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La fin de la mayonnaise

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le 09.07.17 | 12h00 Réagissez


Après avoir dépensé 1000 milliards de dollars, la cigale s’est réveillée dans la chaleur de l’été en accusant le soleil d’être trop près, hurlant que les climatiseurs sont trop chers. Faute d’avoir formé les gens, aidé à la création d’entreprises à technicité ajoutée et développé les secteurs à forte croissance, la cigale s’est retrouvée nue, obligée de porter un hidjab keskess pour ne pas choquer la morale.

Au lieu d’importer des modèles et du savoir-faire, la cigale, riche de son énergie fossile, a préféré importer des travailleurs et des entreprises là où l’Algérien, bon commerçant, jeune, entreprenant, voyageur habile sur les circuits financiers mondiaux, aurait pu à lui seul développer son économie administrée par de vieux fonctionnaires sans talent. Résultat, le Président demande de se serrer la ceinture alors que même les ceintures sont actuellement en débat pour être soumises à une licence d’importation.

En réalité, l’Algérien est prêt à faire des sacrifices, mettant de côté les libertés, le bien-être et son pouvoir d’achat, à condition que ceux qui demandent cet effort aillent récupérer tout l’argent détourné de l’Etat par des hommes à l’intérieur de l’Etat sous les yeux fermés de l’Etat. Bien sûr, aucun responsable ne demandera des comptes, car c’est tout le système qui risque ainsi de s’effondrer et tous ces milliards volés, pillés ou simplement jetés par la fenêtre passeront par pertes et profits dans la colonne dommages collatéraux du comptable suprême.

Résultat, fini le chocolat, ainsi en a décidé le ministère du Commerce qui ne veut plus payer pour importer ce délicieux antidépresseur à base de cacao, alors que la cigale n’est même pas comestible. On pourrait se demander pourquoi payer des gouvernants aussi cher, environ 30 fois le salaire minimum ? Car leur équation est ainsi résumée, il y a du pétrole, vous aurez du chocolat. Pas de pétrole, pas de chocolat. A ce niveau d’intelligence économique, même un enfant de 4 ans pourrait diriger l’Algérie.
 

Chawki Amari
 
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