Chroniques Point Zéro
 

Les trois mages

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le 09.03.17 | 12h00 Réagissez


Quand on a regardé la tripartite à la télévision, on peut imaginer que l’Algérie se divise en trois. Les pouvoirs publics, les patrons et les travailleurs. Avec une interface entre les trois, le syndicat officiel UGTA, chargé de faire signer les travailleurs. Trois côtés d’un triangle, forme géométrique stable, avec trois sommets pointus, Sellal, Haddad et Sidi Saïd, pour décider de l’avenir socioéconomique, au moins pour cette année. Mais l’Algérie est-elle divisible par trois ?

Non, bien sûr, on a oublié les chômeurs, les étudiants, les femmes au foyer, les syndicats autonomes et tous les travailleurs qui ne se reconnaissent pas dans l’UGTA, qu’ils soient dans la Fonction publique ou dans le privé. En réalité, ce n’est pas entièrement faux, oui, peut-être, l’Algérie peut être divisée par trois. Celui qui a le pouvoir, celui qui a l’argent et le dernier, le travailleur, qui n’a ni l’argent ni le pouvoir.

La distinction est importante, car on peut avoir l’argent, mais pas le pouvoir, même si l’argent protège relativement des attaques du pouvoir, mais quand on a le pouvoir, on a généralement l’argent, par captation des marchés, attributions de logements et de terrains et réduction sur la banane au prix coûtant. C’est le troisième qui est suspect, ce qui explique que ceux qui ont l’argent et le pouvoir l’oppriment, sur l’idée que celui-ci n’est pas forcément plus honnête, il ne veut que deux choses dans la vie, l’argent et le pouvoir.

Les trois côtés de la tripartite ressemblent un peu à ces profils, le premier a le pouvoir et sûrement des comptes en banque bien pleins, le second a de l’argent et vient de placer son frère en tête de liste du FLN. Quant au troisième, on ne sait ce qu’il possède. Il ne travaille pas, n’est pas connu pour être riche et son seul pouvoir réside dans la parole qu’il prend au nom des derniers travailleurs syndiqués à l’UGTA. D’où cette étrange conclusion géométrique : on peut faire une tripartite à deux, tout comme au sommet on dialogue déjà tout seul.

Chawki Amari
 
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