiste culturel et politique palestinien. Après avoir grandi au Qatar, Badawi a suivi son cursus universitaire à Paris. Il a, dès le début, mis sa plume au service de la cause palestinienne. Militant dans le milieu estudiantin à Paris puis à Tunis dans le département de l’information de l’OLP, il reste au plus près du combat pour la libération de son pays. Il sera même, à l’occasion, interprète de Yasser Arafat. De retour au pays, il intègre le ministère de l’Information à Gaza puis mène une intense activité dans le journalisme et tisse des liens avec les médias internationaux. Il est le fondateur de la section Palestine de l’Union de la presse francophone. Il active également dans le domaine culturel en montant des ciné-clubs en Palestine et en rejoignant l’équipe de plusieurs festivals, dont Jérusalem 2009 Capitale de la culture arabe. Il a également intégré la mission pour la Palestine auprès de l’Unesco. Depuis 2014, Badawi est nommé à la Mission de Palestine auprès de l’Union européenne. Comme auteur, on lui doit Gaza, dans les coulisses du mouvement national palestinien paru en français en 2008 puis en arabe en 2017.
Samedi 4 novembre. 14h.

MOHAMED SARI (Algérie)

Né en 1958 à Cherchell, Mohamed Sari est écrivain, critique, professeur d’université et traducteur de grands écrivains algériens. Il est l’auteur de romans en arabe et en français, notamment La Tumeur, La Carte magique ou encore La Pluie, en plus d’articles et d’essais dans le domaine de la critique littéraire. Parmi ses dernières publications, nous pouvons citer le roman Pluies d’or qui interroge les mécanismes de la radicalisation et de la montée de l’islamisme en Algérie.

D’un réalisme affirmé, les romans de Sari charrient toutefois des envolées dans l’imaginaire et une profonde réflexion sur l’histoire, la société et, finalement, la condition humaine. Avec Hikayat asfar, l’écrivain a également abordé le genre particulier du récit de voyage. A travers ses pérégrinations, l’écrivain brosse une image de la situation politique et sociale des années 70 et 80. Le voyage est également pour lui une occasion de rencontres enrichissantes avec de nombreux portraits tout au long de l’ouvrage. Excellent bilingue, Mohamed Sari a traduit vers l’arabe des œuvres d’Assia Djebar, Yasmina Khadra, Boualem Sansal, Mohammed Dib, Anouar Benmalek et Malika Mokaddem.
Samedi 4 novembre. 16 h.

Tous ces rendez-vous ont lieu à la salle du SILA au pavillon central du Palais des expositions. Ces biographies sont extraites du catalogue de la manifestation avec l’aimable autorisation des organisateurs.
 

 
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