<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
   <channel>
       <title>El Watan - Economie</title>
       <description></description>
       <lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 00:50:21 +0100</lastBuildDate>
       <link>http://www.elwatan.com</link>
       <item>
           <title>le nouveau train livré en juillet</title>
           <author>Roumadi Melissa</author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/le-nouveau-train-livre-en-juillet-23-05-2013-214756_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La toute nouvelle unité de traitement du gaz du complexe intégré de Gassi Touil démarrera début juillet prochain. 
	Les responsables du projet ont indiqué, hier, au cours d’une visite du PDG de Sonatrach, Abdelhamid Zerguine, sur le site situé à plus d’une centaine de kilomètres de Hassi Messaoud, que la mise en gaz du train de traitement pour les premiers tests sera effective dès le mois de juillet, tandis que le raccordement de l’ensemble des puits le sera dès la fin du mois d’août, au plus tard au début du mois de septembre. Bien qu’ayant subi un léger glissement de 3 mois, les travaux de réalisation de l’unité pour un investissement de 107 milliards de dinars ont atteint un taux d’avancement de 98%, dans la mesure où les installations de surface sont achevées à 100% et que 44 puits sur les 52 prévus ont d’ores et déjà été raccordés, lesquels peuvent à ce stade alimenter l’usine de traitement à plein régime.

	Cette nouvelle installation est destinée à approvisionner le nouveau train GNL d’Arzew d’une capacité de 12 millions de mètres cubes/jour, soit une capacité annuelle de plus de 3,6 milliards de mètres cubes. Associée à l’unité en cours de réalisation à Rhourde Ennous, confiée au canadien SNC Lavalin, la production de gaz augmentera de plus de 6,5 milliards de mètres cubes par an.

	Au-delà du renforcement des capacités de production de gaz secs, le nouveau train, auquel se greffe l’ancienne unité de traitement du gaz arrêtée en janvier 2012, présente l’avantage de la valorisation du condensat et du GPL dont la capacité de production atteindra 4000 tonnes par jour.

	Il faut néanmoins noter que l’unité de Gassi Touil devait entrer en production au mois d’avril dernier. Cependant les responsables du projet ont subi quelques contraintes ayant induit un glissement de la production dû au retard dans la livraison du projet. Une révision des prévisions de production pour l’exercice 2013 devrait d’ailleurs intervenir dès le mois de juin. Cependant, les responsables de Sonatrach, qui exploite seule l’unité, estiment que 50% des prévisions de production seront atteints dès le mois de septembre.

	Les conditions de sécurité s’améliorent

	Au-delà des sempiternelles difficultés d’ordre bureaucratique (douane, visa pour les spécialistes et sous-traitants), l’essentiel du retard pris par le projet est justifié par le départ des expatriés à la suite de l’incident de Tiguentourine. D’autant plus que le maître d’ouvrage sur le projet n’est autre que JGC. L’entreprise japonaise, chargée des volets engineering et construction sur ce site, a été particulièrement impactée par l’incident de Tiguentourine, vu que celle-ci a perdu 17 de ses coopérants dans l’attaque de janvier dernier. Cependant, le retour à la sérénité semble palpable.

	Les sous-traitants étrangers sont de retour, à l’image de Siemens et JGC, qui disposent d’une quarantaine d’expatriés sur le site de Gassi Touil depuis le 15 avril dernier. Il est vrai que les conditions de sécurité «se sont améliorées et continuent de s’améliorer», selon les dires de Abdelhamid Zerguine. D’ailleurs, d’après les explications fournies sur le site, la présence militaire a été renforcée autour de l’usine de traitement et un bunker a été installé au cœur de l’unité, ce qui permet aux expatriés de travailler à l’aise.

	Au-delà de l’apport des étrangers, M. Zerguine a insisté sur la participation des filiales de Sonatrach, à l’image de GCB et GTP, qui ont obtenu pour 5 milliards de dinars de contrats pour le cas de GTP et 3,5 milliards de dinars pour GCB. Celles-ci ont d’ailleurs fourni un travail de qualité, selon les dires de M. Zerguine, sous le contrôle et l’exigence de qualité du maître d’ouvrage japonais.   
	  ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/22/eco_1577308.jpg" length="30875" type="image/jpeg" title="" provider="D. R." creator="">
	Le train de traitement du gaz dans l’unité de Gassi Touil est destiné à approvisionner le complexe GNL d’Arzew.
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/le-nouveau-train-livre-en-juillet-23-05-2013-214756_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>la CIPA lance une caravane d’investissements</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/la-cipa-lance-une-caravane-d-investissements-23-05-2013-214757_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA) a annoncé, hier à Alger, le lancement d’un important programme d’investissements d’entreprises privées dans le sud du pays. 
	Il s’agit d’une initiative soutenue par le ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement ainsi que par l’organisation syndicale UGTA. Son objectif, selon le vice-président de la CIPA, Abdelouahab Ziani, est «d’attirer le maximum de chefs d’entreprise, déjà en activité dans le nord du pays, intéressés par l’investissement soit par la délocalisation de leur unité, la création de nouvelles activités complémentaires ou l’implantation de comptoirs de représentations commerciales».

	Une première wilaya, en l’occurrence Ghardaïa, est déjà choisie pour le lancement des premiers projets sélectionnés. «La CIPA recense 28 propositions de promoteurs ayant donné leur accord pour la création de projets dans cette wilaya, notamment dans les localités de El Ménéa, Ghardaïa et Zelfana», a affirmé M. Ziani. Concrètement, Il s’agit, selon le même responsable, «de 54 projets dont 13 en clonage et 40 nouvelles entreprises dans diverses activités, notamment l’industrie, l’agriculture, le BTPH, l’agroalimentaire, le conditionnement, l’environnement et le tourisme».

	Une superficie de 100 ha est déjà en cours de viabilisation pour accueillir, dans une première phase, la zone industrielle qui va être créée dans la localité de Oued Nachou, à 20 km du chef-lieu de la wilaya. A terme, l’ensemble des projets, nécessitant un financement de 16,4 milliards de dinars, couvriront  pas moins de 9900 ha et permettront la création de plus de 4500 emplois, a expliqué encore le vice-president de la CIPA. Pour lui, cette initiative sera certainement couronnée de succès du fait que «les autorités locales se sont, d’ores et déjà, engagées à accompagner ces projets et à leur accorder toutes les facilités».

	Elle ne manquera pas d’intéresser beaucoup d’investisseurs d’autant que «les concessions de terrains se font au dinar symbolique, le régime fiscal bénéficie d’une exonération de 10 ans et d’autres dérogations et avantages suivront encore», a souligné M. Ziani. Ce dernier a fait savoir, par ailleurs, que toutes les propositions d’investissement sont assistées par le bureau d’études AIC de l’expert économique Malek Serraï, dont le bureau installé à Ghardaïa fera office de guichet unique. La CIPA, qui a arrêté le mois de septembre prochain date de lancement concret des premiers projets, prévoit d’effectuer le déplacement de la «caravane d’investissements» à Ghardaïa, le 29 mai prochain, en compagnie des opérateurs économiques qui auront à dévoiler et expliquer leurs projets d’investissement.

	L’organisation patronale souhaite, à cet effet, que toutes les institutions administratives, mais surtout bancaires, participent à la réussite de cette initiative, la première du genre en Algérie. Elle se félicite, à ce propos, de l’engagement déjà exprimé par deux banques, à savoir la BADR et la BDL.
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/la-cipa-lance-une-caravane-d-investissements-23-05-2013-214757_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Djezzy : «Les négociations à un stade délicat»</title>
           <author>Zhor Hadjam </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/djezzy-les-negociations-a-un-stade-delicat-23-05-2013-214759_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Les négociations en vue du rachat de Djezzy sont encore dans l’impasse. Une information non officielle fait état d’un blocage des discussions sans préciser sa nature. 
	L’information donnée hier par l’agence Reuters relaie une déclaration faite par une personnalité, proche du dossier, qui écarte l’idée d’un échec des discussions mais parle d’un «stade délicat» dans lequel se trouveraient les négociateurs. Rien n’est acquis donc pour le gouvernement engagé dans une négociation très ardue, au nom du droit de péremption que lui confère la loi en vue acquérir 51% du capital de l’opérateur de téléphonie mobile. Les pronostics optimistes lancés il y a quelques semaines par le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi, ont laissé entrevoir une issue proche des négociations, mais ils ont été vite contredits par les réserves émises par Karim Djoudi.

	Le ministre des Finances a préféré dire, dans une récente sortie publique, que rien n’a encore été conclu, précisant qu’il n’y avait pas encore de calendrier précis quant à la signature d’un accord. Le ministre des Finances a notamment déclaré «ne pas pouvoir avancer un délai précis avant la fin des négociations et le dépôt du dossier». Des déclarations qui ont confirmé la complexité des négociations sans en indiquer les raisons.

	Il est clair cependant que les entretiens entre les deux parties butent sur la valeur des actions à céder à l’Etat algérien par le groupe russe Vimpelcom. Les évaluations faites par les deux parties semblent être au centre des différends qui empêchent la conclusion d’un accord pour enfin mettre fin au feuilleton Djezzy. Dès le début des négociations, le groupe russe avait accepté de céder à l’Etat algérien la majorité du capital de Djezzy sous réserve d’un prix «acceptable».

	Il est à rappeler que le groupe russe Vimpelcom a acquis les actions détenues précédemment par Orascom Telecom Holding (OTH) en mars 2011 et a procédé, le 7 janvier 2012, à la signature d’un protocole d’accord commun avec le gouvernement algérien, mais aucune offre financière n’a été divulguée depuis le début des négociations. Des informations parues dans la presse russe faisaient état, il y a quelques semaines, de la levée de l’interdiction de transfert de dividendes par OTA, rebaptisée Optimum Telecom Algeria en décembre 2012 après son rachat par le groupe russe Vimpelcom. Une information qui ne semble pas avoir pesé dans les négociations.
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/djezzy-les-negociations-a-un-stade-delicat-23-05-2013-214759_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Facture alimentaire : près de 19% de hausse en quatre mois</title>
           <author>Hocine Lamriben </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/facture-alimentaire-pres-de-19-de-hausse-en-quatre-mois-23-05-2013-214760_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La facture alimentaire de l’Algérie a enregistré, durant les quatre premiers mois de l’année en cours, une hausse de 18,7% par rapport à la même période de l’année écoulée, selon les Douanes algériennes. 
	Une mauvaise performance due à l’augmentation presque généralisée des importations du mois d’avril. Occupant la 3e place dans la structure des importations globales, la facture des produits alimentaires s’est élevée à 3,34 milliards de dollars, contre 2,81 milliards de dollars durant le même période de 2012, a rapporté hier l’agence APS, citant la même source. Pour le seul mois d’avril dernier, la facture des importations alimentaires a enregistré une hausse «plus prononcée» de près de 36,2%, totalisant 937 millions de dollars contre 688 millions de dollars durant le même mois en 2012.

	Hormis le café et le thé qui ont reculé de 36% (21,9 millions de dollars), les principaux produits alimentaires importés en avril ont tous augmenté. C’est le cas notamment des légumes secs avec une hausse importante (+91,2%, soit 24,8 millions de dollars) en avril dernier contre 12,9 millions de dollars au même mois de 2012. Idem pour les importations de sucre qui ont aussi grimpé de 55%, pour une valeur de 141,9 millions de dollars, ainsi que celles des céréales, semoules et farines avec 40,5% pour 340 millions de dollars. D’autres produits alimentaires ont aussi connu des hausses, mais de moindre ampleur. Il s’agit des viandes (+9,74%, soit 18,48 millions de dollars) et du lait et des produits laitiers (+2%, soit 119 millions de dollars).

	Cette hausse de la facture alimentaire intervient au moment où les exportations sont en baisse de 6,88%, totalisant un montant de 25,04 milliards de dollars durant les quatre premiers mois 2013, contre 26,89 de dollars durant la même période de 2012. Ce qui est loin d’être rassurant. En 2012, les importations globales ont atteint 47,49 de dollars en 2012, un seuil jamais réalisé auparavant.  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/facture-alimentaire-pres-de-19-de-hausse-en-quatre-mois-23-05-2013-214760_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>La facture alimentaire de l'Algérie continue de monter : Plus 19% en 4 mois</title>
           <author>El Watan avec APS </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/la-facture-alimentaire-de-l-algerie-continue-de-monter-plus-19-en-4-mois-22-05-2013-214713_111.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Wed, 22 May 2013 13:02:49 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Wed, 22 May 2013 13:02:49 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La facture alimentaire de l'Algérie a enregistré durant  les quatre premiers mois de 2013 une hausse de 18,7% par rapport à la même période  de l'année écoulée, en raison d'une augmentation presque généralisée des importations  du mois d'avril, a-t-on appris mercredi auprès des Douanes algériennes. 
	La facture des produits alimentaires, qui occupent la 3 ème position  dans la structure des importations globales algériennes, s'est élevée à 3,34  milliards de dollars (mds usd), contre 2,81 mds usd durant le même période de  2012, selon les chiffres du Centre national de l'informatique et des statistiques  obtenus par l'APS.         

	Pour le mois d'avril dernier, la facture des importations alimentaires  a connu une hausse "plus prononcée" de près de 36,2%, totalisant 937 millions  usd contre 688 millions usd durant le même mois en 2012, indique le centre.         

	Les principaux produits alimentaires importés par l'Algérie en avril  dernier ont tous augmenté à l'exception du café et du thé qui ont reculé de  36%, totalisant 21,9 millions usd.         

	La hausse la plus prononcée (91,2%) a concerné les importations des  légumes secs, dont le montant a atteint 24,8 millions usd en avril dernier contre  12,9 millions usd au même mois de 2012.         

	Les importations de sucre ont aussi grimpé de 55%, pour une valeur de  141,9 millions usd, ainsi que celles des céréales, semoules et farines avec  40,5% pour 340 millions usd.         

	Par ailleurs, d'autres produits alimentaires ont aussi connu des hausses,  mais de moindre ampleur. Il s'agit des viandes (+9,74% à 18,48 millions usd)  et des laits et produits laitiers avec une légère hausse de près de 2% totalisant  119 millions usd.                              Augmentation générale des importations en avril            

	En effet, tous les groupes de la structure des importations ont également  connu des hausses. La plus remarquable augmentation, après celle des biens alimentaires,  a concerné les biens d'équipement (+24,88% à 1,53 milliard usd), les biens de  consommation non alimentaires (+19,43% à 965 millions usd) et enfin les produits  destinés à l'outil de production (+6,57% à 1,39 milliard usd).         

	Durant le mois d'avril dernier, les importations algériennes ont augmenté  de 19,78%, passant de 4,03 mds usd à 4,83 mds usd, alors que les exportations  ont atteint 5,94 mds usd (-3,30%) ce qui s'est soldé par un excédent commercial  de près de 1,12 md usd, contre 2,12 le même mois de 2012 (-47%).           ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/la-facture-alimentaire-de-l-algerie-continue-de-monter-plus-19-en-4-mois-22-05-2013-214713_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Hassi Messaoud la plus riche commune, Souhane la plus pauvre</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/hassi-messaoud-la-plus-riche-commune-souhane-la-plus-pauvre-22-05-2013-214654_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La zone pétrolifère de Hassi Messaoud et 36 autres communes sont considérées comme «très riches» avec des ressources annuelles dépassant le milliard de dinars. Les plus pauvres sont toutes des communes rurales : Meridja (Béchar) avec 27 millions de dinars
	et Ouled Bouachra (Médéa) avec 28 millions de dinars. 
	Laquelle des 1541 communes que compte le pays est la plus riche ou la plus pauvre ? A cette question, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales vient d’établir un classement selon leurs ressources financières. Hassi Messaoud est, tout compte fait, de loin, la commune la plus «riche» d’Algérie. Zone pétrolière (wilaya de Ouargla), elle occupe la tête du peloton avec des ressources de 8 milliards de dinars  en 2012. Tandis que la plus pauvre ou la moins nantie, c’est selon, se trouve pas très loin de la capitale, puisque c’est la commune de Souhane dans la wilaya de Blida qui dispose d’un niveau de ressources de 25,7 millions de dinars. Ce listing des APC les plus riches et les plus pauvres d’Algérie se trouve dans un document élaboré par la direction des finances locales du département de Ould Kablia et répercuté par l’APS.

	Outre la zone pétrolifère de Hassi Messaoud, 36 autres communes sont considérées comme «très riches» avec des ressources annuelles dépassant 1 milliard de dinars. Ce sont dans leur majorité des communes abritant des sites pétroliers ou gaziers, des zones industrielles, de grandes sociétés de production ou situées dans des zones frontalières, selon la même source. La commune d’Oran avec 4,65 milliards de dinars, suivie de Dar El Beïda (Alger) avec 4,5 milliards de dinars, Skikda (4,3 milliards de dinars), Chéraga (Alger) avec 3,64 mds, Béjaïa (3,11 mds), Oued Smar (Alger) avec 3,1 mds, Sétif (2,83 mds), Constantine (2,8 mds), Annaba (2,4 mds) et Rouiba (Alger) avec 2,36 mds. Viennent ensuite les communes de Hydra (Alger) 1,9 milliard de dinars), Alger-Centre (1,67 md), El Eulma (Sétif-1,6 md), Batna (1,52 md), Blida (1,36 md), Tizi Ouzou (1,33 md), Debdab (Illizi-1,3 md), Ouargla, Djelfa et Bordj Bou Arréridj avec 1,25 md chacune, Akbou (Béjaïa-1,22 md) et In Amenas (Illizi-1,2 md). Les communes de Reghaïa, El Biar, Kouba, Bord El Kiffan (Alger) et celle de Bethioua (Oran) ont toutes réalisé plus de 1,1 milliard de dinars de ressources.

	Mais les plus pauvres sont toutes des communes rurales : Meridja (Béchar) avec 27 millions de dinars et Ouled Bouachra (Médéa) avec 28 millions de dinars. Dans l’ensemble, un total de 425 communes sur les 1541 ont réalisé des recettes annuelles supérieures à 25 millions de dinars et inférieures à 50 millions de dinars en 2012, alors que 682 communes enregistraient des entrées allant de 50 millions de dinars à moins de 100 millions de dinars. Quelque 400 communes recevaient des recettes allant de 100 millions à 1 milliard de dinars et 36 communes engrangeaient enfin plus d’un milliard de dinars chacune en 2012.    

	Ainsi la topographie des communes qui vient d’être établie sur la base des chiffres de 2012 devrait permettre d’aider à localiser le mal-être de certaines communes victimes d’une mauvaise redistribution des richesses et de l’absence d’un aménagement du territoire. Est-il possible que les corrections pendant longtemps attendues à ce niveau de travail soit un jour apportées pour remédier à une situation politique, sociale et économique des plus incertaines dans des régions du pays plus que dans d’autres, au Sud comme au Nord ?
	Les réformes tant claironnées, depuis au moins dix ans maintenant, aboutiront un jour ou seront-elles tout simplement une littérature bonne à meubler les projets politiques dont leurs auteurs sont toujours les premiers à les renier ?
	  ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/21/eco_1575961.jpg" length="28896" type="image/jpeg" title="" provider="D. R." creator="">
	Les zones pétrolières abritent les communes «les plus riches» au sens du classement établi par le ministère de l’Intérieur selon le niveau des ressources.
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/hassi-messaoud-la-plus-riche-commune-souhane-la-plus-pauvre-22-05-2013-214654_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>NCA-Rouiba intègre la Bourse : première cotation le 3 juin prochain</title>
           <author>Akli Rezouali </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/nca-rouiba-integre-la-bourse-premiere-cotation-le-3-juin-prochain-22-05-2013-214657_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La société privée activant dans le secteur des boissons, Nouvelle conserverie algérienne (NCA-Rouiba), devra intégrer officiellement le marché boursier d’Alger le 3 juin prochain, a annoncé hier la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob), autorité en charge de la supervision de la Bourse des valeurs mobilières. 
	Ainsi, après avoir mené à bien son opération d’ouverture de capital à hauteur de 25% par le biais d’une offre publique de vente d’actions (OPV), NCA-Rouiba devra voir son titre coté pour la première fois au parquet de la Bourse d’Alger le 3 du mois prochain, selon la Cosob, citée hier par l’APS. La même source précise que l’offre publique de vente lancée par NCA a été déclarée officiellement fructueuse et répond parfaitement aux conditions d’admission au marché principal de la Bourse d’Alger.

	La Nouvelle conserverie algérienne, rappelle-t-on, a décidé de placer, en avril dernier, un total de 2 122 988 titres en public pour un prix d’émission fixé à 400 DA l’action. Après avoir procédé en 2005 à une opération de capital-investissement à travers une prise de participation à son capital par le fonds d’investissement Afric Invest, NCA Rouiba a ainsi choisi de recourir à une OPV pour permettre justement une sortie de ce même capital-investissement par le biais du marché boursier.

