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La chute de l’Emir Abdelkader

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le 19.09.17 | 12h00 Réagissez


Dans cet improbable marécage où nous ont placés les dirigeants en attendant de savoir que faire de nous, différents experts ont contribué à la réflexion de sortie de crise. Il y a pourtant une solution dont personne ne parle. Puisque c’est la faillite générale, autant que tout le monde soit élu. Le directeur d’école, le chef de daïra, le wali, le procureur général, le Premier ministre, le commissaire de police du quartier, voire le chef de famille dans une famille, ou le leader d’un groupe dans un groupe, l’entraîneur de l’équipe nationale et même le groupe chargé de coordonner et surveiller toutes ces élections. En dehors du fait d’occuper la population qui s’ennuie en les convoquant chaque semaine pour des choix qui les engagent directement, les bénéfices sont évidents, d’abord délégitimer l’illégitimité du pouvoir aujourd’hui entre les mains de personnes qui n’ont jamais été élues, et surtout mettre la population, sans cesse plaintive et souvent pour de bonnes raisons, face à ses choix, si tant est qu’elle veuille construire un pays. Avantage de l’idée, en dehors d’inventer un modèle politique radical qui fera de l’Algérie un nouveau pays, il permettra de diluer la crise dans la responsabilité collective, tout le monde sera associé à l’échec ou à la réussite. Bien sûr, il est peu probable que les responsables acceptent l’idée, ayant autant peur du vote populaire que de rouler sans gyrophare, et surtout parce qu’ils n’ont accepté la démocratie que sur un volet très réducteur : le président Bouteflika a été élu, il peut donc tout faire, y compris distribuer la rente aux coyotes, mettre le pays en faillite et nommer des corrompus ou des incompétents à tous les niveaux. Heureusement pour eux, il y a une autre solution d’expert. Au lieu d’imprimer des dinars, demander à la Banque centrale d’imprimer directement des euros. C’est le même papier, les couleurs sont pratiquement identiques, mais la valeur est plus grande. L’Emir Abdelkader comprendra.

Chawki Amari
 
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