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Haï El Djoumhouria en dehors de la République

Localité « décentrée » de la commune des Eucalyptus

Haï El Djoumhouria en dehors de la République

Les habitants de la cité El Djoumhouria n’ont pas manqué de se faire entendre en 2005, avec l’arrivée du nouveau wali délégué de Baraki. Depuis, des projets ont été lancés mais les résidants n’« en bénéficient pas encore », malgré les « assurances » des autorités locales.



« Depuis le remue-ménage de 2005, des choses ont été réalisées, mais nous n’avons rien rien », soutient Allali qui habite cette localité « décentrée » des Eucalyptus, qui a pris ce nom durant les années du socialisme triomphant. Le collège, bien qu’achevé avant la rentrée scolaire de 2007, n’a toujours pas ouvert son portail. « Les enfants sont obligés d’aller dans les collèges de Beaulieu sinon sortir carrément de la wilaya d’Alger, en allant vers Meftah avec toutes les risques que cela comporte », relève-t-il en affirmant que cet état de fait « éhonté » a prolongé d’une année les souffrances des écoliers. Même sort pour l’école primaire où ce qu’il en reste.

Les élèves suivent des cours dans une école construite en amiante, sauf que le risque n’est pas seulement dans cette matière mais dans la vétusté de la structure qui existe depuis 40 ans. « Un projet d’une école de 12 classes a été pourtant lancé par les services de la wilaya déléguée de Baraki, mais rien de cela n’a été concrétisé », affirme toujours Allali. La salle de soins qui fut réaménagée après le branle-bas de combat n’est toujours pas équipée. « On n’y trouve pas de spécialistes ou un quelconque toubib. Le seul généraliste installé ne vient que deux fois par semaine. L’infirmière n’est là que le jour où le médecin est présent », relève, désolé, Allali, en faisant remarquer que pour se faire soigner les habitants doivent aller vers Beaulieu, situé à plus de 5 km plus loin. L’alimentation en eau potable « défectueuse » est aussi mise en avant par les habitant du haï. Les grosses conduites ont été installées mais pas les branchements vers les foyers. « Deux forages ont été réalisés, selon Allali, et il nous est demandé de payer chacun 5000 DA. Les factures nous sont ramenées par le receveur des impôts. L’Etat veut récupérer l’argent des forages réalisés des charges de l’électricité ». Les habitants réclament aussi le gaz. Des opérations de raccordement ont été faites sur la route principale mais là encore, pas totalement achevées. L’éclairage public a été réalisé aussi sur une partie du lieudit les Trois chemins jusqu’à la cité el Baydha. Seule la route partant de cette cité jusqu’à Souakria est éclairée. Des projets ont été réalisés depuis le soulèvement de 2005. « Pas besoin pour nous de fosses septiques. Le réseau d’assainissement a été réalisé en entier », conclut-il.



Par Nadir Iddir

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