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   Eté 2008












Kabylie-Le site touristique d'Assouel : Altière halte bucolique

Kabylie-Le site touristique d’Assouel : Altière halte bucolique

Des milliers de personnes, des familles en particulier, y viennent quotidiennement se rafraîchir. Un minimum d’équipements suffirait pour rendre la randonnée plus agréable.



Situé à 2000 m d’altitude dans la partie nord-ouest du majestueux massif du Djurdjura, le site d’Assouel, que se partagent la wilaya de Bouira et celle de Tizi Ouzou, constitue indéniablement une extension de la zone touristique de Tikjda. La beauté de la nature, en ce lieu féerique, n’a rien à envier à la meilleure plage d’Algérie, ce qui fait que les amateurs du tourisme de montagne y viennent en grand nombre. C’est devenu, en quelque sorte, une halte obligatoire pour tout promeneur dans les hauteurs de cette montagne aux paysages paradisiaques. Des milliers de personnes, des familles en particulier, y viennent quotidiennement se rafraîchir. Durant les week-ends, le haut lieu d’Assouel devient, comme par enchantement, un lieu où tout le monde se rencontre. Une sorte de tour de Babel où l’on trouve des gens venus des quatre coins du pays. Pour les habitants d’Ath Ouassif (Tizi Ouzou) et ceux de M’chedallah (Bouira), habitués des lieux, Assouel est l’endroit le plus indiqué pour se fixer un rendez-vous. Certes, il est fini le temps où l’on y trouvait des étrangers, mais si les conditions s’améliorent à ce niveau, tout porte à croire qu’Assouel reprendra de sa splendeur d’antan avec des touristes venant de tout horizon.

Le manque d’équipement est pour le moins singulier au niveau de cette zone touristique. A Tikjda qui a bénéficié de quelques équipements aux alentours du complexe mais qui restent largement insuffisants rien n’est fait pour mettre à l’aise les visiteurs dont la plupart sont accompagnés de leurs familles. Pourtant, les visiteurs ne manquent pas, on y rencontre de nombreux enfants et des personnes de tout âge. Mais, tout le monde tourne en rond à la recherche du moindre coin ombragé pour savourer l’air frais et pur et se délecter d’un panorama d’une beauté unique à l’échelle du continent africain. La randonnée en ces lieux nous emmène sur un circuit qu’aucun visiteur ne peut rater. Soit à Tikjda, Assouel et/ou Tizi n’kouilal. Un parcours qui a fini par être d’un rituel sacré, une sorte de pèlerinage bien ancré dans les habitudes des visiteurs des lieux. A l’inverse du mont boisé de Tikjda, Assouel et Tizi n’kouilal sont complètement nus, les rayons du soleil en ces lieux sont insupportables.

Devant cet état de fait et en dépit de l’attraction qu’exercent ces lieux sur les éventuels touristes, ni les APC encore moins la direction du tourisme n’ont envisagé quelques aménagements indispensables tels que des bancs et des abris. Un minimum de ces équipements suffirait pour rendre la randonnée plus agréable et surtout moins pénible vu que personne ne peut transiter par ces lieux sans marquer une halte. Mais une fois à l’arrêt, on ne peut s’arracher au charme de ce décor naturel fabuleux, féerique et céleste qui comme un rêve presque irréel s’ajoute à la vue d’ensemble de toute la Kabylie dans ses moindres recoins. Sous d’autres cieux, tous les hauts sommets offrant de larges panoramas sont équipés de télescopes pour permettre aux visiteurs de contempler à l’aise des régions les plus éloignées. En fait, il est inutile de caresser ce rêve dans ce pays ou de simples jumelles sont interdites. L’importante affluence d’estivants s’explique par le panorama, l’altitude et le climat mais aussi par la gratuité du site, car dame nature dans sa générosité, offre, sans distinction de classes, ses charmes à ses hôtes ne demandant ni droit de stationnement ni dancing payant. Ses paysages sont pour tout le monde sans aucune contrepartie, elle ne demande rien, juste un peu de civisme, un vœu que semblent avoir bien compris les visiteurs. Il y régne une ambiance des plus conviviales. Le manque de civisme est plutôt observé du côté de ceux dont la mission consiste à valoriser ces lieux touristiques uniques à l’échelle africaine. C’est là aussi l’un des aspects de la fière Kabylie.



Par Nadia Hamani

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Avis des lecteurs...

Le 25.08.2008 à 23h22
Kabylie-Le site touristique d’Assouel : Altière halte bucolique

je suis entièrement d’accord avec le commentaire posté le 06/08/08 à 03h42. a cette occasion je ne ferai que dir merci pour son auteur, bref. pour ma part je peux même recomandé une certaine vigilence aux lecteurs de ce genre d’articles.Sans porter griffe à la liberté de la presse, les journaux doivent certainement s’accorder au minimum synbolique util et fort de ce qui’est le journalisme thèmatique. l’article commenté revele une incompentence voir la non matrise du sujet par "le journaliste et son journal" car il est evident que "l’auteur" n’a pas jetté un coup d’oeil des deux cotés des chemains et des routes qui traverssent le site tel des tranchés imandes et sanglants dans le corp du parc et de la montagne elle- même. par exemple, le gouffre d’assouel, il est presque impossible de l’explorer par voix speliologique tellement il est bourré de bouteilles de bières par la mafia de l’alcool qui a dréssé des bars juste a son entrée.

faut-il transformer le djurdjura en un paradis de la mafia de l’alcool et des frittes pouries pour égaler le parc national de yelow ston ?

a ce rytme le djurdjure sera déclassé de la liste des reseves de biosphère.

