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Imaginons !

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le 29.04.17 | 12h00 Réagissez


C’est Albert Einstein qui disait : «L’imagination est plus importante que le savoir.» Il savait de quoi il parlait, lui dont l’esprit avait anticipé des découvertes. Au début de l’an dernier, un siècle après qu’il eut formulé l’idée de l’existence d’ondes gravitationnelles, des chercheurs annonçaient avoir réussi à les observer.

Quant au légendaire boxeur, Mohamed Ali, qui n’avait pas que des muscles, il affirmait : «L’homme qui n’a pas d’imagination n’a pas d’ailes.» Il n’existe pas de domaine en effet – y compris dans la vie quotidienne – où ne s’applique pas cette merveilleuse faculté d’envisager ce qui n’existe pas encore mais aussi ce qui existe sans que nous le sachions. L’imagination, pouvoir supérieur à tous les autres, est la première des conditions de la créativité qui fait l’objet du Salon organisé à Alger pour la troisième fois par l’Office national des droits d’auteur (Riad El Feth, 27 avril -3 mai).

C’est déjà un grand mérite que de mettre en valeur ce mot de «créativité» dans une société où le conformisme, le suivisme et l’immobilisme se pavanent quand, pourtant, les Algériens et les Algériennes regorgent en eux d’imagination rentrée.
La plupart des chercheurs, qui ont travaillé sur la créativité (qui est, si l’on peut dire, le bras de l’imagination), affirment qu’elle s’appuie sur trois éléments : la nouveauté, l’originalité et la volonté de changement. Vaste programme qui concerne les arts et la littérature, bien entendu, les sciences et les techniques, assurément, mais aussi l’ensemble des activités humaines.

Tenez, la semaine dernière, dans le cadre de Batimatec 2017, se tenait la 5e édition du Festival international de promotion des architectures de terre avec, entre autres, la magnifique exposition Terra Award, le Prix mondial des architectures contemporaines de terre. Une leçon magistrale sur un aspect éminent de la créativité : l’aptitude à générer des utilisations actuelles du patrimoine. Car l’audace anticipatrice de l’imagination n’est pas une spéculation ex nihilo. Elle se nourrit aussi des héritages pour les actualiser ou les réinterpréter avec de nouvelles perspectives. Sans Euclide, El Biruni, Galilée, Ibn El Haytham, Fibonacci et d’autres, l’imagination d’Einstein n’aurait jamais atteint le stade de sa théorie générale de la relativité.   

Aussi, s’intéresser à la créativité durant le Mois du Patrimoine peut prendre un sens qui n’a rien de paradoxal, d’autant que par maints aspects, nous sommes en retard sur nos ancêtres. Nos nouvelles constructions peuvent le prouver avec leurs façades vitrées importées quand la dernière des maisons traditionnelles gère mieux que ces caricatures de buildings le coût, l’isolation et la maintenance.
Face à la crise, nous sommes condamnés à reformater tout notre logiciel culturel et à libérer l’imagination dans tous les domaines. Le problème, c’est qu’elle fait peur. En haut comme en bas.

Ameziane Ferhani
 
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