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Capitale mondiale du livre

Conakry si, Alger no

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le 08.07.17 | 12h00 Réagissez

Au début de ce siècle, l’Unesco, soucieuse d’enrichir son programme d’actions périodiques en faveur de la lecture et du livre, a créé le programme «Capitale mondiale du Livre». La première des villes à porter ce titre et à le mettre en œuvre a été Madrid en 2001.

Actuellement, c’est à Conakry, capitale de la Guinée, que sont revenus cet honneur et cette opportunité. La manifestation qui a débuté le 23 avril 2017 s’achèvera le 22 avril 2018 (en rapport avec la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, le 23 avril). Elle se traduit par un programme intense auquel participent de nombreux pays à travers des journées consacrées. Celle de l’Algérie aura lieu le 1er novembre prochain. Le label «Capitale mondiale du Livre» permet à la ville accueillante, autour d’une animation artistique, de mener des actions diverses en faveur du livre et de la lecture.

On relèvera que le programme de Conakry a été publié à temps, annonçant de manière précise les activités de chaque mois jusqu’en avril 2018. Une leçon pour de nombreux pays africains, dont le nôtre, qui ont vu maintes manifestations d’importance bafouiller ou se contenter d’annonces non datées et/ou non localisées.

Le programme guinéen se distingue aussi par sa simplicité. Chaque mois est articulé autour d’un noyau d’activités dites «du mois» : livre, film, pièce, concert, auteurs, etc. Là dessus viennent se greffer les journées consacrées à un pays ou à une thématique (abolition de l’esclavage, théâtre mondial, langues maternelles, etc.) à raison d’une dizaine par mois et, parfois, un colloque ou journée d’étude. Soit un programme relativement peu coûteux mais à forte valeur ajoutée en animation et en communication.

En effet, les journées des pays sont prises en charge par ces derniers et les journées thématiques aidées par des institutions multilatérales et des sponsors. C’est la troisième fois qu’une ville africaine est choisie dans ce cadre. La 2e édition de la «Capitale mondiale du Livre» était revenue à Alexandrie (Egypte) en 2002, lors de l’inauguration de sa nouvelle bibliothèque. En 2014, Port Harcourt, ville de l’industrie pétrolière du Nigeria, avait repris le titre. Pour l’année 2018, c’est Athènes qui prendra le relais.

Les Grecs entendent promouvoir leur apport émérite à la culture universelle et mobiliser davantage leurs ressources culturelles et touristiques dans leur combat contre la crise économique. Quand on sait que l’Unesco qualifie l’événement de «plus grand événement culturel mondial de l’année», on mesure l’intérêt qu’il peut représenter en termes de dynamique culturelle et de communication internationale. Mais il ne suffit pas d’obtenir le label, il faut aussi réunir les compétences nécessaires pour le fructifier au profit du pays et de la population.

C’est ce que les Emirats arabes unis ont entrepris en présentant leur candidature pour que Sharjah soit «Capitale mondiale du Livre» en 2019. La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, vient de leur accorder ce titre sur recommandation du Comité consultatif réuni au siège de la Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèques à La Haye. Le dossier de Sharjah s’est distingué par ses arguments et une vision contemporaine du livre centrée sur le développement de la lecture, y compris pour les nombreux migrants qui y résident. A notre connaissance, l’Algérie n’a jamais présenté de candidature.
 

A. F.
 
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