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Le 7.08.2008 à 13h00
Kabylie-Le site touristique d’Assouel : Altière halte bucolique

L’écriture correcte est aswel ,comme le festival tamasheq au Mali : aswel-Alata. Aswel était "sbil’=terrain commun,où les archs environnants avaient droit à l’alpage,terrain de parcours. Il faut qu’on garde les toponymies pour qu’on sache ce que les cod=ses veulent dire : Aknun= bossu (ikna= plié) Telmly= Tala melli= fontaine blanche Borj Menaêl= Borj Imnayen= fort des cavaliers.C’était jadis un relai voyageurs à cheval. Borj n’est pas un mot turc contrairement à ce que l’on croit.Les romains l’ont employé en Afrique quand ils sont arrivés=bordii

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Le 6.08.2008 à 22h19
Kabylie-Le site touristique d’Assouel : Altière halte bucolique

Pour avoir grandi aux "pieds" des Pyrénées, je peux vous dire que le meilleur moyen de préserver un site est de ne pas l’équiper et ne pas en faire un centre commercial comme semble le préconiser Nadia Hamani. Encore une fausse bonne idée Mademoiselle...

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Le 6.08.2008 à 12h28
Kabylie-Le site touristique d’Assouel : Altière halte bucolique

Totalement d’acord avec le commentaire précédent. Il faut se soucier de preserver la nature pour le bien de tous.

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Le 6.08.2008 à 09h59
Kabylie-Le site touristique d’Assouel : Altière halte bucolique

bonjour, pouvez-vous m’indiquer SVP l’itinéraire à prendre par voiture pour aller de Blida à ce site paradisiaque Assouel et combien de temps prendra le trajet. Merci beaucoup.Une chose encore ce site est son itinéraire sont-ils sécurisés ? car tout le monde sait que la Kabylie est écumée par les hordes terroristes.

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Le 6.08.2008 à 03h42
Kabylie-Le site touristique d’Assouel : Altière halte bucolique

Bonjour je ne suis pas d’accord avec les écrits de cet article, car le Djurdjura est un Parc National et aussi une Biosphère de l’UNESCO, Dame Nature ne peut en aucun cas se transformer en parc d’attraction, espace de picnique et de jeux d’enfants pour le loisir de familles et de visiteurs de plus en plus nombreux - et dont la discipline et le respect des lieux n’est qu’une utopie - des visiteurs trop nombreux pour un site aussi fragile et menacé par la pression de l’Homme. Comme vous dites "en d’autres lieux", il faut savoir que ce type de parc peut se voir fermé à la visite durant certaines périodes (pollinisation, reproduction animale, régulation des visites), ou encore sont systématiquement payants à l’entrée, la visite balisée, des barrières empêchant tout empiètement (Pensez aux Parcs US, il faut acheter des Pass, le Zion Parc est désormais fermé aux véhicules, seuls donc les marcheurs/randonneurs munis d’un Pass peuvent parcourir ses km de sentiers...). Si vous parlez des abords de la route wilayale, des aménagaments ont été créés jadis ici et là (aires de repos, tables et bancs de bois,...), mais de grâce, toboggans et autres balançoirs, y compris abris - nul besoin "d’abri bus" quand on veut aller dans la nature, il faut faire avec, sinon, autant rejoindre un parc urbain, les campagnes immédiates des villes,...ou rester chez soi), d’autres lieux sont bien plus indiqués que le saccage d’une nature à préserver. Le Djurdjura est aussi une réserve d’espèces animales rares et endémiques, idem pour sa flore. Non Madame, le tourisme de masse est contre-indiqué pour ces endroits fragiles. Les stations de Tikjda et Talaguilef ont été conçues à l’origine avec un équipement restreint dans les limites du respect du Parc. De plus, la réglementation sévère et le paiement de l’entrée au parc est nécessaire devant une affluence devenue néfaste, de même que la fermeture complète du site, alors ouvert seulement pour les chercheurs, sportifs, ou soumis à autorisations pour des professions liées au site ou appelées à s’en inspirer (photographes, artistes,journalistes...), ce qui limitrait l’accès pour viser une fréquentaion séléctive de qualité, éduquée, en sus de prévoir des classes vertes pour enfants afin de les sensibiliser à la nature. C’est le rôle du Parc National du Djudjura, qui n’est pas un "espace de loisir grand public". Un incendie criminel à déjà ravagé en 2002 une bonne partie de la forêt qui a échappé au napalm français, alors de grâce, la Parc National du Djurdjura ne peut se prêter à une activité de Kermesse, la quiétude des lieux est à respecter, et bienvenus aux amoureux de la nature et non aux bruyants visiteurs qui ne feraient qu’une pâle différence entre ce lieu de qualité extrême et une vulgaire plage bondée où on sent le sandwich et la friture à plein nez en sus de postes radio/CD hurlants ! Ailleurs comme vous dites, il faut parfois réserver un an l’avance pour pouvoir arpenter les sentiers d’un lieu sublime. C’est ainsi, c’est la dure loi de la surpopulation humaine, principale pollution de notre planète et ses maux sociaux, vous serez je suppose d’accord au moins à ce sujet.

Bonne Recéption, et que nos parcs nationaux, à défaut de "mal-aménagements" demeurent encore sauvages,... et inaccessibles au plus grand nombre...pour le plus grand bien de la nature ! C’est ainsi, nous n’avons plus vraiment le choix pour laisser aux futures générations ce que nos anciens ont su et pu préserver tant bien que mal.

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