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       <title>El Watan - Culture</title>
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       <lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 02:20:00 +0100</lastBuildDate>
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           <title>Exposition de Dokman à Alger : changez de cravates !</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Wed, 22 May 2013 13:09:45 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Dokman, le plasticien, qui n’est plus à présenter, sa dernière exposition vous prend au cou. Et pour cause ! Elle est élégante et voire sémillante picturalement parlant. Dokman a assorti sa cravate, non pas à sa chemise, mais à sa cimaise intitulée Métamorphoses.dédiée à… la cravate. 
	                                        

	Le palais de la Culture Moufdi Zakaria d’Alger, accueille jusqu’au 30 mai 2013, la toute nouvelle production de Dokman, Métamorphoses ! Une exposition, sans jeu de mots, tirée à quatre épingles. Et justement, ses œuvres sont effectivement suspendues. Des réalisations en tissu, conçue à partir d’une nouvelle matière, un improbable élément, la cravate. C’est que là, Dokman, opère vraiment une métamorphose dans sa nouvelle trajectoire artistique. Il se défausse du conventionnel. Il est toujours à l’affût, en quête d’une démarche fraîche. Aussi, a-il « customisé » des cravates à foison ! Il devient une sorte de designer, styliste exhibant une collection montrant et démontrant une maille créatrice. Un montage rapiécées, des collages, des coutures et « sutures »…

	 

	Des cravates sous toutes les coutures

	 

	Des arabesques, des mosaïques, des fresques florales, africanisantes, végétales, chatoyantes, vives et psychédéliques . La géniale idée de Dokman a germé,  un jour où il passait par El Harrach, à Alger. Il fut agréablement surpris de découvrir un immense tas, une « montagne » de cravates jonchant le sol. Que des cravates usagées, pêle-mêle issues de la friperie. Une image insolite qui l’avait inspiré. «  C’est un montage de cravates . Du tissu coupé, cousu…Cela a donné une texture, une couleur…Je n’aime pas la routine. Je suis toujours à la recherche d’une de nouvelles idées. Je fabule, je m’inspire et j’essaie de me rechercher à partir d’un vécu…Je suis quelqu’un qui avale les images. Et puis, le résultat, est un rendu… » présentera Dokman le thème de son exposition.

	Sur le  catalogue de la direction du Plais de la Culture Moufdi Zakaria ont peut lire : « Il  y a quelque temps il s’était distrait pour complaire à quelques porteurs  de cravate d’en dessiner quelques unes   . Il s’est pris au jeu des ces œuvres courtes et brèves  et une Exposition en 2003 présentait . Cravates au vent, Echarpes en folie…Maintenant on change de niveau et de dimension, il récupère la cravate comme une pièce, un objet,  comme le  verre pilé, l’alfa, les cordes et ficelles  ( il l’ a déjà fait ) pour les introduire dans le champs de la création car il n’y a pas de matière qui ne soit porteuse  de sens et d’émotion révélée… ». C’est sûr, Dokman rime avec gentleman . Une création d’une grande élégance !

	 

	 

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           <title>Le nouvel album de Harrouche</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Dahv am sari, ou «De l’or tel quel», est le nouvel album, de 8 titres, que vient de déposer, chez les disquaires de Kabylie, le chanteur, Ahcène Harrouche, distribué par les éditions Miracle. 
	Dans Dahv am sari, on peut écouter encore sept autres titres dans lesquels on ne manquera pas d’apprécier la synchronisation des timbres vocaux du duo, comme dans Tin hamlagh (Celle que j’aime), Dhissin anchenou, (A deux, nous chantons), Yeb-ded wa awal (C’est le moment de la décision), etc. Tout au long de l’écoute des huit chansons, l’auditeur aura le plaisir de «savourer» le rythme musical et la voix limpide du chanteur et surtout la douceur de la belle voix féminine de Gigi, suivant merveilleusement dans chaque chanson, sauf dans Yesvar wul (Le cœur en patience) où la voix du chanteur émerge.

	Concernant les textes, notre artiste a beaucoup apporté pour donner un tonus à ses compositions, afin de mettre au diapason les chaudes et mélodieuses voix du duo aux paroles, pour être, en quelque sorte, dans l’air du temps. En écoutant cet album d’Ahcène Harrouche, on est certes vite emporté par l’harmonie des rythmes musicaux, mais pour les textes, le chanteur semble favoriser la répétition en rime d’une seule strophe pour certains titres, dont les paroles sont composées très simplement, voire banalement.

	Et cela plaît, dans des occasions, telles que les fêtes de mariage et autres circonstances joyeuses. Les débuts d’Ahcène Harrouche dans la musique remontent aux années 1980, nous dira-t-il, alors qu’il était lycéen à Tizi Ouzou. Il compte 17 autres chansons inscrites dans les registres de l’Onda (Office national des droits d’auteur) et enregistrées à la Chaîne II de la Radio nationale. Parmi ces œuvres figure un tube apprécié par le public, Yellis n taddart iw (Ô fille de mon village !) et qui a été repris par d’autres chanteurs.

	Les précédentes œuvres d’Ahcène Harrouche ont été éditées chez Nabil Hamzaoui (Editions Irath). Avant de replonger dans le chant et les galas, comme récemment à Akaoudj (Ouaguenoun), notre chanteur s’est éclipsé pendant plus de 20 ans, pour des raisons «diverses», avouera-t-il. ]]></description>
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           <title>Hommage à l’écrivaine Yamina Mechakra : la Grotte éclairée par Nedjma</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	«A l’heure actuelle, dans notre pays, une femme qui écrit vaut son pesant de poudre.». Telle est la précieuse caution du grand écrivain, Kateb Yacine, préfaçant l’auteure du roman, La Grotte éclatée,  publié en 1979, aux éditions ENAG, Yamina Mechakra. 
	Elle était médecin psychiatre, mais elle suivra une trajectoire littéralement littéraire. Elle était l’auteure mythique d’une œuvre majuscule, La Grotte éclatée, parue aux éditions ENAG, en 1979. Son nom sonne et claque. Yamina Mechakra. Elle est décédée dimanche, à l’issue d’une longue maladie. Elle avait 64 ans. Elle avait un adjuvant, une étoile qui brillait sur elle. Kateb Yacine ! Le père de Nedjma !
	Il avait alors révéré et souligné le talent d’une écrivaine. La citation de Kateb Yacine, à l’endroit de Yamina Mechaka est significative et éloquente. Et surtout, elle demeure et reste actuelle.

	Car pas du tout anachronique. Une caution littéraire lourde de sens et sans ambages saluant un talent, un courage, un combat, un défi, une condition, une sensibilité, un cri et l’écrit d’une femme s’étant insurgée,  rebellée contre la logique belliqueuse, génocidaire et mortifère du colonialisme français, et ce, dans son roman historique, La Grotte éclatée.

	«Ce n’est pas un roman. C’est beaucoup mieux». «Démystification de l’homme. S’affranchir du mythe de la mort. L’homme n’est que matière vivante. Une fois mort, il redevient terre. Ces mots tirés de son livre (Yamina Mechakra). L’un des plus prometteurs de la nouvelle littérature algérienne. Un long poème en prose qui peut se lire comme un roman…», consignera Kateb Yacine dans la préface de La Grotte éclatée. Yamina Mechakra couche, au courant de sa plume, un verbe cursif fluide, tourmenté, torturé, écorché vif, et puis d’une immense justesse des mots «bleus».

	Sa couleur poétique et onirique. Un trait littéraire exhalant l’humus natal, son terroir, sa terre, son pays, sa patrie, l’Algérie. «Je me dis tout bas mon pays et ma maison, ma grotte et ma peine… Je foulais avec douceur la terre brûlante de mon pays… J’arrachais une motte de terre.

	Je l’emporterai avec moi à Arris. Je la déposerai dans une jarre et j’y planterai des marguerites…», écrit-elle dans la Grotte éclatée. Une déclaration et une déclamation pour son giron natal de Meskiana, des cimes d’ Arris, des Aurès. Terre des enfants de Kahina !

	Elle a vu son père se faire torturer et mourir…

	Yamina Mechakra laisse paraître et transparaître une lancinante douleur, une meurtrissure. Dans sa tendre enfance, elle a vu un homme écartelé sur un canon d’un char de l’armée française, exposé dans la rue, Elle a vu son père se faire torturer. Elle l’a vu mourir en lui recommandant de garder la tête haute… «Pour moi, Yamina Mechakra, est une grande figure de la littérature algérienne.
	C’est la ‘‘Nedjma’’ au féminin ! C’est l’une des rares auteures saluées par Kateb Yacine. Elle n’a jamais été honorée de son vivant. C’est quelqu’un de profondément déçu par le milieu intellectuel et par le monde de l’édition aussi bien étatique que privé. Yamina Mechakra, c’est un éclair dans le ciel de la littérature. Et on n’en fait plus des Yamina Mechakra, hormis Mayssa Bey.

	La Grotte éclatée, un roman-clé dans la littérature algérienne. Je suis profondément, triste et abasourdi par sa disparition» , témoignera Youcef Sayah, le critique littéraire (Papier bavard et Expression Livre, émissions radio et TV).  Yamina Mechakra a été adaptée au théâtre à maintes reprises, notamment par Sid Ahmed Ben Aïssa, au Théâtre national algérien.
	«Aujourd’hui que l’insurrection de l’Aurès enfante sous nos yeux une Algérie nouvelle, il faut lire et faire lire ce livre (La Grotte éclatée),

	pour qu’il y en ait d’autres et pour que d’autres élèvent la voix. A l’heure actuelle, dans notre pays, une femme qui écrit vaut son pesant de poudre (pas d’or dans la préface)», avait ponctué alors, Kateb Yacine, la préface de La Grotte éclatée .  Nedjma brille toujours sur Yamina Mechakra ! Une lueur d’espoir !
	  ]]></description>
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	Disparition d’une grande femme de lettres.
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           <title>Une sensibilité à fleur de peau</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Yamina Mechakra était une poétesse, ayant écrit deux romans-poèmes. Elle tissait de longs thrènes fébriles avec les mots, comme seules savent le faire les femmes du terroir. 
	Sa douleur, son amour de l’Algérie, ses racines millénaires, elle les livre dans la transe.
	Une vraie «gouala» torturée par ses propres mots, qui éclatent en chants ensoleillés et profus, comme son pays, qu’elle refusera toujours de quitter : «Je creuserais la terre de mes mains, de ma bouche, mais je ne quitterai pas l’Algérie», avait-elle dit dans une de ses rares interviews. Son écriture a su démanteler certaines condescendances masculines, qui «concèdent volontiers» aux femmes «le don de raconter», mais non une réelle aptitude à commettre un texte supérieur, une de «ces œuvres étranges et difficilement classables (qui) ne témoignent pas de la faiblesse du genre romanesque ; elles marquent seulement que nous vivons à une époque de réflexion et que le roman est en train de réfléchir sur lui-même», comme l’écrivait Sartre dans une préface à Nathalie Sarraute, à propos de l’antiroman.

	Yamina Mechakra a commis deux œuvres majeures, La Grotte éclatée , en 1979 (Editions ENAG) et  Arris , en 2000 (Editions Marsa), et celles-ci suffisent amplement à faire d’elle une écrivaine de la trempe de Kateb Yacine. Elle a su transcender le tout féminin, pour atteindre l’humain. Son écriture est poésie pure, sa langue visionnaire, qui puise sa force dans les profondeurs de l’âme algérienne : «Arris mon silence et ma douleur, Arris mon coin d’ombre et ma lumière, Arris qui a su allumer un soir d’hiver au creux de mon âme.»

	Son génie de femme, elle l’a mis dans toute sa conscience de la condition féminine dans notre société, par rapport aux tabous qui meurtrissent ou assassinent, qui obligent une mère à abandonner son enfant, fruit d’un amour interdit, puisque illégitime, ou qui donnent le droit de tuer une femme amoureuse, pour «laver l’honneur bafoué de la tribu». Ses mots scandent, délirent, labourent ses tripes, écorchent son âme, comme les femmes chaouies qui improvisaient d’un trait de longues et admirables complaintes, dont les inflexions mystérieuses s’entendaient d’un hameau à un autre, à la mémoire du martyr ou du bien-aimé, parti combattre l’ennemi, ou des chants païens pour célébrer le printemps.

	Yamina Mechakra, au regard de la singularité de sa terre natale, Meskiana, dans les Aurès, ne pouvait donc faire autrement qu’être elle-même : une gardienne du temple où pullule un fabuleux vivier de mythes et de légendes. La poétesse à la générosité légendaire, s’en est allée dimanche (19 mai) sur la pointe des pieds, comme, en somme, elle avait vécu. Ses mots, elle les a légués à la postérité.
	
	  ]]></description>
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           <title>Extrait :  la grotte éclatée, un morceau de bravoure</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[  
	4 juin 1962. Cinq heures du matin. Un soleil rouge et ruisselant se levait derrière les collines.La caravane s’immobilisa au bord de la frontière. Je glissais de la fourgonnette. Debout, le soleil dans le dos, le vent dans les cheveux, la main sur mon cœur, je me dis tout bas mon pays et ma maison, ma grotte et ma peine.  Quelque part dans le monde, une autre femme, peut-être, debout sur une autre frontière priait pour la dernière fois. Je laissais tomber mon bras puis  me déchaussais. De mes pieds couverts des cratères du napalm, mes pieds nus et carbonisés, je foulais avec douceur la terre brûlante de mon pays. Je fis un pas. puis un autre, puis encore un autre. Les cailloux me déchiraient la peau. Les ronces m’égratignaient, j’eus soif, j’eus mal à la tête et m’évanouis.  

	Quand je me réveillais, j’étais allongée au pied de la fourgonnette, le cadavre castré me passait un peu d’eau sur le visage. Il devait être midi. Je lui demandais de verser un peu d’eau fraîche sur le cercueil métallique. Kouider devait suffoquer. Mon fils tendait l’oreille à la voix du poète, qui le tenait dans ses bras.   

	Je laissais la caravane gorgée de milliers d’émigrés sur la route de Tébessa et partis avec le poète, le cadavre castré et Rima à la recherche d’un arbre nu et déchiré, mort debout, au pied duquel dormaient ma grotte et mes amis. Je le vis au bout de ma route, les bras levés vers le ciel. Face à mon arbre, je cessais de respirer et le regardais avec mes yeux mêlés aux yeux de Kouider.  

	Je m’approchais de lui et glissais mes lèvres sur son écorce rugueuse.  Il avait survécu à mes amis. Il était ce quelque chose qui avait poussé dans ma mémoire quand ma grotte mourut, il était l’unique quelque chose qui me parlait encore de mes amis. J’y accrochais ma ceinture. Le sol ne trahissait plus l’existence de ma grotte. J’arrachais une motte de terre. Je l’emporterai avec moi à Arris. Je la déposerai dans une jarre et j’y planterai des marguerites.»

	Yamina Mechakra
	La Grotte éclatée
	Alger : SNED. 1979
	Pages 173-17 ]]></description>
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           <title>Nassim Maâlouf à La Casbah d’Alger</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
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           <pubDate>Wed, 22 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	C’est à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie et pour célébrer l’immensité culturelle du patrimoine ancestral de l’antique médina d’Alger, de ses traditions, de ses vestiges et de ses repères civilisationnels, qu’une soirée musicale a été organisée, jeudi dernier, en ce terroir de ressourcement et d’histoire par l’Institut français d’Alger, en partenariat avec l’association Les amis de la Rampe Louni Arezki Casbah, et ce, avec la précieuse contribution de Casbah éditions. 
	Dans un décor lumineux approprié à l’événement du Palais El Menzeh à La Casbah, l’émérite Nassim Maâlouf a magistralement animé un concert musical inédit, d’un style nouveau, issu des cultures classiques universelles, byzantine, baroque, arabe et islamique. Ce virtuose libanais, au talent musical unique en son genre, est un génial surdoué qui, après une formation classique du répertoire occidental, a su, avec une phénoménale dextérité, conserver, développer et intégrer instrumentalement et avec magie la richesse inouïe et innovante de la musique arabe orientale, à l’ère de l’art universel.
	Il est célébre et connu dans le monde entier pour être l’inventeur de la trompette arabe, qu’il a conçue et créée personnellement avec le ¼ tour et le 4e piston un nouvel instrument de la famille des cuivres a ainsi vu le jour, pour l’enrichissement des cultures instrumentale et vocale de l’univers musical.

	Un public très nombreux était présent à ce rendez-vous culturel, où une forte participation de femmes et de jeunes enthousiastes était perceptible dans une ferveur particulière de convivialité des grands jours de liesse et de retrouvailles. Des personnalités du milieu culturel et sportif étaient présentes parmi l’assistance, à l’image de Ali Haroun et de la moudjahida Annie Steiner, des symboles de l’histoire de la résistance algérienne, de Mustapha Larfaoui, ancien président du Comité olympique, Aziz Derouaz, une figure emblématique du handball, Mme Badia Sator,  directrice de la culture de la wilaya d’Alger, Hini Smaïn, président de l’Association de musique andalouse, ainsi que Mourad Preure, l’expert de référence en économie pétrolière.

	Après une présentation et une brève rétrospective des lieux et du patrimoine du site d’accueil de la soirée par l’auteur de ces lignes, un enchaînement musical harmonieux a sublimement été exécuté par le talentueux Nassim Maâlouf et, touchante surprise, accompagné de son fils Tarab, un bout de chou à peine âgé de 11 ans.

	Celui-ci fait partie d’une fratrie douée des Maâlouf, dont il est le cadet de 3 frères. L’aîné, Brahim, 32 ans, Mawal 10 ans et Tarty 9 ans sillonnent les capitales du monde pour animer des concerts de musique qui subjuguent des publics de mélomanes avides de création culturelle et d’improvisation instrumentale. C’est dans cette ambiance de ressourcement en des lieux mythiques d’un incommensurable patrimoine que le Palais El Menzeh a vibré aux ingénieuses modulations qui ont resuscité, un instant, l’univers de la mémoire revivifiée aux sons de ses repères, à travers une musique qui transpose dans la béatitude du cycle des âges et du temps .

	Captivée tout au long de ce fabuleux récital du patrimoine musical et du souvenir, l’ensemble de la très nombreuse assistance a savouré, dans un silence religieux, les modulations et les refrains du terroir arabe oriental et maghrébin, génialement interprétés par le duo Maâlouf père et fils. Cette mémorable rencontre, consacrée à la fête du patrimoine de la légendaire El Mahroussa et qui de par sa richesse plurielle est devenue celle de l’humanité entière, a inspiré le directeur de l’Institut français d’Alger, Jean-Claude Voisin,  dans son émouvante intervention : «Je suis ravi d’être en ces lieux civilisationnels d’art et de culture, je découvre avec bonheur une assistance exceptionnellement nombreuse. Je remercie l’association des Amis de la Rampe Louni Arezki, ainsi que la population de La Casbah pour son inoubliable accueil d’hospitalité qu’elle nous a réservé dans la fidélité de ses traditions ancestrales.»

