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Aïn Témouchent : Baisser du rideau sur les 2èmes journées théâtrales

Les deuxièmes journées théâtrales régionales se sont achevées par l’attribution de cinq prix, décernés par le jury. Le prix du meilleur spectacle est revenu à la troupe Sirat Boumédienne d’El Amra (W. Aïn Defla), pour « Echaytane fi halqa », d’après Tewfik El Hakim, sur une mise en scène de Ahmed Belâlem.



Le prix du jury est allé à l’association Anouar de Hammam Bou Hadjar, qui a concouru avec « hikayet arba’a », écrite et mise en scène par Moulay Méliani Mohamed. L’association oranaise Ibdaâ el jazaîr s’est illustrée avec le prix de la meilleure mise en scène pour « Echaab fak bil ouajeb el watani », d’après deux tableaux de Abdelkader Alloula, écrits pour la télévision. C’était le spectacle le plus abouti de ceux en compétition, cela à tous points de vue, avec en particulier des comédiens maîtrisant avec une rare efficacité l’art du théâtre halqa, un genre dont Alloula ambitionnait de fonder les canons. La troupe Forsane errokeh, d’Adrar, a glané le prix de la meilleure adaptation pour « Alexandre le grand », à partir du texte de l’égyptien Mostéfa Mahmoud. Le prix d’interprétation, la distinction certainement la plus méritée, est revenu à l’émouvante Safer Khadidja, dans le rôle d’Ophélie, dans « Hamlet sans Hamlet », un palimpseste de l’irakien Khazegh El Majidi, réécrit et monté au sein du département des arts dramatiques de l’université d’Oran, par Ziane Ahmed et Djeddi Kaddour. Sayeh Rafik de La scène d’or du théâtre universitaire de Sidi Bel Abbès a décroché le prix de la meilleure interprétation masculine, dans « Tartuffe », réécrit et mis en scène par Hadjaj Ghalem Ilias. Cependant, il est à noter que nombre de commentaires ont jugé avec sévérité le palmarès arrêté par le jury, lequel est accusé d’avoir fait plutôt dans le saupoudrage que dans la prise de la mesure de ce que les journées témouchentoises ont révélé comme facette du théâtre amateur. Ainsi, pour d’aucuns, il aurait été souhaitable que soit valorisé l’effort des troupes universitaires qui ont fait dans l’exigence artistique et éthique et qui, en ce sens, indiquent la voie à suivre au mouvement du théâtre amateur, voulant s’imposer en avant-garde comme durant la décennie 1970 où le théâtre estudiantin avait fait les beaux jours de l’art des tréteaux.



Par M. Kali

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