	Une fois l’action NCA admise officiellement aux négociations sur le marché, un contrat de liquidité, que l’entreprise prévoit de ratifier avec l’intermédiaire en opérations de Bourse (IOB), chef de file de l’opération, en l’occurrence l’lOB BNP Paribas El Djazaïr, permettra de garantir la liquidité de ses titres durant au moins les six premiers mois de son admission à la cote officielle. Le recours à un tel contrat, faut-il préciser, permettra à l’entreprise émettrice de voir son titre faire l’objet de cotations régulières et d’éviter ainsi les séances infructueuses où les ordres d’achat viennent à faire défaut, comme delà a été parfois le cas pour les quelques titres déjà négociables sur le marché boursier
	d’Alger.
	  ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/21/eco2_1575963.jpg" length="28163" type="image/jpeg" title="" provider="D. R." creator="">
	Slim Othmani , PDG de NCA-Rouiba.
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/nca-rouiba-integre-la-bourse-premiere-cotation-le-3-juin-prochain-22-05-2013-214657_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>FIA-2013 : 536 firmes étrangères sont attendues</title>
           <author>Hocine Lamriben </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/fia-2013-536-firmes-etrangeres-sont-attendues-22-05-2013-214659_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Pour sa 46e édition, la Foire internationale d’Alger (FIA) ouvrira ses portes du 29 mai au 3 juin au Palais des expositions d’Alger, sous le signe du «renouveau économique», ont annoncé, hier, les organisateurs de ce rendez-vous économique annuel. 
	Une occasion pour «mesurer la performance de l’entreprise algérienne», a estimé Aïssa Zelmati, secrétaire général du ministère du Commerce, au cours d’une conférence de presse tenue au siège de la Safex, à Alger. Plus de 400 exposants nationaux et 536 étrangers, issus de 25 pays, y sont attendus.

	La participation locale, seulement 10% du total des exposants, représente particulièrement les entreprises qui ont conclu des partenariats avec des étrangers, les secteurs de l’énergie, la chimie et la pétrochimie, les industries agroalimentaires, les services et les industries manufacturières. «Ce dernier secteur demeure bien en deçà des attentes et des défis malgré tous les efforts menés ces dernières années par les pouvoirs publics pour le relancer», déplore-t-on. Les firmes étrangères, elles, activent dans de diverses industries, y compris les industries mécaniques et les services multisectoriels.

	La surface totale prévue, à cette occasion, est de 46 331 m2, un peu moins que l’édition précédente. Environ 50 000 visiteurs professionnels y sont attendus, selon les organisateurs, afin de nouer «des relations d’affaires qui pourront aboutir, à terme, à des partenariats mutuellement bénéfiques».

	Pour cette année, le Cameroun est l’invité d’honneur avec la participation de 51 exposants. Un programme d’animation exclusivement économique est prévu avec des hommes d’affaires et des représentants des institutions officielles de ce pays africain. L’ambassadeur du Cameroun à Alger, Claude Joseph Mbafou, a rappelé la volonté de son pays de nouer «un partenariat privilégié avec l’Algérie», comme il a émis le souhait de voir l’accord de 1967 renégocié avec les autorités algériennes.

	Le choix de ce pays est porté pour son rôle de «facilitateur» dans le cadre de la mise en place de la zone de libre-échange continentale, prévue en 2017, selon les explications du représentant du ministère du Commerce. On annonce, par ailleurs, et contre toute attente, la présence du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, pour inaugurer cet événement économique. Un rituel peu probable, d’autant plus que le Président est hospitalisé à l’hôpital du Val-de-Grâce en France depuis trois semaines.
	
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/fia-2013-536-firmes-etrangeres-sont-attendues-22-05-2013-214659_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Contrefaçon :L'ambassade de Chine à Alger tient pour réponsables les importateurs algériens</title>
           <author>Mina Adel </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/contrefacon-l-ambassade-de-chine-a-alger-tient-pour-reponsables-les-importateurs-algeriens-21-05-2013-214570_111.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Tue, 21 May 2013 13:31:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 21 May 2013 14:13:24 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le marché national est inondé par les produits contrefaits, dont l’origine est principalement chinoise. Conseiller économique à l’ambassade de Chine à Alger, Lu Yifelg dément le fait que les autorités ou les entreprises chinoises puissent être responsables d’une telle situation, puisque les importateurs choisissent, eux même, le produit à acheter et donc à vendre aux consommateurs.   
	La Chine est visiblement l’un des pays les plus attractifs pour les sociétés d’importations en Algérie. La majorité des quelques 15 000 visas délivrés annuellement par l’ambassade chinoise sont destinés à des importateurs, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse organisée ce mardi par l’Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa).

	Pourquoi un tel attrait ? Une fois sur place, explique M.Lu, ces importateurs courent après le moindre prix et ne se soucient guère de la conformité du produit acheté.  «La plus part des produits contrefaits en Algérie sont importés par des algériens », indique le conseiller selon qui «les importateurs doivent aussi respecter les lois et les consommateurs ».

	Réduisant la contrefaçon en Chine à l’activité de quelques industriels, l’intervenant a assuré que lutter contre cette production est pris en charge par l’organisme crée à cet effet et placé sous tutelle d’un vice premier ministre. Toutefois, les intervenants à différents niveaux de l’activité commerciale doivent s’impliquer, suggère-t-il.

	Cet afflux à l’importation des produits chinois expliquerait en parti l’augmentation continue du volume d’échanges commerciaux annuels entre les deux pays. Ces échanges sont passés de 3 milliards de dollars en 2008 à 8 milliards de dollars en 2012, à raison d’une augmentation annuelle de 1 milliard. On enregistre 2 milliards rien que pour les trois premier mois de cette année.

	Pour sa part, Hadj Tahar Boulenouar, porte parole de l’Ugcaa a indiqué que la contrefaçon engendre une perte annuelle avoisinant les 40 milliards de dinars. Le marché informel commercialise, selon lui, 80% de ces produits d’où la nécessité de veiller à son éradication.  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/contrefacon-l-ambassade-de-chine-a-alger-tient-pour-reponsables-les-importateurs-algeriens-21-05-2013-214570_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>la CTRF sous la tutelle du ministère des Finances</title>
           <author>Roumadi Melissa</author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/la-ctrf-sous-la-tutelle-du-ministere-des-finances-21-05-2013-214469_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Dans la pratique, la CTRF a toujours été un organe dépendant du ministère des Finances. 
	L’organisation et le fonctionnement de la Cellule de traitement du renseignement financier (CTRF) viennent d’être recadrés à la faveur de la publication d’un décret exécutif la plaçant de manière très officielle auprès du ministre des Finances. Annoncé il y a quelques semaines par le président de la CTRF, Abdenour Hibouche, comme une concrétisation du nouveau statut de la cellule, le texte, datant du 15 avril dernier, modifie celui à l’origine de la création de la CTRF en 2002.

	La cellule est une «autorité administrative indépendante jouissant de la personnalité morale et d’autonomie financière» le reste, si ce n’est qu’elle est placée par ce texte auprès du ministre chargé des Finances. Ainsi, quelques mois après l’ONS, la CTRF passe officiellement dans le giron du ministère des Finances qui étend graduellement son autorité sur différents organes indépendants. Il faut dire néanmoins que, dans la pratique, la cellule a de tout temps travaillé comme organe placé auprès du ministère des Finances. La précision par les textes ne fait qu’officialiser une situation de fait.

	Officialisation

	Le nouveau texte, qu’on veut présenter comme une mise à niveau nécessaire par la modification de la loi sur la lutte et la prévention contre le blanchiment d’argent en 2012, introduit également quelques rectificatifs susceptibles d’élargir quelque peu les missions de la CTRF, dans la mesure où il introduit un article 5 bis stipulant que «la cellule peut émettre des lignes directrices et des lignes de conduite en relation avec les institutions et organes ayant le pouvoir de régulation, de contrôle et/ou de surveillance dans le cadre de la prévention et la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme».

	Aussi, la cellule placée désormais sous l’autorité du ministère des Finances, et dont les membres et président sont classés et rémunérés selon le barème de l’administration centrale, pourra conclure des protocoles d’accord et d’échange d’informations avec les autorités compétentes, tel que défini par l’article 4 de la loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement de terrorisme. Il s’agit dans ce sens des autorités administratives et des autorités en charge d’appliquer la loi ainsi que celles chargées de lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, y compris les autorités de surveillance. Pour rappel, la cellule de traitement du renseignement financier a reçu 1373 déclarations de soupçons 1373 en 2012.

	La CTRF a transmis sept dossiers à la justice, supposés être en lien avec le blanchiment, dont deux en 2007, deux autres 2011 et enfin trois en 2012. Notons enfin que le président de la CTRF a récemment annoncé qu’au cours de l’année 2013, l’Algérie, qui est déjà membre fondateur du Groupe d’action financière pour le Moyen-Orient (GAFI-MOAN), compte adhérer au groupe Egmont. Il s’agit d’un forum international des cellules du renseignement financier, créé en 1995 pour promouvoir les activités de ses membres en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/la-ctrf-sous-la-tutelle-du-ministere-des-finances-21-05-2013-214469_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Accession de l’Algérie à l’OMC : des rencontres bilatérales prévues dès aujourd’hui</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/accession-de-l-algerie-a-l-omc-des-rencontres-bilaterales-prevues-des-aujourd-hui-21-05-2013-214470_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La délégation algérienne des négociateurs en charge du processus d’accession de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) entamera dès aujourd’hui, à Genève, de nouvelles rencontres de négociations bilatérales avec des pays membres de l’Organisation. 
	C’est ce qu’a indiqué le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, hier à Alger, en marge d’une rencontre d’évaluation des activités des services extérieurs du ministère. M. Benbada a précisé que ces rencontres bilatérales concernent huit pays : le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, les USA, la Corée du Sud, l’Indonésie, la Bolivie et l’Argentine.
	Le ministre a rappelé, à ce propos, que l’Algérie a conclu son onzième round de négociations multilatérales, le mois passé, et se prépare maintenant à répondre aux questions des pays membres.

	Six accords bilatéraux, faut-il rappeler, avec le Venezuela, Cuba, la Suisse, le Brésil, l’Uruguay et l’Argentine ont été déjà finalisés et un douzième round de négociations multilatérales pourrait se tenir en automne, selon une estimation donnée par le ministre du Commerce aux députés l’ayant interrogé il y a quelques jours sur cette question.
	Sur un autre registre, le ministre a eu à présenter le bilan des activités de son département durant les quatre premiers mois de 2013.
	Il a indiqué, ainsi, que le nombre des opérations entrant dans le cadre du contrôle de l’activité commerciale a atteint 342 259 interventions durant lesquelles il a été relevé 55 248 infractions.

	Le chiffre d’affaires dissimulé par les commerçants a atteint 12,67 milliards de dinars, alors que la valeur des marchandises saisies a été de 129,13 millions de dinars et de 3,01 milliards de dinars pour celles bloquées aux frontières. Les décisions de fermeture pour infractions a concerné, durant la même période, 3261 locaux commerciaux, a indiqué le ministre.
	S’agissant des préparatifs relatifs à la saison estivale et au mois de Ramadhan, M. Benbada a affirmé que «toutes les dispositions ont été prises pour assurer un bon approvisionnement du marché en fruits et légumes, viandes, lait et autres produits alimentaires habituellement très prisés par les consommateurs durant cette période».

	Il a fait savoir, en outre, que ses services de contrôle et de répression de la fraude ont été renforcés à tous les niveaux, d’autant que le nombre d’agents, porté à 6000, permet aujourd’hui d’assurer un meilleur contrôle.
	
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/accession-de-l-algerie-a-l-omc-des-rencontres-bilaterales-prevues-des-aujourd-hui-21-05-2013-214470_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Exportations des hydrocarbures : près de 9% de baisse en quatre mois</title>
           <author>Zhor Hadjam </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/exportations-des-hydrocarbures-pres-de-9-de-baisse-en-quatre-mois-21-05-2013-214472_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Les exportations d’hydrocarbures ont reculé de près de 9% durant les quatre premiers mois de 2013. 
	Elles ont atteint 24,1 milliards de dollars durant cette période contre 26,44 à la même période de l’année écoulée, soit une baisse de 8,87%, selon les services des Douanes cités par l’APS. Le recul enregistré est dû notamment à la situation de récession que connaissent certains pays consommateurs, ce qui engendre une baisse de la demande et donc un recul des prix. Il est à noter que les cours du brut ont reculé durant les premiers mois de cette année, notamment en avril dernier, où ils sont passés sous le seuil des 100 dollars le baril, relèvent les experts cités par l’APS.

	Ces analystes expliquent cette tendance par un regain d’inquiétude sur la demande mondiale. L’OPEP, dans son rapport mensuel de mai 2013, avait également révisé à la baisse sa prévision de la demande mondiale de brut pour 2013 à 89,66 millions de barils/jour, mettant en avant la dégradation de la conjoncture mondiale et les inquiétudes sur la vigueur de la consommation. Par ailleurs, l’offre de l’or noir reste extrêmement abondante, ce qui contribuait à peser sur les prix du pétrole, soulignaient les experts pétroliers rappelant que les stocks de brut aux Etats-Unis s’établissaient à des niveaux record.

	L’Union européenne (UE), qui consacre chaque jour 1 milliard d’euros pour ses importations de pétrole, veut pour sa part adopter une nouvelle stratégie pour sortir de cette dépendance, ce qui pourrait également influer négativement sur les exportations des pays exportateurs, dont l’Algérie. L’Europe est appelée, lors de ce sommet, à surmonter ses intérêts nationaux, souvent contradictoires, pour mobiliser les investissements considérables nécessaires au développement de sources d’énergie propres, à la construction de nouvelles capacités de production et au développement d’interconnexions afin d’assurer l’acheminement du gaz et de l’électricité.

	L’accord est toutefois loin d’être acquis pour des Etats entrés en récession et contraints de réaliser des coupes drastiques dans leurs budgets afin de réduire leur endettement et maîtriser leurs comptes publics. L’UE s’est engagée à tirer 20% de sa consommation d’énergie des renouvelables d’ici 2020, mais les détracteurs des éoliennes et des panneaux solaires dénoncent l’intermittence de leur production et l’impossibilité de la stocker.
	
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/exportations-des-hydrocarbures-pres-de-9-de-baisse-en-quatre-mois-21-05-2013-214472_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Les brèves</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/les-breves-21-05-2013-214473_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	-L’euro évoluait en hausse face au dollar, hier, porté par une bonne performance des marchés asiatiques, et le yen rebondissait face aux deux devises après sa nette baisse de la semaine précédente. La monnaie unique européenne valait 1,2868 dollar contre 1,2834 dollar vendredi soir ; elle reculait face à la devise nippone à 131,90 yens contre 132,44 yens vendredi. Le dollar aussi baissait face à la monnaie japonaise à 102,51 yens contre 103,19 yens vendredi.
	Le marché reprenait son souffle et les cambistes effectuaient quelques achats à bon compte après l’accès de faiblesse de l’euro en fin de semaine dernière face à un dollar revigoré par des indicateurs américains rassurants sur la vigueur de la reprise de la première économie mondiale. En effet, ces indicateurs alimentent les spéculations sur une réduction anticipée des mesures d’aide de la Réserve fédérale américaine (FED) à l’économie des Etats-Unis. Ces mesures se traduisent par des injections de liquidités dans le système financier américain, ce qui a pour effet de diluer la valeur du dollar.
	
	-Les cours du pétrole ouvraient en légère baisse, hier à New York, dans un marché toujours refroidi par les inquiétudes sur la vigueur de la demande mondiale de brut. Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en juin cédait  37 cents à 95,65 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). «Le marché manque un peu de direction ce matin, en l’absence de nouvelles économiques d’importance susceptibles de le faire évoluer», a noté un analyste.
	Selon lui, les prix du brut étaient en outre tiraillés entre des «forces contraires» entre des espoirs d’un décollage économique au Japon, de bon augure pour la demande, et un marché des matières premières souffrant d’un «regain de frilosité à l’égard des actifs risqués». Tokyo a fait part, la semaine dernière, d’une accélération de sa croissance à 0,9% au premier trimestre, qui témoigne de l’accélération de l’activité économique du Japon après plus d’une décennie perdue pour son PIB, plombé par la déflation.
	
	-Le coût de la vie au Maroc a augmenté de 2,4% en avril 2013 par rapport au même mois de l’année 2012 en raison de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 3% et de celui des produits non alimentaires de 1,9%, a annoncé hier le Haut commissariat marocain au plan (HCP). Dans sa note d’information relative à l’indice des prix à la consommation pour avril, le HCP a précisé que les variations enregistrées pour les produits non alimentaires vont d’«une baisse de 8,8% pour les communications» à «une hausse de 6,1% pour l’enseignement». Selon le HCP, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait connu au cours du mois d’avril 2013 une baisse de 0,1% par rapport au mois de mars 2013 et une  hausse de 2,1% par rapport au mois d’avril. ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/les-breves-21-05-2013-214473_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Le front social en ébullition : au-delà des salaires, le ras-le-bol</title>
           <author>Safia Berkouk </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/le-front-social-en-ebullition-au-dela-des-salaires-le-ras-le-bol-20-05-2013-214356_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Qu’ils relèvent du secteur public marchand ou des différents secteurs de la Fonction publique, les travailleurs mécontents sont nombreux à se manifester depuis le début de cette année à travers différentes régions du pays. 
	Logements, primes, régimes indemnitaires, bonus, statuts, reconnaissance, dignité, etc. leurs revendications sont multiples mais souvent d’ordre financier. De quoi susciter quelques interrogations, eu égard aux chiffres officiels sur la situation des salaires en Algérie.
	En effet, selon la dernière enquête de l’Office national des statistiques sur l’évolution des salaires, ceux-ci ont progressé en moyenne de 9,1% entre 2010 et 2011 pour le secteur marchand public et privé, en dehors de l’administration et l’agriculture.

	S’agissant de la Fonction publique, les augmentations de salaire décidées en 2010 par le gouvernement pour divers corps, avec en prime l’application du principe de la rétroactivité depuis 2008, poussent certains observateurs à se demander : qu’est-ce qui motive encore le mouvement de grève en cours des praticiens de la santé ou des travailleurs de l’éducation ? Même s’ils ne sont pas les seuls, puisque les travailleurs des corps communs suivent le mouvement. Pourtant la hausse des salaires de la Fonction publique a, aux yeux du gouvernement, déjà mobilisé un effort considérable. L’entrée en vigueur des nouveaux régimes indemnitaires a augmenté la masse salariale des fonctionnaires de plus de 150% en 4 ans.

	On est passé d’une masse salariale de 1126 milliards de dinars en 2008 à 2850 milliards de dinars pour l’exercice 2012, l’équivalent de 58% des dépenses de fonctionnement et de 38% de l’ensemble des dépenses publiques prévues par le budget de 2012. Pour les représentants des secteurs de la santé et de l’éducation, deux points sont à préciser :
	d’abord, les revendications ne portent pas uniquement sur les salaires ; ensuite les revalorisations obtenues ces dernières années sont à relativiser.

	Malaise social

	La preuve, pour Mohamed Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSS), la grève dans la santé touche 4 syndicats de praticiens, médecins généralistes, spécialistes, paramédicaux, psychologues. Il s’agit donc d’un «mécontentement généralisé». De manière générale, les praticiens de la santé et notamment les spécialistes veulent «de meilleures conditions socio-professionnelles dont le salaire fait partie évidemment». En vrac, M. Yousfi cite des points relevant du gouvernement : l’amendement du statut, l’application du régime indemnitaire, la mise en conformité du niveau des indemnités (la prime d’intéressement est unique pour les trois grades des spécialistes).

	Les points relevant du ministère de tutelle sont : l’exclusion des spécialistes des comités nationaux, l’application de la carte sanitaire, le quota national de logements de fonction, la discrimination en termes d’imposition des primes et indemnités données par le ministère entre les spécialistes et les généralistes et la non-rémunération des missions de recherche. Pour Messaoud Amraoui, chargé de communication de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef) dont le mouvement concerne surtout les régions du Sud et des Hauts-Plateaux, il s’agirait plutôt de se battre contre la discrimination.

	Les travailleurs du Sud «sont privés de leurs droits. Spoliés». Exemple : «La prime d’excellence est octroyée uniquement aux cadres, comme si les autres travailleurs du Sud n’étaient pas soumis aux mêmes conditions de travail.» La prime de zone est  «calculée sur la base de l’année 1989 quant mon salaire était encore de 280 dinars par mois». Ce sont d’anciennes revendications, «mais jusque-là, les travailleurs n’avaient pas atteint un degré de maturité syndicale leur permettant de se mobiliser de la sorte».

