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La question de l’eau :

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le 18.03.17 | 12h00 Réagissez


Le Sud du pays présente une formidable ressource pour le secteur agricole. Comment exploiter pleinement les potentialités qu’offre cette région sans toutefois menacer de disparition la nappe albienne ?

Le Système aquifère saharien est constitué par la superposition de deux principales couches aquifères profondes : la formation du Continental intercalaire (CI), la plus profonde, et celle du Complexe terminal (CT), notamment très sollicitée dans l’oued Rhir, le Souf, le Djérid, la Nefzaoua et le golfe de Syrte. Ce système recouvre une étendue de plus d’un million de km2 dont 700 000 km2 se trouvent en Algérie, 80 000 en Tunisie et 250 000 en Libye. Il y a deux réserves principales de l’aquifère : le Continental intercalaire, la plus profonde et la plus vaste, et le Complexe terminal. Au sein de ces deux nappes, plus de 30 000 milliards de m3 d’eau y sont piégés. Exploitées depuis plus d’un siècle, ces ressources sont à l’origine du développement urbain et agricole de la région, en particulier des villes du Sud… Les puits et forages profonds dont certains descendent à plus de 1000 mètres se sont multipliés au cours des trente dernières années. L’attribution de concessions et la création de grandes exploitations entraînent une augmentation des consommations d’eau puisée dans la nappe profonde.

Les nappes sont donc menacées ?

Chaque hectare attribué au Sud s’accompagne d’une affectation d’eau comprise en moyenne entre 10 000 et 15 000 m3 d’eau par ha et par an, selon les experts de l’Observatoire du Sahel et du Sahara (OSS). Ces consommations excessives entraînent un abaissement généralisé du niveau piézométrique, et de nombreux puits artésiens et sources naturelles, autour desquels se sont développées les oasis, se sont d’ores et déjà taris. Il y a donc, sans conteste, aujourd’hui surexploitation de ces nappes profondes.

La situation actuelle de ces zones naturelles est préoccupante, elle a atteint déjà des seuils irréversibles dans certaines situations, et la durabilité du processus de développement lancé depuis une vingtaine d’années n’est pas toujours garantie (OSS, 2003). Toujours d’après les données de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), au rythme de l’exploitation actuelle, la nappe risque de disparaître d’ici 50 à 100 ans et toute installation humaine sera ainsi compromise. L’OSS préconise de définir les règles d’une gestion raisonnée de l’eau et des cultures à installer. Aussi convient-il dans les attributions de concessions de terres dans ces régions de les accompagner de mesures de contrôle des débits de pompage et de mettre en place les outils appropriés de suivi environnemental et d’évaluation de l’état des ressources.

Nadjia Bouaricha
 
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