	Et au grand maître, Nassim Maâlouf,  d’ajouter : «La chaleureuse joie de ce soir restera gravée en ma mémoire et ainsi j’avoue, en cet instant, que je ne veux plus quitter ces lieux et l’Algérie. Grand merci à toutes et à tous.» Cette symbolique soirée a été rehaussée par la participation de la doyenne et centenaire, Hamadou Ouardia, native de La Casbah, qui, drapée dans son superbe haïk algérois, a remis à Nassim Maâlouf une médaille du souvenir, offerte par l’association les Amis de la Rampe Louni Arezki et Casbah Editions.

	Un message avec une empreinte culturelle de lieux de mémoire et d’histoire qu’est La Casbah, afin de raffermir des liens universels d’amitié incarnés par un précieux patrimoine de l’humanité à léguer aux générations futures. En ce siècle agité de convulsions, de tourments et d’incertitudes, le genre humain dans la désolation et l’effarement du doute ne peut retrouver sa véritable raison existentielle et la profondeur de son âme qu’à travers l’univers lumineux de la culture. Aussi, nous citerons à ce propos cette célèbre maxime de Francis Banche : «Quand j’entends le mot revolver, je sors ma culture.» Quelle réconfortante vision d’espoir pour un avenir d’humanisme, serein salutaire et apaisé.
	
	
	
	Email : lounisaitaoudia01@yahoo.fr
	
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	Nassim Maâlouf et son fils Tarab.
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           <title>Exposition de Rachid Koraïchi à la Villa Abdellatif d’Alger : hommage à dix maîtres soufis</title>
           <author>Nacima Chabani </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	La villa Abdellatif accueille,  jusqu’au 13 juin prochain, une exposition de peinture et de sculpture intitulée «El Maqamate». 
	Inaugurée jeudi dernier, l’exposition est un hymne au soufisme et à l’islam. D’emblée, les organisateurs indiquent que «chaque sculpture affirme sa silhouette dans l’espace, à la fois par sa masse sombre et légère, mais aussi ses ombres graphiques entremêlées. Présences palpables et impalpables, silhouettes à la fois absentes et présentes».

	L’exposition est compartimentée en deux espaces distincts et en deux moments forts. Dans une des salles de la villa Abdellatif est accrochée aux murs une série de 80 imposantes lithographies. Dédiées aux maîtres du soufisme, ces lithographies sont étroitement liées à l’histoire de la culture de l’Algérie. Parmi ces maîtres du soufisme, citons, entre autres, Sidi Boumediène Chouaïeb, Jallal Eddine El Rûmi, Rabia El Adawiyya, Ibn El Arabi, Ibn Ata Allah El Iskandari, El Hallaj, Farid Eddine Attar, Cheikh Sidi Ahmed Tidjani, Cheikh El Alawi El Moustaghanami et Sidi Abdelkader Jilani. Vivant entre la Tunisie et la France, Rachid Koraïchi est réputé pour ses travaux sur le soufisme.

	D’ailleurs, il en fait un point d’honneur. Rachid Koraïchi se définit comme un artiste contemporain, s’inscrivant dans la civilisation islamique. Pour rappel, «El Maqamate» a été montée une première fois à Munich, en 2010, mais avait nécessité, auparavant, trois années de travail au Caire.  Ainsi, le visiteur est convié à découvrir une série de huit lithographies où sont calligraphiés les 99 noms d’Allah. L’artiste a pris le soin de différencier chaque série de lithographies, consacrées à un personnage, par une couleur donnée. On retrouve ainsi, le bleu, le vert ou encore le rouge. La symbolique des signes berbères représentée à travers la lune, le croissant lunaire, les spirales et les ronds, occupe également une place de choix. Rachid Koraïchi indique, toutefois, qu’il faut plusieurs œuvres pour pouvoir parler en toute aisance de tous les saints du soufisme.

	«Maqamate, explique-t-il, est en quelque sorte une réponse aux intégristes qui ont extrapolé la religion. Ils se sont approprié la mosquée et dénaturé l’islam. L’Algérie a vécu cela.» Le deuxième volet de l’exposition se  déroule à l’extérieur, dans les jardins magnifiques de la villa Abdellatif. A travers un périmètre précis, une série de sept sculptures sur bois d’ébène — grandeur nature — s’impose au regard. Intitulées «Prière pour l’absent», ces sculptures, s’assimilant à des silhouettes, sont un hommage à la défunte mère de l’artiste. Cette série de sept sculptures entre dans le cadre d’une exposition qui se tiendra, en 2014, dans la cathédrale de Casablanca.
	
	  ]]></description>
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	Rachid Koraïchi montrant un art pas du tout mineur.
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           <title>El Attaci, Echara, Makhous et les autres : les grands Algériens de la Syrie</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Damas, mai 2000 : restaurant Lanterna. Khaïri Eddhabi, le grand romancier syrien m’embrasse et m’invite à m’asseoir à sa table. Il m’avait précédé de trois ou quatre minutes. J’allais lui présenter mes excuses, il m’interrompit : «Oh ! pas d’excuses, moi-même j’ai eu toutes les difficultés du monde pour arriver au Lanterna !  Quelle circulation ! Laisse tomber. Ecoute, écoute», Je n’en croyais pas mes oreilles ! 
	Dahmane El Harrachi chantait Ya rayeh, taâya wa twelli (Ô voyageur ! Tu partiras, tu te fatigueras et tu reviendras !). Me voyant ému, Khaïri me sourit et entonne, d’une voix mélodieuse, le célèbre refrain Ya rayeh, tâaya wa t’welli ! Puis il éclata de rire et me lança : «Etonné ? Sais-tu que c’est la chanson algérienne la plus appréciée à Damas ? Fais un tour à la place El Merdja, à El Hamidia (le plus grand marché de Damas) où fais le lèche-vitrine dans Essalihia (genre rue Didouche Mourad à Alger) et tu verras. Dahmane El Harrachi est là à chanter : ‘‘Ya rayeh, tâaya wa t’welli !’’». Je n’osais en croire mes oreilles.

	Le lendemain, j’ai fait le tour de Damas. A pied, en taxi et en bus. Dahmane El Harrachi ne chantait pas partout, mais de temps en temps. Sa voix rauque mais mélodieuse fusait de ce magasin de vêtements ou de cette gargote de chawarma ! Trois jours après mon dîner avec Khaïri Eddabi, je pars à Hamah (1), trois cents kilomètres au nord-est de Damas. Dans un relais où le bus s’est arrêté, Dahmane chantait à tue-tête. On l’entendait même là–bas sur l’autoroute. Khaïri m’expliqua, deux jours après dans la ville martyre de Hamat : «Les Syriens donnaient à cette chanson de Dahmane une ‘‘connotation politique’’.  Ils disent, notamment les sunnites, que ‘‘Errayeh’’ (le partant, le voyageur) est Brahim Makhous, le professeur de cardiologie et ex-ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Noureddine El Attaci, renversé par Hafez El Assad. Brahim Makhous est chez vous à Alger !»

	Je répliquai à Khïari : «Je connais bien le professeur Brahim Makhous. Je passe le voir souvent, avec des amis, dans sa résidence à Hydra, quartier chic d’Alger, et Khaïri tira de sa poche intérieure de sa veste une petite revue (format poche). Dès que j’ai vu sa couverture, j’ai tout compris. D’un geste rapide et preste, j’ai ‘‘refoulé’’ la revue à l’intérieur de la veste de Khaïri : ‘‘Tu es fou ?’’»
	Khaïri Eddhahabi n’est pas fou. Il est sunnite et … damacène, religion (ou dogme) et lieu de naissance que Hafez El Assad et son fils Bachar, actuel président (alaoui) de la Syrie détestent comme on déteste le choléra ou la peste. Khaïri est donc un opposant au régime de la dynastie El Assad !
	
	
	(1) Ville historique détruite par Hafez El Assad en 1978. «Plus de 20 000 morts sous les obus des chars. Il avait écrasé la rébellion des sunnites»  ]]></description>
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           <title>En souvenir de Greenwich Village..</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Inside Llewyn Davis, le dernier film de Joel et Ethan Coen, en compétition officielle à Cannes, nous plonge dans l’univers folk des années 1960, aux Etats-Unis. 
	Cannes (France)
	De notre envoyé spécial
	
	Le chat est un véritable personnage dans le dernier film des frères Coen, Inside Llewyn Davis. Un chat qui s’échappe par la fenêtre, qui court, qui se cache et qui revient. Non, ce n’est pas le retour en chair et en os de Garfield, le félin malicieux de Jim Davis. C’est un chat roux qui mène, joue avec les nerfs du chanteur folk, Llewyn Davis, (interprété par l’acteur américano-cubain, Oscar Isaac). Durant le tournage, les producteurs ont chargé deux personnes de s’occuper de six chats ! Chez ses amis musiciens, Jim (Justin Timberlake) et Jean (Carey Mulligan), Davis dort sur un canapé. Il se fait réveiller justement par le chat, qui l’oblige à sortir en courant dans la rue.

	Davis mène une vie de bohème d’un appartement à l’autre, d’un bar à l’autre, d’un espoir à un autre. Sa musique, la folk, ne lui garantit pas le succès ni la gloire. Ethan et Joel Coen suivent donc dans ce film, projeté à la salle Debussy à la faveur du 66e Festival de cinéma de Cannes, ce chanteur désargenté, un peu désaxé et rêveur sur les bords, pendant une semaine. Le deuxième plan du film explique quelque peu l’histoire : à la sortie d’un bar, Davis se fait tabasser par un inconnu dans une ruelle sombre.

	C’est que Llewyn Davis, ancien marin, n’a pas de chance. Il subit un destin qui ne semble rien lui laisser de côté ! Il a froid, a les pieds mouillés après des chutes de neige, ne sait pas où aller ni où dormir. En un mot, la galère ! Les scènes artistiques de l’époque étaient bien exigeantes. «On ne gagne pas sa vie avec ça !», crie un producteur de Chicago à la face de Davis, venu lui demander une place sous les projecteurs. Davis ressemble au chanteur et guitariste de la folk et du blues, Dave Van Ronk, auteur notamment d’un livre de référence sur cette époque, The mayor of MacDougal street, co-écrit avec Elijah Wald,  célèbre par des chansons telles que Cocaïne ou Tell old Bill.

	Les deux cinéastes américains se sont inspirés partiellement de ce livre pour construire le scénario. «On voulait montrer l’ambiance de Greenwich  Village à cette époque. Le film n’a pas réellement d’ histoire. Il n’y a pas d’intrigue. D’où la présence du chat !», a soutenu Ethan Coen, lors de la conférence de presse. La touche «so frenchy», dans le film, a donc une explication. Selon Elijah Wald, la scène folk du Greenwich Village, à la fin des années 1950, a été ignorée par les médias et oubliée par les fans, voire par les historiens de la culture.  «On a tendance à passer directement de Pete Seeger et ses tubes avec les Weavers au début des années 1960, à l’arrivée de Bob Dylan. La scène du Greenwich Village était composée de musiciens amateurs sincères et enthousiastes», a-t-il expliqué.

	Greenwich Village, qui est situé au sud de Manhattan à New York, est connu aujourd’hui pour sa scène théâtrale et ses groupes de jazz-blues. Chanteur à ses heures perdues, Oscar Isaac a donné une certaine crédibilité à son personnage. «Je ne suis pas un Suédois de grande taille. Lorsque les frères Coen m’ont choisi, on a essayé d’imaginer le personnage. La musique de Davis vient de son âme. C’est ce qu’il montre aux gens. Nous avons travaillé tous les trois, chaque jour, d’une manière concrète», a souligné l’acteur.

	Oscar Isaac a notamment joué, en 2010, dans le film de Ridley Scott, Robin des bois et dans celui de Zack Synder, Sucker punch,  une année après. «Au début, j’étais assez nerveux. On s’est rencontré, on a travaillé et écouté la musique. Nous avons fait des choix. Joel et Ethan ont un art qui vous met à l’aise», a relevé, pour sa part, Carey Mulligan. John Goodman, qui a joué le rôle de Roland Turner lors d’un voyage en voiture vers Chicago, a ajouté des épices au film. Le public réagissait à chaque réplique de ce vieil artiste, victime d’une diarrhée, après avoir consommé «un dégoûtant» sandwich au fromage.

	Le rôle semble avoir été écrit sur mesure pour John Goodman, excellent. En 2011, dans The Artist, le film du Français Michel Hazanavicius, John Goodman avait interprété le rôle du producteur d’Hollywood. Jess Gonchor aux décors et Mary Zophres aux costumes ont admirablement restitué l’ambiance de l’époque dans Inside Llewyn Davis. A la production musicale, T. Bone Burnett a réussi, lui aussi, à recomposer l’âme revival de la folk music de cette période, structurant dans la foulée la trame de la fiction. Même si Inside Llewyn Davis n’est pas forcément le meilleur film des frères Coen, cette comédie dramatique a un côté revigorant qui plaît, qui accroche.

	C’est un cinéma qui ne cherche pas les grands discours ni les grandes idées. C’est une histoire simple interprétée par des acteurs convaincants. Avec les frères Coen, on ne s’ennuie jamais et on quitte la salle rassuré presque renforcé ! Inside Llewyn Davis  sortira dans les salles en Europe, l’automne prochain.
	
	  ]]></description>
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	Scène du film Inside Llewyn Davis des frères Coen.
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        <item>
           <title>Borgman d'Alex Van Warmerdam : ces inconnus qui viennent de la forêt...</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Les envahisseurs  est une série télévisée qui appartient à une autre époque. Pourtant, l’ esprit de cette série, créée par Lary Cohen à la fin des années 1960, est toujours là. Les cinéastes ne cessent de s’en inspirer. 
	Dernier en date, le réalisateur néerlandais, Alex Van Warmerdam, en compétition à Cannes avec Borgman, un film curieux, moulé dans un humour noir du genre psychologique. Un homme, Camiel Borgman (Jan Bijvoet), surgit d’une forêt et va frapper à la porte des demeures de familles aisées. «Je peux prendre un bain chez vous, je suis sale», dit-il. Il est repoussé par Richard (Jeroen Perceval), après avoir insinué qu’il connaissait son épouse Marina (Hadewych Minis). Pourtant, Camiel finira par s’installer au sein de cette famille. Mais que vient-il faire au juste ? Voler ? Est-il le diable en personne ? En tous cas, depuis son arrivée, la cohésion de la famille vole en éclats, Richard perd son emploi et Marina devient agressive envers son époux.

	Les enfants, eux, changent de comportement. Cela rappelle le roman Théorème, adapté à l’écran il y a plus de quarante ans, de l’Italien Pier Paolo Pasolini. Ce dernier était dans une posture idéologique clairement hostile à la bourgeoisie. Alex Van Warmerdam est, lui, dans la suggestion. Le soir, Richard tente de rassurer Marina : «Ici, dans l’Ouest, on est bien. On manque de rien.» Vraiment ? Marina confie à son mari sa peur. C’est peut-être là l’idée maîtresse du film, la peur, ou les peurs ? Le monde contemporain ne manque pas d’en fabriquer sous des formes différentes.

	La réussite matérielle ne protège pas de l’imprévu, des dangers, des menaces. Il ne manque presque rien à la famille de Marina, elle-même artiste-peintre. Ce n’est qu’une apparence. Les enfants, qui rejoignent chaque matin, comme des zombies, l’école, sont les victimes d’un système. Le père, qui lui-aussi part chaque matin au travail et qui fait face à «des ennemis», est lui aussi victime d’un système. La jeune fille danoise qui s’occupe des enfants est également victime de «la machine».

	La société d’aujourd’hui est en crise. Borgman et ses amis, qui sortent tous de la forêt comme des esprits du mal, portent les germes de la destruction en eux, comme les civilisations en déclin. D’où l’arrachage des fleurs du jardin et la détérioration du gazon à côté de la maison de Richard et Marina. Il y a dans la fiction d’Alex Van Warmerdam quelque chose de métaphysique, d’intrigant. Surréaliste. Le film ? Possible.

	Cependant, Borgman ressemble curieusement à Funny Games de l’Autrichien Michael Haneke, dans lequel deux jeunes s’introduisent dans l’univers d’une famille et deviennent de plus en plus violents. Quand deux films se ressemblent, lequel se met à l’infinitif ? Borgman paraît être le long métrage le plus étonnant de la cuvée 2013 du Festival de Cannes. S’il faut faire confiance à l’école flamande du cinéma, le film suscite, dès la fin du dernier plan, un sentiment paradoxal. On peut d’un seul coup applaudir l’œuvre d’Alex Van Warmerdam, comme on peut détester le film. En conférence, le cinéaste néerlandais a soutenu qu’il ne cherche pas à donner «un sens spécifique» à ses films, laissant le choix aux spectateurs de le faire.

	«J’ai souhaité montrer dans Borgman le mal par le comportement anormal de personnes normales, de celles que vous pouvez rencontrer dans la rue. Il y a des gens qui deviennent plus légers avec l’âge, moi, je deviens méchant. Je ne sais pas si mon film n’est pas devenu trop méchant», a-t-il dit. Alex Van Warmerdam s’est fait connaître, en 1992, par une drôle de fiction, Les habitants, où l’humour noir se détachait par sa froideur, presque comme dans Borgman.
	  ]]></description>
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	La fine équipe du film Borgman d’Alex Warmeradam.
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        </item>
        <item>
           <title>Un certain regard : né quelque part</title>
           <author>Rémi Yacine </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Mohamed Hamidi et son ami et complice, Jamel Debbouze, sont  à l’honneur au 66e Festival de Cannes. La sélection officielle s’affine avec l’ajout  de Né quelque part, en séances (spéciales.) 
	Paris
	De notre correspondant

	Une bonne surprise pour l’ancien fondateur de Bondy Blog, le website qui a créé une petite révolution en France. Il voit son film retenu à la dernière seconde. Le Festival de Cannes organisera, pour la quatrième fois, cette année, une séance spéciale destinée à un public lycéen qui pourra voir Né quelque part, film de Mohamed Hamidi avec Jamel Debbouze. La séance aura lieu le mardi 21 mai à la salle du Soixantième, une des grandes salles de projection du festival. Le public sera constitué de quelque 450 lycéens de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA).

	Le choix du film par le festival s’est fait en raison de son «histoire, parce que c’est un premier film et aussi parce qu’il sort en France le 19  juin. Avoir l’équipe permet de faire une sortie d’avant-première de luxe pour les apprentis cinéphiles», explique Thierry Frémaux. L’an dernier, c’est le film de Patrice Leconte, Le magasin des suicidés, qui avait été présenté dans ce cadre. Né quelque part, avec également Tewfik Jallab, raconte l’histoire d’un jeune Français de 28 ans qui doit se rendre en Algérie , pour sauver la maison de son père. Il découvrira ce pays où il n’a jamais mis les pieds et rencontrera des personnages hauts en couleur, parmi lesquels son cousin qui rêve de venir en France.