	Relativiser

	De toute manière cette mobilisation est, aux yeux des grévistes, légitime à plus d’un titre. Selon M. Amraoui, «les salaires sont bas et le pouvoir d’achat très détérioré, surtout pour les corps communs, comme les agents de sécurité et les ouvriers professionnels».Ces travailleurs ont certes bénéficié d’une augmentation de 10% sur leurs indemnités, ce qui est considéré comme très insuffisant. Certains continuent à toucher des salaires de 9000, 14 000 ou 15 000 dinars, lorsque des députés sont en passe de toucher 400 000 dinars, à la faveur d’une décision interne, indépendamment des soucis d’équilibre budgétaire du gouvernement. Pour le docteur Yousfi, «lorsqu’on parle d’augmentation de salaire, il faut voir l’inflation. Ce n’est pas une hausse que ces professionnels demandent mais leur droit par rapport à l’inflation et au coût de la vie». 

	En effet, les augmentations de salaire ont été accompagnées d’une hausse du taux d’inflation sans commune mesure de 8,9 % en 2012, que le gouverneur de la Banque d’Algérie considérait comme «conjoncturelle». En avril dernier, ce taux a baissé, mais il reste considérable, à 6,2%. Les grévistes parlent d’une baisse du pouvoir d’achat ajoutée à une condition salariale d’ores et déjà déplorable. «Un spécialiste qui a un bac+12, soit le plus haut niveau universitaire, commence sa vie active avec moins de 80 000 dinars par mois, alors que d’autres fonctionnaires et d’autres corps qui n’ont même pas la moitié de ce cursus ont des salaires jusqu’à quatre fois celui du médecin spécialiste», observe M. Yousfi. Pour M. Amraoui, plus qu’une question de salaire, le problème est que «les classes défavorisées n’ont pas leur part dans les richesses du pays surtout dans les régions du Sud». Une réalité à laquelle s’oppose l’accaparement d’une grande partie de cette richesse par une minorité qui n’hésite plus à en faire l’étalage. ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/19/eco1_1572899.jpg" length="61323" type="image/jpeg" title="" provider="" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/le-front-social-en-ebullition-au-dela-des-salaires-le-ras-le-bol-20-05-2013-214356_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>«Le système d’assistanat a détruit les valeurs du travail»</title>
           <author>Safia Berkouk </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/le-systeme-d-assistanat-a-detruit-les-valeurs-du-travail-20-05-2013-214361_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	-Certains secteurs, qui sont en grève actuellement, ont déjà bénéficié d’augmentations de salaire ces dernières années. Comment expliquez-vous ces mouvements à répétition ?

	Ce qui se passe, c’est que depuis une dizaine d’années, en Algérie, l’Etat d’une manière directe ou indirecte s’est arrangé pour inculquer chez les citoyens l’idée que l’argent est disponible, induisant une conscience sociale de l’assistanat. L’Etat est là pour assister et on ne se base plus sur la notion de travail. En principe, celui qui veut gagner plus, doit travailler plus. Il n’y a pas d’autre solution. Ce sont des valeurs que l’Etat a détruites par son système d’assistanat. Le travail comme notion de valeur est en principe une source de richesse. L’Etat est devenu une sorte d’Etat grand-père, il dispose de la rente, la distribue et les gens ont développé un comportement social qui y correspond, en réclamant des augmentations.

	Certains ont reçu des augmentations alors qu’ils n’auraient pas dû, car on n’a pas exigé d’eux en contrepartie des heures supplémentaires. Dans certaines entreprises, on n’a pas tenu compte de la productivité. En principe, les grèves sont le produit d’une organisation du travail, on conteste le chronométrage, les contraintes du travail... Or, chez nous, les grèves ne posent plus ces questions et la seule revendication c’est le salaire, dans la plupart des cas.

	Mais il y a des salaires dérisoires, alors que les députés touchent 300 000 DA et s’autorisent des augmentations et que l’argent de la rente est détourné et accaparé par une minorité. Cela ne constitue pas une légitimation de ces actions de protestation ?
	Vous avez raison dans ce que vous dites, mais ce qu’il faut retenir c’est qu’à l’échelon européen, il y a une crise de l’emploi, qui devient un produit rare. Non seulement, il n’y pas de travail pour tout le monde, mais en plus il y a risque de le perdre pour ceux qui l’ont.

	L’Europe dans sa totalité affronte ce problème, mais l’Algérie ne subit pas cette crise pour le moment. L’emploi de la Fonction publique est à vie, on ne risque pas de le perdre. Que les chômeurs demandent du travail, cela est légitime, mais que celui qui a un emploi stable, pour une longue durée, et qui parfois ne donne pas le rendement nécessaire, se glisse dans une sorte de conscience sociale qui veut qu’il réclame toujours une augmentation, il y a là un dérèglement social. C’est-à-dire que les normes et les valeurs qui relèvent de la rationalité et de l’organisation du travail n’existent plus.

	-Quelles en sont les causes ?

	Il y a chez les citoyens l’idée centrale qu’il y a la rente. C’est un problème grave parce que les gens partent de ce principe pour réclamer plus d’argent. C’est l’Etat qui en est le responsable parce qu’il a cédé et continue à le faire. Maintenant les salaires de la Fonction publique sont réglés en fonction de normes (diplôme, ancienneté..). Ils obéissent à une rationalité qui existe dans toutes sociétés du monde. Si on augmente quelqu’un qui n’a pas le baccalauréat pour être au même niveau que celui qui l’a, forcément il y aura des inégalités. Il faut donc augmenter les autres et ça devient un cycle infernal. C’est pour cela que l’Etat parfois se trouve enchaîné.     

	-Au-delà des revendications salariales, on a le sentiment d’un ras-le-bol généralisé…

	Il y a une absence d’autorité et de l’Etat, en cette période d’incertitude, l’Etat n’arrive pas à imposer son autorité à l’échelle nationale. Il cherche peut être une paix sociale, qui ne vient pas, et les citoyens exploitent cette situation. L’Algérie est plus dans un processus qui relève du dérèglement, du désordre social que de la gestion des affaires publiques de l’Etat et de la rente. Il y a un climat social qui relève d’une fausse conscience.    

	-Pourquoi maintenant ?

	Parce qu’il y a la fin du mandat du Président et la prochaine élection présidentielle qui se profile, il y a aussi son absence pour cause de maladie et donc absence de l’autorité suprême. Le désordre social est donc accompagné d’un désordre politique. En fait, il y a des conditions objectives et aussi subjectives avec des possibilités de manipulation en cette période cruciale.  

	-Jusqu’à quand l’Etat pourra-t-il continuer d’user de la rente pour calmer le front social ?

	D’abord cela ne relève pas d’une gestion rationnelle. L’Etat n’a pas le droit de faire cela et il ne pourra plus le faire, parce que l’Algérie pourrait rentrer dans une phase où même la rente pétrolière ne suffirait pas. Il suffit que le baril de pétrole baisse pour que tout soit remis en cause et il est appelé à baisser. En revanche, l’Etat doit parler à son peuple comme cela se fait ailwgens et arrêter de distribuer la rente comme il le fait. Cette rente a besoin d’être rationalisée.
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/le-systeme-d-assistanat-a-detruit-les-valeurs-du-travail-20-05-2013-214361_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Kamel Benkoussa, Economiste : «Une gestion coûteuse de la précarité sociale»</title>
           <author>Safia Berkouk </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/kamel-benkoussa-economiste-une-gestion-couteuse-de-la-precarite-sociale-20-05-2013-214364_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	-Face à un front social en ébullition, le gouvernement a pour toute réponse : une augmentation des salaires. Quelles répercussions peut avoir cette façon de gérer la crise sociale ?

	La gestion des tensions sociales est symptomatique de l’impasse politique que connaît l’Algérie depuis quelques années déjà. En effet, notre pays a trop longtemps été géré de manière clanique, où la primeur est donnée aux intérêts personnels de nos politiques au détriment de celui de la nation. Un modèle de gestion qui n’accorde pas ou peu d’importance au développement économique et au bien-être des Algériens. D’ailleurs, les affaires de corruption qui font aujourd’hui la une de la presse nationale sont la preuve indéniable d’une gouvernance chaotique.

	Le blocage systématique de bon nombre de projets structurants, d’industriels algériens, à forte valeur ajoutée et créateurs potentiels de millions d’emplois, s’inscrit dans une logique qui favorise l’importation et les commissions au détriment de l’industrialisation du pays. Une gouvernance coûteuse pour l’Algérie, qui a découragé une production locale en mettant à mal la compétitivité des entreprises algériennes (importations subventionnées et hausse des salaires dans un secteur public constamment déficitaire).

	Cette gestion à vue aura inéluctablement des conséquences économiques et sociales désastreuses (hausse vertigineuse du chômage, forte inflation importée, ralentissement économique, précarité et instabilité sociale). Il est consternant d’apprendre que la bonification du taux d’intérêt à 100% aux chômeurs annoncée par le Premier ministre soit la seule solution trouvée par le gouvernement pour répondre aux revendications de la jeunesse. Rappelons que faute de formation en management, près de 90% des projets entrepris par les jeunes chômeurs via l’Ansej se soldent malheureusement par un échec. Avec une gestion coûteuse du chômage et de la précarité sociale, l’Algérie va au devant d’une grave crise économique.
	
	-Alors qu’il prône la rigueur budgétaire, le gouvernement n’hésite pas à créer de nouveaux postes d’emploi dans la Fonction publique, déjà pléthorique. Peut-il en être autrement?

	Le gouvernement gère le pays avec l’illusion que nos réserves de change sont illimitées et nos ressources naturelles éternelles. Le réveil sera très difficile et malheureusement seul le peuple paiera les conséquences de cette gestion désastreuse. L’Algérie est aujourd’hui à la croisée des chemins et nos gouvernants ne peuvent plus continuer à mentir au peuple. Pour qu’il en soit autrement, nos gouvernants doivent d’abord admettre qu’ils ont failli à leurs responsabilités devant les Algériens et surtout qu’ils se résignent à laisser la place à une nouvelle génération plus compétente, profondément patriotique et au-delà de tout soupçon. Le problème de l’Algérie c’est une mauvaise gouvernance doublée d’une crise politique majeure et d’affaires de corruption qui gèlent l’appareil décisionnel de l’Etat.

	De fait, le pays est aujourd’hui en proie à une grave instabilité politique, économique et sécuritaire. Ceci dit, la priorité doit être donnée au secteur privé algérien, plus compétitif et plus innovant, pour prendre le relais de l’Etat en matière de création d’emplois. Il faudrait, par exemple, soit débloquer immédiatement tous les projets actuellement en suspens au Conseil national de l’investissement (CNI), soit tout simplement dissoudre ce conseil, car il n’a pas d’autre rôle que son action politique coercitive sur l’investissement productif en Algérie. Nous pourrions ainsi créer de la croissance et plusieurs millions d’emplois en moins de 5 ans (projets en attente : cimenteries, pétrochimie, agroalimentaire, infrastructures, etc.). L’industrialisation et la diversification de notre économie est une problématique vitale et elle doit être traitée dans la plus grande urgence.  

	-Le gouvernement peut-il répondre à toutes ces sollicitations qui se multiplient sur plusieurs fronts ?

	Non. Le gouvernement ne peut pas y répondre seul. Pour preuve, le bilan décevant du plan quinquennal de 286 milliards de dollars (2,86% de croissance annuelle du Produit intérieur brut (PIB) en 2012). Le tout Etat n’a jamais été une solution. D’ailleurs un pays comme la Corée du Sud, considéré comme l’un des plus pauvres au monde au sortir de sa guerre, en a pris conscience très tôt. C’est ainsi que son PIB par habitant a été multiplié par plus de 77 entre 1950 et 2012 avec une population qui est passée de 19 à 50 millions d’habitants (au 15e rang sur les 185 pays classés).

	Un miracle économique dû, entre autres, à la clairvoyance du régime politico-militaire de l’époque, conscient que la stabilité territoriale et politique du pays ne pouvait reposer que sur une croissance de son PIB soutenue par l’émergence de grands groupes privés. Avec une contribution de seulement 5% du PIB en 2012, l’industrie hors hydrocarbures algérienne a les potentialités de croissance qui permettraient de répondre aux besoins de notre pays en matière de création d’emplois, de richesses et de hausse du pouvoir d’achat.

	-On a le sentiment que la grogne a des origines qui vont au-delà des simples inégalités salariales ou revendications socio-professionnnelles. Comment en est-on arrivé là?

	L’Algérie vit effectivement une crise identitaire et sociale profonde. Le malaise peut se ressentir dans la vie de tous les jours. De désillusion en désillusion pendant 50 ans, on nous a expliqué que la souveraineté territoriale de notre pays était l’enjeu prioritaire et que nous devions rester unis et être fiers de notre glorieux passé historique. Quand bien même une nation se construit autour de son histoire, cela ne suffit malheureusement pas à nourrir un peuple.

	A force de trop regarder le passé nous en avons oublié de conjuguer l’Algérie au futur. Une école d’excellence, un emploi, un meilleur système de santé et un bien-être social sont autant d’aspirations pour notre jeunesse qui ne demande qu’à vivre et à rêver. Peu importe comment ou pourquoi nous en sommes arrivés là. Malgré les périodes douloureuses que nous avons vécues depuis notre indépendance, l’Algérie peut aujourd’hui se réinventer et offrir aux Algériens d’ici et d’ailleurs le sentiment d’appartenir à une grande nation forte et fière.

	-Pour le moment, la rente pétrolière a permis de maintenir une paix sociale qui semble pourtant s’effriter. Quelle alternative existe-t-il à cette fuite en avant ?

	Certes la rente pétrolière a permis d’acheter la paix sociale, mais cela ne règle en rien les problèmes de la majorité des Algériens. A défaut de prendre ses responsabilités politiques, le gouvernement a opté pour une navigation à vue dans la gestion du malaise social. Nos gouvernants manquent indéniablement de leadership et de courage politique. Pourtant nous avons tous conscience des blocages en Algérie. A côtoyer aussi bien les jeunes désabusés des quartiers pauvres de nos grandes villes que les grands patrons algériens, je suis profondément choqué par l’absurdité déconcertante de ce système. Ne croyez surtout pas nos politiques qui pensent que l’Algérien est incompétent et ne veut pas travailler ou encore que nous n’avons pas de chefs d’entreprise capables de rivaliser avec l’étranger et de lancer de grands projets innovants et structurants pour notre pays.

	Alors qu’un bon nombre de mes concitoyens vivent dans une précarité indigne d’un pays comme le nôtre, des dizaines de projets d’investissement de chefs d’entreprise algériens sont actuellement victimes d’une bureaucratie lourde et font les frais d’un manque de courage politique de nos ministres. Ayant sillonné l’Algérie pour une série de conférences sur la crise mondiale et son impact sur notre pays, j’ai eu le plaisir, mais surtout l’honneur, de rencontrer une jeunesse intelligente, pleine d’énergie et motivée. Nous avons d’un côté, des jeunes qui ne trouvent pas de travail, et de l’autre, l’Etat qui décourage la création d’emplois en bloquant systématiquement des projets d’investissement de chefs d’entreprise algériens.

	En réalité, nous n’avons pas tant de déficit de compétence que de manque en chefs d’entreprise ambitieux, car le savoir-faire s’achète facilement et nos patrons ne demandent qu’à investir. Alors combien de temps allons-nous continuer à accepter cette situation ? Dans un monde en perpétuelle mutation, l’Algérie doit, aujourd’hui, être dirigée par une élite en phase avec les enjeux politico-économiques internationaux, tout en étant à l’écoute des préoccupations quotidiennes des citoyens. Un gouvernement capable de relever les défis de demain en proposant un nouveau modèle de développement économique plus compétitif et plus ambitieux.

	L’Algérie, membre des BRICS (pays émergents : Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) en 2020 est notre objectif. Et une Algérie forte et fière présidée par un homme d’Etat (et non de pouvoir) jeune, compétent et non corrompu, démocratiquement élu en 2014, notre rêve.
	  ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/19/eco2_1572903.jpg" length="21459" type="image/jpeg" title="" provider="D. R." creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/kamel-benkoussa-economiste-une-gestion-couteuse-de-la-precarite-sociale-20-05-2013-214364_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>«On est toujours dans la thèse du rattrapage»</title>
           <author>Safia Berkouk </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/on-est-toujours-dans-la-these-du-rattrapage-20-05-2013-214370_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Auteur d’un livre sur la politique salariale à paraître prochainement, le professeur Boutaleb nous éclaire, dans cet entretien, sur le décalage entre la réalité des salaires et celle présentée dans la dernière enquête de l’ONS. 
	-D’abord l’ONS a fait état dans une enquête publiée récemment d’une augmentation des salaires dans différents secteurs. Peut-on parler de hausse ou simplement de rattrapage (précisément pour la fonction publique) ?

	Cette enquête nous apprend que l’évolution du salaire net mensuel de 2010 à 2011 est de l’ordre de 9,1% en moyenne et que le salaire de base (avec 62,5%) reste la principale composante de la rémunération brute totale, tous secteurs juridiques confondus (hors agriculture et administration). Elle conclut par l’affirmation que «la revalorisation qu’a connue le SNMG en janvier 2010 et les augmentations salariales intervenues en 2010 ont contribué, en partie, à la hausse du salaire moyen de toutes les catégories. Mais si ce qui ressort est vrai, alors comment peut-on expliquer la grogne des employés du secteur public marchand qui revendiquent des augmentations de salaire ?» Nous avons à la suite de nombreuses observations considéré sur la base de données relatives à l’augmentation des prix (inflation) d’une part et l’augmentation des salaires d’autre part, qu’il s’agissait plutôt d’un rattrapage du pouvoir d’achat.

	En effet, historiquement, avec les réformes qui ont été initiées a partir du début des années 1990 et qui ont libéré progressivement les prix sans que les salaires suivent le même rythme, cela a entraîné une «modération» salariale qui a déconnecté l’évolution des prix et celle des salaires. Les exigences de restauration et de consolidation des grands équilibres macroéconomiques et financiers (PAS) ont contenu les salaires à un niveau relativement bas, «engendrant un sentiment d’appauvrissement qui ne s’est pas dissipé quand la situation économique s’est améliorée et que des augmentations de salaires ont été effectuées».

	Certes, il y a eu des augmentations de salaire durant cette dernière décennie, le SNMG a plus que doublé, mais cette augmentation a permis une amélioration de 1% du pouvoir d’achat des salariés ce qui est bien évidemment insuffisant pour rattraper la perte de 3% de ce même pouvoir d’achat enregistré durant la période 1990-1998 comme l’ont relevé beaucoup d’observateur de l’actualité économique.
	Il faudrait cependant là aussi relativiser. Car il est certain que le relèvement du SNMG a profité beaucoup plus à ceux dont les salaires sont indexés au-dessus, à savoir surtout des titulaires de hauts salaires et non les bas salaires, ceux qui sont les plus nombreux. Mais avec le retour de l’inflation à un taux officiel annoncé de 9,9% d’inflation entre octobre 2011 et octobre 2012, on est toujours dans la thèse du rattrapage.
	
	-Les revendications salariales, malgré les augmentations du SNMG et les revalorisations semblent traduire une réalité différente de celle qui est présentée dans l’enquête. Comment cela se fait-il ?

	L’enquête en question ne fait aucune référence à la hausse des prix (l’inflation), par conséquent le pouvoir d’achat n’est pas appréhendé. Tout ce qui se révèle c’est la hausse des salaires en termes nominaux et non en termes réels (reflétant le pouvoir d’achat). Or comme on l’observe, en termes nominaux les salaires ont sensiblement augmenté, même si les disparités sont assez prononcées, on pourrait ne pas comprendre le sens des revendications salariales dans le secteur public économique. Il aurait fallu pour cela traiter la question salariale en termes réels et non nominaux.

	Par ailleurs, et là nous sortons de notre domaine qu’est l’économie politique pour nous aventurer dans celui de la socio-psychologie, parce que entre-temps, les salariés observaient d’autres catégories sociales s’enrichir et mener un train de vie autrement plus élevé que celui dont ils jouissaient. Cela crée des frustrations et par la même se développent des comportements revendicatifs d’autant plus que dans l’imaginaire populaire il s’agit ni plus ni moins que de la rente des hydrocarbures qui n’est pas distribuée équitablement. «Les enquêtes de population montrent que les perceptions subjectives du bonheur dépendent plus de la façon dont les individus se comparent avec les autres que du niveau absolu de leur revenu.»    
	
	-Pensez-vous que le gouvernement puisse encore s’autoriser de nouvelles augmentations de salaire sans risque pour l’économie nationale ?

