Chroniques Point Zéro
 

Ce n'est pas un problème de pièces

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le 26.09.17 | 12h00 Réagissez


L'Algérie est une machine, qui, selon les derniers chiffres du gouvernement, nécessite 200 milliards de dinars chaque mois pour la faire tourner. D'où la stratégie de la cigale ayant dormi et éructé tout l'été d'imprimer de la monnaie sur des feuilles d'olivier, là où la fourmi aurait pensé en silence à l'hiver suivant. 200 milliards de dinars par mois, cette machine coûte si cher à faire fonctionner entre autres à cause des innombrables personnes qui traînent autour, l'administrateur du cousin du contrôleur et le responsable du sous-directeur des pièces détachées, mais aussi des travailleurs indispensables comme celui qui allume le moteur de la machine tous les matins.

Une machine algérienne où un seul travaille pendant que 10 autres, en général ses supérieurs, le regardent travailler. Pourtant, le nombre impressionnant de commerces en Algérie, y compris dans les petits villages, et le souci de l'apparat de l'Algérien, capable d'acheter une Audi A3 et de vivre dans une pièce ou de l'Algérienne qui peut s'habiller en Gucci et manger des frites-omelettes toute l'année devraient suffire à alimenter les caisses de l'Etat par les impôts et taxes sur l'activité. Alors pourquoi la machine a-t-elle besoin de 200 milliards de dinars par mois ? Parce qu'elle est déréglée, fonctionne plus ou moins, mais fait du bruit qui empêche les honnêtes gens de dormir et génère d'incroyables déperditions.

Prêts non remboursables pour les amis, projets coûteux et mal pensés, frais de bouche d'une pléthore de fonctionnaires et conseillers qui ni ne fonctionnent ni ne conseillent, entretien des annexes du Palais, comme celle du Club des Pins qui grève le Trésor public et ne rapporte rien à part des applaudissements non productifs. Comment faire pour que cette machine se remettre à générer plus qu'elle ne coûte pour la faire tourner ? Il faut une nouvelle machine ou de nouveaux machinistes. Sauf que le machiniste est convaincu que c'est sa machine et ne laissera personne d'autre la toucher. Ma goulnach !

Chawki Amari
 
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