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Nasro Toui, président du comité d’organisation de l’événement anniversaire du raï

«Nous voulons travailler pour l’image de l’Algérie et d’Oran»

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le 16.05.18 | 12h00 Réagissez

Nasro Toui a été pendant de nombreuses années l’organisateur principal du festival du raï à Oran. L’association qu’il présidait à l’époque n’existe plus, mais il est aujourd’hui membre d’une nouvelle association dénommée AACPPMO
(Association art-culture et protection du patrimoine musical oranais). Il revient dans cet entretien sur les détails d’un futur projet prévu début août et devant célébrer l’anniversaire du raï.

Vous venez d’annoncer un projet consistant à célébrer un anniversaire du raï. Qu’en est-il exactement ?

Nous voulons célébrer les 48 ans du raï à Oran avec un événement prévu entre le 2 et le 11 août et qui sera ouvert aux musiques méditerranéennes. En plus des spectacles musicaux, nous avons prévu au programme un ensemble d’activités, dont des expositions, des tournois sportifs, des animations culturelles, des démonstrations folkloriques, etc. L’événement est évidemment placé sous le signe des prochains Jeux méditerranéens prévus en 2021, et c’est pour nous une occasion de contribuer à la mobilisation des citoyens pour la réussite de ces joutes. Nous avons à l’heure actuelle une trentaine de troupes étrangères qui ont confirmé leur participation.

Où et comment devront se dérouler les spectacles ?

Nous avons pensé à des plateaux qui retracent en quelque sorte l’histoire du raï. Un plateau dédié au genre bédoui sera suivi par un autre du style wahrani, puis du raï ancien, etc. Le gros des spectacles est prévu au théâtre de verdure, mais aussi dans différentes APC, à condition que celles-ci, notamment celles situées sur le littoral, apportent une contribution. De manière générale, nous ne demandons pas d’argent, sauf pour les sponsors, mais seulement des moyens.

Exemple, pour l’hébergement, il s’agit de solliciter le ministère de l’Education et celui de l’Enseignement supérieur pour avoir 2 lycées et une cité universitaire. Il y a des associations étrangères spécialisées dans le tourisme, l’artisanat traditionnel et l’activité culturelle, qui ont confirmé leur participation. Nous voulons travailler pour l’image de l’Algérie et particulièrement celle d’Oran.

Un tel événement exige des partenariats pour sa réussite. Comment comptez-vous vous y prendre ?

L’événement est prévu pour être clôturé par un grand concert non-stop prévu au stade du 19 Juin. L’accord de principe de la DJS est essentiel, mais nous allons regrouper des associations de toute l’Algérie. Il s’agit aussi de solliciter la SNTF pour des réductions sur les billets de train, afin de permettre à un plus grand nombre de gens d’assister à cet événement. Rien n’est définitivement acquis, mais nous avons fait les démarches nécessaires. Nous sommes conscients des problèmes qui peuvent se poser. Nous allons demander au wali de parrainer cet événement au même titre que nous allons solliciter plusieurs ministères, dont principalement celui de la Culture, mais aussi celui du Tourisme, ainsi que celui de la Jeunesse et des Sports.

Les spectacles sont prévus pour être payants et c’est là une manière pour nous de financer le projet. Ceci sans parler des autres initiatives, telles que la possibilité d’organiser un Salon de l’artisanat ou des rencontres autour des plats culinaires populaires, comme la «karantika», le «baghrir», le «msamman», etc. Il est aussi question de commander une kheïma (tente traditionnelle) de Djelfa et une autre de Khenchela et c’est surtout pour nous une occasion d’offrir aux visiteurs une vision globale des richesses de notre pays.

L’événement se rapportant au raï, Comment avez-vous sélectionné les troupes étrangères ?

Pour le Maroc et la Tunisie, il existe un fonds commun, mais les autres musiques sont choisies en fonction des rythmes, et ce sont celles qui peuvent se marier avec le raï, à l’exemple du flamenco ou du genre latino. Il y a aussi du folklore basque, corse, etc. Notre souhait est que cet événement puisse contribuer à redorer l’image du raï, qui n’est pas seulement celui des cabarets. Nous avons ainsi sollicité des vedettes pour une participation sans exiger de cachets, car ils doivent bien cela à Oran.

Nous leur assurons le transport et l’hébergement, et, s’ils désirent monter sur scène, ils peuvent très bien être accompagnés par des musiciens locaux, comme cela s’est fait dans le passé. Bref, ils peuvent aussi venir ne serait-ce que pour nous encourager, sans monter sur scène. C’est une animation totale, qui, j’aimerais dire, collera au passage d’une chanson qui dit en substance : Wahran el bahia fellil zahia. Ce sera aussi intéressant pour nos immigrés, qui ont contribué, à leur façon et dans une large mesure, à la diffusion du raï.
 

Djamel Benachour
 
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