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Les chiboks

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le 08.04.18 | 12h00 Réagissez


C’est dans les livres d’histoire, l’Algérie moderne est née en 1962 il y a 56 ans, soit 10 ans après la naissance de Ouyahia, 25 ans après celle de Bouteflika ou encore 28 ans après la naissance de l’astrophysicien du FLN, Ould Abbès. On le savait pour la politique mais le plus grave est que le domaine économique est encore géré par des hommes de 70 ans. Des vieillards, chiboukhs comme on les appelle à l’Ouest, région de naissance de la majorité des gouvernants actuels dont même les enfants ont dépassé la cinquantaine. Alors que l’âge de la retraite est officiellement fixé à 60 ans, la plupart des hauts responsables refusent de rentrer chez eux. Pour ne prendre qu’un exemple, le FNI, fonds national d’investissement, au cœur des réformes économiques, est encore géré par un Ahcène Haddad, 69 ans, vieux manager au centre de polémiques, nommé par la gérontocratie au pouvoir mais qui passe son temps à brimer ses jeunes employés.

Pourquoi les Chiboks exercent encore, refusant de laisser des plus jeunes gérer ? Parce que les chiboks se savent dépassés mais ne veulent pas de futur. Les Chiboks ont des dentiers mais veulent encore manger. Combien sont-ils ? Statistiquement, ils représentent 10% de la population mais dans l'oligarchie et les domaines de décision, ils sont 90%, à la tête des secteurs économiques et des entreprises publiques en consommant d’énormes ressources tirées du Trésor public pour renflouer les dettes qu’ils génèrent tout en vivant très bien. Les Chiboks sont aigris, ont peur et pensent que tous ceux qui ont moins de 70 ans sont stupides, les Chiboks traînent le pied, ont du ventre mais sont convaincus qu’ils sont à leur place. Les Chiboks représentent tout le contraire de la génération qui a arraché l'indépendance, 20 ans quand il a fallu prendre le destin du pays en main et l'emmener vers le concert des nations héroïques. Pour la plupart, ils n’ont jamais tiré une balle mais savent encore dégainer sur cette jeune relève qu’ils refusent encore d’accompagner.

Chawki Amari
 
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