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Ramadhan en France : Chorba frik, thé à la menthe et dominos

Tahar retrouve son Algérie dans la chorba. Et il a deux Algérie, celle de ses parents, un village haut perché à Aïn El Hammam (ex-Michelet) et la sienne, Alger. Et donc deux chorba, vermicelle, celle de son enfance, et le frik, blé concassé, sa préférée, le choix de l’âge adulte.



Paris : De notre bureau

A Paris, Tahar court après les restaurants et les cafés à thèmes pour nourrir sa nostalgie. Tout pour éviter de se retrouver seul avec sa chorba et devant la télé. Une course poursuite pour rattraper le passé. Il a ses habitudes dans le XXe arrondissement, l’est parisien est un peu son chez-lui. Un Ramadhan sans coriandre ni menthe, impensable ! En célibataire endurci (célibattant, rectifie-t-il), il fuit son appartement à 20 h pour se rendre au restaurant les Quatre-frères, le Miyanis ou le Djurdjura, situé quelques rues plus loin.

La peur de la solitude lui fait fondre ses économies. « Tous les menus commencent à partir de 10 euros, auxquels il faut ajouter les cafés, les boissons et les sorties culturelles. Je sais que je suis privilégié, surtout en ces temps de crise du pouvoir d’achat. En plus, cette année le Ramadhan débarque juste après les vacances et l’arrivée des fameuses feuilles d’impôt. Il faut donc serrer la ceinture au sens premier et desserrer les dents », ironise le jeune informaticien. Nassima a d’autres problèmes. Finances obligent, elle dîne souvent chez elle ou chez ses amis. Etudiante, elle jongle entre ses études et son travail à mi-temps dans la restauration rapide. Elle fait exploser son budget télécommunications durant ce mois de jeûne. En plus des appels téléphoniques aux amis restés au bled, elle avait pris un forfait internet à ses parents juste avant son retour à Paris. « Je les saoule.

A force d’être connectée dès que je rentre dans mon studio, je sens que j’épuise leurs dernières ressources de patience, et elles sont immenses. Même ma mère, avec qui j’ai une relation charnelle, commence à détester Internet ! J’ai un remède infaillible contre la nostalgie. J’émessénise (MSN ) c’est moins cher et ça permet de les voir par webcam. Au moment du f’tour, ils mettent l’ordinateur portable près de la table. Du coup, les odeurs traversent l’écran », rigole l’étudiante. Pour ses sorties, elle se contente d’une chorba et revient chez elle plus tard finir le dîner. Petit bémol : il y a toujours une zlabia et un qalb louz (cœur d’amende) à table. Et parce que l’être humain n’est pas fait pour vivre seul, se calfeutrer chez soi à ressembler à un légume à force de regarder des séries abrutissantes à la télévision, Nassima se ménage quelques sorties culturelles, au Centre culturel algérien ou à l’Institut du monde arabe.

Da Mokrane aime le Ramadhan, les soirées du Ramadhan plutôt. Les veillées dominos ou belote à avoir mal au crâne ou pour changer le double blanc, un jeu où il faut arriver au multiple de 5. Déjà trop intellectuel. Tout sauf rester dans la chambre au foyer de la Sonacotra, même bien meublée, avec un écran plat. Rien à voir avec l’ambiance familiale. Pourtant, il a du mal à se souvenir de la dernière fois où il s’est attablé avec son épouse et ses enfants durant le f’tour. Il ne se rend en Algérie que pour les vacances estivales et quelquefois pour l’Aïd El Kébir. Il compte les mois qui lui restent pour toucher sa retraite à taux plein. Il envisage de repartir chez lui aux Ouadhias, en Grande-Kabylie. « Je reviendrai ici une à deux fois par an. Pour les papiers, les impôts, etc. Mais je m’établirai définitivement là-bas, j’ai construit une belle maison, il faut bien que j’en profite ! » Son ami Akli semble sceptique : « Tu feras comme nous. Au bout de 2 ou 3 mois, tu prendras ta valise et tu reviendras à Paris, Ramadhan ou pas Ramadhan.

Nous sommes des étrangers pour nos enfants, la vie au village nous pèse. C’est ici que nous avons nos repères, que nous nous sentons nous-mêmes, personne pour nous juger. Personne ne t’espionne pour savoir si tu jeûnes ou pas. » Minuit passé. Tahar est déjà rentré chez lui depuis plus d’une heure. Nassima sirote un thé avec ses copains. Da Mokrane et Akli remontent la rue Ménilmontant pour rentrer chez eux. Aucun d’eux ne se lèvera pour le s’hour. Deux d’entre eux n’observent pas les préceptes du jeûne. Mais c’est déjà une autre histoire…



Par Rémi Yacine

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Avis des lecteurs...

Le 15.09.2008 à 20h01
Ramadhan en France : Chorba frik, thé à la menthe et dominos

C’est du n’importe quoi votre article !!

D’abord, il se veut être un reportage, mais il n’a rien d’un reportage ! Aucune vie ne s’en dégage, on du mal à croire que les personnage décrits existent vraiment...Il y a une impression très nette que le papier est écrit sur la base de clichés propres au mois de Ramadhan. On ne sent rien en lisant le papier ; c’est froid et ça sent le genre de choses qu’on peut inventer on faisant juste travailler son immagination. Et puis franchement, toujours ce cliché qui collent aux kabyles...c’est lourd à la fin ! Le type qui ne jeûne pas, c’est forcément un kabyle ! C’est à vomir ! Comme si dans tout Paris, on ne peut pas tomber sur un algérien quelconque qui ne jeûne et qui ne soit pas kabyle !

Bref, c’est le genre d’article qu’on écrit pour faire du remplissage ! C’est médiocre !

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