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Les animaux nouveaux (1) : Le requin-ciseau

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le 16.04.17 | 12h00 Réagissez


Annaba, Algérie, 36.946417 N 7.721958 E. Au large, la mer, du corail sous étroite surveillance, quelques poissons trop chers et des harraga de Sidi Salem qui s’en vont, n’ayant pas écouté le dernier discours de Ould Abbès. A terre, les cavaliers de Annaba, ce groupe d’opulents candidats FLN menés par Tliba, font polémique à la Coquette. Mais ce n’est pas le sujet, dans la mer, à quelques kilomètres des élections, de nombreux témoins ont affirmé avoir vu le requin-ciseau de retour, cette étrange créature qui coupe les câbles internet. C’est lui qui, encore une fois, aurait cisaillé ce fameux tuyau vital qui relie l’Algérie au reste du monde. Pourquoi ? Les zoologistes ne sont pas tous d’accord entre eux, pour certains, ce requin-ciseau est une forme d’évolution numérique particulière, qui l’a fait se nourrir exclusivement de données, datas, vidéos personnelles et messages intimes. Pour d’autres, il est la conséquence d’un sérieux appauvrissement du milieu marin, où les poissons sont de plus en plus rares et les sachets de plus en plus nombreux, le requin-ciseau ne trouvant à manger que les câbles qui traînent par terre. Pour d’autres ichtyologues enfin, cet étrange poisson est piloté par les adversaires de la ministre manga IHF, Imane Houda Feraoun, objet d’une autre campagne assez féroce, avec des mots peu élégants de la part de si vieux journalistes. Elle serait ainsi responsable du bilan accablant d’Algérie Télécom, d’un trou de 8 milliards de dinars dans les caisses et ses difficultés à dégager des bénéfices, malgré un monopole sans équivalent sur la téléphonie fixe et l’internet. La coupure de vendredi occasionnée par le requin-ciseau aura révélé de graves dysfonctionnements,  malgré des efforts et des recherches, le requin-ciseau n’a toujours pas été retrouvé. Ce qui fait douter les Annabis, qui voient bien que, contrairement aux cavaliers de Tliba, les harraga, théoriquement plus malins que les poissons, sont régulièrement arrêtés par les gardes-côtes.

Chawki Amari
 
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