Pétrole
L’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP) pourrait tenir une réunion extraordinaire au mois de février au Koweït, selon une déclaration faite par le gouverneur iranien auprès de l’OPEP, Mohamed Ali Khatibi.
Il y a une idée peut-être que nous allons évaluer le marché du pétrole en janvier et nous réunir donc au mois de février au Koweït, mais je n’ai vu aucune invitation officielle du secrétaire général ou du président de l’OPEP », a indiqué le responsable iranien, selon une information rapportée par l’agence Reuters. Aucune date précise n’a été avancée par le responsable iranien. Le Koweït n’a pas confirmé l’organisation de cette réunion. Jusqu’en fin d’après-midi, le secrétariat de l’OPEP à Vienne n’a pas non plus confirmé la réunion extraordinaire évoquée par le responsable iranien ni même la présidence de l’OPEP assurée par l’Angola. Toutefois, le 19 décembre 2008, le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, qui assurait la présidence de l’OPEP, avait déclaré que l’Organisation pourrait tenir une réunion au Koweït le 19 janvier à l’occasion d’un sommet économique des chefs d’Etat arabes. La présence des ministres arabes du Pétrole à ce sommet pourrait faciliter l’organisation d’une concertation sur l’évolution du marché pétrolier. La conférence ordinaire de l’OPEP doit avoir lieu le 15 mars prochain à Vienne. La décision de réduire la production de 2,2 millions de barils par jour prise le 17 décembre 2008 à Oran est entrée en application le 1er janvier.
Si on se base sur les premiers résultats des deux réductions décidées au mois de septembre et au mois d’octobre, l’Opep a mis environ deux mois pour réduire sa production de 1,9 million de barils par jour (95%), selon des sources du réseau de surveillance du marché pétrolier. Donc il sera très difficile d’avoir une évaluation correcte de la décision de réduire de 2,2 millions de barils par jour avant la fin du mois de février puisque son entrée en application date du 1er janvier. Toutefois, l’OPEP pourrait tenir des réunions consultatives pour faire le point sur l’application de ses décisions avant d’en prendre d’autres. Trois pays ont déjà annoncé la mise en application de la réduction de la production de 2,2 millions de barils par jour : l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et la Libye. Ces annonces ont contribué à soutenir les cours du pétrole depuis le début de l’année. Depuis début 2009, les prix du pétrole évoluent entre 46 et 48 dollars aussi bien à Londres qu’à New York. Dans la journée d’hier, les prix restaient soutenus dans la fourchette 46-48 dollars. Ainsi, à 17h15 GMT, le brut léger américain était à 47,22 dollars tandis que le brent était à 47,40 dollars le baril à New York.
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