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Karim Moussaoui. Cinéaste algérien

Le secret est de libérer les énergies...

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le 21.04.17 | 12h00 Réagissez

 
	Des scènes du film  En attandant les hirondelles
Des scènes du film En attandant les hirondelles

En attendant les Hirondelles, ce film du cinéaste Karim Moussaoui, représentera l’Algérie au Festival de Cannes qui se tiendra à partir de 17 mai prochain.

En attendant les hirondelles, le premier long métrage du cinéaste algérien Karim Moussaoui, 41 ans, a été sélectionné dans la section «Un certain regard», la deuxième en importance après la sélection officielle, au 70e Festival de Cannes, prévu du 17 au 28 mai 2017. En 113 minutes, le cinéaste suit l’itinéraire de trois personnes, un neurologue, un entrepreneur et une femme indécise.

C’est un film d’une Algérie contemporaine qui continue à se poser des questions. Dans le casting, on retrouve la dame de théâtre Sonia Mekkiou, le comédien Hassan Kechach, le chroniqueur Chawki Amari et le jeune acteur Mehdi Ramdani.

Mehdi Ramdani a été distribué dans le court métrage  Les jours d’avant, qui a révélé Karim Moussaoui, en 2013. Pour ce film, Karim Moussaoui a été assisté par Hassen Ferhani et Franck Morand.  En attendant les hirondelles est une coproduction algéro-franco-allemande. Ce bref entretien a été réalisé quelques heures après l’annonce du comité de Cannes.

- Une réaction après la sélection du film  En attendant les hirondelles dans la section «Un certain regard» au Festival de Cannes 2017 ? Et comment s’est fait le passage du court vers le long métrage ?

Bien entendu, je suis très content de la sélection du film à «Un certain regard» au Festival de Cannes. Ceci lui permettra d’avoir une bonne visibilité. En attendant les hirondelles est mon premier long métrage. Dans mes précédents films, je me servais du format court pour m’exercer, avoir plus d’expérience. Le jour où j’ai senti que j’étais prêt, j’ai écrit un long.

- Parlez-nous du film En attendant les hirondelles, une histoire, plutôt trois, sur  l’Algérie d’aujourd’hui ?

C’est un récit sur des personnages qui sont face à des situations où ils doivent faire des choix. Ces situations m’intéressent, car nous nous sommes tous retrouvés dans de telles situations. Bien entendu, ce sont des situations que nous retrouvons surtout dans l’Algérie de maintenant.

- Est-ce que En attendant les hirondelles est une continuité de votre court métrage, Les jours d’avant, sorti en 2013, dans lequel vous racontiez les violences des années 1990 à travers le regard des  adolescents d’une cité populaire ?

En attendant les hirondelles n’est pas une continuité de mon film précédent.  Les jours d’avant  est inspiré de l’une des histoires du long que j’ai commencé à écrire en 2009.

- Comment s’est déroulé le tournage en Algérie ?

Bien que nous ayons rencontré des problèmes à plusieurs reprises, je garde une belle expérience du tournage. La solidarité de toute l’équipe nous a permis de trouver des solutions pour chaque problème rencontré. Mais je vous avoue que le blocage du matériel de tournage à l’aéroport d’Alger pendant deux semaines nous a causé beaucoup de torts et fait perdre beaucoup d’argent. Mais pour le moment je préfère parler du film.

- Le projet du film fait patrie de la Résidence de la Cinéfondation du Festival de Cannes. Comment le projet s’est développé sur le plan de l’écriture, du casting ensuite ?

J’ai commencé à écrire ce scénario en 2009 avec des moments de pause. L’écriture s’est faite en plusieurs étapes. Je faisais lire le scénario à plusieurs personnes, des amis, des scénaristes et j’avançais petit à petit. Bien entendu, les résidences et ma coscénariste Maud Ameline ont été d’une grande aide. Je travaille sur mes scénarios de manière collégiale. Il est important que je puisse l’aborder avec plusieurs avis.

- Est-il possible de développer le cinéma indépendant en Algérie ? Et quel regard portez-vous sur le cinéma algérien ou tourné en Algérie actuel ?

Je crois que tout est possible, le secret est de libérer les énergies. Le cinéma algérien en a besoin.

- Vous faites partie de ce qu’on peut appeler «le jeune cinéma algérien». Comment évolue justement ce cinéma ?

Je ne crois pas que je sois la bonne personne pour répondre à cette question. Je laisse faire les spécialistes.

- Le film sera-t-il au prochain Festival d’Oran du Film arabe prévu en juillet prochain ?

Je l’espère.

 

Fayçal Métaoui
 
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