	Mohamed Hamidi est un metteur en scène, scénariste et réalisateur né le 14 novembre 1972, à Bondy. Sa complicité avec Jamel Debbouze remonte à quelques années. Il a mis en scène et coécrit le dernier spectacle de Jamel Debbouze : Tout sur Jamel. Agrégé d’économie-gestion, il a enseigné à Bobigny (de 1997 à 2008) plus d’une dizaine d’années. Il a également dispensé des cours sur les nouveaux médias à Sciences- Po, Paris (master journalisme). Président et cofondateur du Bondy Blog, il en a été le rédacteur en chef en 2006 et 2007.

	Il a été cofondateur et président de l’association Alter-Egaux qui aide les jeunes issus des quartiers populaires dans leurs choix scolaires et professionnels, notamment en luttant contre l’autocensure et en les aidant à acquérir un réseau. Mohamed Hamidi a aussi coécrit et mis en scène Malik se la raconte de Malik Bentalha,Vie de chien d’Abdelkader Secteur, Dans la tête de Redouane Harjane.    ]]></description>
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        </item>
        <item>
           <title>Baby Boom</title>
           <author>Azzedine Mabrouki </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	L’acteur Tahar Rahim crève l’écran avec le film Le passé. 
	  
	Cannes (France).
	De notre envoyé spécial
	
	Tel père, tel fils, long métrage fiction tourné à Tokyo, par Hirakazu Koré-eda, en compétition à Cannes, est un film sur les gens de la ville, une bonne intrigue et une douloureuse sismographie de deux familles : l’une riche, l’autre modeste. Ces deux familles, dissemblables, sont liées malgré elles par un étrange phénomène, quelque chose d’inexplicable et qui pourtant a bien marqué les années soixante au Japon, quand le pays avait soudain connu, après les années de guerre et d’efforts de reconstruction, un puissant boom de naissance, un baby-boom à la japonaise. Il fallait, peut-être, compenser les pertes de la guerre. Toujours est-il que les maternités étaient débordées et il s’est produit des cas de nourrissons échangés par erreur, ou volontairement...

	La coutume veut qu’on mette le nom d’un nouveau-né sur son pied ou un bracelet à son poignet. Très souvent à cette époque-là, on oubliait de le faire et on attribuait un bébé à une mère, alors qu’il était celui d’une autre. Basé sur cette histoire réelle, Tel père,tel fils est pourtant une pure fiction transposée dans le Japon d’aujourd’hui. C’est un récit palpitant. Jeune et déjà célèbre architecte à Tokyo, Ryoto forme avec sa femme et son fils de 6 ans une famille propère et sans histoire. Un jour, la maternité de leur quartier téléphone pour leur demander de venir en urgence et leur apprend la catastrophique nouvelle : il y a eu deux nourrissons échangés le jour de la naissance de leur fils et ce dernier n’est pas le leur. Leur fils biologique vit dans une famille modeste. Le directeur de l’hôpital leur présente ses excuses et leur dit que la meilleure solution est l’échange des deux enfants respectifs.

	Tout en développant cette idée, en faisant rencontrer les parents et en essayant de le dire aux enfants avec précaution, le récit, constamment intense et très maîtrisé,  pose aussi la question de savoir si le fait d’avoir le même sang suffit pour en faire un père. Ou bien est-ce le temps passé ensemble. Très beau film, captivant, accueilli avec respect à la séance de presse. Pareil pour le film iranien tourné à Paris par Asghar Farhadi : Le passé, où brille particulièrement l’acteur franco-algérien, Tahar Rahim. C’est un huis clos quasiment théâtral, mais là où d’autres cinéastes se seraient cassé les dents, Farhadi réussit brillamment son travail de mise en scène. Comme le film japonais, cela pourrait être une banale histoire de couple. Dans Le passé, un couple divorce, comme dans La séparation, du même Asghar Farhadi, Ours d’or à Berlin.

	Le mari iranien est parti il y a quatre ans, ne pouvant plus vivre loin de ses racines. Ahmed (Ali Mosaffa) arrive de Téhéran pour signer l’acte de divorce. Marie (Bérénice Béjo) veut tourner la page et se remarier avec Samir (Tahar Rahim) son nouveau compagnon. Lucie, la fille de Marie, adolescente fugueuse, mal dans sa peau, n’accepte pas que sa mère se remarie. Samir, de son côté, doit s’occuper de sa femme qui est dans le coma à l’hôpital, suite à une tentative de suicide. La précision de la mise en scène, organisée comme un ballet sur scène, est telle qu’on admire le travail des acteurs, leurs gestes, leur voix, leur regard. Tout cela dirigé par le talentueux Farhadi, sans cesse sur le qui-vive.   ]]></description>
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        </item>
        <item>
           <title>De sang et de larmes...</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le cinéma japonais est en superforme ! Hirokazu Kore-Eda l’a, encore une fois, confirmé au 66e Festival de Cannes (jusqu’au 26 mai 2013) avec Tel père, tel fils (Soshite chichi ni naru, en japonais), un bouleversant drame social. 
	Cannes (France).
	De notre envoyée spécial

	 

	Un film qui n’a rien à voir avec la fiction française, Tel père, telle fille d’Olivier De Plas, sorti en 2007. L’histoire, qui se déroule à Tokyo, est simple : deux familles découvrent que les garçons qu’elles élèvent depuis six ans ne sont pas... les leurs. Un échange a eu lieu par erreur à l’hôpital lors de la naissance. C’est le choc ! Que faire ? Midori Nonomiya (Machiko Ono), mère de Keita, résiste difficilement à la mauvaise nouvelle. Idem pour Ryota Nonomiya (Masaharu Fukuyama), un architecte distingué qui croit à la religion de la réussite professionnelle. Perdre Keita, auquel il est attaché, suscite en lui des sentiments presque contradictoires. Ryota reproche en fait à Keita de ne pas être comme lui, «excellent». Il lui impose l’apprentissage du piano, alors que l’enfant s’intéresse à autre chose. Cette famille urbaine sera confrontée aux parents de l’autre enfant. Cette famille vit à la campagne et semble, à première vue, plus joyeuse, plus en harmonie.

	Là, Hirokazu Kore eda s’attaque, à la manière d’un couturier perfectionniste, au drame profond du Japon contemporain, celui de croire que la technologie et les puces électroniques apportent le bonheur et le confort. Qu’en est-il des sentiments humains ? Du rapport entre les membres d’une même famille ? La mère de Keita n’aime pas que son époux travaille trop, qu’il s’oublie ! Ryota s’en rendra compte, plus tard, lorsqu’il voit l’autre père, rire aux éclats, jouer avec les enfants, défendre sa dignité en refusant l’argent. Cette idée des deux Japon, le Japon des campagnes et le Japon des métropoles, n’est pas totalement fausse. Mais le cinéaste a quelque peu forcé le trait. Son désir de dire tout ce qu’il pense de cette réalité nippone l’a probablement amené à intensifier le propos. Il a évité de justesse les clichés.

	Hirokazu Kore Eda sait bien qu’il filme les émotions (un territoire qu’il connaît parfaitement, son film, I wish, en déborde !) et qu’il traite un sujet tendre et fragile à la fois. Il le fait avec un souci évident de perfection et d’esthétique. Le cinéaste ne néglige rien. Les premières notes de piano de Keita vont accompagner la fiction jusqu’à la fin. Les notes sont hésitantes, mélancoliques et semblent suggérer un projet inachevé. Elles expriment, en fait, le désarroi des parents partagés entre deux désirs, deux amours. Il n’y a pas de pont. Il faut remonter des pentes glissantes pour arriver à la terre ferme.

	Les enfants, par leur insouciance et leur innocence, adoucissent, au fur et à mesure, le regard des parents. «En tournant ce film, j’avais envie d’évoquer la vraie signification des liens du sang, car c’est une problématique qui me tient à cœur (...) Je vais sans doute continuer à aborder la paternité dans mes prochains films, jusqu’à ce que j’en comprenne les raisons profondes», a confié Hirokazu Kore eda, lors de la conférence de presse, à Cannes. Le baby-boom japonais des années 1960 avait été marqué par plusieurs affaires d’échanges de nourrissons dans les hôpitaux. Hirokazu Kore Eda s’est inspiré de ce fait d’histoire pour construire une nouvelle intrigue familiale sensible. Hirokazu Kore Eda est déjà auteur d’une quinzaine de fictions et de documentaires, comme Maboroshi  (1995), After life (1998), Nobody knows  (2004), Air doll (2009). ]]></description>
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        </item>
        <item>
           <title>L’inconnu du lac d’Alain Guiraudie</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Mon, 20 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le 66e Festival international de Cannes est ouvertement «gay friendly». 
	S’agit-il d’un effet direct de la loi sur le mariage pour tous votée récemment par le Parlement français et contestée par une partie de l’opinion ? Plusieurs films en compétition officielle, ou dans les autres sections, comme Un certain regard, abordent ouvertement la thématique de l’homosexualité. Le plus attendu est celui de l’Américain, Steven Soderberg, Behind the Candelabra. Cette fiction raconte les frasques du pianiste américain, Valentino Liberace, star du music-hall dans les années 1950 et 1960. Le rôle est joué par Michael Douglas qui, dans le film, aura comme amant, Matt Damon, qui interprète le rôle du chauffeur.

	Pendant plusieurs années, Liberace, qui était également un homme d’affaires, avait une relation amoureuse avec un jeune homme qu’il a recruté comme chauffeur personnel. En public, Liberace n’a jamais fait son coming out. Steven Soderberg dévoile dans Behind the Candelabra des aspects méconnus de la vie de l’artiste. C’est également cela le rôle du cinéma. Steven Soderberg, 50 ans, a obtenu la Palme d’or à Cannes, en 1989, pour sa fiction, Sexe, mensonges et vidéo, une fiction déjà en avance à l’époque.

	Le cinéaste franco-tunisien, Abdellatif Kechiche, retrouve lui aussi la Croisette avec un film racontant une liaison amoureuse entre deux femmes. La vie (sexuelle) d’Adèle est une fiction inspirée de la bande dessinée de Julie Maroh, Le bleu est une couleur chaude,  d’après l’histoire tourmentée de Clémentine et d’Emma. Mais le film qui suscite le plus de commentaires, ici à Cannes, est L’inconnu du lac du Français Alain Guiraudie, projeté dans la section «Un certain regard». Le film se déroule entre un lac et une forêt en France (cela peut être ailleurs !). A cet endroit, les hommes se donnent rendez-vous pour consommer du sexe entre les feuillages, entre frelons volants et oiseaux chantants ! Alain Guiraudie n’a pas mis de voile devant sa caméra.

	Les scènes de sexe sont filmées à l’état cru, on y frôle presque la pornographie. Le cinéaste a pu échapper à cette facilité, grâce à une maîtrise parfaite de l’art de filmer, de capitaliser la lumière, les couleurs et les situations. La fiction se déroule entièrement dans cet endroit à la beauté naturelle saisissante et angoissante. Les voitures que conduisent les amants d’été sont les seuls «instruments» qui rappellent une certaine civilisation.

	Franck et Michel se rencontrent au bord du lac, entre eux naît une histoire d’amour. Mais Michel est un homme curieux qui cultive un jardin noir. Il y a aussi le sage Henri, un homme brisé, qui vient d’être abandonné par sa femme. Mais que vient-il faire là ? Chercher l’amour ? Retrouver la candeur de la jeunesse ? Retrouver de nouvelles sensations ? On ne le sait pas. Il se lie d’amitié avec Franck qui lui fait confiance… 
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/culture/l-inconnu-du-lac-d-alain-guiraudie-20-05-2013-214376_113.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>« L'inconnu du lac » du français Alain Guiraudie Projeté à Cannes : Le tendre drame</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:02:39 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:02:39 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le 66 ème Festival international de Cannes est ouvertement « gay friendly ». S'agit-il d'un effet direct de la loi sur le mariage pour tous votée récemment par le Parlement français ? Plusieurs films en compétition officielle ou dans les autres sections, comme « Un certain regard », abordent frontalement la thématique de l'homosexualité. 
	Cannes

	De notre envoyé spécial

	Le plus attendu est celui de l'américain Steven Soderberg, « Behind the Candelabra ». Cette fiction raconte les frasques du pianiste américain Valentino Liberace, star du music hall dans les années 1950 et 1960. Le rôle est joué par Micheal Douglas qui, dans le film, aura comme amant Matt Damon, qui interprète le rôle du chauffeur. Pendant plusieurs années, Liberace, qui était également un homme d'affaire, avait une relation amoureuse avec un jeune homme qu'il a recruté comme conducteur personnel. En public, Liberace n'a jamais fait son coming out. Steven Soderberg dévoile dans « Behind the Candelabra » des aspects méconnus de la vie de l'artiste. C'est également cela le rôle du cinéma. Steven Soderberg, 50 ans, a obtenu la palme d'or à Cannes en 1989 pour sa fiction, « Sexe, mensonges et vidéo », une fiction déjà en avance à l'époque.

	Le cinéaste français d'origine tunisienne Abdellatif Kechiche retrouve lui aussi la Croisette avec un film racontant une liaison amoureuse entre deux femmes. « La vie (sexuelle) d'Adèle » est une fiction inspirée de la bande dessinée de Julie Maroh, « Le bleu est une couleur chaude », suivant l'histoire tourmentée de Clémentine et d'Emma. Mais, le film qui suscite le plus de commentaires, ici à Cannes, est «L'inconnu du lac » du français Alain Guiraudie, projeté dans la section « Un certain regard ». Le film se déroule entre un lac et une forêt en France (cela peut être ailleurs !). Dans cet endroit, les hommes se donnent rendez-vous pour consommer du sexe entre les feuillages, entre frelons volant et oiseaux chantant ! Alain Guiraudie n'a pas mis de voile devant sa caméra. Les scènes de sexe sont filmées à l'état cru, on frôle presque la pornographie. Le cinéaste a pu échapper à cette facilité grâce à une maitrise parfaite de l'art de filmer, de capitaliser la lumière, les couleurs et les situations. Le fiction se déroule entièrement dans cet endroit à la beauté naturelle saisissante et angoissante. Les voitures que conduisent les amants d'été sont les seuls « instruments » qui rappellent une certaine civilisation. Franck et Michel se rencontrent au bord du lac, entre eux née une histoire d'amour.

	Mais Michel est un homme curieux qui cultive un jardin noir. Il y a aussi le sage Henri, un homme cassé, qui vient d'être abandonné par sa femme. Mais que vient-il faire là ? Chercher l'amour ? Retrouver la candeur de la jeunesse ? Retrouver de nouvelles sensations? On ne le sait pas. Il se lie d'amitié avec Franck qui lui fait confiance. Dans « L'inconnu du lac », Alain Guiraudie est entré dans le vif du sujet en croyant à l'idée de l'utopie qui colle à l'amour gay par tous les coins. A-t-il tranché ? Non. Il pose les termes du débat. Il ne se contente pas de cela. L'homosexualité abordée dans « L'inconnu du lac » paraît être un prétexte pour plonger dans les eaux profondes des sentiments humains. Et des traumatismes non révélées, comme la solitude, ce mal du siècle. Des hommes en souffrent. Des femmes également. La solitude est un mal conquérant, silencieux, ravageur. Henri, la cinquantaine passée, est le parfait exemple. Il passe son temps, ou ses vacances, assis sur les galets à contempler le lac et des corps masculins nus...Il en avait marre de la vie. Marre de souffrir...Les grandes douleurs sont muettes. 

	 

	 

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        </item>
        <item>
           <title>Le film « Tel père, tel fils » du japonais Hirokazu Kore Eda présenté à Cannes:  De sang et des larmes...</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 09:55:49 +0100</pubDate>
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	Le cinéma japonais est en super forme ! Hirokazu Kore Eda l'a, encore une fois, confirmé au 66 ème Festival de Cannes(jusqu'au 26 mai 2013) à travers « Tel père, tel fils »(Soshite chichi ni naru en japonais) , un bouleversant drame sociale. 
	Cannes

	De notre envoyé spécial

	Fayçal Métaoui

	Un film qui n'a rien à voir avec la fiction française, « Tel père, telle fille » de Olivier De Plas, sorti en 2007. L'histoire, qui se déroule à Tokyo, est simple, deux familles découvrent que les garçons qu'elles élèvent depuis six ans ne sont pas ...les leurs. Un échange a eu lieu par erreur à l'hôpital lors de la naissance. C'est le choc ! Que faire ? Midori Nonomiya (Machiko Ono), mère de Keita, résiste difficilement à la mauvaise nouvelle. Idem pour Ryota Nonomiya (Masaharu Fukuyama), un architecte distingué qui croit à la religion de la réussite professionnelle. Perdre Keita, auquel il est attaché, suscite en lui des sentiments presque contradictoires. Ryota reproche en fait à Keita de ne pas être comme lui, «excellent ». Il lui impose l'apprentissage du piano alors que l'enfant s'intéresse à autre chose. Cette famille urbaine sera confrontée aux parents de l'autre enfant. Cette famille vit en campagne et semble, à première vue, plus joyeuse, plus en harmonie. Là, Hirokazu Kore Eda s'attaque, à la manière d'un couturier perfectionniste, au drame profond du Japon contemporain, celui de croire que la technologie et les puces électroniques apportent le bonheur et le confort. Qu'en est-il des sentiments humains ? Du rapport entre les membres d'une même famille ? La mère de Keita n'aime pas que son époux travaille trop, de s'oublier ! Ryota se rend compte plus tard lorsqu'il voit l'autre père, rire aux éclats, jouer avec les enfants, défendre sa dignité en refusant l'argent. Cette idée des deux Japons, le Japon des campagnes et le Japon des métropoles, n'est pas totalement fausse. Mais, le cinéaste a quelque peu forcé le trait. Son désir de dire tout ce qu'il pense de cette réalité nippone l'a probablement amenée d'intensifier le propos. Il a évité de justesse les clichés.

	Notes mélancoliques

	Hirokazu Kore Eda sait bien qu'il filme les émotions (un territoire qu'il connait parfaitement, son film « I Wish » en déborde !) et qu'il traite un sujet tendre et fragile à la fois. Il le fait avec un souci évident de perfection et d'esthétique. Le cinéaste ne néglige rien. Les premières notes de piano de Keita vont accompagner le fiction jusqu'à la fin. Les notes sont hésitantes, mélancoliques et semblent suggérer un projet inachevé. Elles expriment en fait l'état de désarroi des parents, partagés entre deux désirs, deux amours. Il n'y a pas de ponts. Il faut remonter des pentes glissantes pour arriver à la terre ferme. Les enfants, par leur insouciance et leur innocence, adoucissent au fur et à mesure le regard des parents« En tournant ce films, j'avais envie d'évoquer la vraie signification des liens du sang, car c'est une problématique qui me tient à coeur(...) Je vais sans doute continuer à aborder la paternité dans mes prochains films jusqu'à ce que j'en comprenne les raisons profondes », a confié Hirokazu Kore Edalors de la conférence depresse à Cannes. Le baby boom japonais des années 1960 avait été marqué par plusieurs affaires d'échanges de nourrissons dans les hôpitaux. Hirokazu Kore Eda s'est inspiré de ce fait d'histoire pour construire une nouvelle intrigue familiale sensible. Hirokazu Kore Eda est déjà auteur d'une quinzaine de fictions et de documentaires comme « Maboroshi » (1995), « After life » (1998), « Nobody knows » (2004), « Air doll » (2009) et « I wish » (2011). Au Festival de Cannes,

	 

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           <title>les ravages collatéraux des téléréalités</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	The Bling Ring, la comédie dramatique de la cinéaste américaine Sofia Coppola sort en juin prochain sur les écrans européens. 
	Cannes (France)
	De notre envoyé spécial

	Les suspects portaient les Louboutins, est le tire d’un article sur un fait divers publié dans Vanity Fair, qui a donné des idées à la cinéaste américaine, Sofia Coppola, pour réaliser son film, The bling ring, qui peut ressembler à une comédie dramatique. Cette nouvelle production a été présentée, jeudi soir, à la salle Debussy, en ouverture de la section «Un certain regard» du 66e Festival de Cannes. Beaucoup d’honneur pour la fille de Francis Ford Coppola. Devant une salle comble, Sofia Coppola a salué le public, aux côtés de ses jeunes comédiens, visiblement recrutés à travers une revue people. Commençons par Emma Watson.

