Chroniques Point Zéro
 

L’appel du large et celui de l’étroit

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 02.11.17 | 12h00 Réagissez


Qui ne répond jamais aux questions qu’on lui pose mais qui aime bien répondre à des questions qu’on ne lui a pas posées ? C’est la Présidence, qui, dans un message adressé aux Algériens pour le 63e anniversaire du déclenchement de la Guerre de Libération, a expliqué que «l'ère des périodes de transition est révolue» et que «le pouvoir se conquiert désormais auprès du peuple souverain qui l’attribue par la voie des urnes». A un milliard la place de député, on pourrait contester l’analyse de la Présidence, et pour la transition mentionnée qu’aucun Algérien n’a demandée, c’est probablement une référence aux partis de l’opposition qui, en juin 2014, l’avaient envisagée. C’est-à-dire que la réponse a été donnée plus de 3 ans après, ce qui signifie aussi que les questions posées aujourd’hui n’auront de réponse qu’en 2020. Alors que tout le monde se plaint d’être pressé, la Présidence a du temps et même de l’argent, puisque selon la loi de finances 2018, elle est la seule à avoir un budget en hausse, avec en cause, selon les rapports des finances, une hausse des frais liés à l’alimentation et au parc automobile.

On mangera donc mieux en 2018 à la Présidence que l’année dernière, et toutes ces fausses réponses, ces distorsions de sens et ces approximations ont évidemment une conséquence, celle de vider de sa substance et de son élite le pays qui vient de fêter son 63e 1er Novembre. D’ailleurs, les proches de la Présidence ne se sont pas privés d’insulter tous ces étudiants qui cherchent à partir ailleurs, suivant les médecins, informaticiens ou autres jeunes qui ont déjà déserté, mais chacun aura insulté (en secret) tous ces enfants de responsables installés en Europe en compagnie d’un bon nombre d’ex-ministres et de hauts cadres. Match nul donc entre le sommet et la base, l’Algérien est le seul qui est fier de son pays et aime son pays, mais préfère aller vivre ailleurs que dans son pays. Et il est probable que si le Président n’avait pas de frère aussi affectueux, il partirait aussi.

Chawki Amari
 
loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Loading...