Edito
 

Triste record

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le 11.07.17 | 12h00 Réagissez

Depuis peu, le monde arabe détient un record nullement enviable et qui fait réellement peur, puisque lié aux guerres.

Et à leurs effets toujours dramatiques, et tout aussi dévastateurs, puisque des pays sont aujourd’hui détruits et systématiquement divisés, et leurs populations contraintes à l’exil, même intérieur, ce qui renseigne sur l’impact, pour ne pas dire l’objectif recherché, à travers ces conflits. Ainsi en est-il du nombre de guerres localisées pour la plupart d’entre elles dans le monde arabe, ce qui ne s’était jamais produit durant des décennies et même des siècles.

Aussi apprend-on auprès d’institutions internationales que 14 régions de conflits armés sont dénombrées dans des pays arabes, sur un total de 34 régions de conflits à travers le monde. Quant au bilan en termes de personnes déplacées, il est tout simplement catastrophique. Plus de la moitié des réfugiés dans le monde, inscrits auprès du HCR (Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés), sont d’origine arabe et musulmane, dont 37% sont de nationalités syrienne et somalienne, selon le rapport 2015 du HCR.

Encore que les chiffres réels dépassent de loin ces statistiques, étant donné que le HCR ne prend pas en considération les réfugiés palestiniens inscrits auprès de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient). Autant dire près de la moitié, ce qui renseigne sur l’état du monde, avec cette conclusion au moins partielle, qu’il en est préservé dans une très large proportion. Il était temps dira-t-on à son sujet, à l’exception du monde arabe.

Des chiffres jamais révélés, mais il suffisait pourtant de situer les conflits et d’analyser leurs conséquences au plan humain. Et c’est là où apparaît l’aspect catastrophique, en totale contradiction avec tous les discours développés jusque-là. Des pays sont morcelés et même, pour certains analystes, en voie de décomposition. Que devient la Somalie, quatre décennies après la chute de Siad Barre ? Elle est toujours en état de guerre civile, devenant même le repaire de pirates. Du jamais vu.

Ou encore la Syrie et la Libye, théâtre d’interventions étrangères aussi multiples que diverses, ayant eu pour impact majeur d’ouvrir la voie à des centaines de groupes armés, avec au bout autant d’autorités ou presque. Ou encore de l’Irak qui tente de rétablir son autorité sur l’ensemble de son territoire.

C’est aussi le cas du Yémen connu d’abord pour être un PMA (pays moins avancé), c'est-à-dire parmi les plus sous-développés, et le théâtre de fortes contradictions internes jamais résolues, et il n'y a pas si longtemps de l’intervention d’une force arabe conduite par l’Arabie Saoudite, avec une population autant dire sans moyen et qui doit faire face à une épidémie de choléra sévissant depuis fin avril avec plus de 300 000 cas, et tuant plus de 1600 personnes. Et encore, il ne s’agit là que des conflits violents, nul doute que les spécialistes ne manqueront pas d’en relever d’autres. Un état des lieux inquiétant. Un triste record.

Mohammed Larbi
 
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