	Les adeptes de la saga d’Harry Poter se souviennent tous d’Hermione Granger, première de la classe et complice de Ron et Harry. Après huit films, Emma Watson a grandi et veut en finir avec cette petite époque de gloire. «J’essaie de me frayer un chemin, de montrer, surtout, que je ne suis pas une image», a-t-elle déclaré, lors de la conférence de presse disant qu’Harry Potter faisait parti du passé. Elle a reconnu plus loin que Harry Potter est toujours présent dans l’esprit des gens. La jeune actrice britannique a ravi la vedette à Sofia Coppola, surtout auprès des photographes et cameramen.

	Les autres acteurs sont Gerorgia Rock, Leslie Mann, Taissa Farmiga et Israël Broussard. Leslie Mann, par exemple, fait du cinéma bling bling avec des comédies, telles que 40 ans, et encore puceau  et Funny people. Pourtant, l’équipe de casting de Sofia Coppola a passé une année à chercher les comédiens ! Mais que raconte donc l’histoire de The bling ring ? C’est une true story ! Entre 2008 et 2009, des adolescents de la région de Calabasas, dans le grand Los Angeles, avaient formé une bande spécialisée dans le cambriolage de maisons de célébrités. Ainsi, les villas de Megan Fox, Paris Hilton et Orlando Bloom ont été «visitées» la nuit.

	Le groupe, formé de quatre filles et un garçon, a réussi à subtiliser l’équivalent en valeur de trois milliards de dollars en bijoux, habits, chaussures de luxe et montres de grandes marques. Les cambrioleurs publiaient des photos de leurs «prouesses» sur Facebook. Insouciance ? A l’écran, Sofia Coppola n’a pas répondu à la question. Elle s’est contentée de reproduire ce fait divers grâce à une succession d’images, comme dans une téléréalité. Des images mises dans une sauce R’n’b, rap et techno. A la surcharge musicale, la cinéaste a ajouté des dialogues décousus pour des comédiens complètement en hors champ. La glorification de Facebook ou de la «bonne» utilité des caméras de surveillance (les véritables cambrioleurs ont été arrêtés grâce aux images de ces caméras) n’ont renforcé que le sentiment de malaise devant un film que Sofia Coppola semble avoir raté.

	On est déjà loin de Virgin suicides ou même de Marie Antoinette (ce dernier a été sélectionné à Cannes en 2006). Sofia Coppola s’est appuyé sur la force présumée de l’histoire qu’elle raconte et sur la fraîcheur supposée de ses comédiens. Pari perdu ! Face aux nombreux journalistes qui l’interrogeaient lors de la conférence de presse, elle a parlé de la jeunesse de Los Angeles qui, en plus, d’être la ville des artistes, est également l’endroit où se croisent toutes les extravagances et les folies. «C’est une histoire contemporaine. Une histoire qui en dit long sur notre culture d’aujourd’hui. Et Los Angeles joue un rôle central dans la culture américaine. C’est ce qu’on voit dans le film», a confié la cinéaste, comme pour justifier le choix du sujet. Elle a évoqué le vécu de ces adolescents, teenagers qui vivent dans la périphérie de Hollywood, non loin des stars, des ors et lumières.

	Des jeunes qui adorent la mode et qui sont obnubilés par le glamour. «Il a fallu que j’apprenne à prononcer les marques comme Dior ou autres», a confié Israël Broussard. Emma Watson, pour sa part, a révélé avoir vu des programmes des reality shows (télé réalités) pour s’imprégner des mœurs californiennes et pour apprendre le dialect de la ville des Anges. «Je ne voulais pas que les acteurs soient des caricatures. Le groupe a bien fonctionné ensemble. Emma Watson est devenue une autre personne dans le film, éloignée de sa véritable identité.

	C’est toujours fabuleux de voir un acteur qui se transforme en cours de tournage», a soutenu Sofia Coppola. «Ce film est un avertissement sur ce qu’il ne faut pas faire», a appuyé Teissa Farmiga. A peine, pense-t-on que The bling ring, (surnom donné par la presse américaine aux voleurs des célébrités), est une grande leçon de morale ! «Nous avons montré le côté excessif d’Hollywood. Nous avons tourné dans la maison de Paris Hilton. C’était d’ailleurs très intéressant de se trouver dans la maison d’une star pour voir comment elle vit», a souligné Sofia Coppola. Autant dire que Paris Hilton n’a pas pleuré la perte de chaussures volées par cinq ado aventuriers !
	
	  ]]></description>
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	Scène du film The Bling Ring de Sofia Coppola.
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        </item>
        <item>
           <title>la pluvieuse géographie des sentiments</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le passé est un film qui ressemble à un thriller familial où se mêlent le mensonge, l’amour, la haine et l’hypocrisie. 
	Il pleut beaucoup sur la ville qu’Asghar Farhadi filme dans Le passé, une nouvelle fiction présentée, vendredi, au 66e Festival international du cinéma de Cannes. C’est que le cinéaste iranien continue d’explorer les complexités contemporaines liées au rapport entre l’homme et la femme. Deux ans après Une séparation, sacré Ours d’or au Festival de Berlin en 2011, le cinéaste iranien va plus loin dans son analyse sociale pointue de la famille et de l’univers qui la libère ou qui l’enchaîne. Comme dans le précédent long métrage, qui a valu à Asghar Farhadi une renommée mondiale, le cinéaste aborde le phénomène du divorce sous d’autres angles.

	Ahmad (Ali Mosaffa) revient de Téhéran, après quatre ans, pour officialiser son divorce d’Anne Maria (Bérénice Béjo) à Paris. Il découvre que la famille se décompose. Raison apparente : la présence de Samir (Tahar Rahim) nouvel amant de Anne Marie. Sa fille aînée, Lucie (Pauline Burlet) est contre l’union de sa mère avec Samir, un blanchisseur. L’épouse de Samir a tenté de se suicider. Son fils unique, Fouad (Elyes Aguis) vit chez Anne Marie. Ahmad va tenter de recoller les morceaux, réconcilier Lucie et sa mère.

	De fil en aiguille, il découvre les drames cachés. Dehors, il continue de pleuvoir. Pas de soleil dans le film d’Asghar Farhadi. On ne sait pas qui est victime et qui est coupable? C’est d’ailleurs à ce niveau-là que réside la puissance du scénario. Les histoires, les destins et les désespoirs s’emboîtent, se superposent, s’enchaînent et s’entremêlent. L’amour prend un coup par-là, la fierté par-ci et au milieu l’innocence des enfants. Fouad et Léa (Jeanne Jestin), petite-fille de Anne Marie, continuent à jouer dans le jardin, comme si de rien n’était. Ils n’ont pas besoin de conflits.

	C’est le domaine réservé des adultes ! Les enfants adorent jouer avec Ahmad, qui, par son calme, leur a donné de l’assurance.
	Dans une lecture extensive de ce long métrage de deux heures, on peut supposer qu’Asghar Farhadi a choisi sciemment le parti de l’avenir, programme plutôt philosophique et réaliste que politique. Au début du film, l’essuie-glace de la voiture, conduite par Anne Marie et transportant de l’aéroport Ahmad, efface dans un mouvement poétique le titre du film, Le passé. Pas la peine de se retourner pour retrouver les sensations de douleurs ? Pas la peine de regarder dans le rétroviseur pour raviver les blessures ? Regarder vers l’avant, vers le chemin qui mène à l’espoir, à la vie ? Début du film toujours, Anne Marie est à l’aéroport et voit Ahmad. Elle l’appelle, il ne l’entend pas. Ils sont séparés par la vitre. On se voit, mais on ne s’entend pas. N’est-on pas là devant une variante de la difficulté du dialogue entre Orient et Occident ? Le divorce d’Anne Marie d’avec Ahmad n’est-il pas l’expression de l’échec momentané de ce dialogue ? Mais Anne Marie continue d’aimer, malgré les apparences, Ahmad. Donc...

	La maison où se déroule l’histoire est située à côté d’une voie ferrée. Le train symbolise autant le passé que le futur puisqu’il exprime le passage du temps (dans son film Les enfants de belle ville, sorti en 2004, Asghar Farhadi montrait une maison située à côté des rails aussi)... Le passé  est un film intense, étonnant et expressif de tout l’art frais d’Asghar Farhadi.

	Donner un prix à cette fiction débordante d’humanisme, ne serait que justice, surtout pour un cinéaste longtemps et injustement boudé par le Festival de Cannes. «La façon de travailler d’ Asghar Farhadi est particulière, précise. Je découvre cela pour la première fois. Rien n’est laissé au hasard, millimétré. Pourtant, on a l’impression d’être libre au milieu de tout cela», a témoigné Tahar Rahim, lors de la conférence de presse. «Les répétitions ont duré deux mois et le tournage quatre. Cela nous a permis d’apprendre à nous connaître, d’accepter un traducteur, ça n’a pas été une barrière. Asghar est comme un chorégraphe. Il arrive, il prend le scénario, prend chaque personnage de la séquence, va nous donner nos places, le texte qu’on va dire à chaque endroit».
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           <link>http://www.elwatan.com/culture/la-pluvieuse-geographie-des-sentiments-19-05-2013-214238_113.php</link>
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           <title>Concert de Laura Jackson à Alger : à la baguette…magique</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le public de l’auditorium de la Radio d’Alger, jeudi soir, a battu la mesure, la chamade et le record d’audience. Et pour cause ! Son cœur a battu pour Laura Jackson. Une chef d’orchestre américaine qui a mené à la «baguette» l’Orchestre symphonique national d’une soixantaine de musiciens, lors d’un concert d’excellente facture. 
	Ce soir, le chef d’orchestre, est une femme ! Car, malheureusement, les femmes chefs d’orchestre se comptent sur les  doigts d’une main. Cela demeure un domaine monopolisé par un «machisme» ordinaire. Laura Jackson a montré et démontré, musicalement parlant, qu’elle a pris le pouvoir par le «bâton» (baguette), au grand bonheur d’un public averti, marqué par la présence d’Henry S. Ensher, ambassadeur des Etats-Unis. Un événement entrant dans le cadre du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, initié par la fine équipe de l’association PNB-Napeo Algérie (partenariat nord-africain pour les opportunités économiques) et l’ambassade des Etats-Unis à Alger, avec la collaboration de l’Orchestre symphonique national, du ministère de la Culture et d’Aspen Institute.

	Laura Jackson, la quarantaine juvénile, est diaphane, légère, alerte, a dirigé à la baguette… magique, le massif et talentueux Orchestre symphonique national de Abdelkader Bouazza, avec cinq solistes. Quatre Américains, Christine Clemmons-McCune, soprano, Paul Adkins, ténor, John Cimino, baryton, Jon Klibonoff, pianiste et l’Algérien, Djamel Ghazi, flûtiste. L’orchestre a évolué avec une justesse de jeu, sans fausse note ou autre hiatus ! Ainsi, Laura Jackson, ayant des tics et tocs et autres emportements caractéristiques aux chefs d’orchestre, a assuré une direction orchestrale avec fluidité et surtout, avec délicatesse et grâce.

	Très «laid back» (cool), elle conduit l’orchestre d’une manière chaleureuse, voire «tactile». Laura Jackson serre la main du soliste, Djamel Ghazi, salue la soprano, la baryton et le ténor, congratule tout l’ensemble symphonique ou encore applaudit la section percussions, et ce, avec une déférence très féminine.

	Une américaine conduisant des airs kabyles

	Aussi, l’auditoire se délectera avec du Gershwin (Girl Crazy, Porgy and Bess, Rhapsody in Blue), du Copland (Rodeo: Hoedown), du Monti (Csárdás), du Bernstein par une immersion dans Broadway, dans la fameuse comédie musicale West Side Story (immortalisée par le film éponyme de Robert Wise, en 1961, avec Nathalie Wood et George Chakiris!) Et puis, un morceau de bravoure ! Une nouvelle création de Sid-Ali Belli intitulée Airs de Kabylie. Une chef d’orchestre américaine dirigeant une partition de standards de musique kabyle, philharmoniquement ! 

	Pour rappel, l’association PNB-Napeo, à travers le projet, l’US-Maghreb Arts, a pour but d’organiser des manifestations artistiques, notamment des festivals, foires, expositions et concerts dans le Maghreb et aux Etats-Unis, et ce, pour renforcer les liens culturels existants dans la région, échanger et combiner les ressources culturelles entre les partenaires culturels maghrébins et américains. Et donc, participer au développement des industries créatives au Maghreb et aux Etats-Unis grâce à des partenariats économiques qui pourraient découler de ces collaborations. Bravo, «conductor», Laura Jackson ! Elle devait se produire, hier, à 15h30, toujours avec l’Orchestre symphonique national, au théâtre régional Kateb Yacine, de Tizi Ouzou. 
	  ]]></description>
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	Laura Jackson (en noir) retient la nuit... américaine.
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           <title>Un certain regard : le goût du saké</title>
           <author>Azzedine Mabrouki </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Belle lueur au programme du Festival de Cannes : la projection, à la salle Bunuel, du film japonais Le goût du saké, de Yasujiro Ozu. 
	Cette œuvre possède le degré de perfectionnement le plus haut. Si on aime la poésie japonaise des haikus, ces textes aussi brefs que percutants, si on aime aussi le theâtre Nô, la beauté sereine de la mise en scène d’Ozu dans Le goût du saké (titre original Sanma No Aji) a la même saveur zen. Ozu est décidemment le cinéaste qui a inventé le cinéma zen par la raréfication des mouvements de sa caméra, par la lenteur et la délicatesse de son style.

	Le goût du saké, c’est seulement la vie quotidienne d’une famille de Tokyo,dans les années soixante. Hirayama,un père veuf, vit seul avec sa fille Michoko qui a l’âge de se marier. Michoko repousse l’échéance de son mariage pour ne pas laisser son père dans la solitude. Elle se sentirait coupable de l’abandonner. Un jour pourtant, Hirayama songe qu’il est temps de penser à l’avenir de sa fille. Un thème qui peut paraître banal. Mais quelque chose de très fort se passe dans Le goût du saké.

	Très fort aussi et bien douloureux le portrait d’une jeune fille de 17 ans dans le long métrage-fiction de François Ozon intitulé Jeune et Jolie (en compétition). Un portrait en quatre saisons et quatre chansons. Isabelle, jouée par Marine Wacth,est issue d’une famille aisée. Elle est élève du lycée Henri IV à Paris. Elle est entourée d’amis,filles et garçons, de son lycée et son petit frère est très proche d’elle.Pourtant Isabelle se prostitue. Sans aucune raison apparente. Elle prend des rendez-vous tarifés sur les réseaux de rencontres d’internet. On ne sait  pas ce qui la pousse dans cette dérive. Est-elle à la recherche de sa sexualité, de ses sentiments,de sa liberté ? Isabelle n’a aucun besoin d’argent.

	Ses clients, dans les hôtels de Paris, la payent très cher, mais elle ne dépense pas cet argent. Elle semble poussée par une espèce de curiosité entomologique vers le monde des prostituées. Thème difficile,mystérieux : qu’est-ce qui pousse Isabelle, est-ce d’avoir 17 ans et d’offrir ainsi son corps ? Les psychiatres expliquent que la période de l’adolescence est une période de souffrance, de transition compliquée. Et de ce fait, sans doute, cette jeune fille de bonne famille va jusqu’au bout,elle violente son corps jusqu’à l’extrème limite : la protitution. Isabelle aurait pu se droguer comme beaucoup de jeunes, ou devenir anorexique par défi et révolte. Elle a choisi une autre voie extrème et clandestine. 

	François Ozon ajoute dans son film une séquence documentaire quand il filme la classe du lycée d’Isablle, où les élèves récitent et commentent un poème d’Arthur Rimbaud : on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans. François Ozon a mené une enquête sur le phénomène de la protitution adolescente en France. Il a interrogé des policiers de la brigade des mœurs parisienne, des psychanalystes.Ce phénomène de société, actuel et très sérieux,garde pourtant tout son mystère. Le film d’Ozon a provoqué un choc au Festival de Cannes.
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           <title>Ali Amran : les concerts en perspective cet été en Kabylie</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sun, 19 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Le chanteur kabyle, Ali Amran, auteur, compositeur et interprète, a fait part dernièrement, à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, de sa volonté de donner, cet été, à travers la Kabylie plusieurs concerts à son public. 
	Dans cette perspective, ses fans ne manqueront pas de le suivre pour apprécier, sur scène, l’interprétation de son nouvel album, Tizi n Leryeh (la colline des vents). Celui-ci comprend 10 titres, avec des airs de musique moderne et des textes d’une actualité immortelle. Cet album semble constituer un tube permanent chez les disquaires, comme on peut le constater à travers la plupart des grandes villes.

	L’auteur, interprète de folk rock kabyle, a donc présenté, à cette occasion, son dernier produit à travers lequel on peut percevoir des textes qui expriment le «désenchantement» et la «désillusion» de la société. Il l’avoue en faisant une rétrospective sur les lendemains d’avril 1980, une date mémorable où ce fut «la première fois qu’il y a eu une vraie sortie dans la rue» en Kabylie, pour affronter le bâillon et les brimades imposés depuis des temps immémoriaux contre tout ce qui à trait à la culture et l’identité berbères, à la démocratie, à la liberté d’expression, des revendications pour lesquelles le pouvoir affichait une allergie épidermique.

	C’était un saut dans le vide, mais grâce auquel, aujourd’hui, une avancée remarquable a été faite. Ali Amran fera remarquer qu’il n’y a pas dans les textes de son nouvel album, de reprise de titres du terroir, comme c’est le cas de trois reprises dans son précédent album Akka id ammur ! (Quel pays !, avec consonance péjorative). Dans Tizi n Leryeh, indique l’artiste, ce sont des chansons, avec l’introduction de nouveaux instruments musicaux, qui s’insurgent contre la violence, la corruption et autres fléaux étrangers aux mœurs kabyles.