	On s’accorde à reconnaître que le déficit du Trésor public ces dernières années, résulte pour une part importante, des augmentations de salaire décidées par les pouvoirs publics pour faire face aux revendications sociales devenues politiquement très inquiétantes. 570 milliards en 2009, 130 milliards en 2010 et 2011. En 2012, ils représentaient 21% du PIB, en hausse de 33% par rapport à 2011. Il est par conséquent certain qu’on ne pourrait creuser davantage ce déficit au risque d’hypothéquer l’avenir proche du pays. En l’absence d’une forte croissance économique hors hydrocarbures entraînée par les secteurs productifs d’emplois et de valeurs ajoutées, on continuera à puiser dans les recettes des hydrocarbures et consacrer la fuite en avant… jusqu’à quand ?

	Beaucoup d’observateurs ont déjà considéré que si l’aisance financière dont bénéficie aujourd’hui le pays permet de procéder à une amélioration du pouvoir d’achat, nécessaire au demeurant, il faudrait impérativement inscrire la politique des salaires, résolument dans une perspective de partage des gains de productivité et non de rente pétrolière. Il est universellement admis que les hausses de salaire ont un caractère inflationniste dès lors qu’elles excèdent les gains de productivité, car les entreprises et par delà l’économie nationale, ne peuvent supporter indéfiniment une forte divergence entre les progrès de la productivité et ceux des coûts salariaux. C’est dire combien il est important de s’interroger sur la relation prix–salaires–productivité d’une part, et surtout de s’interroger sur la manière la plus saine et la plus efficiente de préparer, dans les faits, l’instauration d’une telle relation afin d’assurer une croissance et un développement durables d’autre part.

	-Il n’existe certainement pas de solutions faciles et d’approches singulières aux problèmes soulevés par cette politique des salaires. La complexité de son domaine est accrue par le fait qu’elle embrasse les intérêts fondamentaux non seulement des employeurs mais également des employés, des syndicats, des gouvernements…

	Ces intérêts n’étant pas totalement convergents, d’où la nécessité de déterminer un équilibre délicat constamment remis en question et réajusté sous l’influence de l’évolution des conditions économiques, sociales et politiques. ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/on-est-toujours-dans-la-these-du-rattrapage-20-05-2013-214370_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Bâtiment et travaux publics : le scandale des appels d’offres infructeux</title>
           <author>Nordine Grim </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/batiment-et-travaux-publics-le-scandale-des-appels-d-offres-infructeux-20-05-2013-214373_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Comme peuvent le constater les lecteurs de journaux, les avis de presse faisant part d’appels d’offres infructueux sont, non seulement nombreux, mais quasi-quotidiens. Interrogé à l’occasion du 16e Salon Batimatec, un cadre du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, qui s’est penché sur cet épineux problème, estime à environ 15 000 les appels à la concurrence pour la réalisation de logements et équipements publics restés infructueux, faute d’entreprise répondant aux critères de sélection exigés. 
	Selon cette même source, le département des travaux publics subirait le même sort, notamment pour les projets routiers dont la maîtrise d’ouvrage est assurée par les communes et les wilayas. Cumulés, les appels d’offres infructueux relevant du secteur du BTP dépasseraient donc allégrement la vingtaine de milliers. C’est, en l’occurrence, un véritable scandale pour un pays qui a décidé d’asseoir son développement économique et social sur la commande publique et qui a mis pour la circonstance les moyens financiers requis.Ces milliers d’appels d’offres infructueux signifient autant de capitaux gelés, autant de logements, d’établissements éducatifs, d’hôpitaux, de routes départementales, d’adductions en eau potable, de réseaux d’égouts dont la réalisation est différée ou qui ne seront jamais réalisés en raison de budgets rongés par l’inflation. Les répercussions sont évidemment graves pour l’économie algérienne qui perd au minimum un point de croissance et l’occasion d’offrir de nombreux emplois.

	Les pouvoirs publics concernés (ministères, wilayas) ne semblent pas mesurer la gravité du problème et n’ont, à notre connaissance, pris aucune mesure forte pour y pallier. Le discours officiel consiste généralement à culpabiliser les entrepreneurs privés, accusés de ne pas disposer des moyens matériels et de la qualification requis pour prendre sérieusement en charge les commandes publiques. Il n’est également pas rare que des ministres leur reprochent de ne vouloir travailler que dans le nord du pays et de soumissionner à des prix trop élevés.

	Les maîtres d’ouvrage concernés savent pourtant très bien que le mal provient surtout de l’Administration publique avec son code des marchés trop rigide mais très permissif à la corruption, son mode de paiement bureaucratique et, bien entendu, toutes les malversations auxquelles s’adonnent certains fonctionnaires chargés de sélectionner les entreprises de construction.
	Conscients du favoritisme qui règne dans les collectivités locales, de nombreux entrepreneurs ne prennent même plus la peine de répondre aux appels d’offres, convaincus que le choix ne sera jamais porté sur eux mais sur ceux qui disposent d’appuis au sein des administrations concernées.

	«Une des raisons fondamentales de la prolifération des appels d’offres infructueux, nous apprend un cadre d’une OPGI de la wilaya d’Alger, se trouve dans les supports médiatiques qui sont imposés aux maîtres d’ouvrage. La publicité étant du ressort exclusif de l’ANEP, de nombreux appels d’offres publics sont publiés dans des journaux à très faible tirage que les entrepreneurs ont rarement l’occasion de lire.»

	Exclure les entrepreneurs du droit à l’information est une astuce souvent utilisée par certains maîtres d’ouvrage pour écarter le maximum d’entrepreneurs de la compétition, le but étant de déclarer l’appel d’offre infructueux avec l’arrière-pensée de confier le projet à une entreprise préalablement ciblée, ajoute notre interlocuteur très au fait de ce type de pratique.
	Pour ce qui est de la cherté des soumissions aux appels d’offres qui leur est souvent reprochée, un entrepreneur algérois l’explique par le blocage administratif des prix de la construction des logements sociaux depuis plus de dix ans, alors que les coûts des matériaux de construction et de la main-d’œuvre n’ont pas cessé d’augmenter. Soumissionner aux prix imposés reviendrait à se ruiner, tient à préciser notre interlocuteur.

	De par l’ampleur qu’il a prise, le problème des appels d’offres infructueux mériterait d’être pris à bras-le-corps par les plus hautes autorités du pays, car les pertes financières et les dégâts causés à l’économie et à la société algérienne en général, sont énormes. Il faut être bien conscient qu’un appel d’offre qui n’aboutit pas, c’est un investissement qui ne se réalisera pas dans le temps imparti avec tous les dommages économiques et sociaux que cela implique.

	Lorsqu’on ajoute à ces milliers d’investissements publics ajournés en raison d’appels d’offres infructueux, ceux autrement plus importants, qui sommeillent au Conseil national d’investissement (CNI) pour diverses raisons, les capitaux immobilisés pour toutes les raisons évoquées, dépasseraient allégrement 200 milliards de dinars. On se rend alors compte à quel point notre économie est mal gérée.
	
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/batiment-et-travaux-publics-le-scandale-des-appels-d-offres-infructeux-20-05-2013-214373_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>des plans de relance et des appuis  financiers toujours sans résultats</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/des-plans-de-relance-et-des-appuis-financiers-toujours-sans-resultats-20-05-2013-214375_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La tendance baissière des cours du pétrole sur le marché international remet sur le tapis le débat sur la nécessité de diversifier l’économie nationale. 
	Une question de grande importance qui est à chaque fois évoquée dans les discours politiques sans pour autant être effectivement prise en charge. Et pour cause, depuis la crise économique de 2008, il n y pas eu de grands changements  particulièrement sur le plan industriel. Ce ne sont pas les orientations,  ni les grandes annonces et ni les dépenses pour assainir les entreprises publiques qui ont manqué au cours de cette période. Ce sont plutôt  les résultats qui se font attendre.

	Voilà qu’aujourd’hui, le dossier est de nouveau au centre d’intérêt du gouvernement qui met l’accent sur le lancement du privé et la relance du public. Ce dernier n’a pas réussi à fructifier toutes les mesures prises en sa faveur alors que le privé est loin de contribuer à la création de richesses et d’emplois. Le constat n’a rien de nouveau mais il rappelle encore une fois la vulnérabilité de l’économie nationale. Dans cette conjoncture d’incertitudes sur le marché mondial du pétrole, le sursaut est de retour. Idem pour les appels à la prudence en matière justement de dépenses publiques.

	Ces appels sont également de retour. Ils sont lancés dans une période durant laquelle le ministre de l’industrie, de la PME et de la promotion des investissements enchaîne les mesures en faveur de la relance du secteur industriel. On assiste en effet depuis le début du deuxième trimestre de l’année en cours à une série d’annonces du côté du département de Chérif Rahmani. Pratiquement, toutes les filières industrielles sont concernées par le  plan de Rahmani.

	Le Ministère de l’Industrie vient de lancer tout récemment des études sectorielles pour mettre en place des stratégies par filière. De même qu’il a instauré les contrats de performance pour améliorer la production nationale. Des partenariats sont également en cours pour faire redémarrer des filières en déperditions à l’image de celles du textile et du cuir. Objectif : passer d’une économie de rente à une économie de production. Mais aussi «sortir du tout Etat» comme l’a souligné, jeudi dernier, le Premier ministre Abdelmalek Sellal lors de la réunion avec les présidents de sociétés de gestion des participations (SGP). Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? Assistera-t-on enfin  au décollage de l’économique productive ? Ce sont autant de questions qui s’imposent dans une telle situation. Et ce d’autant plus qu’il s’agit de rattraper un retard criant dans ce domaine où les potentialités sont pourtant importantes mais ou les conditions  nécessaire à l’émergence d’entités économiques productives font défaut à commencer par le savoir-faire technique et managérial.

	L’entreprise algérienne qu’elle soit publique ou privée souffre d’énormes déficits dans ce cadre. Ce qui explique d’ailleurs la faiblesse des niveaux de productions dans les entreprises étatiques de certaines filières industrielles alors que les plans de charges ont été importants au cours de ces dernières années. Aller vers le partenariat public-privé et encourager la coopération avec les entreprises étrangères sont les solutions préconisées à cet effet.

	Lors de la réunion avec le SGP, les représentants du gouvernement n’ont pas manqué d’ailleurs de proposer aux entreprises publiques de prospecter le terrain  de la coopération avec les étrangers. Et celui du partenariat avec le privé national.  Ce qui n’est pas nouveau. L’option a déjà été proposée mais elle n’a pas réussi à attirer les investisseurs étrangers qui posent à chaque fois le problème de l’instabilité du cadre juridique des affaires en Algérie. De même qu’elle n’a réussi à mettre en relation le privé algérien avec le public.
	Si pour certains, la règle du 49/51% régissant l’investissement étranger en Algérie n’est pas un obstacle, d’autres facteurs relevant globalement du climat des affaires en Algérie freinent l’arrivée des partenaires étrangers. De même qu’ils bloquent l’initiative privée. Une somme de facteurs  sur laquelle l’Etat est appelé à intervenir.                                                                        ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/19/eco3_1572951.jpg" length="50232" type="image/jpeg" title="" provider="D. R." creator="">
	La tendance baissière des cours du pétrole sur le marché international remet sur le tapis le débat sur la nécessité de diversifier l’économie nationale.
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/des-plans-de-relance-et-des-appuis-financiers-toujours-sans-resultats-20-05-2013-214375_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>la diversification économique au point zéro</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/la-diversification-economique-au-point-zero-20-05-2013-214377_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La structure du commerce extérieur de l’Algérie illustre clairement la dépendance de l’économie nationale vis-à-vis de la rente pétrolière et des importations. 
	Durant toutes les phases qu’a traversées l’économie algérienne depuis l’indépendance, la vitesse de croissance des importations a toujours été plus importante que celle des exportations avec une balance commerciale exclusivement construite sur la seule performance des hydrocarbures. L’Algérie qui n’a pas tiré de leçons du choc pétrolier de 1986 avec une augmentation rapide des importations durant la décennie 90 et qui n’a tiré profit de l’embellie financière (entre 2000 et 2008) pour diversifier son économie risque de nouveau de payer les conséquences de sa forte dépendance aux hydrocarbures. Si le train de la relance industrielle n’est pas en marche, la situation sera de plus en plus à gérer. Et ce d’autant que l’ouverture économique dans laquelle s’est lancée le pays n’a pas été suivie par des opérations d’importations.

	Cette ouverture continue à se faire à sens unique dans l’import-import Comme l’avait dit le directeur général de l’Agence algérienne de promotion des exportations (Algex) fin octobre dernier : «Une ouverture sans exportation serait de nul effet». Une situation dans laquelle s’est retrouvée le pays plus de cinquante ans après l’indépendance. Au jour d’aujourd’hui, ni le privé ni le public n’arrive à pénétrer le marché international à quelques exceptions. Le produit algérien n’est pas concurrentiel. Tout simplement, parce que l’innovation n’a pas de place dans l’industrie nationale. Les opérateurs économiques algériens font beaucoup plus dans l’imitation que dans l’innovation même dans les secteurs où les potentialités sont énormes à l’image de l’agroalimentaire. 

	La déconnexion entre le monde des affaires et celui de la recherche et de l’enseignement supérieur explique entre autres cette situation. En effet, pour réussir, le secteur privé aujourd’hui faiblement développé a besoin d’entrepreneurs et de managers formés dans les grandes écoles et adaptés aux nouvelles méthodes de gestion. Idem pour le public. Or, dans les deux secteurs (privé et public), la gestion est dans la majorité des cas confiée à ceux qui ont déjà montré leur limites ou en d’autres termes ceux qui sont à l’origine de cette léthargie économique. Les affaires de corruption qui éclatent régulièrement dans les entreprises nationales  sont un exemple édifiant de l’échec de cette génération de managers.

	D’où la nécessité de commencer par l’amélioration de l’encadrement de l’entreprise, de jouer sur la ressource humaine pour réussir le défi de la diversification. Et ce d’autant qu’il y a beaucoup de capacités actives et d’autres dormantes à travers le pays. Des capacités à inscrire dans une logique d’ensemble de développement local, pour se lancer dans une dynamique de développement industriel fortement attendue. Il ne suffit pas d’afficher sa détermination à soutenir les entreprises publiques et privées et de prôner le patriotisme économique sans production.  Mais d’aller au fond du problème à commencer par le management.          ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/la-diversification-economique-au-point-zero-20-05-2013-214377_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>«Seule l’aptitude à construire des compétences doit constituer la norme d’octroi des responsabilités»</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/seule-l-aptitude-a-construire-des-competences-doit-constituer-la-norme-d-octroi-des-responsabilites-20-05-2013-214378_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La réussite d’une stratégie d’industrialisation passe, selon Zoreli Mohamed Amokrane, enseignant chercheur à l’université de Béjaïa passe par la réunion de l’ensemble des facteurs de compétitivité. 
	-Le ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement enchaîne, ces derniers jours, les annonces pour la relance de certaines filières industrielles. Des décisions similaires ont déjà été arrêtées dans le passé sans résultats. Comment expliquez-vous ces échecs à répétition ?

	Les mêmes démarches, comme les mêmes marches, mènent aux mêmes résultats. Les gouvernants algériens ont opté pour la démarche volontariste. Ce que ne comprennent pas les gens qui sont aux commandes, c’est que l’absence d’un bon savoir annule systématique toutes les possibilités de réussite. On ne peut réussir une stratégie d’industrialisation si on n’a pas compris qu’étant dans un monde de concurrence aiguë, l’industrie appelle la réunion de facteurs de compétitivité.

	Au temps de Temmar, on a avancé l’objectif de réalisation de PME championnes, en s’inspirant de la formule de champions cachés balancée par H. SIMON pour qualifier les PME allemandes ayant propulsé leur pays au premier rang mondial en matière d’exportations durant la deuxième moitié des années 1980, en oubliant que derrière la compétitivité allemande, il y a une stratégie de concurrence par la qualité basée sur un savoir-faire construit dans la durée.

	Durant la période de Boumédiène, on a lancé des mutuelles, des coopératives et des industries industrialisantes, en imitant des pays plus avancés, et ce, dans l’ignorance du fait que les mutuelles et les coopératives fonctionnent dans des sociétés où les solidarités organiques se sont substituées aux solidarités mécaniques et que l’industrie industrialisante suppose l’existence d’un capital expérience acquis dans les industries légères. Ces dernières années, on entend parler du projet de création de technopôles, alors qu’on sait que durant les années 1980 beaucoup de villes occidentales ont échoué dans leur tentative de s’offrir ces technopôles parce que celles-ci sont pour les villes ayant des compétences en recherche-développement.

	-Justement, quels sont les points à favoriser pour réussir la relance industrielle ?

	Au niveau de l’environnement, l’alignement sur les normes mondiales en matière de performance des ports, des administrations et des systèmes de formation, de facilitation de l’accès au foncier industriel, de coût de transport, etc., est une nécessité mille fois citée. Dans la sélection et la réalisation des projets, ça doit se concrétiser en respectant le processus commençant avec l’étude de marché, c’est-à-dire l’investigation des potentialités et de la réalité pour voir ce qu’on peut faire, passant par l’étude de faisabilité, le choix décisionnel sur le comment concrétiser pratiquement les projets et l’estimation des dépenses et des recettes, avant de finir par des contrôles d’évaluation pour passer au processus de réalisation. Ce qui dépend d’une rupture au plan politique : aussi bien au niveau des institutions qu’au niveau des entreprises. Seule l’aptitude à construire des compétences doit constituer la norme d’octroi des responsabilités.

	-Pour freiner l’augmentation des exportations hors hydrocarbures, ne devrait-on pas aller vers une dynamique économique propre à chaque région selon ses potentialités industrielles ?

	Abstraitement, l’idée est valable, mais comment elle se pratique dans notre pays, c’est discutable. Ce qui, par le passé, constituait un avantage ne l’est plus aujourd’hui. Durant la fin des années 1990 début des années 2000, on a annoncé et appuyé avec beaucoup de moyens l’objectif d’attraction des investisseurs étrangers. On a vite déchanté face à la réalité, parce qu’on ne peut faire plier une logique universelle à ses désirs personnels. Pour revenir à votre question, lorsqu’on parle de potentialités, on doit avoir comme finalité, concurrence oblige, la compétitivité.

	Or, ce que les gouvernants doivent comprendre pour pouvoir bien entreprendre, les facteurs de compétitivité sont dynamiques autant que les facteurs d’attractivité. Par le passé, les ressources naturelles et la main-d’œuvre à bon marché étaient déterminantes, aujourd’hui, il faut autre chose que ça. Avec la saturation des marchés, la concurrence se fait par l’innovation dans l’agroalimentaire, ailleurs, il faut des qualifications pour maîtriser les processus…

	-Justement quelle évaluation faites-vous des politiques de développement industriel au niveau local ?  

	Ce n’est ni les 100 locaux pour les jeunes dans chaque commune ni les terrains de zones industrielles qu’on attribue à la clientèle qui vont permettre le développement local. Le développement local se réalise lorsque les acteurs socioculturels, politiques et économiques prennent ensemble conscience de la nécessité qu’ils doivent faire converger leurs efforts pour la protection, la consolidation et le développement de leur territoire de vie auquel tous s’identifient. Ceci donne la capacité du territoire à identifier de nouvelles potentialités de développement et à organiser le déploiement de ses ressources et ses actifs afin d’y parvenir.

	Dans les territoires algériens, Il y a beaucoup de capacités actives et encore plus de capacités dormantes qui, si on les inscrivait dans une logique d’ensemble de développement local, permettraient à coup sûr l’amorce d’une dynamique de développement durable et soutenable.

	-Quel lien faites-vous entre l’absence de perspectives industrielles au niveau régional et le mécontentement des jeunes chômeurs dans certaines wilayas ?

	Les événements ne sont ni contingents ni le produit d’une manipulation étrangère. C’est, comme dirait Polanyi, «un adepte de l’approche positive de l’économie, une action pour la transformation née de la dernière résignation». C’est-à-dire que les gens ont supporté jusqu’à ce que les dérapages (corruption, marginalisation, manipulation, etc.) aient atteint l’insupportable. Les solutions préconisées par nos responsables, même les citoyens du Sud l’ont compris, ne sont, pour puiser un peu de notre patrimoine, que de l’eau bouillante censée endormir la société civile agissante. Ce n’est pas possible qu’on fabrique à grande échelle des entrepreneurs, parce que l’entrepreneuriat est une vocation qui se perfectionne par un long processus d’apprentissage pluriel.   
	  ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/19/eco4_1572952.jpg" length="20829" type="image/jpeg" title="" provider="D. R." creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/seule-l-aptitude-a-construire-des-competences-doit-constituer-la-norme-d-octroi-des-responsabilites-20-05-2013-214378_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>«L’Etat doit se concentrer sur son rôle de régulateur et de facilitateur»</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/l-etat-doit-se-concentrer-sur-son-role-de-regulateur-et-de-facilitateur-20-05-2013-214379_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Relancer l’industrie passe, selon Ahmed Taleb, expert en industrie chez Ernest &amp; Young, par la réussite du secteur privé. L’Etat est appelé, dans ce cadre, à jouer son rôle de facilitateur et de régulateur. 
	-Dans les discours politiques, la nécessité de relancer l’industrie est toujours relevée, des décisions et des mesures sont annoncées dans ce cadre. Cependant, le suivi et l’application de toutes ces opérations continuent à faire défaut. Pourquoi à votre avis?

