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Marges bénéficiaires et bons de transaction

Une réglementation absente sur le terrain

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le 17.05.18 | 12h00 Réagissez

Les multiples dysfonctionnements constatés dans l’activité commerciale ont été, de tout temps, à l’origine de la flambée des prix des produits alimentaires, notamment à l’approche des périodes où la demande sur ces produits connaît une hausse, à l’exemple du mois de Ramadhan.

Pour cette année, les pouvoirs publics ont opté pour la mise en place de marchés de proximité pour endiguer, un tant soi peu, la hausse des prix injustifiée durant ce mois sacré. Il n’en demeure pas moins que la multiplication de ce type d’infrastructures commerciales ne peut, à elle seule, contribuer à stabiliser les prix sur le long terme, même si une baisse «momentanée» peut être constatée périodiquement. Selon les spécialistes, les marchés de proximité doivent rester ouverts durant toute l’année, de façon à agir indirectement sur le marché informel qui demeure l’un des principaux fléaux que connaît le commerce algérien. Aussi, l’absence de contrôle en matière de transaction a énormément contribué à l’émergence de pratiques ne respectant aucune réglementation, notamment en ce qui concerne les bons de transaction commerciale exigés par la loi depuis 2016 mais non appliquée par beaucoup de commerçants.

En effet, ce document vise à mettre un terme à la spéculation et au phénomène des intermédiaires illégaux mais aussi de connaître la traçabilité des produits et la marge bénéficiaire de chaque opérateur économique dans la chaîne de distribution. Son application s'est heurtée à de multiples difficultés sur le terrain, empêchant ainsi un quelconque contrôle sur les prix pratiqués par les commerçants.

Rappelons, à ce propos, qu’un décret exécutif (n° 16-87 du 1er mars 2016) fixe le prix plafond à la consommation ainsi que les marges plafonds à la production, à l’importation et à la distribution, aux stades de gros et de détail, de plusieurs produits alimentaires, dont l’huile alimentaire, le sucre blanc, la semoule de blé dur, le lait pasteurisé conditionné en sachet et la farine.

Si les prix de ces produits sont généralement stables et font rarement l’objet de spéculation, ceux des produits agricoles sont, en revanche, sujets à des pratiques malsaines de certains commerçants qui profitent notamment des «périodes creuses» où la production agricole se fait rare. En effet, selon les responsables du ministère de l’Agriculture, la hausse des prix des produits agricoles sur le marché de détail est imputable tout simplement à la logique de l’offre et de la demande. «Lorsque l’on enregistre une forte production pouvant faire face à une demande massive, les prix restent raisonnables à la portée de tout le monde», explique-t-on encore.

Lyes M.
 
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