	Ali Amran indique qu’il mène sa vie entre la France et la Finlande. «On dit chez nous : sors, tu grandis !» C’est là, estime-t-il, qu’il a un peu les coudées franches pour mieux travailler tout en s’inspirant, dans ses compositions, des blocages et fléaux pesant et rongeant le pays, comme il le décrit dans D yir ddunit (Vie intenable), Abu lehmum ! (Ô infortuné !), ou encore Ekkes i yi akin tamughelt agi ! (Enlève d’ici ce fusil !). Dans Tizi Leryeh, le chanteur imprègne profondément son auditeur dans les «tourments infinis» qui le mettent dans «un état second», ce qui lui fait porter un regard profond sur sa société, sur l’époque…

	Portant une barbe et une chevelure bien fournies, Ali Amran indique que c’est pour les besoins de participer, dans un rôle de poète, du film en préparation de Belkacem Hedjadj sur Fatma N’Soumer. D’un thème à un autre, Ali Amran berce ses fans de sa voix chaude et de sa belle musique, comme il les secoue aussi par l’actualité de ses textes à forte émotion, suscitée devant des «rêves» répétitifs qui débouchent toujours sur des désillusions. Comme le symbolise d’ailleurs l’empreinte d’un pas de pied nu, puis de la trace d’un autre avançant de moitié…
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           <title>Cinéma : « Né quelque part » à Cannes</title>
           <author>Rémi Yacine </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sat, 18 May 2013 12:31:41 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Mohamed Hamidi et son ami et complice Jamel Debbouze sont  à l’honneur au 66ème Festival de Cannes. La Sélection Officielle s'affine avec l'ajout  de "Né quelque part" en Séances Spéciales.  
	De notre correspondant à Paris

	Une bonne surprise pour l’ancien fondateur de Bondyblog, le website qui a crée une petite révolution en Frannce. Il voit son retenu à la dernière seconde. Le Festival de Cannes organisera pour la quatrième fois cette année une séance spéciale destinée à un public lycéen qui pourra voir "Né quelque part", film de Mohamed Hamidi avec Jamel Debbouze.

	La séance aura lieu le mardi 21 mai à la salle du Soixantième, une des grandes salles de projection du Festival. Le public sera constitué de quelque 450 lycéens de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Le choix du film par le Festival s'est fait en raison de son "histoire, parce que c'est un premier film et aussi parce qu'il sort en France le 19 juin. Avoir l'équipe permet de faire une sortie d'avant-première de luxe pour les apprentis cinéphiles ", explique THierry Frémaux.

	L'an dernier, c'est le film de Patrice Leconte "Le Magasin des suicidés" qui avait été présenté dans ce cadre. "Né quelque part", avec également Tewfik Jallab, raconte l'histoire d'un jeune Français de 28 ans qui doit se rendre en Algérie  pour sauver la maison de son père. Il découvrira ce pays où il n'a jamais mis les pieds et rencontrera des personnages hauts en couleur parmi lesquels son cousin qui rêve de venir en France. Mohamed Hamidi est un metteur en scène, scénariste, et réalisateur né le 14 novembre 1972 à Bondy. Sa complicité avec Jamel Debbouze remonte à quelques années. Il a mis en scène et coécrit le dernier spectacle de Jamel Debbouze : Tout sur Jamel. Agrégé d'économie-gestion, il a enseigné à Bobigny (de 1997 à 2008) plus d'une dizaine d'années, notamment à Bobigny. Il a également dispensé des cours sur les nouveaux Médias à Sciences Po Paris (Master Journalisme).

	Président et cofondateur du Bondy Blog, il en a été le rédacteur en chef en 2006 et 2007. Il été cofondateur et président de l'association Alter-Egaux qui aide les jeunes issus des quartiers populaires dans leurs choix scolaires et professionnels notamment en luttant contre l'autocensure et en les aidant à acquérir un réseau. Mohamed Hamidi a aussi coécrit et mis en scène Malik se la raconte de Malik Bentalha,Vie de chien d'Abdelkader Secteur, Dans la tête de Redouanne Harjane.

	  ]]></description>
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           <title>Concert de Laura Jackson à Alger : elle  a mené à la « baguette » l’Orchestre national</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 20:32:57 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 17 May 2013 20:32:57 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le public a battu la mesure, la chamade et le record d’audience. Et pour cause ! Son cœur a battu pour Laura Jackson. Une chef d’orchestre américaine qui a mené à la « baguette » l’Orchestre Symphonique National  d’une soixantaine de musiciens. Lors d’un concert d’excellente facture, jeudi soir à l’Auditorium de la radio Algérienne. 
	 

	Ce soir le chef d’orchestre, est une femme ! Car, malheureusement, les femmes chefs d’orchestres  se comptent sur les doigts de la main. Car cela demeure un domaine monopolisé par un « machisme » ordinaire. Et Laura Jackson a montré et démontré, musicalement parlant, qu’elle a pris le pouvoir par le « baton »( la baguette), au grand bonheur d’un public averti marqué par la présence de M. Henry S. Ensher, Ambassadeur des Eats-Unis.

	 Un événement, entrant dans le cadre du cinquantenaire de l’Indépendance de l’Algérie,initié par la fine équipe de l’association PNB-Napeo Algérie (partenariat nord-africain pour les opportunités économiques, et l’ambassade des Etats-Unis à Alger, avec la collaboration de l’Orchestre symphonique national, du ministère de la Culture et d’Aspen Institute.

	Laura Jackson, la quarantaine juvénile, est diaphane, légère, alerte, a dirigé à la baguette…magique, le massif et talentueux Orchestre Symphonique National de Abdelkader Bouazza avec cinq solistes. Quatre  Américains, Chrisitine McCune Clemmons, soprano, Paul Adkins, Ténor, John Cimino, Baryton et Jon Klibonoff, pianiste et l’Algérien, Djamel Ghazi, flûtiste. C’est l’Orchestre a évolué avec une justesse de jeu. Sans fausse notes ou autre hiatus ! Ainsi, Laura Jackson, ayant des tics et tocs et autres emportements caractéristiques aux chefs d’orchestre, assuré une direction orchestrale avec fluidité et surtout, avec délicatesse et grâce.

	 

	Très « laid back » ( cool) , elle conduit l’orchestre d’une manière chaleureuse et voire « tactile ». C’est Laura Jackson, serre la main du soliste Djamel Ghazi, salue la soprano, la baryton et le ténor, congratule tout l’ensemble symphonique ou encore a applaudit la section percussions. Et ce, avec déférence très féminine. Aussi, l’auditoire se délectera du Gershwin ( Girl Crazy , Porgy and Bess, Rhapsody in Blue), du Copland (Rodeo: Hoedown), du Monti (Csárdás), du Bernstein de par une immersion dans Broadway, dans la fameuse comédie musicale West Side Story ( immortalisé par le film éponyme de Robert Wise, en 1961, avec Nathalie Wood et George Chakiris! Et puis, un morceau de bravoure ! Une nouvelle création de Sid Ali Belli intitulée Airs de Kabylie. Une chef d’orchestre américaine dirigeant une partition de standards de musique kabyle, philharmoniquement ! Bravo, « conductor », Laura Jackson !  Elle se produira demain à 15h30, toujours avec l’Orchestre Symphonique National, au Théâtre régional Kateb Yacine de Tizi Ouzou. 

	 

	 

	 

	 

	 

	 

	  ]]></description>
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           <title>Festival  de  Cannes : L'Inde  Cinéphile</title>
           <author>Azzedine Mabrouki </author>
           <guid>http://www.elwatan.com/culture/festival-de-cannes-l-inde-cinephile-17-05-2013-214034_113.php</guid>
           <copyright>elwatan.com</copyright>
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           <pubDate>Fri, 17 May 2013 14:23:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 17 May 2013 14:24:33 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Un grand effort a été fait à Bombay pour la restauration des films classiques du cinéma indien. C'est ainsi que la section Cannes Classics montre le long métrage de Satyajiot Ray Charulata dans une copie neuve dans la salle Bunuel. Charulata,une oeuvre rare du cinéma bengali, objet de tant de louanges et d'admiration. 
	 

	De notre envoyé spécial

	A Cannes (France)

	 

	Tourné en 1964 , Charulata se passe à Calcutta en 1879. Bhupati Dutta ,directeur d'un hebdomadaire politique local,n'a que peu de temps libre et semble ignorer que Charulata, sa trés gracieuse jeune épouse, s'ennuie beaucoup seule à la maison, lisant des romans, faisant des travaux de couture.

	Charu, son surnom, tue le temps comme elle peut en regardant avec ses jumelles les passants de la rue. Avec Amal, jeune homme cousin du mari,qui passe quelques jours de vacances à Calcutta,les rapports deviennent mutuellement et secrètement attirants. De peur du scandale, Amal s'en va laissant Charu dans le plus grand des désarrois, cruel désordre de sentiments.

	Satyajit Ray, grand metteur en scène, filme les échanges de regards entre Charu et Amal, le désir  enfoui, la pudeur et le silence comme si justement un simple regard était un acte d'amour. Merveilleux film où explose le talent de Madhabi  Mukherjee dans le rôle de Charulata. Satyajit Ray avait longtemps été dessinateur,écrivain,photographe. Son père et son grand père, proches de Tagore, étaient peintres et poètes. La fameuse trilogie Apu, Le Salon de musique, La Maison et le monde ont aussi assis le prestige de Satyajit Ray comme cinéaste. C'est en voyant à Calcutta  Jean Renoir tourner Le Fleuve que Satyajit Ray a su qu'il devait  faire des films.

	L'Inde fournit aussi au festival de Cannes son acteur mythique Amitabh Bachchan ( Big B) qui a joué dans 188 films indiens et qui a monté les marché le soir de la présentation de The Great Gatsby, son premier film américain.  Big B est aussitôt reparti à Bombay où se poursuit le tournage de Satyagrapa, de Prakash Jha, où il interprète le rôle du célèbre activiste Ana Hazare. Le film est basé sur le principe gandhien de la nonviolence et de la désobeissance civile. Il sortire bientôt sous le titre anglais Democracy under fire.

	Pour retrouver la mémoire du cinéma fait à Bollywood,le festival de Cannes montre aussi Bombay Talkies,une série de quatre courts métrages fiction faits par Zoya Aktar, Dibakar Banerjee, Karen Joha et Anurag Kashyap. Chacun présente une famille du cinéma de Bombay. Afin de court- circuité sans doute le programme officiel, au marché du film,on peut voir  un film étonnant,une première dans le cinéma indien d'habitude si prude, si réservé dés qu'il est question de sexe.

	L'objet qui fait courir tant de curieux s'intitule Kamasutra 3D ! Et c'est  trés fidèle au livre ! Réalisé par Rupesh Paul et produit par Sagar Thacker, l'héroine de Kamasutra 3D n'est autre que la star Sherlyn Chopra, superbe créature qui a fait sensation toutes voiles dehors lors de la montée des marches.

	 

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           <title>L'Algérie tente de séduire Cannes !</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Drame, histoire, guerre, amour… Les films algériens défilent sur le tapis rouge à la 66e édition du Festival de Cannes qui se tiendra jusqu’au 26 mai. El Watan Week-end s’est installé au cœur de la Croisette la plus glam'. 
	De notre
	envoyé à Cannes

	Sous la pluie. La montée des marches au Palais des festivals, à Cannes, s’est faite, mercredi soir, sous les averses du printemps. Les curieux, qui avaient attendu des heures la cérémonie d’ouverture pour prendre une photo et voir monter les stars, étaient bien déçus. Il fallait vite se protéger. Les revendeurs de parapluies étaient là pour offrir leurs services. Durant la journée, des dames quémandaient les précieuses invitations pour assister à la fameuse soirée devant le hall consacré aux accréditations. Peine perdue.

	Les invitations que les journalistes et professionnels accrédités peuvent obtenir par inscription électroniques étaient épuisées pour les deux premiers jours du Festival ! A Cannes, il faut se lever tôt pour avoir les invitations, surtout pour les films en compétition officielle (les réservations débutent à 7h). Audrey Tautou était la maîtresse de cérémonie. Habitués du festival, Leonardo Di Caprio et son compatriote Steven Spielberg, président du jury longs métrages, étaient les vedettes de la soirée. Cannes a besoin de têtes d’affiche.

	Pendant plus de deux minutes, le public a fortement applaudi le réalisateur de E. T. Leonardo Di Caprio était venu pour la projection en hors compétition de The great Gatsby (Gatsby le magnifique) de Baz Luhrmann, qui a coécrit le scénario du film avec Craig Pearce à partir du célèbre roman de Scott Fitzgerald. Baz Luhrmann (réalisateur notamment de Roméo et Juliette) a été «happé», comme il l’a lui-même reconnu, par ce roman lors d’un voyage de nuit dans un train en Sibérie ! «Lorsqu’on avait quinze ans aux Etats-Unis, on lisait Gatsby le magnifique pour voir la décadence, l’alcoolisme et la romance de ces années-là», a expliqué le scénariste Craig Pearce lors de la conférence de presse qui a précédé la projection en présence de l’équipe du film au complet.

	Leonardo Di Caprio a, lui, qualifié le livre de Scott Fitzgerald de «chemin sans fin». «Un livre au centre de toutes les lectures», a-t-il affirmé. Ecrit en 1925, ce roman a été adapté quatre fois à l’écran, le premier à l’avoir fait était Herbert Brenon. Craig Pearce n’a pas manqué de rappeler que Scott Fitzgerald avait prévu la crise financière de 1926. Côté retombées économiques, la dentelle française est bien servie par ce film où les costumes féminins sont forts présents, témoins d’une époque où tous les excès étaient permis, à commencer par les mondanités ruineuses ! Une entreprise française a décroché un marché de rêve grâce à Gatsby le magnifique.

	«From Algiers to Cannes»

	Au village international, sur la Croisette, en face de la Méditerranée et à quelques pas du Palais des festivals, le drapeau algérien flotte à côté de ceux de la Tunisie, de la Géorgie, du Maroc, de l’Inde, du Qatar et des Pays-Bas. Pour la deuxième année consécutive, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) anime le pavillon Algérie au Festival de Cannes. Le slogan de cette année est : «From Algiers to Cannes» (D’Alger à Cannes). «Nous voulons maintenir la communication avec les professionnels du cinéma et dire que l’Algérie est présente. Nous avons invité des réalisateurs et des producteurs algériens pour présenter leurs œuvres entre longs et courts métrages ainsi que des documentaires. Des productions réalisées à travers le FDATIC (Fonds de soutien du ministère de la Culture) ou à travers le Centre national cinématographique dans le cadre de la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance du pays», a précisé Nabila Rezaïg, responsable du département cinéma à l’AARC.

	L’agence présente cette année ses différentes coproductions, déjà exécutées ou en cours de réalisation. Il s’agit, par exemple, du long métrage de Belkacem Hadjadj, Le brunous embrasé, consacrée à la vie de Fadhma n’Soumer, celle qui avait dirigé la résistance contre les forces d’occupation françaises entre 1854 et 1857. Ce film est en cours de tournage. Autant qu’El Wahrani de Lyès Salem. Un drame sur fond de guerre, l’histoire de deux destins, ceux de Mourad et Djaffar qui se croisent et se recroisent, deux amis qui se lancent dans le combat libérateur durant les années 1950, quelque part en Algérie. Aux Etats-Unis, Rachid Bouchareb est revenu pour tourner un autre film, Enemy way (la route de l’ennemi), une coproduction algéro-franco-belge. Ce film sera marqué par la présence du comédien américain de renom, Forest Whitaker. En 2012, Rachid Bouchareb a tourné en terres américaines le téléfilm, Just like a woman avec Sienna Miller, Roschdy Zem et Chafia Boudraâ.

	«Certifié halal» !

	Mahmoud Zemouri, de son côté, va bientôt revenir aussi avec une comédie, Certifié halal. Réalisateur de deux comédies décapantes, Les folles années du twist et de Hollywood à Tamanrasset, Mahmoud Zemouri reste fidèle à l’expression ironique. Certifié Halal suit les aventures de deux mariées qui se retrouvent dans de drôles de situations après une immense confusion lors de la cérémonie de noces. Ce film est en postproduction. Il en est de même pour Histoire sans ailes, de Amar Tribèche, un drame social autour d’une famille qui couve des secrets et des déceptions. Rabie Benmokhtar achève, lui aussi, la postproduction de D’un conte à l’autre, une fiction inspirée du patrimoine oral algérien.

	Dans un autre style, Mission, un film policier de Omar Chouchane, sera bientôt achevé, prêt à la présentation au public. Omar Chouchane, qui a coécrit le scénario avec Abdelmadjid Bouagar, suit à la trace deux inspecteurs de police, comme dans une série américaine, Salim et Mourad, aux prises à des crimes urbains, fatalement soutenus par les pouvoirs de l’argent et d’influence. Ce film fera découvrir de nouveaux visages du grand écran comme Mustapha Azzana, Sofiane Dahmani, Ahcène Azzani et Ahmed Ben Adjal. Au chapitre nouveautés, il faut retenir aussi la sortie prochaine de Mista, un drame de Kamel Laïche, retraçant le vécu de gens simples qui tentent de trouver couleur à leur existence. Nabila Rezaïg a rappelé les deux récentes avant-premières faites à Alger avant le Festival de Cannes, Le menteur, de Ali Mouzaoui et L’héroïne, de Chérif Aggoun, qui est présent à Cannes avec sa comédienne Samia Meziane.

	Une journée sera consacrée au film d’animation algérien. Djillali Beskri viendra parler du projet Papa Nzenu conte l’Afrique. Ce film de plusieurs épisodes, d’une durée globale de 80 minutes, a été coréalisé avec, entre autres, Hector Sonnon du Bénin, Mandoza de Côte d’Ivoire et Samba Cissé du Sénégal. «En 2012, grâce à ce pavillon Algérie, nous avons élaboré notre programme de l’année après des contacts noués avec des responsables d’autres festivals tels que Doha, Abu Dhabi et Carthage. Des gens sont venus nous voir pour savoir comment avoir des films algériens dans leurs festivals. J’espère que cette année, nous allons organiser d’autres événements autour du cinéma algérien», a indiqué Nabila Rezaïg.
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	Rachid Bouchareb fait jouer Forest Whitaker dans son dernier long métrage Enemy Way.
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           <title>GaelBaryin. Auteur : le bonheur d'une libération se ternissait d'horreur…</title>
           <author>Adlène Meddi </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	L’auteur, kidalien d’adoption, bousculé par la déferlante médiatique et politique autour de la guerre au Mali, décide de mettre à plat ce qu’il sait, ce qu’il a vécu sur place durant des décennies dans ce Nord meurtri aux côtés de ses amis. Dans les mâchoires du chacal, mes amis Touaregs en guerre au Nord-Mali*est un texte poétique et politique fort qui éclaire de manière inédite sur la situation au sud de nos frontières.  
	-D'abord, pourquoi avoir écrit ce livre qui semble avoir jailli de vous-même, comme une urgence ?

	Parce que c'était une urgence, justement. Mi-janvier la «guerre du Mali» éclatait, et partout dans les médias - du moins ici en France - on me parlait d'un pays et de gens que je connaissais bien, mais que pourtant je ne reconnaissais pas à travers ce qu'on me présentait. Des experts se succédaient sur les plateaux de télévision ou publiaient des analyses dans les journaux, mais tous me racontaient un Nord-Mali presque irréel, comme fabriqué de toute pièce, qui ressemblait finalement beaucoup plus à leurs propres désirs qu'à la réalité de ce pays...

	La région dont ils parlaient, les gens qu'ils décrivaient, la situation qu'ils expliquaient, rien ne correspondait à ce que j'en connaissais : on m'expliquait qu'untel était comme ci ou comme ça, qu'à tel endroit il s'était passé ceci ou cela, mais tout cela était le plus souvent réinterprété, déformé, ou parfois même complètement inventé. Je me sentais impuissant devant ce déferlement de propos souvent volontairement trompeurs. Seul, on ne peut rien contre des armées déchaînant toutes leurs puissances de feu, ni contre des machines qui produisent autant de désinformation à toute vitesse. Restait l'arme des mots. Essayer de dire les choses, de raconter comment, d'expliquer pourquoi. J'ai donc commencé, dès le premier jour des combats, à écrire ce pays, son histoire, à parler beaucoup de mes amis et un peu de ma propre histoire liée à cette région désertique depuis si longtemps. Un éditeur a été informé par un ami commun de ce travail d'écriture. Il m'a contacté quelques jours plus tard pour me proposer d'en faire un livre.

	-Que ressentiez-vous lorsque vous l'écriviez sachant qu'en parallèle les événements s'accéléraient sur le terrain ?  

	C'était une situation invraisemblable ! Comme je l'ai dit juste avant, des informations et des rumeurs de toutes sortes circulaient à toute vitesse sur les ondes, sur le web, sur les réseaux sociaux. J'étais dans la solitude du texte, dans le moment de l'écriture où l'on cherche en soi-même à exprimer des ressentis, à formuler les choses le plus justement possible, à chercher derrière chaque mot quelle puissance et quelle responsabilité il porte, et pendant ce temps-là, ici, d'autres mots, souvent très violents, s'empilaient les uns sur les autres, de plus en plus vite, de plus en plus durement, et que là-bas des tonnes de bombes tombaient sur ce pays encore une fois meurtri.

	Les horreurs de la guerre. Très vite, les communications avec le nord du Mali sont devenues très difficiles, les réseaux téléphoniques ont été coupés, l'internet ne marchait plus. Heureusement il restait les Thuraya, les téléphones satellitaires, pour se parler, pour garder un lien d'humanité entre nous. Tandis que les médias se remplissaient chaque jour un peu plus de noms que je connaissais trop bien, et que les images de guerre me montraient le nord du Mali comme une sorte de jeu vidéo sans ennemi ni visage, je ressentais cette irruption soudaine dans mon environnement quotidien comme une autre sorte de violence, comme si on me volait quelque chose d'intime, de personnel. Je ne voulais pas rester dans l'indifférence. Comme tout le monde, j'ai assisté pratiquement en direct à la libération de Gao, puis à celle de Tombouctou.

	Des scènes de liesse, toute une foule submergée de bonheur. J'étais heureux pour eux mais, en même temps, je voyais le hors-cadre. Tout ce qui n'était pas montré. Tout ce que les journalistes présents sur place ne pouvaient ni voir ni savoir. Ce n'est pas de leur faute, ils n'y sont pour rien, c'est une mécanique guerrière qui les dépasse eux-mêmes... Alors que ces villes sont depuis des millénaires des lieux de rencontre, d'échange, de mixité entre gens du Sud et gens du Nord, entre agriculteurs et éleveurs, entre nomades et sédentaires, les Gao et Tombouctou qu'on me montraient avaient perdu l'exacte moitié de leur âme. Une moitié de la population manquait à l'appel. Plus un seul nomade en ville, pas un seul turban à l'horizon. Eux étaient traqués, cachés, en fuite.

	Pourchassés par la haine. Certains de ceux qui ont été capturés – les témoignages ne sont venus qu'après, par Humanrightswatch, par Amnesty International ou le CICR – ont été exécutés sommairement, que ce soit par la foule ou par les militaires. Au fil des jours le bonheur d'une libération se ternissait d'horreur. On est très démuni devant de tels événements. On ne sait jamais quoi faire. Le jour où les militaires français se sont posés à Kidal fin janvier j'étais ici, chez moi, à écrire, mais en même temps j'étais là-bas. Je voyais la pauvre piste au bord de l'oued, les baraques en terre, les rues de sable. Je savais qui ils allaient rencontrer, avec qui ils allaient parler, et même dans quelle maison. J'étais dans la cour, cette cour que je connais si bien. Je voyais d'ici toute la méfiance entre deux mondes qui se rencontrent dans des conditions aussi difficiles. Les incompréhensions de toutes sortes entre eux.

	D'un côté des nomades enracinés sur une terre qui est leur propre sang, où la vie est si dure qu'elle se résume bien souvent à de simples problèmes d'eau, de l'autre des professionnels venus faire un job très spécialisé. Et plus haut, à Paris, des politiques qui calculent et qui tracent des courbes abstraites sur des cartes du monde. Il est compliqué de se parler entre êtres humains dans des conditions pareilles. Il y a d'un côté les politiques, les stratèges, les commandants. Ceux qui font et qui défont le monde aux noms d'intérêts ou de motivations qui parfois nous échappent ou nous paraissent très lointains. Et puis de l'autre, ce que tous nous vivons et nous ressentons.

	Ce sont deux mondes différents. Nous, nous pouvons nous parler, nous pouvons rire ensemble. Parce que la vie est comme ça. Nous pouvons vivre ensemble si on nous laisse tranquille. Ce qui fait mal, c'est le désespoir créé par des forces qui nous dépassent, qui nous prennent nos vies et les hachent en mille morceaux. Contre elles, on ne peut pas grand-chose, sinon leur opposer notre amitié, notre fraternité et notre humanité. C'est peu, mais c'est déjà beaucoup.

	Puis plus tard dans le Tegharghar, dans ces montagnes dures, hostiles, où ils traquaient AQMI à l'endroit même où, quelques années plus tôt, j'avais passé de si inoubliables moments en compagnie de nomades. Comment imaginer qu'un même lieu puisse à la fois contenir tant de bonheur et tant d'horreur ? Permettez-moi d'avoir ici une pensée pour mes amis algériens. Vous tous vous savez exactement de quoi je parle.

	-Quelle est la réception de ce livre en France, chez vos amis touareg ? 

	Pour le moment je n'ai eu que des retours très positifs. Les lecteurs ont dans leur grande majorité apprécié ce regard à ras du sol, en décalage avec les discours médiatiques souvent réducteurs ou les expertises parfois trompeuses. Malheureusement les conditions de la guerre actuelle font qu'il n'est pas encore arrivé jusqu'à Kidal. Je n'ai qu'un seul souhait, c'est d'aller le remettre là-bas sur place à ceux qui sont aujourd'hui les acteurs de cette si longue histoire. J'espère ne pas les avoir trahis, eux qui le furent si souvent.

	Je n'ai pas à juger de leur décision d'avoir repris les armes, cette décision leur appartient. Leur vie est à eux et leur désert est à eux, depuis toujours. Qu'ils restent ou pas dans le cadre national du Mali relève de l'Histoire avec un grand H, elle nous dira plus tard ce qu'il en est. Ce que je sais, c'est que dans la longue mémoire des hommes, les drames vécus ne s'effacent pas. On peut pardonner, mais on ne peut pas oublier.

	-Comment vivez-vous personnellement ces événements aujourd'hui, après l'écriture de ce livre ?

	Je suis évidemment très inquiet. Ce qu'on a appelé la «guerre au Mali» n'était qu'une «guerre dans la guerre», un sur-conflit rajouté au conflit initial. La tension historique entre nord et sud du Mali qui dure maintenant depuis plus de 50 ans, depuis la décolonisation, avait pris, une fois de plus, une tournure extrêmement violente par le déclenchement début 2012 d'une quatrième rébellion au Nord. Et puis, en plein milieu de cette rébellion, un nouvel élément est apparu de façon quand même assez prévisible : l'irruption des groupes salafistes – AQMI, Mujao, Ançar Eddine –, groupes armés qui, par leur puissance militaire et financière, débordent rapidement le MNLA et finissent par le supplanter.

	C'est contre eux que la France est intervenue ces derniers mois. Il y a donc, au beau milieu de cette quatrième guerre entre nord et sud du Mali, un épisode parasitaire qui s'installe en janvier 2013 : la guerre entre une force islamiste radicale et une force internationale, toutes deux n'ayant quasiment rien à voir avec le conflit initial. C'est cette guerre-là, cette «guerre dans la guerre», qu'ont rapporté nos médias, mais ils ont un peu oublié de comprendre d'où elle venait... En faisant l'amalgame entre combattants indépendantistes locaux et djihadistes le plus souvent étrangers à la région, ils ont considérablement contribué à brouiller la compréhension des événements en cours. Il n'y a pas eu «internationalisation du conflit», contrairement à ce qu'on a pu dire.

	Il y a eu superposition temporaire de deux conflits distincts, l'un, très ancien, interne au Mali, entre combattants du Nord et gouvernement, et l'autre externe, entre une internationale djihadiste radicale et des armées étrangères, qui est venu temporairement se greffer sur le premier. Une fois les djihadistes désorganisés et les forces françaises parties, alors les deux belligérants initiaux, l'armée nationale et les combattants indépendantistes, vont inévitablement se retrouver face-à-face. Comme rien n'est réglé concernant les causes premières du problème, la guerre va inévitablement reprendre. Sauf si, de part et d'autre, les bonnes volontés et l'humanité qui est en chacun l'emportent sur les calculs politiques individuels. Ou sauf si la force onusienne d'interposition a pour mission de s'interposer en toute neutralité.

	Je ne peux pas prédire l'avenir, mais j'ai peur qu'un sentiment de revanche s'empare du Sud – il est déjà visible dans l'opinion de la rue, à Bamako ou sur les réseaux sociaux – et, qu'une fois encore, la violence aveugle l'emporte sur la compréhension mutuelle. Si la force internationale onusienne prend parti, que ce soit à cause d'une mission mal définie, mal préparée ou par engagement pour un camp contre l'autre, la situation au Nord va vite devenir encore plus difficile pour des populations nomades déjà durement touchées par la guerre en cours.

	Mais il ne faut pas se leurrer ni se bercer d'illusions : c'est de Paris que viendra la solution. Selon ce que Paris voudra ou pas, la solution sera politique ou militaire. Elle sera pacifique ou meurtrière. D'ailleurs, l'attitude générale chez les combattants du Nord est de considérer que, puisque c'est la France qui est depuis 50 ans responsable du problème initial – en ayant refusé en 1958 l'autonomie du Nord et en ayant contraint des populations qui ne le souhaitaient pas à cohabiter avec d'autres dans une nation artificielle –, c'est à elle de clore définitivement la question. C'est donc le choix de Paris qui s'imposera. Il ouvrira un nouvel espoir ou apportera une plus grande souffrance, on le saura bientôt.

	Il y a eu dès janvier un consensus entre les combattants (MNLA, MIA), Paris et Bamako pour empêcher l'armée nationale d'entrer dans Kidal, alors qu'à Gao ou à Tombouctou, elle avait été en première ligne pour reprendre la ville, sitôt les raids aériens terminés. A ce jour, pas un seul soldat malien n'est entré dans Kidal. Ni les combattants, qui avaient annoncé qu'ils ne laisseraient jamais reprendre Kidal sans combattre, ni Paris, qui avait besoin de Kidal et de Tessalit pacifiées comme bases arrières pour ses opérations dans le massif du Tegharghar, ne pouvaient tolérer la présence de l'armée dans la région. A partir de là, la situation devenait très compliquée pour Bamako, qui n'a jamais réussi à tenir un discours de vérité à son opinion publique. Alors que la rue bamakoise ne comprend pas pourquoi Kidal n'est toujours pas réoccupée, commençant même à laisser enfler une rumeur de «coalition entre Blancs» conduite par Paris au détriment du Mali – le héros libérateur d'hier devenant d'un coup le traître – le pouvoir s'empêtre dans toutes sortes d'explications maladroites, la dernière en date étant que l'armée n'est pas suffisamment préparée pour participer à de telles opérations.

	Je suis toujours surpris par la méconnaissance totale, absolue, de l'histoire du Nord par les gens du Sud, y compris parmi mes amis les plus proches. Si cette histoire, qui est pourtant une histoire nationale commune à tous les Maliens, avait été expliquée, partagée, racontée, et si les hommes s'étaient parlé au lieu de s'entre-déchirer, on n'en serait pas là. Au lieu de tenir des langages de vérité, certains politiques bamakois ont joué des clivages pour radicaliser chaque camp, au lieu de chercher à les rapprocher. Leur carrière valait-elle tout ce sang inutilement versé ?

	Bien sûr, il fallait arrêter la folie extrémiste et restaurer la paix et la confiance entre les communautés, mais depuis le premier jour de cette guerre, il était évident que sans une gestion politique, volontaire et transparente, de la «question du Nord» posée depuis plus d'un demi-siècle, les victoires militaires ne seraient que des coups d'épée dans l'eau, sans aucune autre portée que momentanée. Si dans les jours ou les semaines qui viennent, le conflit entre Bamako et le Nord gagne en intensité et redevient une guerre ouverte, alors le risque est grand qu'un chaos plus grand encore s'installe, pour une période beaucoup plus longue et sur un espace beaucoup plus vaste. Et si les forces africaines présentes sur place ne s'interposent pas – ou pire, participent directement aux combats – il y a de fortes chances pour que des groupes armés venus de pays voisins viennent prendre fait et cause pour le Nord-Mali. Et ce n'est alors plus le Mali seul qui brûle, mais toute une région du globe.

	-Avez-vous prochainement l'intention de revenir là-bas ? 

	Je n'ai pas d'autre rêve. Même si mes pas m'ont plus souvent mené au nord qu'au sud, même si mes liens sont plutôt nomades, le Mali est ma seconde patrie, celle du cœur. Du sud au nord. Je ne peux pas imaginer ne plus jamais revoir mes amis ni ne plus jamais revoir ces lieux auxquels je tiens tant. Rire à Bamako, flâner à Ségou, entamer une causerie à Djenné puis remonter le fleuve Niger jusqu'à Tombouctou et Gao, pour aller prendre un thé à Kidal. Et redécouvrir encore et encore l'incroyable beauté de ce pays, la grande humanité et la profondeur historique de ses peuples et de ses cultures.

	 

	 

	 

	 

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           <title>Tarbaat, un diwan populaire et intimiste</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Tarbaat, c’est l’histoire d’une bande de potes décidés à se frayer un chemin jusqu’à la scène. Leurs armes : textes engagés et musique recherchée. C’est bientôt chose faite puisque le premier album sortira en ce mois de mai. 
	Sofiane, Fayçal, Abu Baker, Yacine, Mourad, Merouane et Tarek se connaissent depuis plusieurs années. Au fur et à mesure des rencontres et des affinités, le petit groupe se constitue en rebaâ (clique). Quand ils décident de s’adonner à leur passion commune : la musique, le titre du groupe est tout trouvé Tarbaat, soit une bande d’amis en kabyle. A l’arrivée du groupe sur la scénette d’Algérie News fin mars dernier, ils dégagent une énergie et une joie communicatives. Une fois le coup d’envoi du concert donné, leur ébullition se fait plus ordonnée.

	Tenues accordées et mouvements harmonieux. Ils charment très vite le public avec une harmonie inédite entre musique kabyle, chaâbi et des sonorités diwane. Du nord au sud, le grand écart est osé mais réussi. Les sept membres du groupe commencent à jouer ensemble dès 2004 et, très vite, ils sont engagés en tant qu’orchestre pilote et accompagnent plusieurs chanteurs. Ambitieux, ils entament, dès 2007, leur première tentative d’enregistrement d’un album. Tentative infructueuse à ce stade-là, explique Abu Baker, guitariste du groupe. L’année 2010 représente un grand tournant dans la vie du groupe puisqu’il arrive deuxième au Festival régional de musique kabyle.

	C’est aussi l’occasion de leur première fois sur scène. Dès lors, ils participeront à plusieurs festivals à travers le pays et gagnent petit à petit en aisance sur scène. Leur musique envoûte. Le groupe revendique ses racines berbères, précise Abu Baker, dans lesquelles ils puisent toute leur inspiration. Des sonorités nonchalantes du Sahara aux rythmiques kabyles en passant par le raï ou le chaâbi.

	Racines

	Ils ambitionnent même de se mettre au chaoui, confie Abu Baker, qui précise avec fierté que Tarbaat a interprété des chansons d’Athmane Bali dans leur langue originale. Si Merouane, chanteur du groupe, écrit la plupart des textes, le reste du groupe prend en charge la composition d’une à deux chansons chacun. Chacun apportant ses propres influences. Une synergie particulière qui leur donne une identité musicale déjà bien reconnaissable et assez originale. Dans leurs chansons, ils abordent le thème inéluctable de l’amour.

	Celui qui unit deux êtres, comme dans la chanson Lekhyalim (ton ombre) mais aussi l’amour de la patrie dans Tamourtiw. Mais là où ils se distinguent, c’est dans leur traitement des maux de la société. Leur message, qui se veut «social», insiste Abu Baker, se différencie de celui des autres groupes par une approche très particulière. Quand ils évoquent la bureaucratie par exemple, dans leur chanson Rouh ou welli (vas et reviens), ce n’est pas l’Etat qu’ils interpellent ou qu’ils critiquent mais «le peuple». Abu Baker explique : «Derrière le guichet, c’est un fils du peuple qui n’en fait qu’à sa tête. Le policier est issu du peuple, etc. C’est aussi au peuple de se remettre en question.»

	D’où le titre de leur premier album. «Nous avons choisi de nommer notre premier album Mina echaâb ou aila echaâb (par le peuple et pour le peuple) parce que nous estimons que nous faisons partie du peuple et nous nous adressons à celui-ci», explique le guitariste. «Si chacun, à son échelle, travaillait, essayait d’accepter l’autre et faisait de son mieux, nous pourrions arriver à une meilleure situation», conclut-il. Textes engagés et musique recherchés, le premier album de Tarbaat est promis à un bel avenir. ]]></description>
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	Des membres du groupe Tadrbaat en studio.
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           <title>El Gusto rend hommage aux chibanis</title>
           <author>Faten Hayed </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Le groupe El Gusto poursuit son aventure musicale pour se produire, le 15 juin prochain, au grand Auditorium de l’Unesco (Paris). 
	La soirée s’ouvrira avec un spectacle de musique chaâbie, suivie d’une remise de médaille. Créé avant la guerre d’Algérie, composé de musiciens juifs et musulmans, El Gusto chante la nostalgie des amours perdues, la fraternité biaisée et la joie de vivre altérée. Partis d’Algérie et dispersés après le recouvrement de l’indépendance, les membres encore vivants du groupe se retrouvent un demi-siècle plus tard et recomposent l’orchestre qui enchaîne les concerts et les sorties d’album. Lors de cette soirée, un hommage sera rendu aux chibanis, les migrants travailleurs algériens. El Gusto fera vivre la nostalgie mélangée d’hommage à toute une population qui a vécu des années troubles, mais également d’une grande tolérance et échanges, à travers la musique et le chant.                                    
	