	Le sujet de la relance de l’industrie est au cœur de l’actualité. Tout le monde est maintenant convaincu qu’il n’y a pas de solution au chômage sans la relance de l’industrie. Le Premier ministre vient de le confirmer et les pouvoirs publics sont conscients de l’importance du sujet. Autrement dit, le salut de l’Algérie réside dans la réussite de ses PME, les entrepreneurs privés algériens ont un rôle vital à jouer dans cette bataille pour l’emploi et le développement de notre pays.

	Ce fut le cas de la Turquie dans les années 90, qui a réussi à se sortir du plus grand marasme de son histoire, et ce, grâce au dynamisme de son secteur privé exclusivement. Les raisons de l’échec de notre industrie sont nombreuses, on peut en citer quelques unes : l’accès au financement, la bureaucratie, la qualification de la main-d’œuvre, l’importance du secteur informel, la paralysie des entreprises publiques et des banques…

	-Que faut-il faire dans ce cas et quelles sont les priorités à prendre en charge?

	Je crois que le constat est maintenant partagé par tous et le temps des critiques est derrière nous. Nous devons passer à l’action. L’Etat doit se concentrer sur son rôle de régulateur et de facilitateur et cesser d’agir en lieu et place des entrepreneurs et des acteurs économiques du pays. On peut par exemple redonner de l’autonomie aux banques et entreprises publiques du secteur concurrentiel en levant les carcans administratifs qui les empêchent de se développer et de créer de la richesse. La simple suppression de la procédure des appels d’offres publics et la dépénalisation des actes de gestion vont immédiatement libérer des initiatives bloquées. Le financement est un autre levier sur lequel nous pouvons agir, en permettant la création de structures de financement des microcrédits, qui ont démontré leur efficacité dans d’autres pays et surtout qui ont prouvé leur rôle de développement social dans les régions défavorisées.

	-On parle de pôles industriels. Qu’en est-il de la faisabilité de ces projets?

	Le ministère de l’Industrie vient de lancer des études sectorielles pour mettre en place des stratégies par filière. Je crois que c’est une excellente initiative de la part du ministère, on va enfin regarder le sujet avec méthode et définir les secteurs porteurs pour notre industrie. Le sujet est sérieux, nous espérons que les études aboutirons à des actions concrètes et surtout laisser le secteur privé prendre sa part dans le développement de ces filières.

	Pour illustrer l’importance des ces études sectorielles, prenons l’exemple du secteur du ciment qui, aujourd’hui, importe plus de 3 millions de tonnes de ciment par an. Comment peut-on expliquer le fait que l’Algérie, qui détient le prix de revient de la tonne de ciment le plus faible au monde (autour de 100 dinars le sac), soit le pays où le consommateur paie le prix le plus élevé au monde (700 dinars le sac) ? L’Algérie possède le prix de revient le plus bas grâce à son prix du gaz, mais aussi grâce au coût du calcaire qui est disponible dans notre pays en quantité inépuisable notamment dans les régions des Hauts-Plateaux. Nous avons là un secteur qui peut créer de l’emploi rapidement et réduira les coûts de la construction.

	Ce secteur pourra rapidement alimenter en ciment une partie du sud de l’Europe et de l’Afrique subsaharienne. Le secteur à lui seul peut générer plus de 20 000 emplois directs et indirects avec plus d’un milliard de dollars de revenu à l’exportation sur un horizon de 5 ans. Je ne parle même pas des développements annexes dans les secteurs des produits dérivés à base de ciment (enduits, colles, revêtement de sol, etc.).On peut citer d’autres secteurs qui peuvent valoriser notre gaz et développer de vraies filières  industrielles créatrices d’emplois et de richesse pour l’Algérie : le verre, l’aluminium….

	-Le gouvernement s’est engagé à améliorer le climat des affaires. Un comité a été installé à cet effet. Quels sont les points à revoir en priorité, selon vous ?

	On n’a pas besoin de comité pour refaire le diagnostic. Les acteurs économiques privés locaux ou étrangers demandent une stabilité dans la réglementation et une visibilité qui leur permettent d’investir sur le long terme. Nous ne pouvons pas changer les règles du jeu à chaque loi de finances ou en fonction des humeurs du moment. Car les investisseurs qui créent de la valeur sont ceux qui investissent sur le long terme, notamment dans les moyens de production. En résumé, les pouvoirs publics doivent s’atteler à assurer les investisseurs locaux et étrangers sur l’environnement réglementaire, sur la sécurité des biens et des personnes, sur la partialité de l’administration dans le traitement des dossiers et pour finir, faire preuve de volonté politique dans l’amélioration du climat des affaires.

	-Qu’en est-il, selon vous, de l’accès au foncier industriel, considéré comme l’une des principales entraves à l’investissement par les opérateurs économiques?

	Le problème du foncier est un faux problème, car nous l’abordons sous son prisme de disponibilité des terrains autours des grandes villes du Nord. Les terrains au Nord doivent être réservés prioritairement à l’agriculture et au tourisme. La disponibilité du foncier est liée aux infrastructures et à la viabilisation des terrains. Prenons l’exemple de l’autoroute Est-Ouest, sa réalisation a permis de libérer des milliers d’hectares pour l’industrie, notamment autour de l’axe Bouira-Sétif. La finalisation du tronçon Constantine-Skikda-Annaba aura le même effet sur ces régions. Si nous développons l’autoroute des Hauts-Plateaux (ancienne route du Raid), nous pourrons libérer des régions entières et les rendre disponibles pour l’industrie, ce qui, au passage, permettra de rééquilibrer le développement de ces régions.
	  ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/19/eco5_1572973.jpg" length="34959" type="image/jpeg" title="" provider="Souhil. B." creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/l-etat-doit-se-concentrer-sur-son-role-de-regulateur-et-de-facilitateur-20-05-2013-214379_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>ces managers qui se fient à leur flair !</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/ces-managers-qui-se-fient-a-leur-flair-20-05-2013-214383_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La relation entreprise-marché n’a cessé d’évoluer au fil des années. Le souci de vendre s’est substitué à celui de produire. 
	En effet, la supériorité de l’offre par rapport à la demande sur le marché et la pression concurrentielle ont fait qu’aujourd’hui, il ne s’agit plus pour l’entreprise de vendre ce qu’elle peut produire. Bien au contraire, il convient qu’elle produise ce qu’elle peut vendre.
	Il est donc impératif pour les entreprises d’investir dans la connaissance du marché et du consommateur, notamment par la réalisation des études de marché. C’est le seul moyen pour elles de satisfaire les besoins des consommateurs et d’emprunter la voie de la rentabilité, selon le spécialiste en marketing, Mohammed Gouffi.

	Cette culture ne s’est pas encore installée en Algérie. Avec pas plus d’une dizaine de bureaux qui sont spécialisés dans la prestation de ce service, selon les chiffres communiqués par l’ONS. De surcroît, selon le même spécialiste, très peu sont les entreprises algériennes qui investissent dans de telles pratiques si ce n’est pas par souci de conformité à une procédure administrative. Certains dirigeants font preuve de résistance au changement quant à l’abandon des pratiques anciennes, bien qu’elles soient inadéquates au contexte actuel, et ce, au nom de leur expérience professionnelle. En effet, ils font toujours confiance à leur intuition et à leur flair dans la conduite des affaires. Cette situation est loin d’être sans conséquences pour l’entreprise. Elle peut se traduire par des difficultés de commercialisation, des situations de mévente ou, pire encore, la disparition de l’entreprise. Il ne faut pas s’étonner que le taux de mortalité des entreprises en Algérie ne soit pas des moindres.

	Quand l’informel fausse la donne

	A la tête d’une entreprise industrielle spécialisée dans la fabrication de savons, détergents et produits d’entretien, on retrouve Khaled A. Il fait partie de ces dirigeants qui ne jugent pas indispensable de réaliser des études de marché. L’argument qu’il présente pour justifier cela est que seule l’expérience dans le commerce peut conférer au dirigeant une connaissance du marché. «Pourquoi faire des études sachant qu’elles sont basées sur des statistiques erronées. Je fais allusion à l’informel qui est toute une partie de l’économie qui échappe aux statistiques», s’interroge notre interlocuteur. Il ajoute aussi le motif des coûts liés à la réalisation de ce type d’études, que ne peut assumer une petite entreprise comme la sienne.

	Ce n’est peut être pas faux, car le manque de ressources est bien un trait caractéristique de la catégorie des petites et moyennes entreprises (PME) en Algérie. Toutefois, les coûts liés à la non-réalisation d’études de marché peuvent être plus lourds à supporter par l’entreprise que les coûts de réalisation de celles-ci. Cette question suscite l’intérêt des chercheurs et des spécialistes, notamment en Algérie, à l’instar de Mohammed Gouffi, qui a d’ailleurs écrit un ouvrage récemment sur l’étude de marché en tant qu’outil de connaissance et d’aide à la décision. L’ouvrage en question est l’un des rares travaux traitant du contexte algérien d’où se dégagent d’importants éléments.
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/ces-managers-qui-se-fient-a-leur-flair-20-05-2013-214383_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>«En Algérie, la motivation première de l’étude de marché est l’obtention de prêts bancaires»</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/en-algerie-la-motivation-premiere-de-l-etude-de-marche-est-l-obtention-de-prets-bancaires-20-05-2013-214386_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Venant de publier récemment un ouvrage intitulé Le marketing informationnel : l’étude de marché, outil de connaissance et d’aide à la décision, cosigné par Sara Gouffi, le spécialiste en marketing, Mohamed Gouffi, revient dans cet entretien sur la problématique des études de marché en Algérie, à laquelle est consacrée la dernière partie de son ouvrage. 
	-Quel est l’état de la demande exprimée par les entreprises algériennes pour la réalisation des études de marché ?

	L’état de la demande en études de marché en Algérie doit être apprécié à l’aune de la pratique managériale de l’entreprise. Sur ce registre, nous observons que l’approche managériale développée par l’entreprise algérienne, qu’elle soit de statut public ou privé, est le plus souvent centrée sur la gestion de l’offre plutôt que de la demande. Dans ces conditions, la collecte de l’information est orientée essentiellement vers la recherche de données sur les aspects en rapport avec le système de production. Cette quête informationnelle est prise en charge par les études technico-économiques dont l’essentiel du contenu est réservé à la  production en vue de l’évaluation du coût de l’investissement.

	Accessoirement, la question du marché est abordée pour servir au calcul de rentabilité. La motivation première de cette démarche d’étude répond à un souci de conformité à une procédure administrative. Celle-ci fait de l’étude technico-économique une pièce du dossier pour l’obtention de prêts bancaires et autres avantages fiscaux à l’occasion de projet d’investissement. Quant à la demande en étude de marché qui répondrait à un besoin de connaissance pour définir ou adapter la stratégie commerciale de l’entreprise, elle demeure le fait de quelques entreprises seulement. Toutefois, les conditions objectives de développement de la demande en prestation d’études de marché se trouvent être réunies aujourd’hui, comme l’intensité concurrentielle qui est de plus en plus forte, la téléphonie mobile, un consommateur plus avisé. Ces perspectives prometteuses du marché expliquent la présence depuis peu de prestataires de renommée mondiale en Algérie, à l’exemple d’AC Neilsen.

	-Qu’en est-il de l’offre en prestations de service dans le domaine des d’études de marché ?

	Le marché en la matière est en état de structuration. Sur la base d’un travail d’identification réalisé en 2011 par la  Direction de la veille stratégique, des études économiques et des statistiques du ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion des investissements, il a été recensé 129 bureaux intervenant dans les domaines des études, du consulting, de l’expertise et de conseils en management, audit, veille, finance, formation, conception et réalisation de sites Web, développement de logiciels. S’agissant de la prestation de services d’étude de marché, une dizaine de bureaux seulement y sont spécialisés. Le chiffre d’affaires généré est modeste, puisque le dernier recensement économique indique  que  «90,8% des entités exerçant leurs activités dans le secteur des services ont un chiffre d’affaires annuel inférieur à 20 millions de DA.» Ce montant est dérisoire comparé au  chiffre d’affaires de la première société d’étude au monde, The Nielsen Company,  qui s’élève à 4,958 milliards de dollars.  

	-Quelle explication donner à la résistance des entreprises à investir dans les études de marché ?

	Les raisons de cette résistance à investir dans la connaissance du marché sont multiples. Pour certains gestionnaires, le concept d’économie de marché est inscrit dans le discours plus qu’il ne l’est dans les actes quotidiens de gestion. Ces gestionnaires ne peuvent pas, ou ne veulent pas, percevoir les mutations qui s’opèrent et persistent dans une gouvernance de leur entreprise en dehors de toute contingence du marché. Ceux-là se convertiront à l’étude de marché au fur et à mesure des difficultés de commercialisation, à moins que leur entreprise ne disparaisse avant.

	L’exemple de l’entreprise Teppaz, fabricant de tourne-disques, qui  a disparu après avoir connu la gloire jusqu’aux années 1970, est à méditer. Pour d’autres gestionnaires, l’expérience qu’ils ont capitalisée et leur sens de gestion en bon pères de famille sont des motifs de dispense de la réalisation d’études de marché. Ils pensent connaître les attentes du consommateur, ce qui les mettrait à l’abri des erreurs. Ils ont fait de leur sens intuitif et de leur perception des attentes du consommateur le substrat de leur stratégie commerciale. Or, les risques d’erreur ne peuvent être réduits qu’en se référant à des faits relevés par des études de marché.

	-Dans quelle mesure l’imprécision des statistiques officielles peut-elle discréditer la validité des études de marché ?

	Tout le monde s’accorde sur le fait qu’une partie des pratiques économiques de production et de commercialisation en Algérie relève de l’informel. Dans ces conditions, la transcription de l’activité économique par l’information statistique officielle ne peut être qu’un reflet partiel de la réalité économique. C’est précisément cette réalité qui servira de base pour partie dans la réalisation de l’étude de marché. Sa qualité, à l’exemple du produit, dépend de la qualité de l’input, c’est-à-dire de l’information qui a servi à son élaboration. Le discrédit qui pèse sur l’étude de marché, en raison de cette imprécision statistique, a conduit certains à remettre en cause le recours à l’étude de marché. Faut-il adhérer à cette démarche de rejet de l’étude de marché et se laisser guider par son intuition dans la conduite de l’entreprise ? Certainement pas, cette option étant dangereuse, sachant que les mutations affectant l’environnement de l’entreprise engendrent des modifications au niveau des comportements et modes de consommation. Dans ce cas, une étude avec ses imperfections est préférable à l’intuition.

	-Pensez-vous que si l’Algérie adhérait à l’OMC, cela obligerait les chefs d’entreprise à réaliser des études de marché ?

	L’adhésion probable de l’Algérie à l’OMC et les accords bilatéraux auront pour effet immédiat l’entrée massive de produits étrangers sur le marché local, ce qui accentuera la pression concurrentielle sur les entreprises locales. La confrontation entre produits sera  également celle des modes de management. Les entreprises étrangères, rompues au marketing et ses techniques, mettront à profit leur compétence en la matière dans leur démarche pour la conquête des consommateurs algériens. Pour soutenir cette confrontation, les entreprises algériennes seront obligées de repenser leur mode de gouvernance. Dans cette perspective, l’étude de marché, outil de connaissance et d’aide à la décision, figurera en bonne place dans la boîte à outils du manager.

	-Quelles solutions préconisez-vous pour développer le domaine des études de marché en Algérie ?

	Les pouvoirs publics ont prévu un dispositif pour soutenir le développement  de l’information. A ce titre, la loi de finances 2000 contient une disposition relative à l’ouverture d’un compte spécial au Trésor intitulé «Fonds de promotion de la compétitivité industrielle» qui enregistre en dépenses «les dépenses de mise à niveau liées à la promotion de la compétitivité industrielle et notamment celles relatives à l’information industrielle et commerciale». Mais, les conditions d’éligibilité des entreprises au soutien à travers le recours aux ressources financières de ce fonds ne sont  pas précisées.

	D’autres mesures de soutien au profit des entreprises sont également prévues dans le cadre de la politique de diversification des exportations hors hydrocarbures. A ce titre, 50% du coût de l’étude des marchés extérieurs est prise en charge par le Fonds spécial de la promotion des exportations, placé sous l’autorité de l’Agence algérienne de la promotion des exportations (Algex). En plus de ces dispositifs, d’autres voies peuvent être explorées pour encourager davantage le recours de l’entreprise à l’étude de marché. Il est possible de prévoir aussi une défiscalisation de la prestation d’étude de marché pour en réduire le coût.

	-Comment l’étude de marché permet-elle d’acquérir un avantage concurrentiel ?

	Sur un marché fortement concurrentiel, l’entreprise compétitive est celle qui saura identifier les besoins et attentes des consommateurs et y répondre par un ajustement judicieux des quatre composantes de l’offre : le produit, le prix, la distribution et la communication. C’est l’étude de marché qui permettra à l’entreprise de déceler «le plus» à faire pour se différencier de l’offre des concurrents. Dans beaucoup de cas, l’avantage concurrentiel peut tenir de la praticité de l’emballage, par exemple, pour exercer un attrait sur le consommateur et le faire décider. En conséquence, seule l’entreprise qui investit dans la connaissance du marché est en mesure de positionner son offre.
	  ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/19/eco6_1572998.jpg" length="35911" type="image/jpeg" title="" provider="D. R." creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/en-algerie-la-motivation-premiere-de-l-etude-de-marche-est-l-obtention-de-prets-bancaires-20-05-2013-214386_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Nouvelles technologies en 2013 : la consommation en hausse malgré la crise !</title>
           <author>Mahmoud Mamart </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/nouvelles-technologies-en-2013-la-consommation-en-hausse-malgre-la-crise-20-05-2013-214388_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le monde de l’innovation et des nouvelles technologies continuera de croître en 2013 et 2014, en dépit d’une mise à mal des consommateurs par une crise économique mondiale. 
	Le constat a été fait lors la conférence pré-IFA organisée les 19 et 20 avril en Sardaigne par unpanel d’intervenants en prévision du grand Salon des nouvelles technologies IFA 2013, qui se tiendra à Berlin début septembre prochain. Une croissance tirée principalement par les pays émergents, notamment asiatiques (Chine et Inde), mais aussi par la croissance des marchés africains, latino-américains et celui du Moyen-Orient. Commentant l’évolution du marché, Jürgen Boyny, directeur mondial de l’électronique grand public, GfK Retail and Technology, a déclaré : «En 2013, le marché mondial de l’électronique grand public et des appareils ménagers va continuer à croître.

	Cependant, toutes les régions ne pourront atteindre un taux de croissance d’environ 4%. GfK prévoit également 1,5% de croissance pour l’Europe, un marché difficile.» Ce qui rend les organisateurs de l’événement, GFU et Messe Berlin, confiants pour dépasser une fois de plus les niveaux de réservation de l’an dernier. Véritable plaque tournante du marché mondial des nouvelles technologies — tablettes, smatphones, TV HD, électroménagers et autres appareils électroniques — le salon IFA de Berlin en Allemagne reste incontestablement un événement phare de l’année «dans la mesure où il permet d’exposer un nombre impressionnant des nouvelles industries sous un même toit, pour les détaillants et les consommateurs», a déclaré le docteur Christian Göke, directeur de l’exploitation Messe Berlin. Pour lui, «l’attrait international croissant de ces dernières années a fait d’IFA un chef de file mondial».

	L’ultra-HD arrive

	Pour cette année, les innovations présentées par la conférence pré-IFA portent essentiellement sur la mise en réseau des différents appareils domestiques. Outre la tendance de plus en plus confirmée vers plus d’efficacité énergétique et des produits de plus en plus verts, la tendance est aussi vers des dispositifs intelligents, des images plus nettes et surtout une plus grande facilité d’utilisation. Des téléviseurs intelligents qui offrent des fonctionnalités toujours plus impressionnantes.

	Les nouveaux téléviseurs HD Ultra, avec plus de 8 millions de pixels, sont 4 fois plus clairs que ceux des écrans HD ! Il est annoncé la présence au Salon de l’IFA d’un certain nombre de jeux géants sur des écrans de plus de 80 pouces, offrant ainsi une expérience sans précédent de cinéma à domicile !

