Edito
 

Inquiétude palestinienne

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 08.01.17 | 10h00 Réagissez


Le nouveau président américain prendra ses fonctions dans moins de deux semaines. Mais il semble déjà dessiner les grands axes de sa politique portés par certaines déclarations.

Des propos qui suscitent déjà des réactions, comme celles des dirigeants palestiniens au sujet de ce qu’il convient de considérer comme la politique proche-orientale de Donald Trump. Une réaction plutôt vive, d’autant plus qu’un tel débat, si c'en est un, intervient après un vote du Conseil de sécurité, le mois dernier, sur la politique israélienne de colonisation des Territoires palestiniens. L’instance onusienne, rappelle-t-on, l’avait alors fermement condamnée et confirmé, comme l’avait alors déclaré le président de l’Autorité palestinienne, «les bases légales nécessaires» au règlement du conflit israélo-palestinien, tout autre action n’étant alors qu’une violation de cette résolution et de toutes celles qui fixent les frontières de l’Etat palestinien.

Et par voie de conséquence, celles d'Israël sans cesse repoussées depuis 1948, sans que de telles modifications soient reconnues. En ce sens, Mahmoud Abbas a réagi aux engagements de Donald Trump de reconnaître El Qods comme «la capitale d'Israël et de déplacer l’ambassade américaine», considérant cela comme une ligne rouge que les Palestiniens n’accepteraient pas. Sauf que cette réaction ne s’arrête pas là, le leader palestinien considérant que «le processus de paix au Moyen-Orient, et même dans le monde, en subira les graves conséquences».

De quel processus pourrait-il s’agir, les dirigeants israéliens ayant décrété la mort du «plan d’Oslo» en février 2002 ? Depuis cette date, Israël n’a respecté aucun de ses engagements.

C’est l’échec et des pressions sont exercées sur Mahmoud Abbas pour en prendre acte et décréter, à son tour, la mort de l’Autorité palestinienne devenue, pour de nombreux Palestiniens, une institution alibi. Une nouvelle génération de Palestiniens a fait irruption pour poursuivre la contestation et dire bien plus que ses prédécesseurs. Plus que de la désillusion. Il s’agit de désespoir contre lequel de nombreux dirigeants mondiaux ont tenu à mettre en garde. Tous les analystes en ont convenu. Le conflit israélo-palestinien non résolu alimente «la colère de la rue et l'agitation» dans des pays du monde arabe, a-t-on fini par reconnaître, ceci pour dire que l’extrémisme s’en nourrit. L’analyse paraît restreinte, puisque le monde entier s’est emparé de la question palestinienne et des gouvernements sont vivement interpellés. Dans le même temps, des Etats que l’on disait pourtant éloignés de la région proche-orientale déclarent en être atteints même dans les formes non violentes, comme les flux migratoires qui n’en sont que la conséquence, probablement jamais envisagée. Le monde, finit-on par constater, a besoin de paix, elle-même impossible à envisager sans l’instauration de la justice. Ce que les Palestiniens réclament justement. Et rien d’autre.
 

Mohammed Larbi
 
Du même auteur
Rappel à l’ordre
Une situation complexe
Le danger libyen
Repère : Une péninsule sous tension
Une nouvelle réalité
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Vidéo

Constantine : Hommage à Amira Merabet

Constantine : Hommage à Amira Merabet
Chroniques
Point zéro Repères éco

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie