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Mohamed Brahim Salhi et le métier de l’historien

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le 14.07.17 | 12h00 Réagissez

De département d’architecture au département de langues et cultures amazighes, de membre à part entière de CRASC d’Oran à la tête de la faculté des sciences humaines et sociales de Tamda, l’itinéraire de Mohamed Brahim Salhi mérite à lui seul qu’on lui consacre une thèse d’histoire intellectuelle.

Ce modeste papier que j’ai esquissé il y a presqu’une année est dicté et par le devoir de mémoire et par les rapports que j’entretenais avec l’universitaire. Il ne s’agit ici pas d’esquisser en quelques lignes la biographie de l’auteur, mais il s’agit de restituer la pensée, l’œuvre et le projet de l’homme comme il ressort des bribes des discussions que j’ai eues avec lui et de la lecture de sa thèse intitulé «Religion et société en Kabylie 1850-2000» ainsi que d’autres travaux. De prime abord, nous soulignons que nous avons choisi cet intitulé pour deux raisons.

Primo. Comme je suis historien de formation, j’ai pu apprécier à sa juste valeur l’apport de l’homme à l’historiographie. Secundo. L’étique et sa conception originale de l’histoire le distinguent de ses pairs à Tizi Ouzou. Comparaison n’est pas raison. Autant au département de langues et cultures amazighes que dans le département d’histoire à Tamda, peu d’historiens voire d’anthropologues ont résisté à la tentation d’être embrigadés par le musé régional de la wilaya de Tizi Ouzou.

Il ressort de la lecture de sa thèse que loin de l’histoire politique, militaire et diplomatique dominante dans les universités algériennes, Mohamed Brahim Salhi est tombé sous le charme d’une autre histoire. Il s’agit de l’histoire globale, voire l’histoire totale tant vantée par les historiens patentés de l’école des annales : Marc Bloch, Lucien Febvre et Fernand Braudel. Il n’y a pas l’ombre d’un doute que son passage à l’EHESS lui a ouvert les yeux sur le profit qu’il pouvait tirer de l’ouverture de l’histoire aux autres sciences sociales.

Somme toute, il a été vite prémuni contre l’histoire événementielle, c’est-à-dire l’histoire-bataille, l’histoire-date privilégiant la description des faits et le récit des événements. Pour illustrer mes propos, je vais rapporter les bribes de la dernière conversation que j’ai eue avec lui en avril 2016 où il me livra ses craintes et ses espoirs quant aux chantiers que doit prendre en charge un département d’histoire en Kabylie. A ses yeux, il est urgent que la mémoire soit prise en charge.

A ce propos, un corpus important est disponible : les mémoires édités par les maquisards de la région et la polémique qu’a suscité l’essai du président du RCD Saïd Sadi sur le colonel Amirouche. Il fallait y ajouter une sociologie des cadres de la Wilaya III qui reste à faire. En effet, la polémique qui a suivi l’apparition de cet essai est un indice fort quant aux usages politiques du passé et de la mémoire

Mohamed Brahim Salhi et le chantier des sciences sociales en Kabylie

Pour cerner l’œuvre de Mohamed Brahim Salhi, il faut le placer dans le contexte politico-socio-culturel de l’époque. En Kabylie on a tendance à oublier que quand le colonel-président Houari Boumediène tenait un conseil des ministres au siège de la wilaya de Tizi Ouzou en 1968, il est clair que la région kabyle était dans la ligne de mire de projet de modernisation étatique met en orbite par le régime socialiste de l’époque.

Ce regain d’intérêt pour le pays de la Siba kabyle va trouver son épilogue avec l’ouverture d’une université régionale en 1977, un projet auquel le colonel Houari Boumediène a apporté son soutien à contre-cœur, dit-on. Quelle place réserve-t-on aux sciences humaines et sociales dans cette nouvelle institution ? On y trouve une partie de la réponse dans l’itinéraire de défunt.

Dans ce contexte des années 1970, caractérisé par le déclin de l’orientalisme, l’ostracisme qui a frappé l’anthropologie et le peu d’attrait qu’exerce les études sur le fait religieux dans le monde académique que Mohamed Brahim Salhi opta pour l’étude de fait religieux. Avec du recul, le moins que l’on puisse dire est que l’audace est payante. La thématique choisie s’inscrit en faux contre les thèses dominantes dans la sociologie algérienne post-indépendante inaugurée par Pierre Bourdieu  : les déracinés, l’urbain et les migrants. L’université algérienne était en effervescence.

En effet, malgré l’arabisation des sciences sociales et humaines à partir du 1971, qui s’est accompagnée par le départ des coopérants notamment «les pieds rouges», de nouvelles approches et de nouvelles méthodes sont appelées à la rescousse des sciences sociales et humaines : le marxisme et le tiers-mondisme. C’est plus tard que l’approche post-coloniale va séduire des intellectuels. Nul besoin de rappeler le génie et l’apport d’un intellectuel américain d’origine palestinienne, à savoir Edward Saïd. Des zones d’ombre persistent dans le parcours de Mohamed Brahim Salhi. Dans quelles circonstances avait-il rencontré Mohamed Arkoun ?

Pourquoi leurs chemins se sont séparés ? En toute modestie, cette piste du travail gagne à être explorée. En effet, Mohamed Brahim Salhi divergeait sur un point avec l’éminent islamologue. D’un côté Mohamed Arkoun lui conseille de lire les textes fondateurs de l’islam, le Coran et le hadith, et d’un autre côté Mohamed Brahim Salhi est tenté par l’étude des faits religieux. Il va de soi que leur chemin va se diverger.

On notera qu’entre temps, Mohamed Brahim Salhi a été désigné doyen de la faculté des sciences humaines et sociales de Tamda où il sera appelé à faire-valoir ses compétences dans la gestion. Quel est son mode de gestion ? A Tamda, l’universitaire était absorbé par des tâches administratives. Au départ, il s’est entouré de collaborateurs qu’il a triés sur le volet, parmi lesquels figurent deux anthropologues dont il espérait le concours précieux pour mener à bon port la mise en place de chantier des sciences sociales et humaines en Kabylie.

Je dois rappeler pour l’histoire que l’un est placé à la tête du département des sciences sociales et l’autre est désigné vice-doyen chargé de la post-graduation. A première vue, ce détail est anodin, mais à y voir de près, ce fait va peser lourd dans la balance au finish. Car leur défection l’oblige à recadrer sa stratégie. Sous son égide, une promotion de jeunes chercheurs est lancée dans le bain dans la discipline anthropologie.

Sa stratégie consiste à faire la promotion de ses disciples qui vont accéder à des postes d’enseignant juste après avoir soutenu leur mémoire du magister. Dois-je rappeler que le français était la langue du travail dans la discipline. Somme toute, dans son parcours administratif, ne devrions-nous pas explorer la piste qu’il songeait à faire de la discipline anthropologie la locomotive des sciences humaines et sociales ? Sa stratégie, qui consiste à promouvoir les sciences humaines et sociales, à assurer une formation de qualité aux étudiants, s’est butée sur des obstacles :

La résurgence du clivage arabisants/francisants.
- Absence d’une tradition locale de l’enseignement des sciences sociales et humaines.
- Son mode de gestion est contrarié par des logiques de carrières et de promotions individuelles. Finalement, la volonté de Mohamed Brahim Salhi de redresser la barre en sciences humaines et sociales était un échec cuisant. Des pesanteurs anciennes ont eu raison de l’homme.

Dans ce contexte, on ne doit pas perdre de vue qu’auparavant les pouvoirs publics avaient mis le paquet sur les sciences dures au détriment des sciences de l’esprit. Au fil de ce papier, je vais essayer de mettre la lumière sur l’apport de Brahim Salhi à l’histoire. Notre texte sera centré sur trois axes : archives, historiographes et déconstruction du mythe kabyle.

L’apport de Mohamed Brahim Salhi à l’histoire

Avant d’en parler de l’apport de ce sociologue à l’histoire, il y a lieu d’éclairer la lanterne du lecteur que nous nous sommes appuyés dans la rédaction de ce papier sur sa thèse de doctorat, soutenue à Paris III, sous la direction de Daniel Rivet, dont l’intitulé est : Société et religion en Kabylie 1850-2000. Fallait-il rappeler que l’auteur en donne un compte rendu dans la revue de CRASC Isaniyat, année 2004.

Somme toute, cette thèse comprend 15 chapitres. Dans sa thèse, Mohamed Brahim Salhi avertit le lecteur qu’il explore deux questions «le rapport société-religion et le rapport politique-société». Toutefois, il tenait à souligner que sa thèse est le prolongement d’une autre thèse : Étude d’une confrérie religieuse algérienne : la Rahmania. Ce qui intéresse notre propos est le rapport que l’auteur entretient avec les archives.

La devise de Mohamed Brahim Salhi «Pas d’archive, pas d’histoire»

Nul doute que Mohamed Brahim Salhi ne va pas battre en brèche l’un des enseignements de Charles Seignobos et Charles Langlois, à savoir «l’histoire se fait avec les documents». Avant que l’acception de la notion de l’archive ne s’élargisse avec l’école des annales et les études post-coloniales, nous convenons que l’archive est l’unique trace qui subsiste du passé. Dans ce travail de prospection, il y a un va-et-vient entre l’archive et le terrain.

Dans la pratique, il prenait conscience de l’une des difficultés que rencontre l’historien, à savoir l’éparpillement des archives entre l’Algérie et la France. La quête d’archives et le goût des archives est un trait de caractère chez lui. L’archive lui permet d’ouvrir des pistes du travail. Ainsi, l’accès aux archives de la wilaya de Tizi Ouzou lui a permis d’explorer de nouvelles pistes du travail : les associations réformistes et la médersa Echabiba. Ici, le sociologue a un double rapport avec les archives.

D’abord, produire une réflexion sur les archives, puis produire des faits historiques en interrogeant les mêmes archives. L’auteur en dresse un état des lieux des fonds entreposés aux archives de la wilaya de Tizi Ouzou «absences de classement des dossiers». Les archives ont leurs limites, car ils sont l’écho et la voix des dominants. A ce propos, l’auteur est tombé dans un dilemme, comment esquisser une histoire des dominés en s’appuyant sur l’archive produite par les dominants.

Dans la pratique, le sociologue a pris conscience que l’histoire commence avec les traces et les documents. La quête des documents est une obsession chez lui. Il en trouve, comme nous l’avons souligné en haut, au niveau des archives de la wilaya de Tizi Ouzou. Donc, le sociologue a effectué un travail de dépouillement. Implicitement, Mohamed Brahim Salhi soulève dans le passage cité de sa thèse l’absence des inventaires des archives déposés au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou.

Il y a lieu de tirer la sonnette d’alarme, car l’importance de ces fonds exige qu’ils soient catalogués pour que les chercheurs connaissent leur contenu. L’une des règles de la recherche scientifique qui définisse l’archive stipule que l’archive n’est considérée comme document historique que dans la mesure où un historien lui pose des questions pertinentes. Par question, j’entends la problématique. Somme toute, sans le dépouillement de ces archives, il n’y a pas de document du travail pour l’historien et sans document, il n’y a pas d’histoire.

Une étroite collaboration avec Mahfoud Kaddache

Au début des années 1980, Mohamed Brahim Salhi noua des contacts avec Mahfoud Kaddache dont le prestige est rehaussé par sa thèse sur le nationalisme. Le travail est sérieux et très fouillé. Mohamed Brahim Salhi a programmé des séances de travail avec l’intéressé au début des années 1980. Outre la qualité de ses travaux pionniers, Mahfoud Kaddache avait une proximité avec les archives.

