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CONTES DE LA LUNE / L’épicier qui est mort de faim

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le 07.06.17 | 12h00 Réagissez


Des autorisations, des réunions, des commissions et des signatures. C’est ainsi que le gouvernement gère la crise de financements, avec des licences d’importation pour les produits cosmétiques entre autres. Attendre une autorisation afin d’importer une crème pour les pieds  ? Oui, ce qui signifie qu’en 30 ans, l’Algérie a fait le tour d’elle-même pour revenir où elle était, au pays des Soviets.

Les pénuries ont déjà commencé dans certains secteurs, les bureaucrates faisant traîner leurs signatures pour les licences, comme savent si bien le faire ceux à qui on a donné un stylo en métal, une rame de papier et un téléphone pour décider qui a besoin de quoi. C’est l’équation d’un pays riche en matières premières et ressources humaines, mais qui ne sait pas gérer ce qu’il possède, obligeant l’importateur, qui a de l’argent, à se fournir auprès de la Banque centrale.

Pourquoi ? Parce que, la génération qui gouverne en est encore aux années 1970, mal à l’aise avec les libertés économiques, refusant le seul modèle qui fonctionne, la démocratie libérale, l’accusant de n’être que du libéralisme sauvage alors qu’il s’agit simplement de la mise en place d’un marché libre entre importateurs, revendeurs et consommateurs, sur la base d’une monnaie libre, comme dans tous les pays développés.

Bouteflika est là depuis 18 ans et n’a pas voulu régler ce problème. Sellal est resté 5 ans à la tête du gouvernement et n’a rien fait pour sortir de cette incohérence, pour acheter une banane, du paracétamol ou des couches, il faut attendre la signature du gouvernement. Heureusement, la fin du régime semble proche, ouverture probable vers une équipe plus rationnelle et plus pragmatique.

A voir Saïd Bouteflika multiplier les sorties et Anis Rahmani s’excuser, on peut déjà sentir comme un climat de transition, où ceux qui ont joué du fouet pendant des années se disent que c’est le moment de faire quelques pas en direction des autres pour ne pas se faire fouetter après pour toutes leurs erreurs.

Chawki Amari
 
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