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Si El Hadj Tahar Boulenouar.Président de l’Association des commerçants et des artisans algériens (ANCA)

«Les prix pourraient baisser de moitié à partir de la semaine prochaine»

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le 17.05.18 | 12h00 Réagissez


Propos recueillis par Nadir Iddir

Une hausse des prix a été constatée surles marchés du pays. Comment l’expliquez-vous ?

Ces dernières 48 heures, la hausse enregistrée est de 20 à 30 DA/kg pour tous les produits. La tomate est vendue à 120 et parfois 170 DA le kilogramme. Le citron est cédé à 350-400 DA le kilo. L’augmentation a touché tous les produits.

A une seule exception : les prix des dattes ont baissé de 100 DA ces derniers jours. Si l’année dernière, les prix ne baissaient pas sous la barre des 600-700 DA le kg, pour cette année le produit est proposé à 450-500 DA. L’augmentation s’explique par la forte pression sur les marchés de proximité et de détail. Un représentant de notre association à Azazaga (Tizi Ouzou) m’a signalé que si d’habitude il recevait de 15 à 20 clients chaque matin, il en a reçu, aujourd’hui, plus de 50 jusqu’à midi.

Donc, le problème n’est pas lié à la quantité mise sur le marché ?

Effectivement, la production existe en quantité importante. Mieux, les produits de saison arrivent pour ce mois de mai. Il y aura les piments, le poivron, etc., mais il y aura aussi les fruits, comme la pastèque, la pêche. Il y aura dans le circuit marchand, la production qui nous vient des régions du nord du pays, mais aussi des wilayas du Sud, avec les produits sous serres.

Je tiens à préciser que les représentants des marchés de gros et de détail, avec qui je me suis réuni aujourd’hui, m’ont annoncé que tous les marchés seront ouverts tout le mois de Ramadhan et que ces derniers seront approvisionnés pour satisfaire les besoins des consommateurs. Pas mois 10 millions de tonnes de produits en tous genres seront ainsi écoulées durant tout le mois de Ramadhan.  

Les prix changeront-ils au cours des prochains jours ?

A partir de samedi et dimanche, il y aura une baisse de 50% sur tous les produits. La baisse que nous prévoyons est la preuve que la hausse n’est pas liée à la baisse de l’offre, mais à la forte demande. La tendance baissière devrait se poursuivre durant les prochains jours : la tomate sera vendue à mois de 100 DA/kg. L’ail, qui était vendu l’année dernière à 2000 DA/kg, est proposé à 50-60 DA. La production qui nous vient des régions de Teleghma, M’lila est très importante.   

Qu’en est-il des viandes rouges et blanches ?

Les prix stagnent pour les viandes rouges, surtout après la décision des autorités d’octroyer des licences pour l’importation de 25 000 tonnes de viandes. Il y aura une baisse des prix de la viande blanche à partir du troisième jour du mois de Ramadhan : les prix en moyenne seront de 300-320 DA/kg. Les prix sont raisonnables par rapport à l’année 2016 où ils étaient plus importants (400-450 DA/kg). Nos prévisions disent que les Algériens consommeront pour ce mois jusqu’à 80 000 tonnes de viandes.   

Y a-t-il un moyen pour maîtriser les marges excessives de certains commerçants ?

Il est impossible pour l’Etat d’intervenir sur les prix, qui restent libres. Le risque serait grand avec nos partenaires, comme l’Union européenne, qui accuseraient l’Algérie de vouloir retourner à l’économie dirigiste.

La différence entre les prix de gros et de détail est parfois importante : jusqu’à 100%. Cela est dû en grande partie à l’absence de marchés de proximité, qui devaient permettre de rapprocher les producteurs des clients et ainsi faire baisser la marge bénéficiaire. Pour cette année, les autorités ot pris conscience de cette situation, puisqu’elles ont annoncé l’ouverture de 195 marchés pour le mois de Ramadhan.

Votre association, l’ANCA, avait réclamé depuis au moins deux ans le renforcement du réseau de distribution…

Effectivement. Il y a un manque importante ; 500 sur les 1541 communes du pays ne disposent pas de marché de proximité, alors qu’il en faut au moins un par localité. La semaine dernière, on a été reçus par le ministre du Commerce, Saïd Djellab. Nous lui avons soumis la proposition de nos adhérents commerçants qui sont prêts à financer la construction des marchés à condition que l’Etat leur facilite la cession des terrains.

Selon l’étude réalisée par nos soins, un marché de proximité ne nécessite pas d’assiette importante : 1000 m2 suffisent à accueillir de 20 à 25 locaux. Le ministre a qualifié notre initiative de très bonne. Nous devrons le revoir après le mois de Ramadhan afin de discuter plus amplement de notre projet.

Nadir Iddir
 
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