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Aérogare des vols spéciaux : le non-respect du citoyen

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le 12.01.18 | 12h00 Réagissez

Mais qu’est-ce qui se passe à l’aérogare des vols spéciaux ? Pourquoi tant d’anarchie et de mépris envers le citoyen ? Dimanche dernier, 4h du matin.

Des centaines de personnes attendent dans une pénombre glaciale l’arrivée de leurs parents en provenance des Lieux saints de l’Islam à bord du vol Djeddah-Alger AH4603Y d’Air Algérie.

D’après les renseignements «officiels», cet avion devait décoller à 1h20 du matin (horaire de l’Arabie Saoudite), 23h20 heure algérienne. Il devait atterrir vers 4h30 à l’aéroport Houari Boumediène. Il n’a finalement décollé qu’à 3h50. Les pèlerins ne sont sortis de l’aérogare qu’à… 11h ! 7 heures d’attente sous le froid et une pluie battante ! Sept interminables heures pendant lesquelles le citoyen est coupé du reste du monde ! Aucune information ne filtre. Les responsables n’ont pas jugé utile de placer un tableau d’affichage pour informer les familles qui attendent dehors, loin de toutes les commodités, loin de tout signe de civilisation. Les gens ne sont pas autorisés à rentrer à l’intérieur de l’aérogare malgré le froid, la pluie et l’absence de préaux suffisants pour contenir cette foule immense, mais de nombreux «passe-droits» y ont accès. Les autres sont «comprimés», parqués derrière des barreaux, «à la merci» de (certains) agents qui ne prennent en considération ni l’âge ni la situation difficile dans laquelle se trouvent les familles.

A un certain moment, un policier «trop zélé» fait évacuer les préaux en chassant des femmes qui étaient assises et a renversé le banc en bois pour qu’elles ne puissent plus y revenir. On ne peut même pas parler ici du manque de galanterie, car ce fonctionnaire, en se comportant de la sorte, avait fait fi des règles les plus élémentaires de civisme. Il faut dire aussi qu’il existe deux toilettes, mais qu’elles sont fermées. Un jeune homme, irrité, questionne qui veut l’entendre : «Pourquoi, à côté, au niveau de l’aéroport international, il y a tout, on est au chaud, on est bichonné ?

C’est sans doute parce qu’il y a des étrangers. Sommes-nous des êtres de seconde zone dans notre propre pays ? N’a-t-on pas le droit d’avoir, comme eux, des toilettes, une cafétéria et des commodités qui nous rendraient l’attente supportable ?» Le cas de dimanche dernier reste un exemple parmi tant d’autres…

Mohamed Rahmani
 
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