Edito
 

Le chantage israélien

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le 06.09.17 | 12h00 Réagissez


Depuis leur invasion suivie de leur occupation, Israël a toujours cherché à isoler les Territoires palestiniens, enfermer leurs populations et les priver de moyens de subsistance, allant jusqu’à la simple survie. On sait aussi que l’ONU a créé en 1949 l’UNRWA, un office chargé de porter aide et secours aux réfugiés palestiniens. Sauf que cela ne marche pas comme il se doit, tout comme pour les autres ONG (organisations non gouvernementales) et délégations étrangères qui n’accèdent pas aussi facilement dans les Territoires palestiniens occupés. Leurs témoignages sont précieux et ils ne peuvent être que dénonciateurs de la politique israélienne à l’égard de la population palestinienne.
La bande de Ghaza, toujours considérée par l’ONU comme territoire sous occupation israélienne, apparaît comme une prison à ciel ouvert, en plus des destructions causées par des agressions israéliennes. Dans un rapport établi en mai dernier, l’ONU soulignait bien que les politiques et les pratiques d'occupation appliquées depuis 50 ans par Israël sont la principale raison des besoins humanitaires de ses habitants. «L'origine de la crise dans les Territoires palestiniens occupés se trouve dans le manque de protection pour les civils palestiniens», y relève-t-on.

Ou encore «face à la violence, aux déplacements, aux restrictions d'accès à des services et des revenus et à d'autres violations des droits, dont l'impact est disproportionné pour les plus vulnérables, notamment les enfants». C’est cette politique qui alarme aujourd’hui l’opinion internationale. C’est en ce sens aussi que s’inscrit la longue liste de personnalités et d’organisations internationales interdites d’accès dans les Territoires palestiniens. Il n’est donc pas surprenant qu’Israël décide de suspendre la délivrance de visas de travail aux nouveaux arrivants employés d'organisations. Des dizaines d'humanitaires d’ONG internationales n'ont pas obtenu de visa ces derniers mois, comme cela a toujours été le cas pour d’autres fonctionnaires d’institutions internationales chargés, pour certains d’entre eux, d’enquêter sur la situation des populations palestiniennes. Les humanitaires se retrouvent donc les jouets de procédures. Les organisations de défense des droits de l'homme s'inquiètent fort justement de voir leurs activités restreintes, voire tout simplement interdites à travers un subterfuge qui se veut administratif, mais qui est fondamentalement politique.

Mohammed Larbi
 
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