C’est à lui que pensa Mohamed Brahim Salhi au début des années 1990 lors de l’ouverture du département de langues et cultures amazighes qui vient d’ouvrir ses portes. Selon un ami commun, le professeur Mahfoud Kaddache n’hésitait pas à apostropher le ministre de l’époque en lui demandant quel est le sort qui réservera aux premières promotions de licenciés en tamazight ?

On doit à la vérité de dire que Mahfoud Kaddache n’a consenti à y venir travailler qu’après avoir eu des assurances quant aux perspectives professionnelles des futurs diplômés. Deux options s’offrent aux étudiants : la littérature et la civilisation. Au moins, dans l’option civilisation, on a mis à la disposition des étudiants un encadrement de qualité : Brahim Salhi, Fanny Colonna et Mahfoud Kaddache. Dans ce contexte, Brahim Salhi sollicite le concours de l’élite du cru.

Il voulait mettre à la disposition des étudiants le savoir-faire de ces Algériens de la Kabylie pour fournir un enseignement de qualité aux apprenants : Salim Chaker et Tassadit Yacine. Ironie de l’histoire, c’est un Algérien arabophone qui répond présent. Ainsi, il y avait eu une étroite collaboration entre les deux hommes avant que Mahfoud Kaddache plie bagage, il sera poussé. La pomme de discorde entre lui et une partie des enseignants était le contenu des programmes de licence.

Alors que Mahfoud Kaddache suggérait de prendre du temps pour élaborer des programmes sérieux, ses interlocuteurs ont passé outre. Signalons au passage que les deux hommes partagent la même vision. Le départ de Mahfoud Kaddache va pencher la balance du côté d’un courant favorable à l’enseignement de la littérature et de la linguistique au détriment de la civilisation. Parenthèse. Nous trouvons scandaleux que des étudiants soient privés d’accéder à la post-graduation dans l’option civilisation. Il fallait attendre 2013 pour qu’un concours soit ouvert.

Portrait de Mohamed Seghir Fredj, l’historien de la ville de Tizi Ouzou

En 1990 alors que la guerre des mémoires bat son plein à Tizi Ouzou, un historien de souche Mohamed Seghir Fredj (1912-2003) édite un livre sur l’histoire de la ville de Tizi Ouzou. Disant d’emblée que la polémique portée sur le statut historique de la ville : «Tizi Ouzou est-elle de création turque ? Est-elle Kabyle ? Pourquoi y parle-t-on arabe? Qui sont ces Tizi-Ouziens de souche   ?» La publication est qualifiée par Mohamed Brahim Salhi de «premier ouvrage portant sur cette ville de façon précise».

Quant à l’auteur, il est rangé dans la catégorie de savant-bourgeois provençal produit par le mouvement réformiste. Rappelons que cet intellectuel-bourgeois est un véritable autodidacte en arabe et en français, qui s’est hissé sur le pavois en suant le burnous. Disant que Mohamed Seghir Fredj avait à son actif une riche vie militante : PPA, Ouléma et UDMA. Je me souviens qu’en ce début du millénaire quand j’ai noué des contacts avec lui, il était mourant.

Des bribes de sa vie sont sauvées de l’oubli par le travail effectué par notre sociologue. Mohamed Brahim Salhi considérait la mémoire de l’homme comme un filon documentaire à exploiter. Mohamed Seghir Fredj est parmi les hommes de renouveau à Tizi Ouzou. Il appartient à la même lignée que les têtes d’affiches de réformismes, le Dr Ouakli, le Dr Yahia Salhi et le pharmacien Ouanoughène. Tous seront tirés de l’oubli par le travail de prospection de Mohamed Salhi Brahim.

