Edito
 

Folie à la Maison-Blanche

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le 07.04.18 | 12h00 Réagissez


Second vendredi noir, hier, pour les Palestiniens. Deux morts et plus de 250 blessés, victimes de tirs de l’armée israélienne contre une manifestation de protestation palestinienne près de la frontière entre Ghaza et Israël, une semaine à peine après une journée qualifiée des plus sanglantes depuis 2014 et au cours de laquelle 19 Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats israéliens et quelque 1400 autres blessés.

Ces deux manifestations entrent dans le cadre de ce vaste mouvement de protestation, «la marche du retour», prévu pour six semaines, pour réclamer le droit au retour de 700 000 Palestiniens chassés de leurs terres par les Israéliens depuis la création de l’Etat d’Israël, en mai 1948.

Hier encore, des milliers de manifestants palestiniens se sont rassemblés de manière très pacifique près de la barrière de sécurité séparant l’enclave de Ghaza et Israël, bravant ainsi les menaces de Tel-Aviv de recourir à des tirs à balles réelles contre tout mouvement de protestation, et ce, en dépit de la vague d’indignation suscité à travers le monde contre de telles pratiques meurtrières de l’armée israélienne.

Et surtout des critiques de la communauté internationale, des Nations unies et de l’Union européenne demandant l’ouverture d’une «enquête indépendante» sur le recours aux tirs à balles réelles contre des civils désarmés.

Hier, des milliers de Palestiniens ont manifesté de manière pacifiste le long de la frontière de la bande de Ghaza en dépit des mises en garde de l’émissaire de la Maison-Blanche, Jason Greenblatt, de ne pas approcher la barrière, non sans avoir condamné auparavant ceux qui envoient des manifestants et des enfants vers cette barrière dite de sécurité.

Le sort et le destin des gamins palestiniens susceptibles de tomber sous les balles meurtrières des soldats israéliens ne semblent pas du tout préoccuper ce représentant de la Maison-Blanche, beaucoup plus soucieux de la sécurité d’Israël et de cette satanée barrière de la honte.

En effet, la désespérance de la population qui vit de l’autre côté, dans Ghaza et sa région, la misère et la précarité qui constituent le lot quotidien de plus d’un million de Palestiniens du fait des guerres et surtout du blocus imposé par Israël et qui poussent d’ailleurs ces enfants à manifester et affronter les soldats israéliens, ne semblent pas l’affecter outre mesure ni lui arracher la moindre compassion.

C’est fou ! La réaction de ce haut responsable de l’administration américaine n'en traduit pas moins la radicalisation de la position de la Maison-Blanche à l’égard de la question palestinienne depuis l’élection de Donald Trump, notamment depuis sa décision de transférer l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, entérinant ainsi l’annexion par Israël de la partie est de Jérusalem que les Palestiniens veulent pour capitale de leur futur Etat.

Autant de réactions qui ne peuvent qu’alimenter davantage le ressentiment des populations qui vivent dans la bande de Ghaza, en Cisjordanie ou en exil à l’étranger et leur sentiment d’être oubliés de tout le monde, surtout des Arabes.

Reda Bekkat
 
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