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Vente-dédicace à la Librairie Point Virgule de Chéraga

Jamil Rahmani ponctue ses ouvrages

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le 18.04.17 | 12h00 Réagissez

 
	Jamil Rahmani  signant  ses livres
Jamil Rahmani  signant  ses livres

Le romancier Jamil Rahmani était samedi l’hôte, à la librairie Point Virgule de Chéraga, de Dalila Nedjem, directrice des éditions Dalimen, pour une vente-dédicace de ses trois derniers romans.

La rencontre, qui a drainé une bonne assistance, a permis de mieux cerner l’écriture romanesque de l’auteur Jamil Rahmani. Ce dernier est chef de service d’anesthésie-réanimation urgences à l’Institut hospitalier franco-britannique de Paris. Il a fait ses études de médecine à Alger, avant de quitter le pays en 1987. Il a son actif cinq publications écrites à quatre mains.

En effet, il a toujours coécrit avec son confrère Michel Canesi, qui est lui aussi dans le domaine médical, puisqu’il est dermatologue. Ils ont, ainsi, publié Le Syndrome de Lazare (2006), un hommage aux victimes anonymes du sida et à leurs souffrances, La Douleur du fantôme (2010), Alger sans Mozart (2012), Siamoises (2013) et La villa Taylor en 2017.

Le romancier Jamil Rahmani s’est prêté, avec modestie, à l’exercice de la vente-dédicace de ses trois derniers ouvrages, tout en ne manquant pas de répondre aux interrogations de ses convives. D’emblée, il explique qu’Alger sans Mozart, Siamoises et La villa Taylor sont par excellence des romans différents les uns des autres, «parce que Michel Canésis et moi-même voulons, absolument, changer de sujets et d’atmosphère à chaque fois».

Le premier livre, Alger sans Mozart, revient sur les soixante dernières années algériennes. C’est l’histoire d’une femme pied-noir qui traverse l’histoire algérienne. Elle reste en Algérie après l’indépendance pour l’amour de sa terre et pour celui d’un homme. Elle parle de son vécu avec un regard réaliste sur elle-même. Elle a vieilli comme la ville d’Alger, avec cette nostalgie qui ne la quitte, pour ainsi dire jamais.
Le deuxième roman, Siamoises, n’est autre que l’histoire de deux sœurs qui deviennent fusionnelles à la mort de leur père.

L’histoire en question se déroule dans trois pays, à savoir l’Algérie, la France et le Maroc. Jamil Rahmani précise : «c’est un roman sur l’impossibilité d’être soi-même, d’être différent dans la société en général. C’est un roman métaphorique sur les civilisations que tous veulent séparées, notamment les civilisations orientale et occidentale. C’est un roman sur cette volonté de certains de séparer des peuples des pays, et ce, pour des raisons politiques.»

Paru en février dernier, le dernier roman, La villa Taylor, met en avant-plan l’histoire d’une jeune femme qui hérite de sa grand-mère une très belle maison, en plein cœur de Marrakech, dans le quartier européen baptisé Guellis. Elle hérite ainsi de cette maison, qui s’étale sur deux hectares et demi de jardin. Une des plus belles maisons d’Afrique du Nord, laquelle a été construite dans les années 1920 par le propriétaire du First National City Banque.

La villa Taylor est un roman sur l’Afrique du Nord, sur les senteurs et les sens qui sont tout le temps en éveil en Algérie. Les trois livres, aux trames différentes, ont le même dénominateur commun, à savoir le Maghreb. La fiction prend le dessus sur la réalité, avec des personnages inventés pour les besoins de l’écriture.

A la question de savoir comment Jamil Rahmani définit son écriture, il affirme qu’elle est impressionniste, par touches et cinématographique. «Moi, dit-il, ce que j’aime écrire, ce sont des images. Je retransmets les images par l’écriture. Nous avons tous la nostalgie de notre enfance. Alger que j’ai connue dans les années 1950 n’est pas Alger dans laquelle je suis aujourd’hui.» Le romancier Jamil Rahmani a découvert l’univers de l’écriture alors qu’il était tout jeune.

Mais il avoue qu’avec son coauteur Michel, il a vécu une expérience douloureuse avec l’émergence du sida dans les années 1980 à Paris. «Michel Canesi prenait en charge les patients dès les premiers signes de la maladie et moi, réanimateur, au terme de leur courte vie. Nous avons voulu témoigner, cela a donné Le Syndrome de Lazare, publié en 2006 et adapté au cinéma en 2007 par André Téchiné (Les Témoins).

Nous avons eu un de nos amis qui a été atteint de cette maladie et qui a voulu mettre en scène son suicide. C’est le thème du roman Le Syndrome de Lazar. Nous avons voulu écrire ce dîner là, où il s’est suicidé devant tous ses amis», éclaire-t-il. Il est à noter que les deux coauteurs, Jamil Rahmani et Michel Canésis, ont finalisé un sixième roman et un septième est en préparation.
 

Nacima Chabani
 
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