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   Economie












Exportations hors hydrocarbures

Le talon d’Achille de l’économie nationale

Comment booster les exportations algériennes hors hydrocarbures ? Celles-ci restent marginales, malgré les nombreux plans de relance initiés par le gouvernement afin de développer l’économie et inverser la balance du commerce extérieur qui, hors hydrocarbures, reste déficitaire. Ces efforts n’ont pas eu l’effet recherché. Les hydrocarbures continuent à dominer les exportations algériennes à hauteur de 97,5%.



Les exportations hors hydrocarbures ne représentent que 2,5% du volume global. D’un montant de 1,77 milliard de dollars en 2008, elles sont constituées principalement de produits parachimiques dont des dérivés d’hydrocarbures. L’Algérie exporte également une quantité presque dérisoire de produits sidérurgiques, essentiellement des déchets ferreux et non ferreux. Les chiffres officiels émanant de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex) et qui concerne le commerce extérieur en 2008, sont là pour illustrer l’incapacité de l’Algérie à placer ses produits dans les marchés internationaux. Seules les exportations en hydrocarbures ont pris une courbe ascendante à la faveur de la hausse des cours du baril de pétrole.

La parachimie, qui représente un taux de 51% des exportations dites hors hydrocarbures, dont 42% de solvants naphta (dérivés des hydrocarbures), a connu aussi une tendance à la hausse, excepté les engrais qui ont entamé une chute libre depuis 2005. La sidérurgie vient en seconde position avec un taux de 28%, dont 64% de déchets ferreux et non ferreux. Les produits agricoles, alimentaires et de la pêche, quant à eux, représentant une proportion estimée à 7% du volume global des exportations hors hydrocarbures ne dépassant pas le niveau des 30 millions de dollars, s’insérant ainsi au plus bas niveau de la pyramide. Près de 75% des dattes algériennes destinées à l’exportation sont vendues en France, tandis que 99,7% des crevettes sont exportées à destination de l’Espagne. Les pâtes alimentaires, les eaux minérales et gazéifiées ne sont, elles, exportées que vers certains pays d’Afrique, à l’instar de la Guinée, le Ghana, le Sierra Leone, La Gambie, le Niger, la Mauritanie et le Bénin.

Quelle place pour l’Algérie ?

Les dérivés des hydrocarbures (exportations hors hydrocarbures) ont réalisé des recettes de quelque 300 millions de dollars seulement en 2008, même valeur que celle des produits sidérurgiques. Les produits parachimiques sont exportés exclusivement par Fertial (entreprise détenue à 66% par le groupe espagnol Villar Mir et 34% par Asmidal), tandis que les produits sidérurgiques sont l’apanage de ArcelorMittal à 100%. Certains autres produits sont exportés aussi de façon monopolistique par des sociétés étrangères implantées en Algérie, à l’image du français Michelin qui exporte près de 25 millions de dollars de pneumatiques.

L’évolution des exportations algériennes hors hydrocarbures par zone géographique fait ressortir une tendance à la baisse vers les pays de la zone euro, ainsi que ceux de l’Amérique du Nord et de l’Asie (hors pays arabes). Les exportations vers les Maghrébins, dominées essentiellement par les dérivés des hydrocarbures, ont connu une évolution à la hausse en 2008. Même tendance des échanges avec les pays arabes, où l’on constate une stabilité des échanges depuis 2005. Vers les pays du Maghreb (Tunisie, Maroc, Mauritanie et Libye), les exportations algériennes ont atteint 1,324 milliard de dollars, contre 760,39 millions de dollars en 2007, si l’on tient compte des statistiques rendues publiques récemment par le CNIS. Cependant, les produits exportés sont constitués principalement du butane liquéfié avec 693 millions de dollars, du gaz naturel (331 millions), du propane liquéfié (116 millions) et, enfin, des produits laminés plats en fer et en acier (34 millions).

Cependant, les importations en provenance des pays magrébins qui se sont chiffrées à 387,49 millions de dollars en 2008 sont constituées de remorques et semi-remorques de transport de marchandises avec 32 millions de dollars, le phosphate de calcium (26 millions) et les préparations de lessives et de nettoyage (23 millions). La différence est de taille. Autant dire que la balance est en faveur des voisins immédiats de l’Algérie. Même constat relevé dans les échanges entre l’Algérie et les pays arabes. Les produits exportés sont constitués principalement du butane liquéfié avec 1,35 milliard de dollars, du gaz naturel à l’état gazeux (331 millions), du propane liquéfié (156 millions), des huiles de pétrole ou minéraux bitumeux (64,18 millions) et, enfin, des produits laminés plats en fer et en acier avec 33,5 millions.

Les principaux produits importés par l’Algérie des pays arabes en 2008 étaient surtout les médicaments avec 114,4 millions de dollars, le polyéthylène (37,3 millions) et les constructions et parties de construction (27,4 millions). Les entreprises algériennes, elles, déstructurées et laminées au profit d’un secteur pétrolier dominant et des lobbies « indomptables » de l’importation, continuent à subir depuis les mêmes politiques et les mêmes responsables.



Par Ali Titouche

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Avis des lecteurs...

Le 6.02.2009 à 16h58
Le talon d’Achille de l’économie nationale

On a toujours fait penser au peuple algérien que notre pays est riche. C’est une erreur très grave et désastreuse pour 3 raisons :

1) l’apport des ventes des hydrocarbures (HC) au PNB n’est que de US $3,000 environ par personne – ceci n’est que le 1/10e du PNB des pays développés par tète d’habitant.

2) On a appris au peuple algérien à penser que le gouvernement prendra soin d’eux (mentalité du « welfare state) » au lieu de leur apprendre de prendre soin d’eux mêmes sans penser au gouvernement, de travailler dur, et d’être productif

3) Cette « petite bagatelle » des HC est toujours gaspillée par l’incompétence, le manque de qualifications, le manque d’accountabilite, et la corruption de certains cadres. Ce sont des choses courantes chez les pays sous-développés de L’OPEP comme Le Nigeria, L’Indonésie, et le Venezuela. Dans ce cadre, il est préférable de prendre exemple sur la Malaisie qui utilise ses ressources naturelles d’’une manière cohérente, rationnelle, bien planifiée, et conséquente.

Tant qu’on ne reforme pas l’économie algérienne d’une manière urgente - a commencer pas les banques dinosaures (arriérées et dépassées), instituer une « market économie » en favorisant les PME, accélérer la formation des formateurs, éliminer la corruption a grandes échelles, et commencer a entreprendre des projets par des algériens et pour les algériens, il n y aura pas beaucoup d’espoir… et le « end-game » sera désastreux.

A.Baker, USA

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