Edito
 

Simple bon sens

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le 06.01.18 | 12h00 Réagissez


Qui se souvient de Panmunjom, et même, plus que cela, qui en a entendu parler ? Une question qui n’a rien d’anormal, et pour cela, elle ne manque absolument pas de pertinence.

Aussi, dira-t-on en guise de réponse, C'est une localité coréenne, mais qui, pour beaucoup, n’est plus ce simple village frontalier, puisqu’il s’agit d’un lieu marquant dans le conflit qui a embrasé cette péninsule entre 1950 et 1953. C’est là que fut signé l’accord de cessez-le-feu entre deux parties : le nord et le sud de ce territoire. Un conflit qui a marqué l’après-guerre qui avait alors ravagé cette région, et très certainement les débuts de la guerre froide. Et même si cette dernière a cessé, du moins sous ses aspects les plus connus, le conflit coréen, lui, n’a pas pris fin après 65 ans, et ce pays n’a, quant à lui, jamais retrouvé son unité.

Et celle-ci semble toujours improbable, et c’est là la moindre des hypothèses. Car il y en a d’autres, et la plupart d’entre elles n’incitent guère à l’optimisme. La preuve en a été donnée, ces derniers mois, avec l’émergence de la partie septentrionale, ou plus clairement la Corée du Nord, comme puissance nucléaire. C’est ainsi que le monde est passé près d’une nouvelle crise, au niveau du discours du moins avec des échanges qui ont fait réellement craindre le pire entre Pyongyang et Washington. Tout y est passé, du bouton nucléaire au type d’arme de destruction massive, le nucléaire en premier lieu, causant bien des frayeurs.

Des craintes qui devraient être relativisées après ce qui semble être un retour à la normale, ou alors dans ce cas précis, au simple bon sens, avec un réchauffement des relations entre les deux parties de la péninsule. Effectivement, la Corée du Nord a accepté hier la proposition sud-coréenne de discussions mardi prochain. Et comme pour les précédentes rencontres, celle-ci aura lieu à Panmunjom. Autre précision, il s’agirait de discussions de haut niveau. Et là, note-t-on, il y a une terrible coïncidence, puisque ce rendez-vous précède de quelques semaines, quatre tout au plus, la tenue des Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud. Que seraient ces JO sans le voisin du Nord ?

Un mauvais signe au moins d’une détérioration aussi réelle que profonde et que les spécialistes ne manqueraient pas de considérer comme tel. Ce serait alors parler de ce monde de guerres ou qui en serait proche, en raison d’un faisceau de raisons, les unes irrecevables, d’autres contestables. C’est pourquoi il faut prendre pour ce qu’elle est cette décision des autorités des deux Corées, de revenir à la table des négociations, surmonter ce qui apparaît au moins comme une querelle et endiguer cette course aux armements que l’on croyait dépassée et même inutile, il y a un quart de siècle. A croire que des murs seraient plus solides que d’autres, mais le sont-ils réellement ? Certainement pas, puisque des conflits ont pris fin, mais d’autres sont maintenus, et même dira-t-on d’eux avec beaucoup d’amertume, ils paraissent entretenus du simple fait qu’ils sont perdus de vue ou étouffés et ignorés. Le monde en sera-t-il débarrassé un jour ?

Mohammed Larbi
 
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