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Fournée Média Plus

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le 04.03.17 | 12h00 Réagissez

Fournée Média Plus

Au fil des ans, le Salon international du livre d’Alger a fini par créer une sorte de rentrée littéraire qui concentre la plupart des sorties.

Le reste de l’année, les maisons d’édition algériennes, dont la production globale demeure modeste, livrent généralement leurs publications au compte-gouttes. Il est donc assez rare que des fournées éditoriales apparaissent sur le marché.

C’est ce que viennent de faire les éditions constantinoises Média-Plus en prenant le relais de la réédition récente par leurs soins de deux titres de Malek Haddad (1927-1978) dont elles ont acquis les droits. Il s’agit des recueils de poèmes Le malheur en danger, sa première œuvre éditée en 1956 à Paris, et Ecoute et je t’appelle précédé de l’essai Les zéros tournent en rond, publié par Maspero en 1961.
Média-Plus vient de publier quatre œuvres littéraires : trois romans et un recueil de nouvelles. Lynda-Nawel Tebbani, universitaire plus connu pour ses recherches sur l’algérianité littéraire, signe son premier roman, L’éloge de la perte. Entre Paris et Constantine, entre les passions et les peines, un homme et une femme se livrent à un «dialogue retardé» sur «une utopie amoureuse» qui les a conduits à fuir de multiples façons.

Armand Vial qui s’était signalé par un album de photos, «Ksar Tina» (2014, éd. Sédia), réapparaît avec un roman, Mon chemin de terre qui pourrait être autobiographique. Un fils d’instituteur français affecté en Kabylie se retrouve en pleine guerre de Libération nationale. Né à Constantine, l’auteur y est revenu il y a quelques années pour se consacrer à l’écriture et la photographie.
Avec Un rêve arrêté, Yacine Loutari, dont la plume était auparavant exclusivement vouée au journalisme, propose aussi un premier roman dont la trame se déroule au lendemain de l’Indépendance dans une bourgade d’Algérie. Tout baigne dans une sérénité conviviale jusqu’à la disparition d’un jeune homme qui incarnait tous les espoirs de l’équipe locale de football. L’événement va entraîner un chambardement profond de la petite ville et la libération de pulsions jusque-là souterraines.

Pour sa part, Samir Benmalek, ingénieur agronome de son état, qui a longtemps travaillé sur les zones arides du Sahara, a sans doute profité de son expérience professionnelle et scientifique pour réunir la matière et l’atmosphère des quatre nouvelles qui composent le recueil Les faiseurs d’oasis. Toutes se déroulent dans le désert algérien où la vie est confrontée à un combat permanent contre la nature mais aussi grâce à elle. Dans ses récits à haute température, il propose un regard particulier sur l’univers saharien où la connaissance de l’expert se mêle aux sentiments de l’homme. Il s’agit également d’un primo-roman.

En attendant de présenter individuellement ces ouvrages,  on ne peut que saluer la prise de risque des éditions Média-Plus pour accueillir de nouvelles plumes dans leur catalogue et leur donner l’opportunité de construire une carrière littéraire. Les éditeurs doivent être d’abord des découvreurs. A suivre… 

 

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