	Outre l’Ultra HD, la technologie OLED est l’un des sujets liés à fasciner les visiteurs de l’IFA. Ces écrans innovants utilisent des diodes organiques pour éclairer chaque pixel offrant des images d’une netteté à couper le souffle par leur brillance. En outre, les Smart TV sont capables de recevoir des programmes conventionnels et accéder à des contenus et services internet tels les médiathèques, les vidéothèques internet, conseils sur le programme, des jeux en ligne, les réseaux sociaux et les portails d’information. Sans oublier la tendance vers des commandes gérées par la reconnaissance vocale et des gestes. Des smartphones et ordinateurs convertibles, avec des fonctionnalités multiples allant de l’utile au divertissement. Des haut-parleurs et des écouteurs sans fil, sont, entre autres, les nouveaux produits qui arrivent sur le marché.   

	Réseautage à domicile, une tendance ininterrompue

	Autre innovation dans la large gamme des produits qui attendent les visiteurs à l’IFA 2013, la mise en réseau des appareils électroniques et électroménagers qui font partie d’un réseau domestique. Aujourd’hui, il est possible de mettre en place un réseau domestique avec des connexions fixes ou sans fil qui intègre la plupart des composants et des systèmes domestiques. Ainsi, les utilisateurs peuvent, à titre d’exemple, accéder à leur réseau domestique en déplacement, soit pour récupérer des informations stockées ou de programmer des enregistrements TV. La communication entre les composants de CE et les appareils ménagers ouvre une multitude de possibilités pour de futures applications. Ainsi, les réseaux domestiques peuvent aider à économiser de l’énergie et aussi faire de la maison un endroit plus sûr.

	Concernant les appareils électroménagers, la tendance est non seulement vers plus d’économie dans leur utilisation de l’énergie électrique, de l’eau et du détergent, mais la dernière génération de machines à laver met également l’accent sur l’amélioration de l’hygiène et de faibles émissions de bruit. Les fabricants des derniers sèche-linge sont également engagés à atteindre le maximum d’efficacité énergétique, en particulier grâce à l’utilisation de pompes à chaleur. Les programmes sont aussi disponibles pour diffuser et rafraîchir les vêtements en appliquant de la vapeur et des parfums.

	Avec quelque 3000 nouveaux produits chaque année, le secteur des petits appareils électriques a atteint de nouveaux niveaux d’innovation. Cela vaut en particulier pour les appareils populaires pour la préparation de boissons chaudes, telles les machines à café.

	 

	 ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/19/eco7_1573021.jpg" length="31955" type="image/jpeg" title="" provider="El Watan" creator="">
	Les téléviseurs Samsung ultra HD exposés à la conférence pré-IFA en Sardaigne.
	 
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/nouvelles-technologies-en-2013-la-consommation-en-hausse-malgre-la-crise-20-05-2013-214388_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Les classes moyennes  trop vulnérables</title>
           <author>Amel Blidi </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/les-classes-moyennes-trop-vulnerables-19-05-2013-214268_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	En Algérie, les classes moyennes ayant des revenus corrects ne représenteraient, selon la Banque africaine de développement (BAD), que 27,3%. La majorité des ménages qui composent les couches moyennes sont donc à la limite de la pauvreté ; ce sont des masses qui peuvent facilement basculer dans la catégorie de la population la plus fragile.
	
	  
	Il y a cette scène, vue maintes fois au cinéma, où le personnage, pris au piège de l’ensablement, se voit emporter par le courant. Il tend alors une main désespérée pour ne pas sombrer.
	C’est sans doute le sentiment partagé par ceux qu’on nomme les classes moyennes, ces  couches dont les revenus ne sont pas assez élevés pour figurer parmi les classes supérieures, mais qui ne sont pas suffisamment bas pour se placer  dans la liste des personnes éligibles aux aides de l’Etat. Très vulnérables,  ce sont celles, surtout, qui craignent de glisser et de basculer du côté des couches les plus défavorisées.  

	Les augmentations de salaires successives ne sont pas parvenues à apaiser la crainte des classes intermédiaires, constituées notamment de médecins, enseignants, professeurs… «A peine a-t-on annoncé la revalorisation des revenus  que les prix ont flambé. On n’avait pas encore touché nos salaires que tout a doublé, à commencer par les crèches», nous dit Fouzia, professeure de lycée. «Le pire, dit-elle, c’est qu’à deux, mon mari et moi,  nous ne parvenons pas à économiser de l’argent pour acheter un appartement. Du coup, on travaille pour payer notre loyer. Et cela fait plus de dix ans que ça dure.» Selon elle, les classes moyennes ont été marginalisées dans les politiques de l’Etat. «Pour accéder au logement, il faut être soit très riche, soit très pauvre. Il est normal que les plus riches ont plus de facilités pour accéder au logement, que les habitants des bidonvilles soient relogés, mais je n’arrive pas à comprendre les raisons pour lesquelles il faut toucher moins de  100 000 DA pour accéder au logement social. Ils nous considèrent donc trop riches pour accéder au logement, c’est une aberration !»

	
	Des classes moyennes à la limite de la pauvreté

	
	Le gouvernement semble vouloir rectifier le tir en annonçant une nouvelle formule – le logement public promotionnel – auquel pourront souscrire les ménages ayant des revenus mensuels oscillant entre  108 000 et 216 000 DA et non éligibles à l’aide de l’Etat pour accéder au logement. Est-ce donc à ce niveau-là que se situent les classes moyennes ? S’il n’y a pas d’études approfondies sur ce sujet en Algérie.  La Banque africaine de développement (BAD) s’est essayée, en avril 2011, à dresser un tableau des dynamiques des classes moyennes en Afrique. On y apprend que les classes moyennes représentent 76,6% de la population algérienne. L’étude de la BAD souligne l’extrême fragilité de ces classes. Le fait est que celles-ci se subdivisent, selon la définition de la Banque africaine,  en trois catégories : la classe moyenne vacillante – floating class – : dont  la capacité de dépenser est comprise entre 2 et 4 dollars, la classe moyenne intermédiaire – lower middle class – capable de dépenser quotidiennement  entre 4 et 10 dollars et la classe moyenne supérieure – upper middle class – ayant un potentiel d’achat encore plus grand puisqu’il est situé entre 10 et 20 dollars/jour.

	En Algérie, si l’on exclut les floating class, ces couches instables qui touchent entre 4000 et 9000 DA, les classes moyennes ayant des revenus corrects ne représenteraient que 27,3%.
	Cette part est bien plus élevée en Tunisie où elle représente 45,6%, en Egypte avec 31,6% et au Gabon avec près de 38%. «Il faut noter que pour certains, un pouvoir d’achat équivalent à 2 dollars/jour correspond au niveau de pauvreté et que l’extrême pauvreté est située à 1 dollar/jour.  Les floating class sont donc à la limite de la pauvreté, ce sont des masses de populations qui peuvent facilement basculer dans la catégorie la plus fragile», peut-on ainsi lire sur le rapport en question. La proportion de la catégorie de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour est de l’ordre de 4,26%, alors qu’elle n’est que de 1% en Tunisie, 1,99% en Egypte, et 2,96% au Maroc. A en croire le rapport de la BAD, 65,8% de la population algérienne sont propriétaires de leur logement, ce taux est de 72,1% au Maroc et 76,1% en Tunisie.

	L’étude de la BAD insiste sur le fait que l’élargissement de la classe moyenne rime avec meilleure gouvernance, croissance économique et réduction de la pauvreté. Les rédacteurs du rapport invitent les gouvernants africains à favoriser l’émergence ou l’élargissement de la classe moyenne afin d’avoir des économies qui puissent puiser leur force de l’intérieur.
	Cela pose la question de savoir à partir de quel revenu net mensuel fait-on partie des Algériens qui sont à l’abri du besoin ?

	
	Les pauvres encore plus pauvres et les riches plus riches que jamais

	
	Il existe en Algérie un phénomène très rare : la contestation sociale, d’ordinaire réservée aux classes laborieuses, a gagné les couches moyennes. Depuis dix ans, enseignants, médecins et fonctionnaires battent le pavé pour revendiquer une vie plus digne. Dans  son ouvrage La paupérisation des sociétés maghrébines, le sociologue Mohamed Saïb Musette explique que  les classes moyennes sont en danger dans leur positionnement, la classe moyenne inférieure s’appauvrit tandis que la classe supérieure s’enrichit.
	Cette première lecture est accompagnée, de nos jours, par la naissance d’une nouvelle classe moyenne, en opposition avec la petite bourgeoisie citadine en panne de reproduction. Le risque de déclassement social provoque une angoisse permanente.

	L’émergence de nouvelles fortunes  qui se sont développées très vite alimente la frustration des classes intermédiaires. «En Algérie, explique le sociologue Mohammed Saïb Musette, on a l’impression que le rythme d’embourgeoisement a connu une accélération rapide, hors normes. Certes, il est dans la logique de la classe moyenne supérieure de rejoindre, tôt ou tard, celle des riches. Cette ascension peut se faire dans la sphère de la production ou dans celle de la distribution. Les nouvelles fortunes, en Algérie, proviennent plus de la distribution à partir des importations que de la production des richesses. La rapidité d’accès au sommet de l’échelle sociale est telle que cette classe n’a pas encore acquis la culture nécessaire pour asseoir sa réussite sociale.»
	D’un autre côté, les classes inférieures ont recourt à la débrouille, au «tbezniss»,  pour améliorer leur quotidien, ce qui donne un effet de rétrécissement des classes moyennes.  

	Les ménages issus des couches moyennes savent aussi que le budget de l’Etat est ce qui les maintient encore sous respiration artificielle.
	Les dépenses de fonctionnement ont doublé, passant de 2 500 milliards de dinars en 2008 à près de 5 000 milliards de dinars en 2012, soit près 65 milliards de dollars.
	Cette dépendance à l’égard des recettes de l’État constitue un facteur de fragilité pour ces couches. C’est, pour l’instant, ce qui les retient d’être définitivement emportées par le courant. ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/19/classe-moyenne_1571830.jpg" length="77353" type="image/jpeg" title="" provider="Photo : El Watan" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/les-classes-moyennes-trop-vulnerables-19-05-2013-214268_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>«Le fossé se creuse entre les "damnés de la terre" et les "nouveaux riches"»</title>
           <author>Amel Blidi </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/le-fosse-se-creuse-entre-les-damnes-de-la-terre-et-les-nouveaux-riches-19-05-2013-214269_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	- Y a-t-il une classe moyenne en Algérie ?
	 

	Il est un fait admis depuis des siècles en sociologie : les sociétés humaines sont hiérarchisées. Pour faire simple, les auteurs parlent de «classes sociales» (Marx) d’autres (Weber) parlent de «couches sociales». Il n’existe pas de sociétés humaines homogènes, égalitaires ou encore figées. Toute société est par essence dynamique. Les différences conceptuelles sont d’ordre théorique, avec des positions divergentes quant aux modes de résolution de l’équilibre des forces en présence. La hiérarchisation sociétale est une construction purement sociologique permettant de comprendre le fonctionnement des «systèmes» ou des «structures», en évolution constante. La société algérienne ne fait pas exception. Donc il existe bel et bien des classes sociales ou des couches sociales en Algérie. Pour revenir à votre question,  il est  intéressant de parler pour chaque «classe» au pluriel, suivant une tendance classique en sociologie (C. W. Mills). On parlera ainsi de l’existence des «classes moyennes» superposées les unes aux autres. L’ascenseur social fonctionne selon des règles qui sont propres à chaque société. Les «classes moyennes» se situent ainsi entre les «classes populaires ou ouvrières» et les «classes bourgeoises ou l’aristocratie». Les classes moyennes représentent toujours la vitrine de la société, des classes tampons qui permettent de relativiser l’écart entre les riches et les pauvres, mesuré par l’inégalité sociale à travers plusieurs indicateurs, dont le revenu, le mode de consommation ou encore la culture, le niveau d’instruction, les goûts… qui connaissent des évolutions selon le rythme et la vitesse des changements sociétaux, politiques, économiques, culturels.

	
	
	- Comment définirez-vous les classes moyennes en Algérie ?
	 

	Parfait, en parlant des classes au pluriel. Nous avons une classe moyenne supérieure qu’on retrouve aussi bien dans la haute sphère de la fonction publique tout comme dans la sphère des professions libérales (avocat, médecin, enseignant et autre ingénieur) et dans celle de l’entrepreneuriat et des propriétaires fonciers urbains ou ruraux. Nous avons aussi la classe moyenne inférieure  constituée des petits commerçants ou encore des cadres moyens dans la Fonction publique, des agriculteurs et la classe médiane… Cette classification reste, à mon avis, encore valable… un schéma conceptuel que j’ai élaboré depuis quelques années. La légitimité des reclassements se renouvelle régulièrement selon des cycles de plus en plus courts.

	
	
	- La flambée des prix, l’érosion du pouvoir d’achat mettent-elles ces couches moyennes en péril ?
	 

	En observant les évolutions récentes, il faut admettre que la classe moyenne supérieure se met de plus en plus à l’abri suite aux revalorisations salariales conséquentes, même si elles ne sont vues comme un rattrapage et suite à l’émergence du capital privé. Par contre, la classe moyenne inférieure semble être à la recherche d’un équilibre pour son maintien sur l’échelle sociale, tandis que la classe médiane tend vers le bas. Nous sommes loin d’une «société en sablier». Comme il fallait s’y attendre, toute valorisation salariale a été toute de suite suivie par une certaine dépréciation, voire une dévalorisation de la monnaie et par conséquent, la spirale de l’inflation a réduit sensiblement le pouvoir d’achat. La question principale ici n’est pas le péril en soi, mais la modification des modes de consommation qui s’ensuit. L’annonce d’un «péril» n’est pas nouveau, ici comme ailleurs. En Europe aussi, on parle du péril des classes moyennes. C’est plus un effet d’annonce qu’une réalité observée (Cf. Cahier du Credoc, n° 282, 2011). Plus on gagne, plus on dépense. Une fois, le premier besoin satisfait, d’autres besoins surgissent et deviennent aussi pressants, sinon urgents. L’insatiabilité des classes moyennes est connue dans l’histoire des sociétés, c’est comme «l’enfant gâté» dont les exigences sont croissantes. Les luttes sociales ne s’organisent pas toujours selon des règles institutionnelles claires et nettes.

	
	
	- Les récurrents mouvements sociaux sont-ils l’expression d’un malaise social des couches moyennes ?
	 

	Les recours aux mouvements sociaux s’inscrivent ainsi naturellement dans les luttes sociales surtout dans une conjoncture où l’on affiche la réussite des grands équilibres macroéconomiques. La réalité sociale semble être à l’antipode du satisfecit des fondamentaux. Le malaise social est ainsi global. C’est ce paradoxe qu’il faut cerner avec rigueur car les luttes sociales s’intègrent dans ces interstices. Les rapports algériens, réalisés par le CNES, attestent une progression des indicateurs du développement humaine (IDH). Cette progression est accompagnée aussi par une évolution positive de la croissance, mesurée toujours par le PIB.

	On a pu même observer une baisse du niveau de la pauvreté, une baisse sensible du taux de chômage, une hausse des salaires moins importante que celle des revenus des indépendants et des employeurs. L’Algérie, dans son rapport sur l’ ODM, atteste même avoir presque atteint les objectifs du millénaire avant 2015, échéance fixée par les Nations unies. De plus, les effets de la décennie noire s’éloignent graduellement. L’Algérie dispose d’une aisance financière exceptionnelle. Tous les indicateurs macroéconomiques semblent être ainsi au vert. Toutefois, l’observation sociale semble marquée par un certain malaise. La mal-vie est visible socialement. Les tensions sociales s’exacerbent de plus en plus. L’insécurité est permanente, de jour comme de nuit. L’accès au logement est décrié. La qualité des soins, de l’enseignement, de la justice… est mise à l’index. L’insertion sociale et économique des jeunes, des diplômés devient de plus en plus difficile. Les routes tuent de plus en plus. L’informel tient lieu de réussite sociale. Les jeunes tentent, au risque de laisser leur vie, de «brûler les frontières». L’inégalité entre les sexes, sans compter la misère sociale et sexuelle, est criante. La bureaucratie constitue encore les règles de conduite annihilant toute tentative de modernisation de mode de gestion de la  quotidienneté. Les révélations sur les actes de corruption, touchant les symboles du pays, se multiplient.

	Des suicides deviennent réguliers, avec des milliers de tentatives enregistrées chaque année. Les remparts moraux semblent inopérants. Les indicateurs sociaux s’affichent toujours au rouge. Il y a manifestement un écart entre le progrès économique et le bien-être social, ou tout simplement le bonheur. L’économie du bonheur nous enseigne beaucoup de choses. Cet écart est aussi traduit sur le plan spatial. L’équité territoriale reste encore un défi à relever. L’Algérie des villes, avec des équipements ultramodernes contraste avec ses périphéries et avec l’arrière-pays,  restées à l’ombre du développement.

	Le fossé se creuse entre les «damnés de la terre» et les «nouveaux riches» ou les «anciens pauvres». La reproduction sociale est toujours menacée. Le Printemps arabe a failli entraîner l’Algérie dans la tourmente des années quatre-vingt-dix.  Il y a ainsi urgence à retrouver la «cohésion sociale» pour préserver la sécurité, avec une juste redistribution de la richesse nationale. Les questions profondes liées à la «qualité de la vie», aux indicateurs devant permettre de mesurer les écarts grandissants et aux mécanismes devant conduire à la réduction progressive des écarts et les inégalités sociales. Les modes de régulation sociale et de rétablissement de la «confiance» entre gouvernants et gouvernés et  de «la dignité» du citoyen dans toutes les sphères de la vie sociale – au sein  de la famille, l’école, au travail, dans la commune – méritent toute l’attention nécessaire. La recomposition sociale se fait ainsi dans un «désordre organisé».

	
	
	- Quelles sont les chances de ces classes sociales de se maintenir ou de se hisser à l’échelle supérieure ?
	 

	Il  n’existe pas de «chances» dans les luttes sociales. Il existe ce que certains auteurs appellent «la conscience des classes». Les formes de lutte sont multiples et ne s’inscrivent pas toujours la «légalité», mais dans une certaine légitimation sociale et s’accrochent aux failles des systèmes de régulation sociale. La pugnacité des uns se renforce par les faiblesses observées des autres. C’est comme dans le sport de force, la découverte de la faiblesse de l’autre est une opportunité pour redoubler la férocité de l’attaque.

	
	
	- Quel avenir pour les classes moyennes en Algérie ?
	 

	L’avenir s’annonce très dynamique, donc avec plus de tensions sociales. Une observation permanente est importante. La société algérienne traverse une période de mutations sociales profondes, avec le renouvellement des générations, qui s’opèrent généralement tous les trente ans. Nous arriverons d’ici 2020 à la maturité d’une troisième génération depuis l’indépendance. Cette génération nouvelle est née avec une télécommande à la main.

	Elle progresse très vite. Elle est marquée par une certaine impatience – elle veut tout avoir et rapidement. Elle est plus instruite et s’intègre, avec une facilité parfois déconcertante,  dans un mouvement social  mondial. Elle sera le moteur du développement futur de l’Algérie, piloté par les classes moyennes qui aspirent à prendre les directions au sein des institutions. Bien sûr, les résistances sociales sont nombreuses. On reproche souvent à la nouvelle génération d’absence de valeurs. Ses valeurs sont tout simplement différentes.

	Les anciennes générations s’adaptent difficilement aux changements qui s’annoncent. Sans vouloir jouer au «sorciers des temps modernes», on peut admettre que cette mutation est porteuse d’une nouvelle vision de bien être, de bien vivre ici ou ailleurs, mais surtout ici même. Quelques études préliminaires, plus qualitatives que quantitatives, laissent apparaître l’émergence des forces sociales nouvelles qui s’affrontent, aussi bien au niveau des structures sociales de base (la famille algérienne en recomposition profonde) qu’au niveau des classes sociales en formation ou en construction avancée. ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/19/308669_1571831.jpg" length="21384" type="image/jpeg" title="" provider="Photo : H. Lyes" creator="">
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/le-fosse-se-creuse-entre-les-damnes-de-la-terre-et-les-nouveaux-riches-19-05-2013-214269_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Textile et cuirs : regain d’activité dans la filière</title>
           <author>Zhor Hadjam </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/textile-et-cuirs-regain-d-activite-dans-la-filiere-19-05-2013-214197_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La reprise du secteur des textiles devrait se confirmer durant les prochains mois. 
	La filière textile et cuirs, qui a failli disparaître, semble retrouver depuis peu un regain d’activité. Une enquête effectuée par l’Office national des statistiques (ONS) auprès des chefs d’entreprise du secteur table notamment sur de meilleures perspectives pour cette filière, grâce aux résultats positifs enregistrés durant le dernier trimestre de l’année 2012. Les résultats de l’enquête, publiés par l’APS, montrent une hausse de l’activité et une stabilité des effectifs, ainsi que de «bonnes perspectives» en termes de trésorerie. Les industriels de la filière ont déclaré que près de 68% des entreprises des textiles et plus de 49% de celles des cuirs ont utilisé leurs capacités de production à plus de 75%.