Dans ce cas précis, il y a bel et bien une articulation entre une bourgeoisie commerçante et une élite intellectuelle. Somme toute, la thèse de Mohamed Salhi Brahim est que le mouvement islahiste fournit à la ville de Tizi Ouzou son premier historien moderne. Soulignons que le livre est rédigé en langue française. Dans sa thèse Brahim Salhi lève le voile sur la place de la religion dans le mythe kabyle.

Mohamed Brahim Salhi et la déconstruction du mythe kabyle

Nos connaissances historiques sur le mythe kabyle ont beaucoup évolué depuis les travaux pionniers de Charles Robert Ageron (voir sa thèse Les Algériens musulmans et la France 1871-1919). Depuis, nous savons que la notion de la berbérité était une invention de l’anthropologie coloniale.

Dans ses travaux, notamment sa thèse citée en haut, Mohamed Brahim Salhi fut amené à jeter un regard critique sur les stéréotypes propagés par une idéologie créée de toutes pièces par des officiers, des chefs de bureau arabes, des administrateurs civils, des ethnologues et des anthropologues. L’une des thèses dominantes du mythe kabyle est celle qui consiste à dire que la société kabyle est une société «décléricalisée» pour reprendre ses mots, c’est-à-dire que le kabyle est superficiellement islamisé.

Le sociologue s’est assigné comme démarche scientifique de «déconstruire l’image d’une Kabylie où le religieux est périphérique dans le vécu des individus». Dans son approche, Brahim Salhi va essayer de dessiner les contours d’une géographie des foyers réformistes en Kabylie : le sud du Djurdjura Bouira-Maillot, la Grande Kabylie, notamment Dellys, Tizi Ouzou. La Grande Kabylie est divisée en sous-régions suivantes : la Basse-Kabylie, la ville de Tizi Ouzou, le Djurdjura et la montagne kabyle. Deux styles religieux sont en concurrence pour la gestion des biens du salut, le confrérisme et Islah.

L’attrait de la nouveauté est que Mohamed Brahim Salhi explique la pénétration et le triomphe du PPA dans le massif kabyle par l’habilité de ses militants qui n’ont pas livré une bataille contre le style religieux traditionnel. Ma contribution sur l’apport de l’intellectuel à l’histoire s’arrête là. J’espère que ces pistes de travail vont être explorées et exploitées par les chercheurs. La mort de Mohamed Brahim Salhi intervienne à un moment où ses épigones s’apprêtent à soutenir leurs travaux de recherches. Bien que nous regrettions que leurs témoignages tardent à venir, nous formulons le vœu que ce papier va secouer les consciences.

Epilogue

Disons un mot sur les origines de l’universitaire, car lui aussi s’est intéressé à la généalogie dans ses travaux. Comme la religion et la mystique fait partie de l’imaginaire familial, il est intéressant d’insister que dans ces milieux une croyance est bien ancrée : chaque croyant est une voie vers Dieu.

Mohamed Brahim Salhi descendait en droite ligne de l’un des plus importants lignages maraboutiques de la Grande Kabylie. Le voyage initiatique de son aïeul Sidi Amar Cherif démarre de la Basse Kabylie et s’arrête à Ighil Tazerth à Fort National. Selon la tradition et la légende, l’histoire se déroule au XVIe siècle. Un fils à lui Si Larbi Cherif s’installe au village Tazerout à côté des Aghribs chez les Aït Djennad.

Dans l’hagiographie des saints, il est difficile de distinguer entre ce qui relève de la réalité de ce qui relève de la légende. Peut-être que la référence à son appartenance à une importante famille maraboutique nous aide à comprendre l’intérêt qu’il porté aux faits religieux. «La couleur de l’eau vient de la couleur de son récipient», nous enseigne un grand maître soufi, Junayd de Baghdad. En guise de conclusion, prions que sa thèse soit éditée tant par sa famille biologique que par sa famille spirituelle et intellectuelle. Mais, surtout prions pour le salut de son âme.
 

Ouhachi Tahar
 
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