Chroniques Point Zéro
 

L'année du lièvre

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 29.04.18 | 12h00 Réagissez


Du point de vue politique, il faut avouer que l’Algérie n’est définitivement pas un pays normal. Moins d’un an avant l’élection présidentielle d’avril 2019, on ne sait toujours rien.

Qui sont les candidats, est-ce que l’actuel Président se représente ou non, son frère ou son cousin, si cette élection va réellement avoir lieu à la date prévue et si ses résultats seront conformes à la réalité ? L'événement politique le plus important d’une nation est ainsi entouré d’un grand mystère, là où dans les pays à pratique normale, il se prépare 2 ans, voire 3 ou 4 ans à l’avance, avec l’annonce des principaux compétiteurs qui doivent se préparer pour l’échéance.

Pour les candidats sérieux, on peut comprendre leur hésitation, car elle est directement liée à la décision du Président ou de son entourage, si celui-ci opte pour un 5e mandat, rien ne servira de se présenter contre lui, l’Etat, l’administration, les médias publics, les hommes de main et tous les satellites naturels et artificiels joueront à fond la carte de l’allégeance et de la reconduction en assurant aux foules par des exercices de conjugaison que le Président sera le meilleur pour le pays, car il était déjà le meilleur pour le pays.

Pour les autres candidats, on ne tardera pas à les voir, poussés par derrière et lâchés dans l’arène pour divertir le public en attendant les choses sérieuses, amuseurs de spectacles de première partie qui joueront les lièvres assez tôt pour crédibiliser l’élection.

Au chapitre Bilan, on ne mesurera jamais assez à quel point l’actuel Président aura déréglé la pratique politique, interdisant à chacun de se projeter dans le futur, en créant de l’immobilisme d’autant plus stérilisant qu’il est accompagné d’une crise financière et économique. C’est la seule chose qui est sûre, les lièvres herbivores seront bientôt de sortie, le reste étant un immense point d’interrogation.

Car on le sait, un pays ne peut pas être dirigé par un lièvre. A moins que toute la population soit constituée de lapins.

Chawki Amari
 
Loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco
Loading...
Vidéo

vidéos

vidéos
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Loading...