	Pour réserver votre billet :
	www.fnacspectacles.com/www.ticket net.com
	  ]]></description>
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           <title>Amina Tyler. Femen tunisienne : Je crains de voir ma Tunisie sombrer dans un islamisme comme celui de l’Afghanistan ou de l’Iran</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	La lycéenne tunisienne Amina, qui avait publié sur internet des photos d’elle seins nus barrés des slogans «Mon corps m’appartient, il ne représente l’honneur de personne» ou encore «Fuck your morals», à la manière du groupe féministe Femen, raconte à El Watan Week-end la violence qui s’en est suivie. 
	-Comment avez-vous fait connaissance avec le mouvement Femen ? Et quels ont été vos motifs pour avoir adhéré et défendu cette cause ?

	J’ai aperçu une photo des Femen ukrainiennes à Paris sur ma page d’accueil de facebook au mois de juillet et la photo a attiré mon attention, car j’ai aimé cette forme de féminisme exhibitionniste qui, à mes yeux, n’est pas utilisée à des fins pornographiques ou un simple acte gratuit de vulgarité, mais comme un acte porteur d’un message en faveur de la cause féminine. C’est ce qui m’a motivée à publier une photo pour soutenir le mouvement Femen, mais après une mûre réflexion tout en mesurant l’ampleur des conséquences d’un tel acte.

	-Et quelles en ont été les conséquences  ? Estimez-vous que vous payez cher le prix de votre acte ?

	J’ai reçu des menaces de mort de salafistes réclamant la lapidation, l’égorgement ou encore que l’on verse de l’acide sur mon visage. Ma page facebook a de même été piratée et remplacée par le drapeau salafiste avec des propos forts dégradants à mon égard, où l’on me traitait, entre autres, de fille de rue et de femme impudique ayant conclu un pacte avec le diable, et où on qualifiait mon acte d’atteinte aux bonnes mœurs et aux valeurs de l’islam. J’ai même dû changer mon numéro de téléphone. Les menaces étaient incessantes, mais elles ne m’effraient pas et je ne compte pas baisser les bras.

	-On a entendu dire que votre famille vous a séquestrée.

	Suite à plusieurs jours d’absence – j’avais cherché refuge chez une connaissance–, je suis sortie boire un café avec une amie qui a contacté ma mère pour lui apprendre où je me trouvais. Nous étions assises à la terrasse d’un café à Tunis, lorsque, soudain, mon cousin est arrivé. En me voyant, il s’est précipité sur moi, me jetant à terre et me traînant devant tout le monde. Il m’a forcée à monter dans une voiture avec les mains derrière le dos. Une fois rentrés au domicile de mes parents, il m’a frappée violemment. Mon père est intervenu pour l’arrêter et lui demander de me lâcher.

	Ma séquestration a duré plus de trois semaines et j’ai vécu un réel cauchemar. On m’a emmenée de force chez le psychiatre qui m’a prescrit des antidépresseurs. On a de même tenté de m’isoler chez ma grand-mère à Kairouan, la ville sainte de Tunisie, où on m’a imposé des séances d’exorcisme et où deux femmes âgées, pieuses, ont voulu vérifier si j’étais toujours vierge. Je n’avais ni téléphone ni accès à internet. Après plusieurs jours de captivité, j’ai eu le droit de récupérer le téléphone, mais tous mes dires et actes étaient sévèrement surveillés. Je n’avais pas le droit de quitter la maison et même devant les journalistes français qui m’ont interviewée, je ne pouvais pas m’exprimer librement, car mon père était présent.

	-Vous êtes une femme libre aujourd’hui, comment avez-vous pu échapper aux griffes de votre famille et vous enfuir ?

	Après un mois de captivité, un vendredi, mes parents se sont rendus à un enterrement et pour la première fois, je suis restée seule avec ma grand-mère. Alors qu’elle était au téléphone et que la porte de la maison était ouverte, je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais de prendre la fuite. J’étais pourtant en pyjama et en claquettes. Je me suis enfuie malgré un sentiment de peur et j’ai pris le métro vers Tunis et sur l’avenue Bourguiba, j’ai par hasard, croisé une amie. J’en ai profité pour rentrer chez elle et contacter Inna, porte-parole du Femen en France, en lui dévoilant tout ce qui s’est passé dans un entretien sur skype.    

	-Et maintenant, comptez-vous militer en Tunisie ou poursuivre votre militantisme à l’étranger loin des menaces de mort ?

	J’aimerais tout d’abord reprendre les cours à l’école, mais en Tunisie, je ne peux pas poursuivre mes études car aucun lycée ne veut m’accepter. Mon objectif est faire mes études en France et retourner en Tunisie, car j’aime mon pays. Et je ne compte pas renoncer au militantisme pour la cause féminine dans mon pays, car je n’ai peur de personne et je n’ai pas peur de mourir.

	-Est-ce que d’autres femmes en Tunisie se sont alliées à votre cause ?

	Des personnalités tunisiennes défendent mes droits, bien qu’elles n’adhèrent pas à mes idées, mon mode d’action et trouvent mon militantisme trop radical. L’avocate des droits de l’homme, Chokra Belhaj Hmida, a défendu ma cause et mes droits depuis le début et on se voit régulièrement. Par ailleurs, de nombreuses jeunes filles m’envoient des éloges sur facebook, et même dans la rue, un grand nombre de Tunisiennes me font part de leur admiration et me disent qu’elles veulent s’allier à ma cause et devenir des Femens.

	-Comment définissez-vous votre militantisme pour le mouvement Femen ?

	Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il ne s’adresse pas uniquement aux chauvins ou aux conservateurs qui perçoivent la femme comme une poupée entre leurs mains ou un objet de soumission. Je m’adresse avant tout aux femmes en les incitant à acquérir une indépendance qui les libère de l’omnipotence et de la domination masculine, afin qu’elles puissent être maîtres de leurs actes, de leur destin et non se laisser dicter par les hommes un code vestimentaire ou une ligne de conduite.

	-Quel message avez-vous voulu transmettre avec les slogans sur votre poitrine ?

	J’ai voulu défendre l’idéologie des Femen contre les diktats de la religion qui vont à l’encontre des droits de la femme. Je suis contre l’islam qui asservit la femme et c’est pour cela que je me suis auto-déclarée athée il y a deux ans. Ma prise de conscience s’est en réalité opérée en Arabie Saoudite, où j’ai vécu de l’âge de 8 ans à 13 ans. J’ai vu de mes propres yeux la condition de la femme dans un pays arabe qui se dit islamique. Je n’ai pas voulu me fier au modèle saoudien. J’ai préféré lire le Coran et je me suis rendu compte que cet islam radical, tel qu’il est pratiqué dans des pays comme l’Afghanistan, l’Iran, le Pakistan ou encore les pays du Golfe, correspond à ce qui est écrit dans le Livre Saint. Je me suis donc dit que je ne pouvais adhérer à un islam qui asservit la femme et qui ne leur accorde pas le droit d’expression. La différence majeure entre le régime en place régi par les islamistes et la dictature de Ben Ali, c’est que les femmes étaient libres. Et si j’ai ressenti le besoin de publier ces photos, c’est aussi pour protester contre la volonté des salafistes de forcer la femme à porter le niqab.

	-Comment avez-vous trouvé le courage d’entamer cette lutte en Tunisie  ?

	Je dois avouer que le film iranien The stoning of Soraya m’a ouvert les yeux. De nombreuses femmes m’inspirent dont Inna, du mouvement Femen. Mon rêve le plus ardent est de me battre pour les droits de la femme dans les pays arabes, parce que je veux faire évoluer les choses et permettre de véritables changements, bien que le contexte actuel ne soit pas propice pour un mode d’action aussi radical que le mien. Ma plus grande crainte est de voir ma Tunisie sombrer dans un islamisme comme celui de l’Afghanistan ou de l’Iran.
	
	*Journaliste freelance et militante féministe tunisienne
	  ]]></description>
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        <item>
           <title>De l'évolution des migrations algériennes</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Oran. Mardi 21 et mercredi 21. Colloque autour du thème «Abdelmalek Sayad migration et mondialisation». 
	Le colloque questionne l’évolution des migrations algériennes actuelles en les confrontant aux différentes réalités de ce phénomène dans les pays du Maghreb et du monde. Centrés sur l’immigration algérienne en France, plusieurs travaux ont été mis sur pied depuis 2010. Dans le contexte actuel, ils méritent donc d’être largement partagés. Point d’orgue de ce cycle, ce colloque sera l’occasion de rendre hommage à ce grand sociologue algérien et de confronter ses travaux aux recherches les plus récentes sur les migrations. A l’heure de la mondialisation, il est en effet nécessaire de comprendre les effets du phénomène migratoire sur les pays d’accueil et sur les pays d’origine. D’où l’importance des regards croisés en la matière. Contre point artistique : carte blanche à Bruno Serralongue. Au Centre national de recherche en anthropologie sociale. Cité Bahi Amar Bloc A, n°1 Es Sénia. Tél. : 041.583.277.
	  ]]></description>
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        <item>
           <title>Rachid Koraïchi en guest à Dar Abdellatif</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Du vendredi 17 au 13 juin. Rachid Koraïchi est de retour à Alger. Le public découvrira ses récentes créations. 
	Le titre de cette nouvelle escale culturelle est simple : «Maqamate de Rachid Koraïchi à Dar Abdellatif». Le public pourra découvrir 80 lithographies consacrées à des maîtres du soufisme tels que Rabia Al Adawiyya, Ibn El Arabi, Sidi Boumediène El Ghouth, Sidi Ahmed Tidjani et Sidi Abdelkader Jilani. Chaque personnage est représenté par huit lithographies. «Ces lithographies sont représentatives de l’art de Rachid Koraïchi qui, en étant résolument contemporain, s’appuie sur la calligraphie arabe et la symbolique de l’islam, en exemple les 99 noms de Dieu qui viennent clôturer chaque série de lithographies», précise l’Agence algérienne du rayonnement culturel (AARC), qui organise l’événement.

	«Prières pour l’absente» est le titre donné à la présentation de sept sculptures calligraphiques en bois d’ébène installées dans les jardins. Aujourd’hui et demain auront lieu, à partir de 14h, les rencontres consacrées à l’œuvre de Koraïchi. Ainsi, Salah Hassan, professeur d’histoire de l’art africain à l’université Cornell, à New York, abordera «le conceptualisme distinct» chez l’artiste algérien. Chris Spring, conservateur des galeries africaines au British Museum à Londres, reviendra sur «Le chemin des roses» de Rachid Koraïchi. Moncef Msakni, directeur de la galerie El Marsa à Tunis, reviendra, avec Lilia Bensalah, responsable à la même galerie, sur la présence des œuvres de Rachid Koraïchi sur le marché de l’art à travers les ventes aux enchères à Sotheby’s et à la Foire internationale d’Abu Dhabi.

	Le directeur du célèbre Tate Modern de Londres, Chris Dercon, rappellera la présence de Rachid Koraïchi à Rotterdam et à Munich. Mustapha Romli, directeur de la Biennale de Casablanca, et Michèle Desmottes, directrice de la revue Maroc Premium, parleront des prochaines expériences de l’artiste algérien au Centre international d’art d’Ifitry, au Maroc. A Dar Abdellatif, au chemin Kechkar  Omar. El Hamma.           ]]></description>
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        </item>
        <item>
           <title>Les rythmes du Sahara par Souad Asla</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Mercredi 22. A 19h30. Concert de Souad Asla à l’occasion du Festival culturel européen. Lorsque Souad Asla entre en scène, tous les sons du désert saharien vibrent autour d’elle. 
	Originaire de Béchar, au sud de l’Algérie, Souad, digne héritière de la tradition gnawa, a grandi auprès de la célèbre Hasna El Becharia qu’elle considère comme son maître. Souad perpétue une musique ancestrale importée de l’Afrique noire jusqu’au nord de ce continent. Atmosphère envoûtante, magique, mêlant musique, danse, chanson innovante et percussions africaines.
	A la salle Ibn Khaldoun. 12, rue Docteur Saâdane.
	  ]]></description>
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           <link>http://www.elwatan.com/culture/les-rythmes-du-sahara-par-souad-asla-17-05-2013-213970_113.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Sur le mur de Wassyla Tamzali</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	Le 8 mai 1991 décédait Bachir Hadj Ali. Ce n’était pas la fin du politique mais le début de la fin. En relisant sa vie, comment ne pas regretter ce temps où la politique était vivante, incarnée par des hommes et des femmes défendant des idéaux ? Qu’importe que nous soyons ou non d’accord avec les idées qu’ils défendaient, il y avait des idées. L’Algérie n’était pas ce désert silencieux duquel ne s’élèvent que des spéculations sur des personnes. Avez-vous entendu un mot sur la politique ? Qui y croit ? On a cassé l’idée même du politique dans notre pays, du plus petit au plus puissant d’entre nous. Nous savons que ce qui règle les problèmes de la société, ce n’est plus la politique, mais le rapport de force. Et vous les jeunes, savez-vous qui est Bachir Hadj Ali ? Une vie politique.

	Au hasard de sa biographie : il négocie en 1956, avec Sadek Hadjeres, l’intégration à titre individuel dans l’ALN des «Combattants de la libération», organisation militaire des communistes algériens, créée en 1954, dont il est responsable. Il prend alors la direction du PCA. Savez-vous qui est Sadek Hadjeres ? Sadek est aujourd’hui en Grèce en exil, vous ne l’entendrez pas. Autre date au hasard de cette vie vouée à la politique : septembre 1965, Bachir H. A. est arrêté et torturé à Alger.

	Transféré en novembre à la prison de Lambèse, il écrit L’Arbitraire sur des feuilles de papier toilette qu’il parvient à transmettre, dissimulées dans des cigarettes évidées, à sa femme Lucette Laribère lors de ses visites. «Je rêve de fiancées délivrées transactions des secrètes/Je rêve de couples harmonieusement accordés/Je rêve d’hommes équilibrés en présence de la femme/Je rêve de femmes à l’aise en présence de l’homme/Je rêve de danses rythmiques sur les stades/Et de paysannes chaussées de cuir spectatrices.»

	«L’un faisait chanter les couleurs, l’autre extorquait aux mots un suc insoupçonné… Mohamed Khadda et Bachir Hadj Ali, qui viennent de mourir à quelques jours d’intervalle, ont accompli un long chemin ensemble : chemin d’artistes, chemin d’hommes, chemin de patriotes, chemin de citoyens attachés à leur pays et à la totalité du monde.» Tahar Djaout, Frères pour l’éternité, dans Algérie-Actualité, no1335, Alger, 16-22 mai 1991. Ont-ils, Bachir, Mohamed, Saddek, Tahar, emporté tous nos rêves avec eux ? ]]></description>
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        </item>
        <item>
           <title>Bonnes feuilles</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Fri, 17 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[  
	-L’invention des Ifoghas

	Sur les cartes héritées de l'époque coloniale, l'Adagh est appelé «Adrar des Ifoghas». Pour un militaire, le monde est organisé on ne peut plus simplement : il suffit d'un chef unique à qui tous doivent obéissance pour que le monde se mette tout de suite en ordre. La première chose que les militaires français ont donc essayé de faire a été de trouver le chef de toutes ces tribus anarchiques auxquelles ils ne comprenaient rien. Ils envoyèrent des ethnologues (Gauthier en 1905, mission Cortier en 1908, Charles de Foucauld en 1911) pour y voir plus clair.

	La société targuie de l'Adagh est constituée de plusieurs grandes tribus nobles (Ifoghas, Idnan, Taghat Mellet, etc.), elles-mêmes découpées en fractions (des sous-tribus), mais aucune de ces tribus n'avait à proprement parler de prééminence politique sur les autres. Avec l'arrivée des Français tout a été chamboulé. Ils en ont identifié une, les Ifoghas, la plus puissante à l'époque, et donnèrent son nom au pays. Arrangez-vous avec ça... Par la convention de Bourem de 1907, la France décida ensuite : «L'Adrar sera laissé aux Ifoghas et à ceux qu'il plaira aux Français d'installer.»

	Les Accords de Tamanrasset de janvier 1991 mettent donc officiellement fin à la deuxième rébellion touareg. Signés par Iyad (Ag Ghali) – qui appartient à la fraction Iriyaken des Ifoghas – ils sont rapidement contestés par d'autres chefs de la rébellion issus, eux, d'autres tribus, qui lui reprochent de les avoir signés au seul bénéfice des Ifoghas. Et donc par là de perpétuer la domination des Ifoghas créée de toutes pièces par les Français. Pages 36 et 37

	-«Comment vous faites pour savoir qui vous êtes ?»
	
	Vers 2004 ou 2005. J'oublie les dates. Avec Attayoub, en panne de voiture tout en haut des montagnes du Tegharghar. Trois jours à essayer de réparer cette foutue caisse. Des campements voisins, les nomades viennent nous aider. Ils nous apportent de l'eau et des repas, passent les soirées autour du feu avec nous, pour ne pas nous laisser seuls. A un moment, un nomade retire une grosse branche toute tordue du feu. Ça énerve les gerbes, des éclairs rouges bondissent en tous sens. Je lui demande pourquoi. «Cette branche est trop vilaine et elle fait un vilain feu... Tout ce qui est doit être par la beauté.» Je lui fais répéter deux fois.
	
	Puis il me demande de quelle tribu je suis, chez moi, en France. Il y a un désert entre nous. Je lui explique que chez nous on n'a pas de tribus. Il me regarde, regarde le feu, reste silencieux un long moment. Nos visages sont brûlés par les flammes, nos dos gelés ; sitôt qu'on se recule on est happé par le froid. Nos ombres, laiteuses sur le sable bleu.«Alors, si vous n'avez pas de tribus, comment vous faites pour savoir qui vous êtes ?» Je pourrais répondre qu'on a des psychanalystes, mais ce serait beaucoup trop compliqué... Il faudrait lui expliquer ce qu'est un individu tout seul dans sa tête. Pour finir, ne nous revoyant pas revenir, des gens d'Aguelhok partent à notre recherche en suivant nos traces à travers le désert et nous ramènent au monde. Page 89 ]]></description>
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        </item>
        <item>
           <title>Festival de Cannes : Gatsby en ouverture</title>
           <author></author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 16 May 2013 15:54:23 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 16 May 2013 15:54:23 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	The Great Gatsby en ouverture du 66° Festival du film de Cannes est  une oeuvre du genre glamour, Hollywood pur jus... 
	De notre envoyé spécial

	A Cannes (France)

	The Great Gatsby mérite sans doute qu'on dise que c'est une production énorme, somptueuse et qui noie le spectateur sous une buée de luxe, d'extravagance et de dollars faisant fi de toute mesure. C'est   Baz  Luhrmann, cinéaste australien, auteur de Moulin Rouge, Roméo et  Juliette, qui a  réalisé ce remake. D'autres avant lui avaient tenté de le faire pour lecinéma (avec Robert Retford et Mia Farrow) et la télévision en se basant sur le même roman de Francis Scott Fitzgerald publié en 1925.