	Toutefois, plus de 56% du potentiel de production des textiles et 50% des cuirs ont recouru à des crédits bancaires et 38% des premiers et 49% des seconds ont eu des difficultés à les contracter, selon l’enquête. En outre, l’ensemble des chefs d’entreprise du textile ont procédé à une remise en marche de leurs équipements en panne et l’ensemble de ceux des cuirs ont effectué des extensions. Plus de 40% des industriels des cuirs et l’ensemble de ceux des textiles déclarent pouvoir produire davantage avec un renouvellement des équipements et sans embauche supplémentaire de personnel.

	Cette reprise du secteur des textiles devrait se confirmer durant les prochains mois, selon le ministre de l’Industrie, des PME et de la Promotion de l’investissement, Cherif Rahmani. Le secteur, qui a failli «disparaître complètement avec l’ouverture violente du marché et le démantèlement tarifaire, sera dynamisé et donnera ses preuves sur le terrain d’ici à une année», a-t-il déclaré. Les partenariats lancés avec des industriels turcs permettront à l’Algérie de prendre progressivement des segments dans les marchés du textile et de la confection, restés pendant plusieurs années «littéralement envahis» par des produits en provenance de certains pays étrangers, a-t-il relevé.

	Il est à rappeler que le secteur du textile compte depuis quelques semaines plusieurs nouveaux partenariats algéro-turcs. Deux partenariats regroupent d’une part le groupe public Confection et Habillement (CH) et la société turque Ringelsan et concernent la production d’articles de prêt-à-porter à Béjaïa et de bonneterie à Relizane. Les contrats prévoient la création de deux sociétés mixtes détenues à hauteur de 70% par le groupe CH, relevant de la SGP-industries manufacturières, et de 30% par la société turque.

	La première entreprise basée à Béjaïa sur le site de la Société algérienne du costume (Alcost) produira des articles de prêt-à-porter : des costumes, des vestes, des manteaux et autres effets d’habillement. La moitié de la production de cette usine, qui sera mise en service en septembre prochain, sera destinée au marché national, les 50% restants seront exportés vers les marchés européens, selon le PDG du groupe CH, Ahmed Benayad. Un autre protocole d’accord a été par ailleurs signé, jeudi dernier, entre la SGP industries manufacturières et le groupe turc Taypa en vue de créer un pôle textile composé de huit unités de fabrication dans la région de Relizane. Le projet devrait permettre de créer 10 000 emplois pour un chiffre d’affaires de 50 milliards de dinars dès la cinquième année d’exploitation. ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/18/eco_1571629.jpg" length="53848" type="image/jpeg" title="" provider="D. R." creator="">
	Les partenariats avec des étrangers permettront de prendre des parts de marché.
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/textile-et-cuirs-regain-d-activite-dans-la-filiere-19-05-2013-214197_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Additifs alimentaires : de nouvelles dispositions entrent en vigueur</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/additifs-alimentaires-de-nouvelles-dispositions-entrent-en-vigueur-19-05-2013-214198_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le ministère du Commerce vient de porter à la connaissance de l’ensemble des opérateurs économiques que de nouvelles dispositions ont été édictées concernant les additifs alimentaires, à travers le décret exécutif n°12-214 du 15 mai 2012 fixant les conditions et les modalités de leur utilisation dans les denrées alimentaires destinées à la consommation humaine. 
	Le ministère précise, sur son site web, que ce décret abroge toutes les dispositions antérieures et introduit des réaménagements radicaux aux dispositions du décret exécutif n°92-25 du 13 janvier 1992, à travers notamment l’introduction de nouveaux concepts et la définition précise de l’additif alimentaire.Ce dernier est ainsi présenté comme étant «toute substance qui n’est normalement ni consommée en tant que denrée alimentaire en soi ni utilisée comme ingrédient caractéristique d’une denrée alimentaire et qui présente ou non une valeur nutritive».

	L’adjonction intentionnelle de cet additif à une denrée alimentaire intervient «dans un but technologique ou organoleptique, à une étape quelconque de la fabrication, de la transformation, de la préparation, du traitement, du conditionnement, de l’emballage du transport ou de l’entreposage. Cette denrée affecte ses caractéristiques et devient elle-même ou ses dérivés, directement ou indirectement, un composant de cette denrée alimentaire».

	Les nouvelles dispositions déterminent par ailleurs «les conditions nécessaires à l’utilisation de l’additif alimentaire» qui doit «préserver la qualité nutritionnelle de la denrée alimentaire, améliorer sa conservation, sa stabilité ou ses propriétés organoleptiques à condition de ne pas altérer sa nature de façon à tromper le consommateur et, enfin, prendre en considération l’existence de l’additif alimentaire dans la matière première».

	Elles déterminent aussi les principales mentions obligatoires d’étiquetage concernant les additifs alimentaires incorporés dans les denrées alimentaires et ceux destinés à la vente au consommateur, notamment «le nom de chaque additif alimentaire qui doit être spécifique et non générique et son numéro du système international de numération (SIN) suivi de sa fonction technologique, la mention «hallal», la mention «déconseillé aux individus allergiques et/ou présentant une intolérance aux additifs alimentaires», la mention «déconseillé aux enfants» dans le cas d’utilisation d’édulcorants, la mention «une consommation excessive peut avoir des effets laxatifs» dans le cas d’utilisation des polyols et enfin la mention «contient une source de phénylalanine» dans le cas d’utilisation de l’aspartame ou le sel d’aspartame-acésulfame. ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/additifs-alimentaires-de-nouvelles-dispositions-entrent-en-vigueur-19-05-2013-214198_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Bourse d’Alger : avenir décoration frappe à la porte</title>
           <author>APS </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/bourse-d-alger-avenir-decoration-frappe-a-la-porte-19-05-2013-214199_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La société à capitaux privés Avenir décoration, spécialisée dans l’affichage urbain et la location d’espaces publicitaires, compte s’introduire en Bourse, a-t-on appris hier auprès de la Commission de surveillance des opérations de Bourse (Cosob). 
	«La Cosob a reçu une lettre d’intention d’introduction en Bourse adressée par la société algérienne à capitaux privés Avenir décoration», a indiqué à l’APS une source proche du régulateur boursier. Selon la même source, la société est en train de préparer son dossier et de lever les contraintes déjà identifiées en vue de lancer le processus d’introduction en Bourse. En exprimant son intention d’entrer en Bourse, Avenir décoration a envisagé un changement de son statut juridique, actuellement société à responsabilité limitée (SARL) pour modifier la structure du capital de la société en vue d’une cotation en Bourse.

	«Avenir décoration est en train de changer les statuts pour devenir une société par actions (SPA) et pouvoir ainsi mener l’opération», a-t-on indiqué. La société compte, par la suite, s’introduire en Bourse, a poursuivi la même source, soit par recours au marché financier en cédant une partie des participations par le biais d’une offre publique de vente (OPV) en Bourse, soit par une augmentation de son capital par appel public à l’épargne pour assurer son développement. «Une fois l’évaluation technique terminée, la société décidera de la voie à emprunter pour s’introduire en Bourse», a-t-on ajouté. ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/bourse-d-alger-avenir-decoration-frappe-a-la-porte-19-05-2013-214199_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Selon des experts du FMI : la baisse du chômage se poursuit en Algérie</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/selon-des-experts-du-fmi-la-baisse-du-chomage-se-poursuit-en-algerie-19-05-2013-214200_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Une mission d’experts du Fonds monétaire international (FMI), reçue le mois en cours par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, a mis en exergue dans un document «la poursuite de la baisse du taux de chômage en Algérie et particulièrement des jeunes, confirmant ainsi la tendance générale relevée par les enquêtes annuelles réalisées par l’Office national des statistiques (ONS)», rapporte l’APS. 
	Selon ce rapport, le taux de chômage global est passé de 29,7% en 2000 à 10% en 2011, tandis que le taux de chômage des jeunes de la tranche d’âge (16-24 ans) a chuté de 54,07% en 2000 à 22,4% en 2011, une réduction de plus de la moitié en l’espace de 11 ans. Les experts du FMI, qui ont séjourné en Algérie pour les besoins de cette enquête, estiment également que le taux de chômage chez les universitaires a enregistré «une baisse significative» en 2011, année durant laquelle il s’est situé à 16,1% contre 21,4% en 2010. Il convient de rappeler, à ce propos, qu’en avril dernier, le FMI avait prévu dans son rapport, sur les perspectives économiques mondiales, que le taux de chômage en Algérie connaîtra des baisses consécutives, passant de 9,7% en 2012 à 9,3% en 2013, avant de reculer encore à 9% en 2014.

	La mission du FMI juge par ailleurs que «le niveau de chômage des jeunes en Algérie au sortir de la période d’ajustement structurel s’apparente au taux actuel enregistré au niveau des pays européens en crise». Selon un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT), publié ce mois de mai, la hausse du chômage des jeunes a atteint 24,9% entre 2008 et 2012 dans les économies développées et l’Union européenne.

	En 2012, ce taux a atteint 18,1%, un niveau qui est resté constant pendant une décennie. Le taux mondial de chômage des jeunes a, quant à lui, baissé, passant de 12,7% en 2009 à 12,3% en 2011, mais a remonté à 12,4 % en 2012, et a continué de monter pour atteindre 12,6% en 2013, détaille le rapport. Il devrait atteindre, selon l’OIT, 12,8% d’ici à 2018 avec des disparités régionales croissantes, car les améliorations attendues dans les économies avancées seront neutralisées par des hausses dans d’autres régions, principalement en Asie. Les experts du FMI relèvent, par ailleurs, «la bonne tenue des principaux indicateurs de l’économie algérienne ainsi que les perspectives d’évolution à moyen terme». «L’Algérie a un potentiel de croissance important malgré une inflation élevée estimée à 8,9% en 2012, induite par la hausse des salaires», note-t-on.

	Toutefois, les experts considèrent que sur le court terme, l’inflation devrait entamer une courbe baissière pour passer à 5,7% en 2013. Les crédits à l’économie ont connu un accroissement de 15% en 2012, les réserves de change ont atteint 190,7 milliards de dollars à fin 2012, soit 37 mois d’importation et l’épargne publique a atteint un niveau appréciable.    ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/selon-des-experts-du-fmi-la-baisse-du-chomage-se-poursuit-en-algerie-19-05-2013-214200_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Le PDG de Sonatrach à El Watan : «La décision pour le Galsi reportée à l’année prochaine»</title>
           <author>Liès Sahar </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/le-pdg-de-sonatrach-a-el-watan-la-decision-pour-le-galsi-reportee-a-l-annee-prochaine-18-05-2013-214078_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le projet du gazoduc Galsi, qui doit relier l’Algérie à l’Italie par la Sardaigne, est reporté ainsi pour la troisième fois et cette fois-ci
	c’est la baisse de la demande de gaz naturel en Italie qui en est la cause. 
	La décision d’investissement concernant le projet de gazoduc, le Galsi, va certainement être reportée pour l’année prochaine», a déclaré le P DG de Sonatrach, Abdelhamid Zerguine, à El Watan, en marge de sa visite à Ghardaïa.
	Ce report est dû essentiellement à la baisse de la demande de gaz naturel que connaît l’Italie, selon le responsable de la compagnie nationale des hydrocarbures.

	Le 30 mai 2013 l’assemblée générale des actionnaires de la société du Galsi devrait se réunir pour prendre une décision, après deux reports, le premier annoncé en juillet 2012 pour le mois de novembre de la même année, et le deuxième annoncé au mois de décembre 2012 pour le mois de mai 2013.

	Au début de juillet 2012, le PDG de Sonatrach avait indiqué que «la décision finale d’investissement est reportée au mois de novembre» à propos du projet de gazoduc Galsi qui doit relier l’Algérie à l’Italie par la Sardaigne. «Pour engager les investissements, il faut qu’ils soient rentables avec une garantie», a ajouté le PDG sans donner de précisions. «Les discussions sont serrées. La partie technique a été bouclée et il reste le plan commercial», a indiqué M. Zerguine.
	«Pour investir et signer des contrats, il faut que les quantités dédiées soient là et il faut qu’il n’y ait pas de pression sur les prix à long terme, il faut assurer des prix à long terme», a-t-il ajouté.

	Au mois de décembre 2012, un communiqué de Sonatrach annonçait que la décision finale pour la réalisation du gazoduc Galsi, reliant l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne, a été reportée pour des raisons techniques au 30 mai 2013. Le communiqué semblait faire office de mise au point, après la publication d’informations de presse faisant état de «menace de retrait du projet» de la part de l’Algérie.
	Le communiqué indiquait que «Sonatrach informe que le projet Galsi, gazoduc reliant l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne, avance conformément au planning établi par les actionnaires. Ces derniers lui accordent toujours le même intérêt».

	Elle ajoutait que «l’assemblée générale du Galsi, tenue en date du 14 novembre 2012, à Milan (Italie), a reporté, à l’unanimité de ses membres, la décision finale d’investissement (FID) au 30 mai 2013, pour des raisons techniques». La mise au point de Sonatrach confirmait la position de principe des deux gouvernements qui soutiennent le projet.
	Lors de la visite à Alger, le 14 novembre 2012, du président du Conseil italien, Mario Monti, une déclaration finale conjointe, issue de la deuxième réunion de haut niveau algéro-italienne, avait été adoptée.

	Cette déclaration indiquait que «les deux parties ont pris acte, avec satisfaction, de l’état significatif d’avancement du projet Galsi qui marque une étape importante dans la concrétisation de ce projet hautement stratégique pour l’approvisionnement à long terme du marché italien en gaz». En réalité, la crise économique, que connaît l’Italie, ne donne pas un caractère urgent à ce projet.
	Ce dernier consiste en la construction d’un gazoduc qui doit relier, par voie sous-marine, l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne, avec une capacité de 8 milliards de mètres cubes par an, pour un investissement prévu de 3 milliards de dollars. L’Italie est le premier partenaire commercial de l’Algérie et elle est le premier acheteur de gaz naturel algérien, qui couvre 35% de ses besoins.

	En 2011, environ 21,3 milliards de mètres cubes de gaz algérien ont transité par le gazoduc Transmed, qui relie l’Algérie à l’Italie via la Tunisie, pour des importations de 60,8 milliards de mètres cubes. Les capacités du Transmed sont supérieures à 30 milliards de mètres cubes, grâce aux extensions. Ces chiffres montrent qu’il y a de grandes possibilités d’augmentation des exportations de gaz vers l’Italie à travers le Transmed. ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/17/eco_1570280.jpg" length="29649" type="image/jpeg" title="" provider="Sami. K." creator="">
	Abdelhamid Zerguine, PDG de Sonatrach.
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/le-pdg-de-sonatrach-a-el-watan-la-decision-pour-le-galsi-reportee-a-l-annee-prochaine-18-05-2013-214078_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Industrie : un complexe textile de 900 millions de dollars à Relizane</title>
           <author>Melissa Roumadi</author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/industrie-un-complexe-textile-de-900-millions-de-dollars-a-relizane-18-05-2013-214079_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Laminée par plus de deux décennies de désinvestissement et d’économie de bazar, l’industrie textile algérienne peut-elle encore renaître et reconquérir le marché ? 
	Certains ont certes enterré depuis longtemps la filière. Pourtant, le textile algérien pourrait bien connaître une seconde vie. Le partenariat avec un géant du textile est ainsi la voie par laquelle le gouvernement entend faire de l’industrie textile algérienne une industrie compétitive capable de s’imposer non seulement sur le marché local, mais aussi sur le marché international. Une manière aussi, selon le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, Cherif Rahmani, de faire barrage au «trabendo» et d’assécher ses canaux.

	D’autant plus que l’Algérie s’associe à l’un des leaders de cette industrie, lequel n’est autre que la Turquie. En présidant, jeudi dernier, la cérémonie de signature d’un protocole d’accord entre la SGP Industries manufacturières et le groupe turc Taypa, le ministre a ajouté qu’il s’agit dans un deuxième temps d’attirer les confectionneurs internationaux et de faire peser dans un marché de la délocalisation très concurrentiels les atouts dont dispose l’Algérie. Si M. Rahmani n’a pas voulu s’épancher sur ces atouts, il est aisé de deviner qu’il s’agit principalement du coût de facteurs de production, comme la main-d’œuvre et l’énergie ainsi que de l’apport que pourrait apporter l’aval pétrochimique en matière première pour le textile synthétique.

	Pour le coup, l’investisseur turc qui peut compter parmi ses clients de grands confectionneurs comme Tommy Hilfiger, Levis Strauss ou encore Mark’s and Spencer a effectué des visites dans plusieurs unités textiles algériennes en fonction et à l’arrêt, rencontré à cinq reprises les responsables algériens et eu recours aux services d’experts pour les études du marché afin d’arrêter les grandes lignes du business plan.

	Relizane pour raviver la région

	La société mixte née de l’accord et à créer avant le 30 juin prochain aura en fait à gérer un véritable pôle textile qui sera implanté dans la région de Relizane. Selon les propos du ministre, le choix de Relizane est motivé par la nécessité de raviver la région et d’y insuffler une dynamique économique et culturelle nouvelle dans le respect du principe d’équilibre régional.

	A cet effet, c’est une toute nouvelle zone d’activité industrielle qui y sera implantée, d’autant plus que les travaux d’aménagement seront confiés à l’Aniref. D’ailleurs, dès l’approbation des statuts de la société mixte en charge de la gestion du projet, les études techniques et topographiques seront entamées avant le lancement effectif du projet. Ainsi et pour un investissement global variant entre 800 et 900 millions de dollars, ce seront huit unités textiles qui seront créées.

	Trois d’entre elles seront destinées à la confection de jeans, de chemises, de polos, t-shirts et autres pulls, de chaussettes et même de casquettes, destinés au marché local et à l’exportation sous le label made in Algeria. 5 unités seront, de leur côté, destinées à la fabrication de tissus de jean notamment. A ce titre, l’objectif assigné est la production dans un premier temps de 60 millions de mètres linéaires de tissus dont 60% seront destinés à l’exportation. Un projet très ambitieux qui devra générer dans un premier temps 10 000 emplois et un chiffre d’affaires de 50 milliards de dinars, dès la cinquième année d’exploitation.

	Le pôle textile de Relizane ne sera pas qu’un ensemble d’usines, mais un complexe industriel intégré comptant une école de plus de 400 postes de formation pour l’encadrement, un show-room, un centre logistique pour la maîtrise de la distribution sur le marché local, mais aussi international, un groupement d’habitations et des infrastructures sportives et de divertissements destinées à assurer un confort optimum aux employés du complexe.
	Un premier complexe qui ouvrira la porte à de nombreux autres projets dans la filière textile et qui sont actuellement, selon M. Rahmani, en phase de maturation. ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/industrie-un-complexe-textile-de-900-millions-de-dollars-a-relizane-18-05-2013-214079_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Selon Petrofac : le site d’In Salah Gas fermé pour un examen de sécurité</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/selon-petrofac-le-site-d-in-salah-gas-ferme-pour-un-examen-de-securite-18-05-2013-214080_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La compagnie de services pétroliers britannique Petrofac a annoncé, jeudi, un bénéfice modeste en raison des retards pris dans l’un de ses projets en Algérie. 
	Il s’agit du projet réalisation d’une nouvelle installation de production et de collecte de gaz à In Salah pour le compte d’In Salah Gas, association entre Sonatrach, BP et Statoil. Projet dont le démarrage a été repoussé au second semestre de l’année 2013. Selon le communiqué de Petrofac repris par l’agence américaine Bloomberg, le site développé par In Salah Gas a été fermé et fait l’objet actuellement d’un examen du dispositif de sécurité, après l’attaque terroriste de janvier dernier sur le site gazier de Tiguentourine. Le site va redémarrer au cours du second semestre de l’année, précise le communiqué. L’agence britannique Reuters précise de son côté que le staff avait été évacué juste après l’attaque d’In Amenas. ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/selon-petrofac-le-site-d-in-salah-gas-ferme-pour-un-examen-de-securite-18-05-2013-214080_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Nouveau programme AADL : lancement prochain des travaux de construction</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/nouveau-programme-aadl-lancement-prochain-des-travaux-de-construction-18-05-2013-214081_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le premier chantier de logements du nouveau programme AADL et LPP sera lancé dans quelques jours à Alger par un groupe portugais de construction, a indiqué jeudi à l’APS le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Abdelmadjid Tebboune. 
	«Le groupe portugais Prébuild a procédé à l’ouverture des chantiers de logements à Ouled Fayet (Alger) avant de commencer effectivement la réalisation des projets prévus sur ce site d’ici 15 à 20 jours au plus tard», a précisé M. Tebboune en marge de son entretien avec le secrétaire d’Etat portugais chargé de l’Entrepreneuriat, la Compétitivité et l’Innovation, Franquelim Alves. Les Portugais sont les premiers à démarrer un chantier de logements à Alger où l’AADL et l’Entreprise nationale de promotion immobilière (ENPI) prévoient la réalisation de 60 000 logements «location-vente» et 45 000 logements promotionnels publics (LPP) en 2013 et 2014.