	 Fitzgerald est mort en 1940 à l'âge de 44 ans. Il avait publié d'autres romans :This Side Of Paradise (1920), Tender is The Night (1934), The Last Tycoon (posthume). Les personnages de Gatsby appartiennent à l'aristocratie mercantile de la Nouvelle-Angleterre. Des gens trés riches, trés cyniques,sans morale.

	La vie ultra sophistiquée de Tom et Daisy Buchanan pousse Gatsby, né pauvre, fils d'un cultivateur du Minnesota, à vouloir faire comme eux :devenir riche, cynique,mondain. Imiter jusqu'à leurs excès et leurs mauvais goûts.  Jay Gatsby est joué par Léonardo Di Caprio. Il donne une libre et brillante interprétation à son personnage. Il écume rageusement tout ce qui est cher et clinquant. Il porte des costumes couteux et conduit des voitures de luxe.

	Il boit le champagne le plus cher. Il se veut égoïste et sans scrupules, décadent, débauché et heureux de l'être. Il cherche sans arrêt à choquer l'Amérique puritaine. Dans tout ce qu'il fait il y va à fond la gomme, comme au volant de son bolide. Une tête à claques...

	 L'oeuvre porte témoignage d'une époque où l'Amérique va connaitre un mauvais sort avec la débâcle économique qui a suivi le Krach de la bourse en 1929. 

	 Tout était permis. C'était une période où le pouvoir (le culte) de l'argent était absolu, exorbitant. Les plus riches vivaient sans contrainte, sans morale conventionnelle, sans censure de leurs propres actes.  The Great Gatsby met en scène des héros cyniques de la conquête sociale et sexuelle, des specimen de la puissance de l'argent. Fitzgerald a décrit un monde qu'il connait bien avec franchise et une certaine cruauté. Il n'est pas tendre pour les arrivistes et les parvenus, fussent-ils sortis de la préstigieuse Yale University. Sur l'écran, des intrigues se nouent et se dénouent au gré de l’envie, de la jalousie, de la trahison. Le rythme est vif et les décors ahurissants (voir les grandes demeures de Long Island, prés de New York). C'est une méditation sur l'Amérique dans tous ses états, avant la chute.

	The Great Gatsby qui sort  en 3D en même temps au festival de Cannes et sur les écrans d'Europe ira sûrement vers son public. Le travail de Baz Luhrmann colle à l'oeuvre romanesque,les dialogues sont tirés du roman qui date de plus de 80 ans. Le film croule sous le poids des décors, des tics et des modes de l'époque. Des fois,il en fait trop. Pour Fitzgerald,il aurait fallu Orson Welles (La Splendeur des Ambersons)... Il aurait sans doute fait autre chose qu'une foire de luxe et de décadence, une sorte d'opéra trash,un aquarium américain...

	Amitabh Bachchan (Big B) dans un passage trés court mais excellent et Leonardo Di Caprio sauvent finalement l'affaire. Les autres acteurs ne sont pas mal non plus. Ce film applaudi au festival de Cannes est une superproduction qui assure un réel dépaysement, en ces temps de crise et de violence dans le monde.

	 

	                                                                           ]]></description>
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        <item>
           <title>Mohammed Toufik, Ecrivain : «Je traduis mes maux en mots»</title>
           <author>Faten Hayed </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 16 May 2013 14:24:20 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 16 May 2013 14:24:20 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Amel, Rachida, Tahar, Kaki… des personnages rescapés de l’histoire décousue de l’Algérie des années 1990 et invoqués dans un livre de Mohammed Taoufik. El Watan Week-end évoque avec l’auteur (qui passe demain à 19h sur Berbère TV) l’innommable histoire des Algériens revenus de loin. 
	Propos recueillis par Faten Hayed

	hfaten@elwatan.com

	Une vie sous le terrorisme, le titre de votre livre ne présage rien de bon.

	Pourtant c'est aussi une histoire d'amour qui se déroule pendant la décennie noire dans la ville d'Oran, plus précisément dans le quartier Eckmûl où a grandi cheb Khaled (d'ailleurs qui est évoqué dans le livre). Cette histoire parle à tous les Algériens.

	Pour qui avez-vous écrit ce livre ?

	J'ai écrit ce livre pour moi parce que j'avais peur d'oublier. Je rends hommage également à toutes les femmes algériennes et à leur courage, car c'est ma mère qui m’a appris à être courageux.

	En hommage aux Algériennes violées ?

	A toutes celles qui ont subi les exactions du terrorisme, et celles aussi qui ont vu leur vie basculer dans l’injustice de l’après-viol.

	Vous voulez dire, le droit à l’avortement que vous évoquez à la fin de votre livre ?

	Précisément. Je suis un jeune qui traduit ses maux en mots. Je ne garantis pas qu’en lisant mes mots, les maux des autres vont disparaître. De même que je ne suis pas responsable si en lisant mes mots, les lecteurs attrapent des maux.

	Votre livre est un assemblage d’histoires adaptables au cinéma et au théâtre.

	Tout à fait. Il y a un projet en cours d'adaptation de l'histoire d’Amel en monologue au théâtre, j’y travaille durement en ce moment.

	Pensez-vous trouver un lectorat en Algérie ?

	C’est une histoire racontée par un Algérien pour des Algériens. J’aimerais participer au prochain Salon international du livre d’Alger pour y présenter mon livre. Cependant je cherche un éditeur algérien qui pourrait me suivre dans cette aventure. Pour le moment, le livre n’est disponible qu’en France.

	Bio express

	Mohammed Taoufik est né le 31 décembre 1975 à Oran, dans le quartier d'Eckmûl. Arrivé en France en 1999, il a été pigiste pour Le Satiricon, journal satirique toulousain, la revue Lien Social, le journal universitaire La Détressedu Mirail. Il a été correspondant pour L’Echo d'Oran. Il écrit des articles, des poèmes mais aussi des scénarios de court métrage. Il est diplômé en psychologie et en sciences de l'éducation de l'université Toulouse le Mirail.

	Pour commander le livre, il y a une possibilité en envoyant un mail à cette adresse : uneviesousleterrorisme@gmail.com

	Extrait :

	«Le lendemain, Rachida me dit que les associations de femmes avaient demandé au gouvernement l’autorisation pour les femmes violées d’interrompre leur grossesse, et que celui-ci avait fait suivre la demande au Conseil consultatif de l’islam sunnite El Azhar, au Caire. Normalement, je n’avais pas de souci à me faire, car cette même instance avait accordé ce droit aux femmes musulmanes bosniaques violées par les soldats serbes. J’attendais avec impatience la réponse d’El Azhar. L’espoir grandissait de ne plus garder en moi cet enfant issu d’un viol. Mais je fus abasourdie lorsqu’El Azhar ne rendit aucune réponse et renvoya cette question au Haut-Conseil islamique algérien, prétextant que les viols étaient commis sur le sol algérien. Les femmes musulmanes bosniaques n’avaient pas été violées sur le sol égyptien, et Le Caire n’était pas et n’est toujours pas la capitale de la Bosnie… mais les femmes musulmanes bosniaques, elles, avaient pourtant obtenu le droit à l’avortement. Ce que ne disait pas El Azhar, mais qu’il fallait comprendre à travers son silence, c’est que les femmes algériennes comme moi avaient été violées par des terroristes musulmans : l’enfant issu de ce viol serait né musulman. Les femmes bosniaques, elles, avaient été violées par des non-musulmans : l’enfant à naître ne pouvait être musulman.»

	 

	 

	  ]]></description>
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           <title>Pudong, la vitrine futuriste de Shanghai</title>
           <author>Nadir Kerri </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 16 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 16 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Vous ne pouvez visiter Shanghai, la ville hypermoderne de la République populaire de Chine, sans vous rendre à  Pudong, l’un des quartiers les plus modernes au monde. 
	Shanghai (Chine)
	De notre envoyé spécial
	
	Avec ses tours à l’architecture futuriste, ses hôtels, ses restaurants et ses musées, ce quartier fait envier les plus grandes capitales européennes. Et c’est sur invitation d’Emin Auto, concessionnaire automobile multimarques en Algérie, que nous avons pu visiter cette mégapole. Le district de Pudong, séparé du reste du centre-ville par le fleuve Huangpu, s’étend sur une superficie de plus de 500 km² et plus de 2,5 millions d’habitants y vivent.

	Pudong, qui était avant 1990 un village agricole où des paysans cultivaient le riz, s’est transformé, après une décision des pouvoirs publics, en une véritable zone économique où, en l’espace de quelques années seulement, des dizaines de tours, de restaurants, d’hôtels et de musées ont été construits. Le quartier d’affaires de Shanghai s’est métamorphosé rapidement en bureaux de nombreuses sociétés chinoises et étrangères, si bien que Pudong est considéré, aujourd’hui, comme le symbole de l’essor économique de la Chine.

	Tour de la Perle de l’Orient

	Dominant la nouvelle aire de Pudong, cette tour est une véritable attraction pour les 3 millions de visiteurs qui viennent chaque année. La tour la Perle de l’Orient est devenue un lieu symbolique pour les touristes à Shanghai. Dessinée par l’architecte Jia Huan Cheng, sa construction a débuté en 1991 pour s’achever quatre années plus tard. Avec ses 468 m de haut, elle figure parmi les plus hautes tours du monde.

	L’antenne de cette tour mesure 118 m. Cette infrastructure dispose de terrasses avec vue sur la ville à 263 et 350 m. La plateforme panoramique, qui permet une vue incomparable sur le Bund et Pundong, peut accueillir 1600 personnes. Et c’est à ce niveau-là que le défi de s’allonger sur une surface en glace est lancé par les visiteurs. Nous avons relevé ce défi ainsi que d’autres personnes de notre délégation. Les touristes peuvent dîner dans le restaurant panoramique rotatif, situé à 267 m d’altitude et profiter même d’une vision féerique, la nuit tombée, quand les édifices de Shanghai sont illuminés. Pour contenir tout ce flux de touristes, la tour de la Perle de l’Orient est dotée de six  ascenseurs. Cinq sont installés dans les trois colonnes, alors que le dernier est installé entre le 250e  et le 341e mètre.

	Un des cinq ascenseurs a deux étages. Deux ascenseurs de taille moyenne, qui peuvent contenir 30 personnes et fonctionnant à une vitesse de 7m par seconde, atteignent la plus haute sphère en l’espace de 40 secondes. D’autres édifices de Pudong symbolisent également le boom économique de la ville de Shanghai. On citera, par exemple, la tour Jin Mao, un gratte-ciel de 88 étages et 421 m de haut, où se trouve l’hôtel Grand Hyatt qui offre 150 chambres et des suites luxueuses en plein cœur de Pudong. Le Shanghai World Financial Center est, avec ses 492 m de hauteur et ses 101 étages, le plus grand gratte-ciel de Chine et le 4e  au monde.

	Madame Tussaud Shanghai

	Second opus asiatique, après celui de Hong Kong, dе la célèbre chaîne de Musé de cire, Madame Tussaud Shanghai a ouvert ses portes en 2006. Situé au dixième étage de la New World Mansion, le Musée de cire Madame Tussaud de Shanghai  est une véritable attraction  dans cette ville. Sept pavillons thématiques sont présentés dans ce lieu et font croiser et inter réagir les visiteurs avec les statues en cire des célébrités du sport, de la musique, du cinéma et de l’histoire du monde entier, comme Yao Ming, Liu Xiang, Sun Yang, la nouvelle star olympique chinoise, David Beckham, Tom Cruise, Michael Jackson, Kylie Minogue, Madonna, Lady Gaga, Charlie Chaplin, Albert Einstein, les présidents Obama, Poutine. Au total, pas moins de 75 personnages y sont exposés.
	
	
	  ]]></description>
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	Une ville à l’architecture ultramoderne.
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        </item>
        <item>
           <title>Nassima Chaâbane. Diva de la musique et du chant andalous : ma destination Cordoue (Andalousie)</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 16 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 16 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Me ressourcer dans les endroits qui ont toujours fait les décors de mes rêves et mes voyages, c’est me rendre régulièrement là où ma passion a pris naissance, je veux dire ma vie d’artiste et d’interprète de l’art avec un grand A. 
	En effet, je me rends régulièrement à Cordoue (Qortoba en arabe), cette charmante ville qui me rapproche le plus de mon intérieur, de ce que je ressens surtout quand je suis avec moi-même à méditer ou à revoir ma pratique de l’art andalou. Visiter l’Andalousie, c’est faire un voyage dans l’histoire de nos anciennes bâtisses, les retrouver telles que rapportées par nos anciens. C’est revoir comment étaient nos douirette à La Casbah quelle soit d’Alger, Blida, Béjaïa et Dellys qui, malheureusement, ne gardent que le nom. Qasr El Hamra ou l’Alhambra, perle de l’Andalousie, sur les traces d’Averroes. J’ai marché le long des murailles blanchies à la chaux entourant des édifices bien debout des jardins fleuris très bien agencés, à croire que même les jardiniers étaient des artistes dans les ruelles qui ressemblent à celles de notre ancienne Casbah, sans le vouloir, je replonge dans ma tendre enfance. Voir les belles roses ornant les jardins me rappelle l’ancienne Blida.

	Parfois, les mots sont insuffisants pour exprimer ce que nous ressentons. En plus de l’art architectural, les gens là-bas nous rappellent aussi nos grands-parents de par leur comportement. Souvent, je rends visite à une amie espagnole qui me reçoit avec des mets traditionnels qu’on faisait chez nous. D’ailleurs, on a remarqué l’ouverture de restaurants proposant des spécialités arabo-andalouses. La population de Cordoue est très conservatrice. ]]></description>
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           <title>Le littoral algérois se prépare au rush !</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 16 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description><![CDATA[ 
	Près de 6 millions d’estivants sont attendus sur les plages du littoral algérois durant la saison estivale qui s’étalera du 1er juin  au 30 septembre, a annoncé Salah Bouaâkmoum, directeur du tourisme de la wilaya d’Alger. 
	Le nombre des plages ouvertes à la baignade dans la wilaya d’Alger est de 67, 4 autres viendront s’ajouter après leur aménagement. Evoquant la propreté des plages, il a affirmé qu’«une vaste opération de nettoyage est actuellement menée sur plusieurs plages d’Alger, outre la campagne de nettoyage prévue dans les tout prochains jours sur les  plages Khelloufi 1 et 2, Bordj El Bahri et Sidi Fredj». Depuis janvier dernier, des analyses sont effectuées pour contrôler la qualité des eaux de baignade, analyses confiées à l’Agence de promotion et de protection du littoral, au bureau d’Alger, Herbal, et à l’Observatoire national de l’environnement et du développement durable. En prévision du Ramadhan, la wilaya d’Alger envisage d’intensifier les prestations touristiques en direction des familles à travers le renforcement des moyens de transport, d’éclairage public et des programmes culturels.
	  ]]></description>
           <link>http://www.elwatan.com/culture/le-littoral-algerois-se-prepare-au-rush-16-05-2013-213876_113.php</link>
        </item>
        <item>
           <title>Travaux dirigés et pâtisserie : American pie avec Duff Goldman</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 16 May 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Thu, 16 May 2013 10:00:00 +0100</lastBuildDate>
           <description><![CDATA[ 
	Ils s’appellent Nassima, Mouna, Akli, Ratiba ou encore Rachid. Et il mettent la main à la «pâte». Ils sont pâtissiers, cuisiniers ou apprentis. Ils sont ambitieux. Ils veulent leur part du «gâteau». 
	Ils n’en font pas du tout un flan. Mais c’était de la «tarte» pour eux. Sous les auspices et la direction culinaire d’une véritable star aux Etats-Unis, qui n’est autre que le grand chef pâtissier, Duff Goldman, célèbre de par son show  «Ace of Cakes» qu’il anime avec son alter ego Geof. Et ce, dans une master class. Un atelier aux travaux dirigés culinairement parlant, à l’Ambassade des Etats-Unis, à Alger, le lundi. Aussi, ce fut une classe «dissipée», mais à l’écoute des précieux conseils prodigués par Duff Goldman. Ici, Nassima, une psychologue adorant les recettes de grand-mère et son amie, hôtesse de l’air, décorent avec goût floral et pictural leur gâteau, là, Akli, cuisinier, orne une pâte d’amande, à côté, Mouna fait un glaçage, là-bas, Ratiba ou encore Rachid, esquisse «une arabesque» pâtissière.

	Ils mettent la main à la pâte

	Et ce, sous l’œil design de Duff et Geof, évoluant en tandem complémentaire. Duff circule se déplace d’une table…de travail à une autre en jugeant les créations de ses élèves. Entre une observation et un encouragement, il explique l’acception du fondant ayant une signification différente par rapport au fondant en Algérie (et dans la pâtisserie française) : une préparation à base de sucre, d’eau et parfois de glucose qui sert pour le glaçage des gâteaux. Alors que le fondant, aux USA, est une pâte d’amande utilisée comme glaçage. Il précisera que c’est «No fat, glutten free».(sans graisse ni farine). Alors que toutes les tartes sont prêtes, c’est au tour de la fameuse cerise sur le gâteau. Il montre comment il vaporise une petite boule de pâte d’amande à l’aide d’un siffleur (spray) estampillé au label «Duff» .

	Pour avoir le ton cerise, il faut du rouge, jaune et puis du noir. Après, il ajoute à la cerise une tige en chocolat. Et c’est aux stagiaires de l’imiter avec application. Car, le vendredi 17 mai, l’hôtel Sofitel accueillera une compétition pour l’élection du meilleur chef pâtissier algérien, dans les catégories moderne et traditionnelle. Les prix : une cuisine Samsung équipée et une formation gastronomique de trois semaines aux Etats-Unis.

	Hat trick, chef !

	Duff Goldman, le chef pâtissier star, nommé ambassadeur culinaire américain par le Départment d’Etat, avec son coéquipier, Geoff, sous les auspices de l’ambassades des Etats-Unis à Alger, effectuent une visite d’une semaine en Algérie. «Je trouve que les Algériens sont accueillants et chaleureux. La cuisine algérienne était trop bonne. Vous savez, j’ai goûté la confiserie algérienne (laârayach). J’ai adoré. Je trouve que les gâteaux algériens sont très bien décorés. J’aime les merguez et le couscous. Je pense que bientôt sur mon site Web, vous allez découvrir que je vends cela (pâtisserie algérienne). On travaille  avec différents chefs pâtissiers algériens, professionnels et amateurs. De l’apprentissage basique à celui spécialisé. On a présenté notre manière de décorer les gâteaux aux Etats-Unis, techniquement parlant. Et puis, l’on a beaucoup appris de cette expérience en Algérie…», confiera, non sans grande humilité, Duff Goldman.
	  ]]></description>
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	Un voyage gustatif made in USA dont le chef garde jalousement les secrets.
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           <link>http://www.elwatan.com/culture/travaux-diriges-et-patisserie-american-pie-avec-duff-goldman-16-05-2013-213878_113.php</link>
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