	Quatre joint-ventures (sociétés mixtes) en partenariat avec des entreprises portugaises ont été créées ces derniers mois pour réaliser une partie importante du programme immobilier, qui vise la réalisation de plus de 800 000 logements en 2013 et 2014. Cinq groupes portugais sont sur la short-list des grandes entreprises qui prendront en charge l’étude et la réalisation d’ensembles intégrés de 2000 à 5000 logements avec les équipements d’accompagnement (écoles, centres de santé, centres de police, infrastructures de sports et de loisirs, jardins…).

	Cette liste contient 60 entreprises et groupements de différentes nationalités retenus par le ministère de l’Habitat suite à l’appel à présélection national et international restreint lancé en février dernier. Le groupe Prébuild, qui prendra en charge le chantier d’Ouled Fayet (Alger), compte construire 20 000 logements en Algérie d’ici 2018, en vertu d’un contrat dont le montant dépasse les 800 millions d’euros, selon les données publiées sur son site internet.

	A cet égard, Prébuild réalisera une usine de panneaux préfabriqués en béton d’une capacité de production annuelle de 360 000 m2 de panneaux. L’activité de construction que le groupe va développer en Algérie permettra également l’exportation de matériaux de construction, provenant de ses sociétés algériennes, vers le Portugal, selon la même source. ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/nouveau-programme-aadl-lancement-prochain-des-travaux-de-construction-18-05-2013-214081_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>le liège algérien «pris dans un bouchon»</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/le-liege-algerien-pris-dans-un-bouchon-18-05-2013-214140_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Avec une superficie de plus de 40 000 ha de chênes-lièges sur un ensemble de plus de 100 000 ha de forêt, la wilaya de Jijel s’est forgée une réputation nationale et internationale dans l’industrie du liège. 
	Jijel
	De notre envoyé spécial

	Grâce à ce potentiel, l’Algérie occupait, jusqu’il y a peu de temps, la 3e place mondiale en matière d’exportation de ce matériaux après le Portugal et l’Espagne. Cette filière, pourtant pourvoyeuse d’emplois et de richesses, sombre aujourd’hui dans la crise. Fonctionnant exclusivement avec la matière première extraite du chêne-liège disponible dans la région, la transformation et l’exploitation de ce produit connaissent, à Jijel, une lente descente aux enfers à cause, justement, de la disparition progressive de l’arbre productif servant cette industrie.

	En effet, l’insécurité qui régnait dans les maquis de la région a fait déserter tous les exploitants, laissant les forêts de chêne se développer sur des surfaces complètement abandonnées et sans entretien, avec pour conséquence directe l’apparition et le développement d’incendies ravageurs, naturels ou intentionnellement provoqués par les groupes terroristes. Depuis, le potentiel forestier a considérablement diminué et la situation, si elle ne venait pas à s’améliorer rapidement, risque de remettre en cause l’existence même de l’industrie du liège en Algérie.

	Aujourd’hui, sur une dizaines d’entreprises, dont trois privées, seulement, et trois autres publiques continuent, tant bien que mal, à produire avec le peu de matière première qui reste à récolter dans les forêts. L’une d’elles, l’entreprise El Wiam de la petite Kabylie située à Belghimouz, non loin du chef-lieu de la wilaya de Jijel, s’est lancée dans cette activité en 1991 et tente actuellement, par tous les moyens, de s’y accrocher. Leader sur le marché du bouchon naturel, composé et du panneau d’isolation, la société s’approvisionne en matière première, non pas de Jijel, mais des forêts de Tlemcen, d’El Kala et de Souk Ahras.

	C’est dire que le liège se fait de plus en plus rare et les entreprises qui en font leur principale ressource n’arrivent plus à satisfaire la demande de leurs clients nationaux et étrangers. «Nous avons nos propres clients sur le marché européen et asiatique, mais au rythme où vont les choses, nous doutons fort que les quantités de liège suffisent à faire tourner l’usine à plein régime», nous confie Mohamed Rafik Zaïmèche, gérant de l’entreprise El Wiam, dont la production est en majorité destinée à l’exportation.

	Des exportations remises en cause

	En effet, des pays comme l’Italie, le Portugal, l’Inde et la Chine, vers lesquels l’entreprise exporte ses produits, sont demandeurs du liège algérien pour «la bonne qualité et les propriétés physiques qu’il présente», explique M. Zaïmèche. Cependant, «avec le charbonnage et les incendies dévastateurs dont sont victimes les forêts, c’est toute la filière, et non pas seulement les exportations, qui en pâtit», avoue le même responsable. Selon lui, «l’Algérie qui produisait, dans les années 1980, environ 25 000 tonnes de liège par an n’en produit actuellement qu’à peine 3 000 tonnes. Elle perd, en moyenne, 800 tonnes de liège chaque  année et, si rien n’est fait pour redresser la situation, d’ici l’année 2020, il n’y aura plus de liège en Algérie».

	Certes, des opérations ont été menées par les services de la direction générale des forêts pour relancer le chêne-liège dans le cadre du plan national de reboisement, dont l’objectif est de replanter, sur 20 ans, quelque 1 250 000 ha. Mais, de l’avis de M. Zaïmèche, «il serait plus judicieux d’accorder la priorité à la préservation des surfaces existantes, en ce sens que cela est moins coûteux que de reboiser et d’attendre les résultats». Car, explique encore notre interlocuteur, «il faut plus de 10 ans au chêne-liège pour atteindre la maturité et entre 30 et 40 ans pour exploiter son liège».

	C’est la raison pour laquelle, d’ailleurs, la disponibilité de ce matériau n’est pas évidente à tout moment, «surtout si des facteurs autres que ceux relevant du développement naturel de la subéraie venaient à compliquer la situation», relève Mohamed Rafik Zaïmèche. Le patron d’El Wiam fait allusion à certaines décisions des pouvoirs publics qui ont engagé des réformes et des restructurations répétitives du secteur mais qui n’ont pas porté leurs fruits.

	Le coup de grâce

	Bien au contraire, une résolution du Conseil des participations de l’Etat (CPE), adoptée en avril 2012, est venue porter le coup de grâce à la filière en décidant de privilégier l’accès à la matière première aux entreprises publiques, au détriment du privé. Selon M. Zaïmèche, cette décision «écarte aujourd’hui le secteur privé de l’achat de la matière première liège», puisque en vertu de cette résolution le liège issu du domaine forestier de l’Etat est cédé prioritairement, et au gré à gré, aux entreprises publiques de transformation du liège, en l’occurrence à Béjaïa Liège, Jijel Liège et Etanchéité, et Taleza Liège Collo.

	Ces dernières ont même bénéficié d’un effacement de dettes et de prêts pour relancer leur production. Pourtant, à en croire notre interlocuteur, leurs usines sont toujours quasiment à l’arrêt et «ne font que stocker la matière première». «Nous ne sommes pas contre le fait de sauver ces entreprises ou de redresser leur situation, mais que cela se fasse sans discrimination par rapport au privé et sur le principe de l’accès égal à tout le monde à l’approvisionnement en liège», fait remarquer encore M. Zaïmèche. Et de préciser que cette situation est maintenant à l’origine des compressions d’effectif auxquelles les transformateurs privés ont procédé. «Notre entreprise employait jusqu’à dernièrement pas moins de 150 personnes. Nous nous sommes vus contraints de nous nous séparés de 80 employés à cause de cette crise», regrette l’industriel jijelien.

	Pour lui, il est primordial d’engager un dialogue entre tous les intervenants dans la filière, notamment avec ceux qui «ont choisi, à leur risque et péril, de résister et de travailler durant les périodes difficiles d’insécurité». Et de conclure : «La quiétude est revenue dans la région et nous n’avons même pas besoin, comme vous le voyez, de monter la garde à l’entrée de l’usine. Ce n’est pas maintenant qu’on va laisser tomber cette profession.» ]]></description>
           <enclosure url="http://www.elwatan.com/images/2013/05/18/eco2_1570754.jpg" length="56309" type="image/jpeg" title="" provider="El Watan" creator="">
	Mohamed Zaïmèche, directeur général de l’entreprise El Wiam.
</enclosure>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/le-liege-algerien-pris-dans-un-bouchon-18-05-2013-214140_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Rachid Benaïssa au Sipsa : «L’agriculture demande plus de professionnalisme»</title>
           <author></author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/rachid-benaissa-au-sipsa-l-agriculture-demande-plus-de-professionnalisme-18-05-2013-214141_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	L ’agriculture algérienne a enclenché le mouvement  de mutation souhaité, a estimé, jeudi, le ministre de l’Agriculture et du Développement  rural, Rachid Benaïssa, lors de la visite qu’il a effectuée au 13e Salon international de l’agriculture et de l’agroalimentaire (Sipsa-Agrofood). 
	Dans une déclaration reprise par l’APS, le ministre a indiqué qu’«on a entendu aujourd’hui beaucoup de bonnes intentions et on  a appris que plusieurs sociétés avaient été créées. Cela veut dire que l’agriculture algérienne est en train de vivre ce mouvement de mutation que nous souhaitons fort» ; il a souligné que l’année 2013 avait connu plusieurs salons et manifestations, en relation avec l’agriculture et l’agroalimentaire, qui ont enregistré une grande affluence des professionnels et du grand public.

	«C’est un indicateur positif», a-t-il estimé. «C’est une preuve tangible que le secteur de l’agriculture et du développement rural est en mutation et demande plus de professionnalisme et de savoir-faire», a ajouté M. Benaïssa. Après avoir visité plusieurs stands du salon, le ministre a noté que toutes les filières agricoles étaient en progression, notamment la filière lait, l’aviculture, la pomme de terre et la céréaliculture. Il a estimé «importante» la participation des opérateurs étrangers à ce salon et une «opportunité» pour les professionnels algériens.

	Le 13e Sipsa-Agrofood enregistre la participation de 550 exposants, en hausse de 40% par rapport à 2012. Plus de 350 exposants étrangers ont pris part à ce salon qui s’étale sur une superficie de 18 000 m² dédiés aux différentes filières agricoles et  agroalimentaires. Les visiteurs pourront découvrir plusieurs races bovines, ovines, caprines et équines dans le parc animalier érigé à l’extérieur des pavillons du salon, qui a réservé aussi des espaces pour la dégustation des produits agroalimentaires algériens (pâtes alimentaires, laitages, etc.) et des produits du terroir (huile d’olive, figues sèches, miel).

	«La valorisation des produits agricoles algériens en synergie avec la  production agroalimentaire» est le thème retenu par les organisateurs du Sipsa-Agrofood, qui tablent sur 25 000 visiteurs.
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/rachid-benaissa-au-sipsa-l-agriculture-demande-plus-de-professionnalisme-18-05-2013-214141_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Option pour un site mitoyen de la station de pompage</title>
           <author>Liès Sahar </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/option-pour-un-site-mitoyen-de-la-station-de-pompage-16-05-2013-213848_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Thu, 16 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 16 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La décision pour la réalisation de la raffinerie de Ghardaïa se prendra ici», a indiqué, hier, dans la capitale du M’zab, le PDG de Sonatrach, Abdelhamid Zerguine, lors d’une visite d’une journée consacrée au projet de raffinerie. 
	Ghardaïa
	De notre envoyé spécial
	 
	La wilaya de Ghardaïa figure parmi les 5 régions concernées pas le programme de nouvelles raffineries d’une capacité de 5 millions de tonnes chacune, qui doit répondre aux besoins croissants en matière de produits pétroliers. Ce programme devrait éviter au pays des importations de carburants à l’avenir. A Ghardaïa, le premier responsable de Sonatrach, qui était accompagné du wali et des autorités locales, a visité la station de pompage de pétrole (SP3) de Oued Nechou qui est sur le tracé de deux oléoducs qui expédient le pétrole vers Arzew (pour la raffinerie et les exportations de brut).

	Selon les explications fournies sur place, c’est à partir de cette station de pompage que la future raffinerie de Ghardaïa sera alimentée. D’ailleurs, le terrain réservé au projet de raffinerie est situé à côté de la station de pompage. Quatre variantes sur le même site ont été recensées pour l’implantation de la raffinerie de Ghardaïa. Les indications données par le M. Zerguine ont consisté à orienter le choix du site qui permettra de gagner sur tous les plans : au niveau des distances vis-à-vis de la station de pompage et de la route nationale.

	Le site est bien situé puisqu’il est distant d’un kilomètre au nord du pipe de pétrole, à 23 km à l’est de la RN1 et à 6 km au nord-est de la station de pompage. La nappe phréatique est profonde de 10 à 100 mètres. La nécessité d’implanter la raffinerie près de la route nationale s’explique par la construction, parallèlement à l’unité, d’un centre stratégique de stockage. La raffinerie étant conçue pour alimenter, en plus de la région de Ghardaïa, les wilayas périphériques comme Laghouat, etc.

	Le PDG de Sonatrach a indiqué aux autorités locales que le projet de raffinerie de Ghardaïa, d’une capacité de 5 millions de tonnes/an, était maintenu et qu’il disposait déjà d’un budget. La raffinerie produira des carburants de toutes les qualités aux normes européennes, selon M. Zerguine. De plus, une réflexion est menée au niveau de Sonatrach pour produire, à partir des 5 raffineries programmées, des produits chimiques qui pourraient alimenter une industrie locale et contribuer à créer un tissu industriel dans la région. Une industrie qui permettrait de développer les régions visées et créer de l’emploi.

	En plus des 5 raffineries de 5 millions de tonnes par an chacune qui seront réalisées à Tiaret, Biskra, Ghardaïa, Hassi Messaoud et Illizi, une autre de 10 millions de tonnes/an devrait être réalisée au centre du pays. Sonatrach prévoit aussi de construire des ensembles de 200 logements sur chaque site pour les ingénieurs et techniciens qui auront à gérer la raffinerie et le centre de stockage. Pour accélérer la réalisation, les raffineries auront la même étude et les travaux devraient créer environ 3000 emplois.

	La raffinerie de Ghardaïa ainsi que le centre de stockage devraient permettre de créer 600 à 800 emplois pour leur gestion. Dans les avis d’appel d’offres, Sonatrach veillera à faire réaliser le maximum de travaux par des entreprises nationales, selon son PDG. A propos des échéances, M. Zerguine a indiqué que d’ici 2017-2018, il faudra qu’il y ait au moins deux raffineries qui entrent en production. Il faut rappeler que ces dernières années, suite aux travaux de réhabilitation et de modernisation des trois raffineries existantes (Alger, Arzew et Skikda), l’Algérie est devenue importateur de carburants. L’explosion de la demande nationale à la faveur du développement du parc automobile est l’une des causes de ce nouveau statut d’importateur de l’Algérie.
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/option-pour-un-site-mitoyen-de-la-station-de-pompage-16-05-2013-213848_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Recouvrement des impôts en 2013 : la fiscalité ordinaire en hausse</title>
           <author>Akli Rezouali </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/recouvrement-des-impots-en-2013-la-fiscalite-ordinaire-en-hausse-16-05-2013-213849_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Thu, 16 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 16 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le bilan des recouvrements des impôts au titre de la fiscalité ordinaire fait ressortir une hausse de 11% en janvier et février derniers, comparativement à la même période de l’année précédente, selon la Direction générale des impôts (DGI), citée hier par l’APS. 
	La fiscalité ordinaire affectée au budget de l’Etat a ainsi atteint un montant de 300 milliards de dinars (4 milliards de dollars) durant la période considérée, indique la même source, estimant en ce sens à 97%, le taux de recouvrement réalisé par rapport aux objectifs prévisionnels de la loi de finances pour 2013. Ces premiers résultats, note cependant la DGI, ne reflètent pas la tendance des recouvrements pour l’exercice 2013 car, justifie-t-elle, les soldes de liquidation, l’IRG sur les autres activités et l’IBS de l’année 2012 notamment, sont liquidés jusqu’au 30 avril de l’année. Au demeurant, la fiscalité interne de la DGI est passée de 170,8 milliards de dinars durant les deux premiers mois de 2012 à 156,2 milliards de dinars durant la même période de 2013.

	Cette moins-value de 14,6 milliards de dinars, indiquent les services des impôts, s’explique par la baisse du montant de l’IRG sur salaire perçu sur les rappels versés au cours de l’année 2012. A l’importation, annonce par ailleurs la DGI, la fiscalité collectée a atteint 140,3 milliards de dinars en janvier et février derniers, soit un accroissement de 43,6 milliards de dinars par rapport à la même période de 2012.

	Cette hausse, est-il expliqué, est directement liée à l’augmentation du niveau des importations de l’Algérie, faisant passer les droits de douane composant cette catégorie d’impôts, de 43,5 milliards de dinars en janvier et février de 2012 à 70,1 milliards de dinars pour les deux premiers mois de 2013. La TVA à l’importation augmentait, quant à elle, à 68,4 milliards de dinars durant les deux premiers mois de 2013, contre 51,9 milliards de dinars en janvier et févier 2012.         
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/recouvrement-des-impots-en-2013-la-fiscalite-ordinaire-en-hausse-16-05-2013-213849_111.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Homecare ou l’oxygénothérapie : qualité de vie à domicile</title>
           <author>Ali Titouche </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/economie/homecare-ou-l-oxygenotherapie-qualite-de-vie-a-domicile-16-05-2013-213850_111.php</guid>
           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Economie</category>
           <pubDate>Thu, 16 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 16 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Linde Gas Algérie a décidé d’introduire en Algérie la technique dite «Homecare» pour l’oxygénothérapie. 
	Désormais, le patient sera équipé d’un kit d’inhalation et se ferait livrer à son domicile le matériel d’oxygène dont il aurait besoin pour ses soins. Cette technique ou plutôt cette technologie d’une simplicité désarmante remplacerait avantageusement les déplacements problématiques et onéreux des patients vers des centres de soins spécialisés. A travers cette démarche, Linde Gas «désire soulager les hôpitaux de ces patients nécessitant une prise en charge par oxygénothérapie d’un point de vue purement économique et surtout pour le bien-être du malade», souligne Mme Tessa Hammou, directrice commerciale médicale à Linde Gas Algérie.

	En fait, l’oxygène à domicile ou l’oxygénothérapie est une prise en charge médicale optimale de la maladie respiratoire, tant sur le plan du diagnostic (bilan pneumologique) que thérapeutique. Il s’agit d’un traitement qui vise à améliorer l’état immédiat et la qualité de vie du sujet, mais aussi, à long terme, le pronostic de sa maladie tout en restant chez soi. L’oxygène à domicile comporte des avantages non négligeables.

	D’une part, les dépenses du système de santé national seront réduites et les structures hospitalières seront déchargées des patients. Il y aura donc plus de place et plus de temps pour d’autres patients. D’autre part, le malade atteint d’insuffisance respiratoire, obligé de se rendre à l’hôpital régulièrement, pourra bénéficier d’un traitement conforme aux normes médicales chez soi dans un environnement familier. Cela lui permettra aussi de dépenser moins. A ce titre, Linde Gas Algérie, soucieuse de participer au développement mais aussi au confort du patient, a mobilisé des moyens considérables afin de mener à bien ce projet. Comme le souligne sa directrice commerciale médicale, «le service de Linde Gas Algérie ne s’arrête pas à la livraison de l’appareil contenant de l’oxygène de haute pureté au domicile du patient, mais il se poursuit par une série de services et avantages qui accompagneront le patient».

	En effet, la société n’a pas lésiné sur les moyens pour garantir au patient, tout au long de la thérapie, un service optimum et une bonne exécution du programme de traitement, et ce, en lui assurant la livraison de l’oxygène constant en respectant les quantités et le calendrier prescrits par le médecin. Par ailleurs, en plus de la fourniture des accessoires nécessaires pour le traitement tels que le masque, la canule nasale, les humidificateurs, etc., Linde Gas Algérie se chargera d’informer le malade ainsi que sa famille sur l’utilisation de l’appareil, sur les normes de sécurité à observer durant le traitement et sur la manière du rechargement du contenant portable permettant une mobilité normale du patient en thérapie.

	Mme Hammou ajoute que «le matériel fourni par la société est soumis à un contrôle technique rigoureux afin d’assurer la bonne fonctionnalité, la sécurité et l’hygiène du matériel avant livraison». Elle ajoute que «Linde Gas met à la disposition du malade une équipe technique pour une intervention à domicile à tout moment de la journée». ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/economie/homecare-ou-l-oxygenotherapie-qualite-de-vie-a-domicile-16-05-2013-213850_111.php</link>
        </item>
        </channel>
</rss>